Molasse

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Structure d'un bassin molassique

Les molasses (origine discutée : de meule lorsque ce grès non altéré constitue une excellente pierre pour faire des meules à aiguiser, ou du latin mollis, « mou », grès qui devient tendre lorsqu'il subit une altération superficielle, donnant des reliefs mous[1]) sont des roches sédimentaires d'origine détritique, constituées par des conglomérats ou des grès. Leur sédimentation est syn-orogénique, s'accumulant dans des bassins en périphérie des chaînes de montagne.

Les molasses sont souvent des grès à ciment de calcaire argileux, parfois de couleur verte à cause de la glauconie. Verdâtres en cassure, les molasses sont ocreuses en surface, par oxydation de la glauconie.

En relief, les molasses forment des pentes douces car elles sont friables, tendres et perméables. Les molasses plus proximales présentent des galets, formant ainsi des conglomérats (par exemple, le plateau de Valensole).
Les molasses sont fréquemment accumulées dans des bassins flexuraux (créés par la flexure de la lithosphère sous le poids de la chaîne de montagne en cours de formation) et sont souvent reprises par les chevauchements les plus externes de l'orogenèse. À la différence des flyschs, qui s'accumulent en domaine marin profond, les molasses sont des sédiments marins peu profonds (littoraux) ou continentaux.

Exemples de bassins molassiques[modifier | modifier le code]

Usage[modifier | modifier le code]

Murs de la cathédrale de Lausanne construits en molasse ; usée au premier plan, rénovée au second plan.

La molasse est notamment utilisée en construction, comme matériau pour la production de parpaings utilisés pour l'édification de bâtiments. Elle est aussi la matière privilégiée des décors sculptés à l'époque médiévale dans la région lémanique.

Vue depuis l’est du chevet de l'église XIIIe siècle du prieuré de Meillerie
Chevet de l'église du prieuré de Meillerie, XIIIe siècle.
Console d'une des travées de la galerie est de l'abbaye d'Abondance, représentant un petit acrobate souriant, XIVe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Foucault, Jean-François Raoult, Fabrizio Cecca, Bernard Platevoet, Dictionnaire de Géologie, Dunod, , p. 270.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]