Algrange
| Algrange | ||
Église catholique Saint-Jean-Baptiste |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Moselle | |
| Arrondissement | Thionville-Ouest | |
| Canton | Algrange (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Val de Fensch | |
| Maire Mandat |
Patrick Peron 2008 - 2014 |
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| Code postal | 57440 | |
| Code commune | 57012 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
6 544 hab. (2010) | |
| Densité | 940 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 221 m – Max. 405 m | |
| Superficie | 6,96 km2 | |
| Localisation | ||
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Algrange est une commune française située dans le département de la Moselle.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La commune d'Algrange se trouve sur la rive gauche de la Moselle, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Thionville. Elle est limitée au sud par les communes de Nilvange et de Knutange, tandis qu'à l'est et à l'ouest, elle est bordée de deux plateaux dont un avec pelouse calcaire. Le village est installé dans une vallée étroite qui s'étire sur quatre kilomètres de long et qui est parcourue par la Stimbach, un petit affluent de la Fensch. Le fond de la vallée se trouve à une altitude qui avoisine les 250 mètres, alors que le point culminant situé sur le plateau atteint les 395 mètres.
Toponymie[modifier]
- Algrange:
Alkerengis et Alkeringas en 875, Algerenge (1205), Algringen (1347).
En allemand : Algringen, En francique lorrain Oolgréngen.
- Batzenthal:
D'un nom de personne Benzo + tal.
Bacendal (1147), Batzendael (1622).
Histoire[modifier]
- Algrange dépendait de la province luxembourgeoise ; possession des abbayes Saint-Vanne de Verdun, Villers-Bettnach, Saint-Pierre de Metz et Justemont.
En 1817, Algrange, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés avait pour annexe la ferme de Batzenthal. À cette époque, il y avait 228 habitants répartis dans 52 maisons et fermes.
Le moulin de Gourstal, donné en 1205 par Wirric, seigneur de Vallecour, à l’abbaye de Justemont.
Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Algrange est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. La première ligne de chemin de fer est ouverte le 1er juin 1882, suivi de peu par le premier bureau de poste, ouvert le 10 janvier 1884. L'hôpital des mines et forges est ouvert le 30 septembre 1899. Algrange connaît une période de prospérité au début du XXe siècle, grâce à ses quatre principales mines de fer (une dizaine de puits ouverts) et à l'usine Hütte Friede (S.M.K.) en partie sur le ban communal.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombèrent au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix, enfin retrouvée. Algringen redevient Algrange.
Algrange fut l'une des trois premières municipalités de Moselle, avec Hagondange et Amnéville, a être dirigée par un maire communiste, en 1923. Le Front populaire et les grèves de 1936 touchèrent la population algrangeoise. Les mines et la S.M.K. cessèrent alors leurs activités, les ouvriers étant en grève, comme dans le reste de la France.
La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes gens incorporés de force dans les armées allemandes ne revinrent jamais. La commune sera libérée dès le 10 septembre 1944[1] grâce à la IIIe armée de Patton.
Dans le Républicain Lorrain daté du 17 août 1961, on pouvait lire qu'avec l'extension du Batzenthal, la ferme construite en 1726 serait appelée à disparaître, pour permettre l'extension du nouveau quartier résidentiel d'Algrange.
Une ligne de chemin de fer, qui desservait Algrange à partir de Hayange, a été fermée aux voyageurs le 31 août 1944, et aux marchandises vers 1974.
Blasonnement[modifier]
- De gueules au marteau d'argent chargé d'un dragon contourné d'or, les ailes éployées en fasce et la queue tortillée autour du marteau.
Le blason d'Algrange[2]. Le marteau est l'emblème du mineur et du forgeron sur un fond rouge symbolisant l'industrie métallurgique. Le dragon, emblème de feu, provenant des armes de l'abbaye Saint-Vanne de Verdun rappelle qu'une partie des terres d'Algrange était une ancienne possession de ce monastère.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
Lieux et monuments[modifier]
- Vestiges préhistoriques et antiques.
- Façades néo-Renaissances et néo-gothiques datant de l'Annexion.
- Fresque monumentale de Greg Gawra à la gloire des quatre mines et de ses travailleurs : le plus grand mur peint avec le plus grand nombre de personnages ayant existé.
- Monument aux morts.
- Stèle des mineurs des quatre mines.
- Pierre dite des Croates, 1650.
- Autel datant de 1754 à la chapelle.
Friches industrielles des sites sidérurgiques et miniers:
- mine Burbach à Algrange
- mine Röchling et ensuite d'Angevillers
- mine Pennsbrunn et ensuite de Rochonvillers
- mines Witten I et II
- mine Moltke puis Sainte-Barbe et en dernier La Paix
- usine Hutte Friede Kneuttigen puis Société Métallurgique de Knutange (SMK) et Société Mosellane de Knutange (SMS)au 3/4 sur le ban d'Algrange
Édifices religieux[modifier]
- Temple protestant, 1891.
- Église catholique Saint-Jean-Baptiste, néo-gothique, 1892.
- Grotte Notre-Dame-de-Lourdes, 1951.
- Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue ; installée en 1920, destinée aux nombreux mineurs immigrés, italiens et polonais ; aménagée définitivement en lieu de culte en 1934
- Église néo-apostolique, 1961, rue de Bous.
Écoles algrangeoises[modifier]
- École de garçons puis de filles rue Clemenceau
- Maison de la Sainte-Famille
- L.E.P.T.Saint-Vincent-de-Paul
- École maternelle La Lorraine
- Écoles de la rue Wilson
- École du Chemin des dames
- École maternelle rue de Londres
- C.E.S. Évariste Galois
- École du Batzenthal
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Adolf Wagner (1890-1944), Gauleiter et membre de haut rang du NSDAP, né en 1890 à Algrange.
- Josef Wagner (1899-1945), Gauleiter et membre de haut rang du NSDAP[8], né en 1899 à Algrange.
- Alain Pelosato, né en 1946 à Algrange, écrivain et éditeur français.
- Christian Eckert, homme politique français, né en 1956 à Algrange.
- Claude Bodziuch, footballeur français, né en 1957 à Algrange.
- Michel Liebgott, homme politique français, né en 1958 à Algrange.
- Philippe Hinschberger, joueur et entraîneur de football français, né en 1959 à Algrange.
- Gilbert Gruss, karatéka français, ancien champion de France et d'europe, du monde par équipe, entraineur de l'équipe de France, né en 1943 à Algrange.
- Baptiste Butto, handballeur français, né en 1987 à Algrange.
- Aurélien Salmon, joueur de basket-ball français, né en 1987 à Algrange.
- Claude Bodziuch, footballeur français, né en 1957 à Algrange.
Bibliographie[modifier]
- Anciens algrangeois, Algringen zum Gedächtnis, juillet 1938, 136 p.
- Denis Germain, Burbach, quartier minier d’Algrange, mémoire de maîtrise de l’université de Metz, 1973.
- Vincent Gori, Algrange d’une guerre à l’autre 1918-1939, mémoire de maîtrise de l’université de Nancy, 1991, 240 p.
- Roland Sebben, Algrange : cité aux quatre mines, Éditions Fensch Vallée, mars 1997, 346 p. (ISBN 2-908196-23-9).
- Roland Sebben, Retour à la France de la vallée de la Fensch, Partie Algrange, Éditions Fensch Vallée, octobre 1998, 156 p. (ISBN 2-908196-32-8).
- Roland Sebben, Algrange : cité du fer, Éditions Alan Sutton, août 2002, 128 p. (ISBN 978-2842537821).
- Ernest Niessen, Elle avait bonne mine… la mine d’Angevillers, Éditions Fensch Vallée, septembre 2008, 284 p. (ISBN 978-2-916782-18-8).
Notes et références[modifier]
- 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.14).
- Armoiries et logo de la ville
- Recensement de 2006 des communes de la Moselle
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Algrange, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Biographie sur historisches-centrum.de