Canoë-kayak

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Canoë-kayak

Description de l'image  Canoeing (slalom) pictogram.svg.
Fédération internationale ICF
Sport olympique depuis 1936 (sport de
démonstration en 1924)
Description de cette image, également commentée ci-après

Course en ligne (eau calme)

Le canoë-kayak est une activité physique sportive ou récréative, pratiquée avec des embarcations propulsées à la pagaie, notamment le canoë, le kayak, le raft, ou la pirogue. Cette activité est également désignée par « sports de pagaie ».

Le canoë-kayak se pratique en loisir (tourisme nautique, pratique individuelle ou associative) ou en compétition, dans les milieux d'eau calme (étangs), d'eau vive (rivières) et maritime (estuaires, mer). La sécurité implique la maîtrise du bateau, un entraînement technique et physique, l'équipement, l'information préalable des conditions du parcours (météo, état du parcours), l'encadrement… variables selon le type de pratique.

Historique[modifier | modifier le code]

Le terme français « canoë-kayak » apparait au milieu du XXe siècle[1]. Formé à partir des mots canoë et kayak, il rassemble plusieurs activités de sport ou loisir réalisées non seulement avec un canoë ou un kayak, mais plus généralement avec toute embarcation propulsée par des pagaies (sports de pagaie), telle que la pirogue et le bateau-dragon, le radeau pneumatique (raft) ou le wave-ski. Le canoë-kayak se distingue ainsi de l'aviron (sport), activité réalisée avec des embarcations propulsées avec des avirons (rames).

L'intégration en occident au XXe siècle du canoë, du kayak, du raft et de la pirogue dans une discipline sportive globale, ainsi que la redéfinition linguistique avec l'invention de ce terme composé, ont certainement participé à la réappropriation de ces pratiques ancestrales issues d'autres cultures[2].

Le canoë est originaire d'Amérique du Nord, où les Amérindiens s'en servaient comme embarcation de transport, la propulsion et la direction étant assurées par une pagaie simple. Le kayak, qui nous vient des Inuits (nom que se donnent les peuples plus connus sous le nom d'Esquimaux), en particulier des Aléoutes, servait notamment pour la chasse, et utilisait une pagaie simple ou double. La distinction entre canoë et kayak tient donc plus du type de pagaie et de la position d'assise qu'au nombre de ses occupants : il y a des canoës monoplaces et des kayaks à 2, 4 ou 10 places par exemple.
On trouve d'autres pratiques de la pagaie à travers les temps, les peuples, les régions : pirogues (Afrique, Amériques), va'a (Polynésie), Vaka (îles Cook). Les embarcations mues à la pagaie sont parmi les plus anciens moyens de déplacement humains, utilisant les chemins d'eau, bien longtemps avant la roue sur les chemins de terre. Elles sont pratiquées pour divers autres usages : moyen de transport, fêtes traditionnelles, annexes à de plus grandes embarcations, loisirs de promenades, de sport à sensation, de glisse.

Articles détaillés : Canoë, Kayak, Rafting et Pirogue.

Les pratiques de canoë-kayak ont beaucoup évolué depuis la fin du XXe siècle, se diversifiant notamment pour les activités de loisir et sport, aidées par l'emploi de nouveaux matériaux et procédés de fabrication dans les embarcations elles-mêmes, mais également dans la pagaie ou les accessoires de sécurité. Initialement en écorces ou en peau tendues sur une armature de bois, canoës et kayaks furent construits en toile tendue sur armature métallique, en bois latté, en métal, et désormais surtout en plastiques et matériaux composites (fibres de verre, carbone, kevlar). Les embarcations ont pris des formes et équipements propres à de nouvelles pratiques, plus exigeantes (free-style, haute rivière, mer…) ou grand public (embarcations non pontées, c'est-à-dire que le pagayeur est assis sur et non plus dans, avec ou sans autovideur…). La forme actuelle des canoës et kayaks dépend plus de la pratique à laquelle ils sont destinés, et de préférences individuelles, que de leur origine. Il est ainsi souvent facile de confondre un canoë avec un kayak. Seule la position assise ou à genoux du pagayeur - et la pagaie double ou simple - permet de les différencier facilement.

La pratique de compétition en eau calme débute en Angleterre en 1865. La France (1869) et l'Amérique du Nord (1871) suivent. La fédération internationale est créée en 1924 ; elle organise les premiers championnats d'Europe en 1933 et les championnats du monde en 1938. Le programme olympique comprend des courses en eau calme depuis 1936.

En eau vive, la première compétition se tient en 1939 en Allemagne. La Coupe du monde est créée en 1945 et le slalom en eau vive est inclus au programme olympique en 1972. Le premier championnat du monde de descente de rivière est couru en 1959 sur la Vézère (France).

Technique sportive[modifier | modifier le code]

Le canoë-kayak d'eau calme se pratique avec deux types d'embarcations qui obligent le kayakiste ou le céiste à adopter des techniques différentes, même si très souvent les concepts sont les mêmes.

Propulsion en kayak : Le kayakiste est assis sur un siège bas au fond du bateau. Ses pieds reposent sur des cales fixes (en loisir) ou réglables, ou une barre communément appelée cale-pied ou « Barre à pied ». Le kayakiste pagaie alternativement des 2 côtés[3], chassant l'eau vers l'arrière. Mais c'est en fait surtout le pagayeur qui se tire vers l'avant sur l'eau où il s'est ancré avec la pagaie, et transmet le mouvement au bateau via son tronc par contact de ses fesses et poussée de ses pieds. Propulsion et direction sont assurées simultanément. Des actions correctives (coup de pagaie au large, en arrondi) peuvent être nécessaires. Explications techniques en commentaire[4]
Sur les kayaks de course en ligne, le kayakiste a les genoux plus relevés, et ses pieds commandent une barre de gouverne qui traverse le cale-pied, et actionne par des poulies un gouvernail.

Propulsion en canoë : Le pagayeur est installé assis sur un siège, un pouf ou un barreau, les genoux au fond du bateau. En compétition, on utilise des calages au niveau des genoux et des hanches. Le mouvement de pagayage est un peu différent du kayak. Notamment, la pagaie 'simple' (à une pale) n'est (normalement!) utilisée que d'un côté, et il faut donc 'redresser' la direction. Ceci est assuré par un 'redressement', soit en faisant gouvernail à l'arrière (débutants, loisir), soit en « col de cygne », ou (« coup en J »[5] (freine moins, pas d'à-coup)[6]. En canoë de course en ligne, le céiste a une position dite « en tchèque », un genou au fond du bateau, l'autre en « fente avant », qui permet de produire un effort plus intense.

La difficulté du mouvement, notamment en compétition, et en particulier en canoë/position tchèque, est compliquée par l'instabilité des bateaux, très profilés, combinée à la recherche de performance pour aller le plus vite possible. Le kayakiste ou céiste, en constante situation de précarité, doit gérer l'équilibre. Même les meilleurs au monde ont des pertes d'équilibre, surtout dans les fins de courses avec la fatigue. Voir l'article Course en ligne.

Aux techniques de propulsion décrites ci-dessus s'ajoutent d'autres techniques pour agir sur la direction et l'équilibre (« manœuvres »), souvent associées pour réaliser des « figures » de styles, mais aussi pour gérer la navigation (tactiques, sécurité).

Par exemple : la manœuvre de l'« appel » consiste à utiliser une pale de la pagaie qui agit passivement en incidence à l'avant du bateau pour tourner rapidement. L'écart (en canoë) consiste à déplacer le bateau latéralement; la propulsion circulaire permet de corriger activement la direction ; les appuis, en suspension ou en poussée, permettent de stabiliser une gîte excessive voire redresser le bateau ; l'esquimautage permet de retourner complètement le bateau chaviré sans sortir du bateau ; l'ancrage permet d'accrocher le bateau dans un virage pour empêcher de déraper ; la chandelle est une figure consistant à soulever l'avant ou l'arrière du bateau, souvent à la faveur d'une vague ; le soleil est une chandelle aboutissant au pivotement vertical complet du bateau ; le freestyle comporte de nombreuses figures similaires au surf. En rivière, un bac consiste à traverser un courant en oblique ; un stop courant consiste à s'arrêter sur le bord ou derrière un caillou en faisant demi-tour ; une reprise de courant consiste, une fois arrêté vers l'amont, à repartir dans le courant ; une lettre à la poste combine une reprise et un stop-courant.

Propulsion, manœuvres et dangers font l'objet de descriptions théoriques[7].

Organisation de l'activité[modifier | modifier le code]

Le canoë-kayak recouvre le sport de compétition olympique, des disciplines compétitives non olympiques et les pratiques de loisir et de tourisme libre ou commercial.

Disciplines en France[modifier | modifier le code]

La Fédération française de canoë-kayak (FFCK) catégorise les activités de canoë et de kayak en fonction de la nature du milieu aquatique où elles sont pratiquées : eau vive, eau calme, mer. L'eau vive (EV) correspond aux milieux aquatiques de types rivière ou fleuve avec des mouvements d'eau dus à la pente et aux rochers du torrent, ayant un effet direct plus ou moins fort sur l'embarcation : rapides, marmites, drossages, vagues, tourbillons; les classes officielles de difficulté en EV vont de classe 1 à 6, niveau extrême possible en conditions rares. À partir de cl.4, la reconnaissance des passages est nécessaire. L'eau calme permet rapidement d'agir sur la maniabilité de son embarcation en maîtrisant l'éventuel courant faible et le vent : des barrages peuvent présenter des dangers, ils sont à reconnaître, et souvent nécessitent un portage. La mer rassemble les activités en océan, mer ou estuaires de fleuves, où les informations sur la météo, les marées et les courants sont nécessaires.

Article connexe : Nautisme en France.

La FFCK et les fédérations européennes proposent une échelle de compétences dans les 3 milieux de pratique sous forme de Pagaies Couleurs - Euro Paddel Pass - , certifiées dans les écoles françaises de canoë-kayak labellisée. Des manifestations de loisir et des compétitions sont organisées.

Selon ces milieux aquatiques, les pratiques, le matériel, les techniques diffèrent. La Fédération française les a recensés comme suit (compétitions et/ou loisir):

Kayak Extrême (haute rivière) Le champion du monde Eric Deguil au Chili, 2012. Crédits Nathan Barbier
  • En eau vive, sont pratiqués :
    • le slalom (descente de partie de rivière (naturelle ou artificielle) avec des contraintes : passage de « portes » (fiches suspendues), parcours obligé, pénalités),
    • la descente (consiste à parcourir une portion de rivière en un temps le plus court possible),
    • la rivière sportive de loisir (descendre des rivières de difficulté moyenne),
    • la haute rivière ou kayak extrême (descente de rapides très difficiles), et les raids… (nécessitent expérience technique, forme physique, exercices de sécurité en équipe et informations locales à jour sur le parcours),
    • le kayak freestyle (réaliser des figures sur une série de vagues),
    • le rafting (descendre des rapides sur une embarcation pneumatique en équipe),
    • la nage en eau vive (il ne s'agit plus de kayak à proprement parler, mais de nageurs équipés d'un flotteur servant aussi de protection).
  • En eau calme, sont pratiqués :
    • la course en ligne (parcourir une distance précise le plus rapidement possible),
    • le kayak-polo (un sport d'équipe qui se joue sur un terrain particulier équipé de cages ; il se rapproche du basket et du handball),
    • le marathon (descendre une longue distance en canoë ou en kayak, sur une rivière ou en eau calme, avec des obstacles nécessitant parfois de porter l'embarcation),
    • le dragon boat
    • le nautisme (pratique de loisir)
    • la randonnée (en journée comme dans les Gorges de l'Ardèche, la Traversée de Paris, ou sur le Rhin Tortu, ou en plusieurs étapes, en Loire ou Danube, autour des lacs Léman ou de Constance, ou en Scandinavie ou au Canada.
  • En mer, enfin, sont pratiqués:
    • le wave-ski et Kayak surf de mer, se rapproche du surf au niveau des compétitions),
    • le merathon (marathon version mer), la pirogue (Va'a).
    • le va'a (Polynésie), le Vaka (îles Cook).
    • en loisir, des croisières côtières par étapes ou des sorties à la journée.

Compétitions[modifier | modifier le code]

Course en eau vive

Les compétitions sont gérées essentiellement par la Fédération internationale de canoë (FIC), reconnue par le CIO et l'AGFIS.

Le canoë-kayak est un sport olympique depuis 1936 grâce à la course en ligne (la vitesse sur 200 m, 500 m et 1 000 m en couloirs de bassin plat, la finale est accessible à travers des courses éliminatoires). Le slalom a été pour la première fois discipline olympique en 1972 puis a disparu jusqu’en 1992 et les Jeux olympiques de Barcelone (le slalom en bassin d'eau vive ; le parcours de 300 m à 400 m contre la montre comprend des passages de portes qui peuvent entraîner des pénalités en cas de passage incorrect).

Les disciplines non-olympiques sont la descente et plus récemment le freestyle, le wave-ski et le kayak polo. La FIC gère la descente de rivière d'eau vive contre la montre, le kayak-polo, le dragon-boat, le marathon, le freestyle, le kayak-surf, le rafting dans certains pays, et le canoë à voile.

Des discussions concernant le va'a (pirogue à balancier du Pacifique) sont en cours.

En France, les pratiquants en compétition sont classés par catégories basées sur l'âge.

Ces catégories sont les suivantes :

  • Poussin : 9 et 10 ans,
  • Benjamin: 11 et 12 ans,
  • Minime : 13 et 14 ans,
  • Cadet : 15 et 16 ans,
  • Junior : 17 et 18 ans,
  • Senior : 19 à 34 ans,
  • Vétéran : à partir de 35 ans. La catégorie vétéran est organisée par tranches d’âges de 5 années (ex : 35 à 39 = V1 ; 40 à 44 = V2).

Outre ces catégories d'âge, il existe une catégorie spécifique nommée « handikayak », spécifique aux pratiquants handicapées.

Canoë-Kayak de loisir[modifier | modifier le code]

Le kayak est mono ou biplace, le canoë se pratique seul, à 2, voire 3 à 8 personnes, embarcations privées, d'associations, ou en location. Les formes sont en général polyvalentes volumineuses et assez stables. Il y a :

  • une pratique touristique ou de loisir vert, surtout estivale ou occasionnelle, sur les rivières calmes, comme les parcours de l'Ardèche ou l'Hérault, les étangs et lacs, les cotes maritimes…
  • une pratique sportive de loisir, sur le rivières plus ou moins mouvementées, et la mer… le plus souvent dans les associations, via de stages en raison des requis techniques et sécuritaires.

Kayak de mer[modifier | modifier le code]

Cette discipline permet de découvrir les bords de mer (tourisme, raids) ou de réaliser des courses (Merathon, Marathon). Elle se pratique avec des kayaks très longs (moyenne 5 mètres), souvent munis d'une dérive et quelquefois d'une voile, avec des compartiments fermés par des trappes permettant de recevoir des vivres, tentes, sacs de couchage. Le kayak est immatriculé aux affaires maritimes[8], le kayakiste de mer peut donc pêcher, alors que les kayaks définis comme « engins de plage » ne le permettent pas.

Course en ligne[modifier | modifier le code]

Sur un plan d’eau calme, les concurrents répartis en couloirs, doivent parcourir une distance donnée afin de franchir en premier la ligne d’arrivée (proche de l’aviron (sport)). Les distances sont de 200 et 500 et 1 000 mètres, mais aussi de plus longues distances de 2 à 10 km selon la catégorie et encore les marathons et les semi-marathons (il n'y a alors pas de couloirs). Par ailleurs, les embarcations peuvent être monoplaces, biplaces ou quadruples (on parle alors de K1, K2 ou K4, pour les kayaks et de C1, C2 et C4 pour les canoës).

Slalom[modifier | modifier le code]

Sur des eaux turbulentes, les concurrents doivent parcourir une distance d’environ trois cents mètres et négocier dix-huit à vingt-cinq portes dans un minimum de temps. Il y a plusieurs types de portes : les portes vertes qui se franchissent dans le sens du courant, les portes rouges qui se franchissent à contre-courant les porte en « sky » qui sont sur deux piquets. On doit passer entre les portes sans les toucher, dans le sens de la descente pour les vertes, en remontée pour les rouges. Chaque touche donne une pénalité de 2 points, tandis qu'une porte franchie de manière incorrecte(ou qui n'est pas franchie) entraîne 50 points de pénalité. Les pénalités sont ajoutées au temps réalisé qui est converti en points (1 point = 1 seconde).Il existe différents types d’embarcations pour pratiquer le slalom : le kayak monoplace (le kayakiste est assis dans le bateau), le canoë monoplace C1 (le céiste est à genoux dans son embarcation et utilise une pagaie simple à une pale), le canoë biplace C2. D’une manière générale les embarcations des slalomeurs de compétition sont en aramide (ou Kevlar) ou fibre de carbone ou un mélange des deux : les progrès techniques des dernières années ont fait que la conception des bateaux de slalom est sans cesse marquée par l’avènement de nouvelles formes et volumes. les bateaux actuels mesurent entre 3 mètres 50 et 3 mètres 70

Descente[modifier | modifier le code]

Sur eau vive moyennement turbulente, le compétiteur doit aller le plus vite possible d’un point à un autre de la rivière (c’est une course contre la montre), il s’agit de bien choisir sa trajectoire en fonction des courants et des obstacles naturels que forment les rochers. Il existe deux types de courses : la descente « course classique » de moins de 30 minutes, la descente « course longue » de plus de 30 minutes et la descente « sprint » d’une distance de 500 m à 1 000 m ; une course sprint se déroule en deux manches, deux fois le même parcours.

Kayak-polo[modifier | modifier le code]

Sur plan d’eau calme, le Kayak polo est un sport collectif qui voit s’opposer deux équipes de cinq joueurs sur des périodes de deux fois dix minutes. C’est un sport spectaculaire où il faut associer aisance en bateau avec adresse au ballon et esprit d’équipe. On peut le comparer à du water-polo mais dans un bateau !

Surf sur la vague 67

Rodéo[modifier | modifier le code]

En eau vive, le rodéo ou freestyle se pratique avec un kayak ou un canoë monoplace sur des spots (vagues ou rouleaux formés par le courant), on parle alors de freestyle, et le pratiquant utilise les mouvements d’eau et le relief pour effectuer des figures. Les pratiquants de cette discipline se réunissent souvent sous forme de team où ils organisent ensemble de nombreux festivals réunissant concerts, spectacle aquatique ainsi qu’aérien.
Les pratiquants dénommés « freestylers » ou « rodéomans » n’hésitent pas à parcourir plusieurs centaines de kilomètres à la recherche du spot parfait. Les plus connus en France sont Hawaï-sur-Rhône, Charnay…

Wave-ski et Kayak surf[modifier | modifier le code]

Sur une plage à vagues, le wave-ski consiste à enchaîner le plus de figures, à l’instar du freestyle. Cette discipline est un compromis entre surf et kayak. Le kayakiste est assis sur une planche et les pieds encastrés dans des foot-straps. Le kayak surf est d'avantage un bateau (on y entre; forme souvent de 'sabot') qu'une planche.

Merathon[modifier | modifier le code]

Sur un parcours en mer, le mérathon est une course longue distance en kayak de mer, surf-ski ou en pirogue.

Marathon[modifier | modifier le code]

Le marathon est une course de longue distance sur plan d’eau ou rivière avec la possibilité d’effectuer deux ou trois portages. Les épreuves durent deux ou trois heures voire plus.

Les pirogues (Dragon Boat; Va'A, Waka, Vaka)[modifier | modifier le code]

Originaire des îles du Pacifique Sud, c’est une embarcation qui peut comporter jusqu’à huit pagayeurs. Diverses embarcations traditionnelles survivent, avec même des compétitions dont:

  • le Va'a (pirogue polynésienne à balancier) en tête de file pratiqué en France jusqu’à huit pagayeurs par embarcation, mais aussi le Waka (pirogue maorie), le Vaka (pirogue des îles Cook)
  • le Dragon Boat (embarcation chinoise, avec un équipage d’une vingtaine de pagayeurs)

War canoë[modifier | modifier le code]

Le Canada est le seul pays au monde à avoir dans sa liste d'embarcation de compétition un canoë de 15 rameurs. Communément appelé « war canoë » il provient des premiers habitants de l'Amérique, les Iroquois par exemple qui se déplaçaient sur les rivières canadiennes pour faire la guerre. Leur bateau était semble-t-il très rapide et semblable au C-15. Bien sûr, aujourd'hui ce dernier est conçu exclusivement pour la course et a subi des refontes majeures pour optimiser sa vitesse.

Le bateau est en fait un grand canoë de 14 rameurs (7 gauchers, 7 droitiers) et d'un barreur debout à l'arrière. Ce dernier s'occupe de la direction, mais occupe aussi le poste de chef de bateau (souvent l'entraîneur). C'est une embarcation rapide considérant son poids, et le bois est encore le matériau le plus répandu et le plus prisé pour ces embarcations.

Les courses de war canoë sont très impressionnantes en raison de la grosseur des bateaux qui coursent dans les mêmes couloirs que le reste des bateaux.

Autres pratiques[modifier | modifier le code]

  • Kayak neige

Anecdotiques, des équipements ont été construits à partir d'une paire de ski, de raquettes à neige, avec pagaies modifiées, pour glisser sur la neige, voire faire des randonnées[9]

  • Canoë béton : Anecdotique aussi, mais il existe des challenges de canoë construits en béton.
  • Le kayak au féminin

Les femmes représentent 25 % des pratiquants. La fédération s’est engagée et a invité l’ensemble des structures sportives à participer au concours national « Femmes et Sports » organisé par le Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports pour mettre en avant l’image des femmes et le rôle des femmes dans le sport.

  • Le handikayak

La position assise en kayak mono ou biplace permet la pratique à des handicapés moteurs des membres inférieurs et du dos. Des modèles de kayak stables avec des dossiers et des sièges bien formés existent dans le commerce et en location. Il est assez facile d'adapter le siège avec les matériaux modernes. Les malvoyants profitent des biplaces, des aveugles pratiquent le C2 en eau vive. Les précautions particulières concernent les personnes sensibles au froid. Des moniteurs sont formés par la FFCK pour l'accueil des handicapés (complément handikayak).

Matériels[modifier | modifier le code]

Les bateaux utilisés en loisir et tourisme sont essentiellement le canoë, le kayak et le raft, en matériaux rigides, tendus sur ossature (les pliants) ou gonflables. Les bateaux sont ouverts avec un espacé interne fermé faisant flottabilité, et des sièges ou fixation moulées. Les bateaux de compétition recourent aux résines synthétiques armés de tissus de verre ou de carbone/kevlar, plus légers, avec des formes plus fines mais moins robustes. Les pagaies sont en bois, en résine/fibres, ou en polyéthylène selon l'usage. S'ajoutent divers accessoires, dont: le gilet de sécurité' (flottabilité 30 a 70N – 3-7KgF), le casque (pour la rivière, le K-polo), la jupe (ou jupette) pour fermer l'hiloire (trou d'homme) (pour la rivière, la mer, le K-polo); des vêtement isothermes (en rivière et mer : par exemple combinaisons néoprène similaire à celles de plongée, bottillons…)

Sécurité[modifier | modifier le code]

Outre les aspects spécifiques (notamment, en mer), quelques précautions générales pour naviguer en eau calme: Port du gilet de sécurité (selon les normes en vigueur[10]) et autres équipements adaptés à sa taille. Port de lunettes de soleil si nécessaire contre la réverbération de l'eau, et autres protection de la peau et de la tête (crème solaire, couvre-tête), notamment en randonnée et en mer.

La difficulté d'une rivière (à naviguer en CK) est appréciée sur une échelle de « classe » I à VI partiellement subjective en fonction des obstacles (vagues, rochers, branches), de la vitesse et du débit du courant (pente), de la notion d'engagement[11]… La classe I correspond à un plan d'eau ou quasi sans courant, tandis que la classe VI correspond à des passages torrentueux très difficiles voire réputés infranchissables ou très exposés. On désigne en chiffre romain la difficulté globale du parcours, complétée de chiffre(s) arabe (par ex par ex III-4, ou III(4,5+) correspondra à une classe III sur l'ensemble du parcours, avec un ou plusieurs passages en classe 4 voire un passage en classe 5/6). Cette classification est similaire a celle utilisée par des nageurs en eau-vives[12], mais ne s'applique pas aux difficultés de la navigation en mer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Le Grand Robert, 2001. Prononcé [kancekajak]
  2. Voir Jacques Gleyse, « Colonisation ou métissage dans les pratiques corporelles : le « texmex » ou le « hamburger » ? », Corps et culture, no 6/7, 2004. consulter en ligne et Gérard Richez et Josy Richez Battesti, « Les composantes patrimoniales du canoë récréatif au Canada », Norois, no 199, 2006. consulter en ligne
  3. Une main est fixe sur le manche, l'autre coulisse d'un tiers de tour à chaque coup de pagaie dans un sens puis dans l'autre
  4. La force de traction du kayak contrairement à ce que l'on peut croire n'est pas créée par les bras qui sont en fait accessoires au mouvement. Toute la force vient de deux axes très efficaces du corps humain, soit les jambes et le tronc. Rapidement, le mouvement peut être disséqué en trois parties. Le « catch » qui consiste à entrer une palme de la pagaie dans l'eau avec vigueur et avec le bon angle pour permettre une bonne prise dans l'eau. Ensuite vient le « bloc » qui consiste à bloquer ses bras, durcir son tronc et à l'aide de sa jambe du côté de la palme utilisé amorcer une traction en poussant sur la barre. L'effet escompté est de pousser la hanche qui fera tourner le tronc. Cela avec la synergie du bloc des bras permettra à la pagaie de tirer de l'eau. L'image que les entraîneurs utilisent pour décrire le mouvement est que la pagaie doit entrer à chaque coup dans un bloc de béton fendu pour y laisser passer la pagaie. Celui-ci ne bougera pas, c'est le kayak qui va avancer avec l'aide de la traction du tronc et de la hanche. Finalement, le mouvement est finalisé par la « sortie » qui consiste à relever le coude à la fin du mouvement de jambe pour préparer l'autre coup.
  5. le poignet se tord pour que la face arrière de la pale se retrouve à l'extérieur
  6. Le mouvement est amorcé par la hanche du côté de la pagaie (on ne pagaie que d'un côté en canoë) qui avance au maximum vers l'avant. Le but est d'aller chercher le plus de distance possible vers l'avant. Ensuite, le canoéiste laisse tomber son poids dans l'eau. Au moment où la pagaie est complètement immergée, il se relève. Par le fait même il tirera son bateau à l'aide de cet appui dans l'eau. Dès que ce mouvement s'amorce, il commence déjà à prévoir le prochain en propulsant à nouveau sa hanche vers l'avant. La direction est assurée par des coups plus au large ou un effet de gouvernail par levier au moyen du coup de poignet à la fin du coup (« coup en J » ou « courant J »).
  7. Topo théorique sur le Kayaks - STAPS de Franche-Compté
  8. [1]
  9. http://www.kayak-extreme.com/Inventions.html Invention du kayak neige en 2005
  10. normes en vigueur / CK rhone alpes
  11. Difficulté des rivières en Canoe-Kayak
  12. Classes de parcours de NEV

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]