Cette-Eygun

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Cette-Eygun
Cette-Eygun
Le village de Cette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Ophélie Escot
2020-2026
Code postal 64490
Code commune 64185
Démographie
Population
municipale
64 hab. (2018 en diminution de 14,67 % par rapport à 2013)
Densité 3,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 15″ nord, 0° 35′ 17″ ouest
Altitude Min. 501 m
Max. 2 560 m
Superficie 18,97 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Oloron-Sainte-Marie-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Cette-Eygun
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Cette-Eygun
L'église paroissiale Saint-Barthélemy.
Le monument aux morts.
Fronton de Cette-Eygun.

Cette-Eygun (en béarnais Cèta-Eigun ou Cète-Eygun) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le gave d'Aspe et ses affluents :

  • le ruisseau de Boudoub ;
  • le ruisseau Escuarpe et son affluent :
    • le ruisseau de Cap det Mailh ;
  • le ruisseau de Lacure ;
  • le ruisseau de Sadum.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Boudoub ;
  • Cette ;
  • Départ ;
  • Eygun ;
  • Narbèse ;
  • Pouey ;
  • Rèse ;
  • Village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cette-Eygun[1]
Accous
Cette-Eygun Laruns
Borce Etsaut

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cette-Eygun est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), prairies (3,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Cette apparaît[8] sous les formes Sete (1250)[9], Ceta (1449)[10]), Sent-Pée-de-Cette (1620)[11] et Sette (1675)[12].

Eygun, pour sa part, est mentionnée[8] sous la forme Igun (1449)[10]. Eygun vient probablement d'un basque Ihigun qui signifie jonchaie, de ihi 'joncs' et gun, suffixe locatif[13].

La forme Cette-Eygun est restée stable depuis la réunion du village d'Eygun à la commune de Cette.

Son nom béarnais est Cèta-Eigun[14] ou Cète-Eygun[15].

Hydronymes[modifier | modifier le code]

  • l'Escuarpe.
  • le Souhet (basque Zuhieta 'au pont').
  • le ruisseau de Boudoub.

Oronymes[modifier | modifier le code]

  • pic dera Pou (1 672 m) ;
  • Antchet (1 980 m) ;
  • Coucouroû (1 482 m).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Cette comptait 45 feux et dépendait du bailliage d'Oloron[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 Bernard Sarailler    
mars 2008 mai 2020 Jean Gastou    
mai 2020 En cours Ophélie Escot[16]    

À l'issue de son élection, Ophélie Escot est la plus jeune femme maire de France[17].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[18] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte des gaves d’Oloron - Aspe - Ossau et de leurs affluents ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2018, la commune comptait 64 habitants[Note 2], en diminution de 14,67 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
461448442525487510470475476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461453434405383412378414415
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
426405430686480323285213201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1661781431038995867974
2018 - - - - - - - -
64--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune, qui fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Fermes des XVe, XVIe et XIXe siècles (four à pain, étable, porcherie, fenil).
  • Maison de maître le Château, XIVe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
  • Gare sur la ligne Pau-Canfranc, fermée au trafic depuis 1970.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église romane Saint-Pierre de Cette, XIIe siècle, rénovée XVIIe siècle, fresques estimés du XVe siècle, le retable datant du XVIIIe siècle.
  • Église paroissiale Saint-Barthélemy, XIXe siècle.

Le village est traversé par le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le village d'Eygun a abrité de 1914 à 1923 une usine de fabrication d'obus. Elle est désormais remplacée par un fronton bordé d'un espace vert.

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  8. a b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  9. For d'Aspe, manuscrit des XIIIe et XIVe siècles, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. a et b Règlements de la Cour Majour de Béarn, manuscrits du XVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Insinuations du diocèse d'Oloron, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrits du xviie siècle..
  12. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle »..
  13. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 41..
  14. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  15. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  16. « Cette-Eygun : à 22 ans, Ophélie Escot débute son premier mandat de maire » sur larepubliquedespyrenees.fr, 28 mai 2020
  17. « Cette-Eygun (64) : à 23 ans, Ophélie Escot est la plus jeune femme maire de France », sur SudOuest.fr (consulté le 24 juillet 2020).
  18. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 4 juin 2014).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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