Saint-Gladie-Arrive-Munein

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arrive, Gladie et Munein.
Saint-Gladie-Arrive-Munein
Image illustrative de l'article Saint-Gladie-Arrive-Munein
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Orthez et Terres des Gaves et du Sel
Intercommunalité Communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
Maire
Mandat
Gilbert Larroude
2014-2020
Code postal 64390
Code commune 64480
Démographie
Population
municipale
200 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 54″ nord, 0° 55′ 52″ ouest
Altitude Min. 53 m – Max. 201 m
Superficie 6,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Saint-Gladie-Arrive-Munein

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Saint-Gladie-Arrive-Munein

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Gladie-Arrive-Munein

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Gladie-Arrive-Munein

Saint-Gladie-Arrive-Munein est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron, et son affluent, le Saison et par les tributaire de ce dernier, les ruisseaux Lafaure et Haubiel.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Gladie apparaît sous les formes Sanctus-Lidorus (XIIe siècle[2], collection Duchesne volume CXIV[3]), Sent-Ledie et Sent-Ledier (respectivement 1384[2] et 1385[2], notaires de Navarrenx[4]), Sent-Ladie (1385[2], censier de Béarn[5]), Sent-Ladier et Nostre-Done de Sent-Ladie (respectivement 1391[2] et 1413[2], notaires de Navarrenx[4]), Sanladie et Sent-Ladia (respectivement 1538[2] et 1540[2], réformation de Béarn[6]) et Saint-Jean-Baptiste de Saint-Gladie (1655[2], insinuations du diocèse d'Oloron[7]).

Le toponyme Arrive apparaît sous les formes Arive (1385[2], censier de Béarn[5]), Arribe, Aribe, Arriba et Ribbe (respectivement 1538[2], 1546[2] et 1548[2] pour les deux dernières formes, réformation de Béarn[6]) et Arrive sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[8]).

Michel Grosclaude[8] indique que le toponyme est d’origine gasconne, arriba (du latin ripam) désignant une « terre en bordure d’un cours d’eau ».

Le toponyme Munein apparaît sous les formes Munen (XIe siècle[2], d'après Pierre de Marca[9]), Munenh (1385[2], censier de Béarn[5]), Monehn (1472[2], notaires de Labastide-Villefranche[10]), Memein (1793[11] ou an II) et Muncin (1801[11], Bulletin des lois).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[2] (réformation de Béarn[6]) et la Phaure et 1863[2].

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Sent Gladia-Arriba-Munenh.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que les communes de Saint-Gladie et de Munein comptaient chacune une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

En 1385, Saint-Gladie comptait 14 feux, Arrive 9 et Munein 10. Toutes trois dépendaient du bailliage de Sauveterre.

Saint-Gladie, Arrive et Munein se sont réunies le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Victor Loustaunau    
2001 2008 Victor Loustaunau    
2008 2014 Gilbert Larroude    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[12] :

  • le centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
  • la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
  • le SIGOM ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable du Saleys et des gaves ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 200 habitants, en augmentation de 14,29 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
172 105 152 175 112 145 451 449 365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
413 369 373 381 396 400 396 380 361
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
361 345 357 312 292 262 273 260 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
220 230 240 224 209 206 187 175 200
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste[17] date des XIIe et XIVe siècles.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pedro Jacinto Domecq Loustau, associé gérant de la célèbre Bodega Domecq de Jerez de la Frontera, avait l'habitude de passer les vacances d'été à Saint-Gladie, où il mourut le 5 septembre 1894.

Léon Bérard (1876-1960), ministre de la Justice, académicien, a vécu son enfance à Saint-Gladie. Il repose dans le cimetière, au pied de l'église.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Saint-Gladie-Arrive-Munein
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  4. a et b Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a, b et c Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. a, b et c Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059).
  9. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  10. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a et b Fiche de Munein sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 19 juin 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean-Baptiste

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]