Argagnon

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Argagnon
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Artix et Pays de Soubestre
Intercommunalité communauté de communes de Lacq
Maire
Mandat
André Cassou
2014-2020
Code postal 64300
Code commune 64042
Démographie
Gentilé Argagnonais
Population
municipale
722 hab. (2014)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 27″ nord, 0° 40′ 52″ ouest
Altitude Min. 66 m – Max. 209 m
Superficie 9,33 km2
Localisation

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Argagnon

Argagnon est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Argagnonais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Argagnon.
Le gave de Pau entre Argagnon et Maslacq, sur son trajet béarnais.

Situation[modifier | modifier le code]

Argagnon est située entre Orthez et Arthez-de-Béarn, dans l'ancienne province française du Béarn, sur la rive droite du gave de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

Argagnon est une station sans service voyageurs (gare marchandises ou gare de triage) sur la ligne de Toulouse à Bayonne.

La commune est desservie par la route départementale D 817 et par la route départementale N 275.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situées dans le bassin versant de l’Adour, les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par son tributaire, le ruisseau de Clamondé. Paul Raymond indique également en 1863[3], le Juren, ruisseau qui prend sa source sur Arthez-de-Béarn, traverse Argagnon et se jette dans le gave de Pau.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Argagnon apparaît sous les formes Arganion (977[5] et XIe siècle[3], cartulaire de Bigorre[6] pour la deuxième date), Argalhoo (1376[3], montre militaire de Béarn[7]), Arguanhoo (1385[3], censier de Béarn[8]), Arganhoo (1546[3], réformation de Béarn[9]), Argagnon sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[10]) et Argagnon-Marcerin lors de sa réunion avec Marcerin le [3].

Son nom béarnais est Arganhon. Brigitte Jobbé-Duval[5] indique qu’Argagnon a pour origine le nom du premier propriétaire, Arcanius, et qu’augmenté du suffixe -onem, le toponyme signifie donc ’domaine d’Arcanius’.

Paul Raymond cite en 1863[3] un fief vassal de vicomté de Béarn, du nom de Castéra, déjà mentionné en 1538[3] sous la graphie Casterar (réformation de Béarn[9]).

Les Castets était un écart d’Argagnon-Marcerin, cité en 1779[3] par le terrier de Marcerin[11].

Marcerin est cité sous les formes Marcerii (1345[3], notaires de Pardies[12]), Marsserü (1385[3], censier de Béarn[8]), Marsery (1779[3], terrier de Marcerin[11]) et Marcery (1793[13] ou an II).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Argagnon et Marcerin dépendaient du bailliage de Pau[3]. Marcerin comptait à l'époque douze feux.

Les seigneurs d'Argagnon était la famille de Castéra[14],[15]

Jusqu'en 1846 Argagnon fit partie du canton de Lagor[3]. La commune s'unit à Marcerin le pour former la commune d’Argagnon-Marcerin.

C'était, sous l'Occupation, un des postes de contrôle officiels de la Ligne de démarcation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 mars 1995 Georges Vandesande SE  
mars 1995 mars 2001 Guillaume Defarge    
mars 2001 en cours André Cassou DVG Retraité

Georges Vandesande a parrainé la candidature de Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 1995.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Argagnon appartient à cinq structures intercommunales[16] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’Arthez-de-Béarn ;
  • le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement gave et Baïse ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1385, la commune comptait 9 feux[3].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 722 habitants, en diminution de -1,1 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
212 193 205 227 222 238 359 366 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
515 491 486 457 464 502 460 442 415
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
415 436 411 393 408 366 330 309 323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
374 468 505 501 695 711 707 728 722
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006 [20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sobriquet et dicton[modifier | modifier le code]

D’après Hubert Dutech[21], les habitants de Marcerin étaient appelés perautucs, ce qui signifie ’benêts’. Il cite également le diction A Marcerin, n'i a glèisa ni mouli, mes que i a ua houratèra, oun lou diable apèra, ce qui signifie « À Marcerin, il n'y a ni église, ni moulin, mais il y a une petite grotte d'où le diable appelle ».

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Plusieurs camps préhistoriques ont été découverts sur la commune, témoignant de son passé ancien. Le plus important d’entre eux est le Turoû de Dous Garos[21], qui s’élève à 90 mètres. Des fossés l’entourent ainsi que trois remparts de terre. Des vestiges de l'âge de fer y ont été découverts. Le parc du château actuel est situé dans l’ancienne castéra.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[22] datant de 1866, fut construite sur des vestiges provenant du XIe siècle. Elle est inscrite à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

Argagnon dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
  • Henry de Pène, né en 1830 à Paris et décédé en 1888 dans cette même ville, est un écrivain et journaliste français. Henry de Pène se fit aussi appeler Henry de Pène d'Argagnon, du nom du château que possédait son père à Argagnon.
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Site du Sandre sur Argagnon
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay et az Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 4 février 2012)
  5. a et b Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, (ISBN 978-2-35077-151-9)
  6. Cartulaire de Bigorre - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. a et b Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  9. a et b Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059).
  11. a et b Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Fiche de Marcerin sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  14. Revue de Pau et du Béarn, Numéros 10-11 Par Société des sciences, lettres et arts de Pau
  15. Armorial français: Cabaumont-Cordes Par J. H. Willems, H. Lamant, Jean-Yves Conan
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 21 mai 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. a et b Hubert Dutech, Lo Noste Béarn, Monhélios, (ISBN 978-2914709187)
  22. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]