Philippe Tissié

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Philippe Tissié
Description de l'image Docteur Philippe Tissié.jpg.
Nom de naissance Philippe Auguste Tissié
Naissance
La Bastide-sur-l'Hers (Ariège)
Décès (à 82 ans)
Pau (Pyrénées-Atlantiques)
Nationalité Drapeau de France Français
Diplôme
docteur en médecine (1887)
Profession
médecin, hygiéniste, aliéniste
Autres activités
fondateur de la Ligue d'éducation physique,
conservateur de la Société d'anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest
Distinctions
Legion Honneur Officier ribbon.svg officier de la Légion d'honneur[1],
Medaille de la Jeunesse et des Sports Or ribbon.svg médaille d'or de l'éducation physique en 1929
SWE Order of Vasa - Knight 2nd Class BAR.png chevalier de l'ordre de Vasa de Suède en 1898,
SWE Order of the Polar Star (after 1975) - Knight 2nd Class BAR.png chevalier de l'Ordre royal de l'Étoile polaire de Suède en 1914,
grande médaille d'or de Suède pour l'éducation physique en 1930[2]


Philippe Tissié (Philippe Auguste Tissié), né le à La Bastide-sur-l'Hers (Ariège) et mort le à Pau (Pyrénées-Atlantiques) est un médecin français, hygiéniste, aliéniste et l'un des premiers neuropsychiatres en France. Il est surtout l'une des trois principales personnalités françaises, avec le baron Pierre de Coubertin et Paschal Grousset, ayant fait évoluer le système scolaire en y intégrant le sport et les jeux organisés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un instituteur, Philippe Tissié, né le est orphelin à 14 ans. Il doit interrompre ses études jusqu'à l'âge de 25 ans pour travailler et subvenir aux besoins de l'une de ses sœurs. Après l'obtention du baccalauréat il s'oriente vers la carrière médicale tout en pratiquant le cyclisme[3].

Formation de psychologue[modifier | modifier le code]

Philippe Auguste Tissié est reçu docteur en médecine en 1887[4] et soutient le 16 février de la même année sa thèse (Les aliénés voyageurs : essai médico-psychologique) sous la direction d'Albert Pitres, un disciple de Jean-Martin Charcot[G 1]. Philippe Tissié y traite la perception de l'effort dans le cas de marche inconsciente, l'illustrant par le cas d'Albert Dadas, un patient atteint de frénésie compulsive à l'Hôpital Saint-André de Bordeaux[5].

Ses travaux à la société médicale de Pau, à sa clinique de « psycho-dynamie », à la maison de l’enfance ainsi qu’à l’orphelinat de Saverdun l'amènent à poser une taxonomie de l’être humain en trois classes : les passifs, les affectifs et les affirmatifs. Les "passifs" seraient les plus "dégénérés"[6] et nécessiteraient des soins urgents. Il les décrit comme agissant sous le commandement, manquant de volonté d'action. Philippe Tissié pense guérir ces patients par une rééducation physique et mentale induisant la notion de l'ordre. Les personnes dites "affectives" souffriraient d'un manque de confiance en elles, se soumettant aux plus forts. Philippe Tissié s’applique à suggérer chez ces malades la confiance en soi. La dernière catégorie des "affirmatifs" désigne des individus indépendants, attirés par l'effort souvent maximal. Tissié pense qu’ils sont fondamentalement nés pour commander. Néanmoins, ce comportement pourrait devenir dangereux, c'est pourquoi Tissié veut ainsi les canaliser et leur faire accepter l'ordre. Plus tard, il voit dans la gymnastique suédoise un traitement approprié à ces cas.

Les propos tenus en 1926 en témoignent : « La génération de la guerre est indisciplinée ; il serait intéressant de les soumettre à une éducation analytique frénatrice des impulsions que les sports favorisent quand ils ne les provoquent pas »[6]. En tant que militant, il reste toute sa vie convaincu de la prééminence du cerveau et de la fonction respiratoire sur les autres aspects de l'éducation physique[G 2]. Celle-ci devient aussi pour Tissié une discipline indispensable dans l'enseignement à la jeunesse des valeurs traditionnelles.

Militant des jeux traditionnels[modifier | modifier le code]

Le lendit scolaire au début du XXe siècle.

Pratiquant le cyclisme, médecin du Véloce-club bordelais, il est l'un des fondateurs de la course cycliste Bordeaux-Paris[5]. Membre de la société de gymnastique La Bastidienne fondée par Charles Cazalet, il se caractérise par son indépendance vis-à-vis de Paschal Grousset et de Pierre de Coubertin (la Ligue estime qu'un lendit est un concours général du muscle et que l'émulation ne peut exister sans concours[7]). Ses opinions vont à l'encontre des sensibilités de gauche[8] et, en tant qu'hygiéniste, il s'oppose à l'idée de compétition, à ses violences. Cependant la gymnastique traditionnelle qu'il a connue à la Bastidienne ne le satisfait pas plus. Il rencontre Grousset en 1887 et intègre alors sa Ligue nationale d'éducation physique mais, n'adhérant pas entièrement à ses principes, il crée le la Ligue girondine d'éducation physique afin de promouvoir les jeux traditionnels actifs en plein air.

En effet, Philippe Tissié est reconnu dans l'histoire de l'éducation physique pour avoir conçu l'exercice du lendit. Le terme lendit est utilisé au Moyen Âge pour désigner des jeux entre enfants avec notamment la foire du Lendit de Saint Denis. Tissié a ensuite repris ce mot pour l’appliquer à des compétitions scolaires auxquelles participaient sur plusieurs jours des élèves des écoles de l’Académie de Bordeaux. La pratique du lendit est ainsi une application concrète de l’éducation physique associée au plaisir et à l'amusement. Le premier se déroule à Bordeaux le . Il crée dans un même temps La revue des jeux scolaires[9], journal qui devient l'organe de la Ligue girondine d'éducation physique. Il est convaincu que les lendits sont un outil efficace d'éducation physique à travers la notion de jeu qu'il défend jusqu'à son voyage d’étude en Suède en 1898. Délégué au congrès olympique du Havre de 1897, il prône une éducation physique par les jeux locaux de préférence aux jeux anglo-saxons. Cependant, il développe dans le cadre scolaire le rugby à XV ainsi que son dérivé régional la barrette aquitaine.

Conversion à la gymnastique suédoise[modifier | modifier le code]

Détails des exercices de jambes (octobre 1899).

Philippe Tissié est chargé en 1898 d'une mission en Suède par le Ministère de l'instruction publique. À son retour, il devient un ardent défenseur de la méthode suédoise d'éducation physique[10]. Il y découvre aussi l'intérêt d'une éducation physique pour la femme. L'apôtre des jeux traditionnels en plein air devient disciple de Pehr Henrik Ling sans renoncer pour autant aux précédents : à partir de ce moment son éducation physique scolaire associe une gymnastique de formation suédoise à une gymnastique d'application empruntée aux jeux sportifs. Les deux deviennent complémentaires. Selon lui, cet enseignement permettrait de rééduquer les jeunes délinquants en offrant la chance de participer à une reconstruction nationale. Il entend de cette manière rendre plus que jamais « à la jeunesse française la force de bien penser et de bien agir » par la muscularisation de la pensée. Il conçoit sa méthode de gymnastique comme un élément à part entière du redressement, limitant tous gestes impulsifs et incontrôlés. Tissié parle alors d'un « assouplissement du caractère » possible par l'imposition d'ordres. La mise en oeuvre de cette conception est fortement structurée par la notion de méthode et de discipline qui devient rapidement le modèle à suivre. Cette méthode utilise selon H. Groenen « la pédagogie du modèle, la pédagogie traditionnelle »[4]. On voit bien par cette rigueur imposée, que la notions de plaisir et d'amusement est totalement mise de côté. Pour diffuser sa méthode, il adresse de nombreuses lettres aux parlementaires et responsables du pouvoir exécutif. Sa Revue des jeux scolaires illustre de manière explicite cette doctrine. Fixé à Pau dès 1900, il œuvre bénévolement à sa propagation à travers l'école normale de jeunes filles de 1904 à 1912 où il délivre un certificat d'aptitude à l'enseignement de la gymnastique. Cette méthode valorise d'une part le développement physique, essentiellement de nature respiratoire, morphologique et psychomoteur avec une action du mouvement sur le cerveau.

Jeune garçon réalisant un exercice assisté de Philippe Tissié.

Plan de séance type[modifier | modifier le code]

Le plan de séance type comprend les exercices suivants :

  • exercices d'ordre ;
  • mouvements préparatoires ;
  • extension de la colonne vertébrale ;
  • suspension (1ere série) ;
  • mouvement d'équilibre ;
  • marche avec mouvements exerçant les muscles du dos ;
  • mouvement exerçant les muscles abdominaux ;
  • mouvements exerçant les muscles latéraux du corps ;
  • mouvements de jambes ;
  • suspension (2ème série) ;
  • saut ;
  • exercices de respiration.

À travers ces exercices,Tissié cherche à rendre les individus capables de lutter contre la fatigue en acquérant plus de force.

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Ligue nationale d'éducation physique[modifier | modifier le code]

Il va alors se dresser contre l'idéologie de la gymnastique de l'Union des sociétés de gymnastique de France (USGF) et contre le nouveau manuel de gymnastique militaire de 1902. Il va ainsi formuler de vives critiques lui valant une semi-disgrâce : il est déchargé de ses missions d'inspection en 1907 et les lendits sont interdits par le ministère[11]. Tissié en reprend le titre l'année suivante pour élargir le champ de la Ligue girondine d'éducation physique (LGEP). C'est pour lui le moyen de réagir. Il oeuvre, parallèlement à cela, à la diffusion de sa méthode d'enseignement par des publications (ouvrages et revues éditées par la Ligue), par la pratique et la formation de nouveaux enseignants.

Après la guerre, pour promouvoir sa conception face aux enseignements de Georges Demenÿ inféodé à l'USGF qui finance son cours supérieur de la Sorbonne jusqu'en 1923[12] et ceux de Georges Hébert estimés trop empiristes, il est à l'origine en 1927 de l'Institut régional d'éducation physique (IREP) de Bordeaux annexé à la faculté de médecine[G 3]. Suivi de onze autres créations dans l'année qui suit, ceux-ci préfigurent les facultés Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS)[12]. Tissié est aussi dans les années qui suivent à l'origine de la renaissance du sport scolaire par la mise en œuvre des journées de la jeunesse créées par le sous-secrétariat d'État à l'éducation physique en 1932. Le ministère de l'instruction publique accepte alors une mise en œuvre expérimentale de 5 ans dans le sud-ouest sous la forme de lendits secondaires. Le premier a lieu à Bordeaux le en présence de Philippe Tissié.

Philippe Tissié meurt le en laissant derrière lui une idéologie qui est poursuivie par d'autres acteurs comme la Ligue française d'éducation physique (LFEP). Pierre Seurin est notamment l'un de ses plus fervents successeurs, par sa modernisation de la pensée de la Ligue. Il est néanmoins beaucoup moins militant que son prédécesseur, en insistant davantage sur le développement physique que moral. On voit plus tard dans les années 1950, une inspiration directe des lendits dans la mise en place de grandes fêtes gymniques des écoles par les organisations de jeunesse, telles que l' Union sportive de l'enseignement du premier degré (USEP)[13].

Doctrine en vue d'une régénérescence collective[modifier | modifier le code]

Philippe Tissié fait le constat, avec les autres scientifiques de cette époque, d’une dégradation grave de la santé nationale assimilée à une dégénérescence de la race. La méthode franco-suédoise décrite par Tissié résoudrait alors cet affaissement national. En effet, elle poursuit trois finalités : développer la santé, améliorer la race et servir la patrie.

Méthode d’éducation visant la santé collective[modifier | modifier le code]

D'après son diagnostic, le peuple français souffre d'un état systématique d'affaiblissement physique qui le rend plus fragile face aux infections. Pour Philippe Tissié, la Nation est ainsi touchée par une dénatalité problématique, des maladies chroniques comme la tuberculose, une espérance de vie stagnante et des maladies mentales telles que la névrose, l'aliénation et l’alcoolisme. Les écoliers vivant en ville souffrent notamment de faiblesses physiques favorisant le développement des maladies. Dans la conception de Tissié, la santé est assimilée sur le plan physique à un bon état corporel ainsi qu'au développement normal des fonctions physiques et tout particulièrement à la fonction respiratoire, prioritaire à ses yeux dans le cadre de l'éducation physique.

Tissié conçoit cette ambition sanitaire majeure comme « une œuvre d’hygiène sociale dans laquelle les exercices physiques prennent une large place ». Pour atteindre cette objectif, il critique les méthodes françaises de gymnastique pour promouvoir celles de l'école suédoise à travers de multiples comparaisons. Ainsi, Tissié note en 1909 que « En Suède, grâce à la méthode de gymnastique et à l’excellence des maîtres, la durée de vie a augmenté de neuf ans au cours du XIXe siècle ». De plus, on note une augmentation de la taille des Suédois considérable pendant la deuxième moitié du XIXe siècle[9].

Dans son ouvrage Les grands courants d'éducation physique en France, la sociologue Cécile Collinet montre que, selon Tissié, la santé a donc une dimension collective allant bien au-delà du simple individu[14].

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Relèvement moral, un enjeu socio-politique[modifier | modifier le code]

La santé permettrait un redressement économique et national. On entrevoit ici un véritable enjeu socio-politique. La santé déterminerait l’augmentation du rendement économique de la « machine humaine » notamment par la diminution des causes de la fatigue et de l'augmentation de l'espérance de vie. L'état physique impacterait ainsi les dimensions mentales comme intellectuelles des hommes en les éloignant des vicissitudes morales comme la paresse, la névrose et l'alcoolisme. Philippe Tissié s’exprime dans Pour la Race en 1909 « l’éducation physique doit viser surtout la santé, c’est-à-dire le parfait équilibre des forces physiques et morales de l’homme ».

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’éducation des plus faibles apparaît comme une priorité dans le programme éducateur de Philippe Tissié. Selon lui, la gymnastique franco-suédoise s’apparente à un médicament de salubrité nationale. On va alors demander aux femmes, responsables de l’hérédité, ainsi qu’aux jeunes filles, de suivre ce programme de gymnastique franco-suédoise pour assurer la pérennité de la « bonne race ». Cette gymnastique analytique tend également à encourager le civisme, le sacrifice, la bravoure, rappelant sans cesse le modèle du poilu. On essaye également d’éloigner tout type d’amusement comme les bals ou cabarets qui tireraient la société vers la délinquance. C’est un effort collectif que chacun doit fournir pour permettre à la France de retrouver sa place et son prestige à la fois politique, économique et financier européen. Chacun individu se doit d’ignorer toute compromission et risques pouvant être encourus. Philippe Tissié combat ainsi la loi du moindre effort. Voici comment il s’exprime en 1913 : « La gymnastique consiste à produire un travail toujours utile en faveur des deux sexes, de la collectivité, de l’hérédité et de la race[15] ».

Cette méthode prônée par Philippe Tissié vise autant le développement individuel que collectif, tout en prenant en compte la contribution au service de la nation. Malgré ses différends avec les ministères, il reste ferme sur ses valeurs : la défense du bénévolat, l’accès aux sports et à la gymnastique par toutes les couches sociales des deux sexes et l'éducation morale, patriotique et citoyenne. Ce combat s'incarne dans sa devise Fortitudo mea civium fides ("Je tire ma force de la loyauté de mes citoyens").

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Les aliénés voyageurs : essai médico-psychologique, Paris, O. Doin, [N 1] ;
  • L'hygiène du vélocipédiste, Paris, O Doin,  ;
  • Les rêves : physiologie et pathologie (préf. professeur Eugène Azam), Paris, Félix Alcan, coll. « Bibliothèque de philosophie contemporaine », , 214 p. (lire en ligne) ;
  • La fatigue et l'entraînement physique, Paris, Alcan,  ;
  • « Cent ans d'erreur », in La Revue scientifique du 12 mai 1900 ;
  • « Les Basques et leurs jeux en plein air » in La Revue scientifique du 20 octobre 1900 ;
  • L'éducation physique : au point de vue historique, scientifique, technique, critique, pratique et esthétique, Paris, Larousse,  ;
  • Précis de gymnastique rationnelle de plain-pied et à mains libres : gymnastique éducative (scolaire et militaire), gymnastique athlétique, gymnastique hygiénique de chambre, Bordeaux, C Gaulon et fils,  ;
  • De la méthode en éducation physique par le mouvement discipliné, rapport à l'Association française pour l'avancement des sciences, Imp. Empéranger, 1910 ;
  • Philippe Tissié, Une œuvre nationale par les normaliennes de Pau : Le moteur humain : La mère et l'institutrice : Le témoignage des faits, Pau, s.n., coll. « Patrimoine médical », , 29 p. (lire en ligne) ;
  • L'esprit clinique en éducation physique. Suite de Cent ans d'erreur. Rapport au congrès international de l'éducation physique de Paris, Imp. Garet & Haristoy, 1913 ;
  • Congrès national de l'éducation physique : rapports, Lyon, Léon Sézanne,  ;
  • Après le cyclone : la tâche de demain, Imp. Garet & Haristoy, 1915 ;
  • Pendant le cyclone. Causerie dans la tranchée : pour demain par aujourd'hui, Imp. Garet & Haristoy, 1915 ;
  • Ligue française de l'éducation physique, 1916 ;
  • L'éducation physique et la race : santé, travail, longévité, Paris, Groupe Flammarion, coll. « Bibliothèque de philosophie scientifique »,  ;
  • L'éducation physique rationnelle : la méthode, les maîtres, les programmes, Paris, Alcan, 1922 ;
  • L'éducation physique et la médecine : contribution au traitement de la prétuberculose pulmonaire et des maladies des voies respiratoires par la gymnastique analytique, Bordeaux, Gounouihou, 1924 ;
  • L'ombre de l'âne, 1924 ;
  • L'éducation physique et l'économie politique, 1924 ;
  • Le sport tabou : la forge de Vulcain, Pau, Revue des jeux scolaires et d'hygiène sociale, .

Hommages[modifier | modifier le code]

  • à Pau, un stade (ancien vélodrome) et le chalet du Véloce-club, situés avenue Gaston Lacoste en face de la gare, portent son nom[16] ;
  • la revue Éducation physique et médecine signale un hommage rendu au Dr Philippe Tissié par le commandant L. Laulhé[17] ;
  • un congrès mondial de culture humaine est organisé à Pau en 1938, en hommage posthume à Philippe Tissié par ses contemporains.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réédité à L'Harmattan, 2005, introduction de Serge Nicolas, sous le titre Les aliénés voyageurs : Le cas Albert, (ISBN 2747588696) (notice BnF no FRBNF40002822) ; en ligne sur Gallica-Bnf

Références[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Andrieu :
  • Autres références :
  1. « Base Léonore », sur culture.gouv.fr (consulté le 14 octobre 2018), p. 1
  2. « Base Léonore », sur culture.gouv.fr (consulté le 14 octobre 2018), p. 8
  3. Jacques Thibault 1997, p. 125
  4. a et b H. Groenen, « Méthodes de Tissié et de Demenÿ » [PDF], sur staps.univ-lille2.fr, (consulté le 25 novembre 2018)
  5. a et b « La vie minuscule d'Albert Dadas », sur diacritiques.blogspot.com (consulté le 22 novembre 2018)
  6. a et b Jean Saint-Martin 2006, p. 119-132
  7. Jean Durry 1897, p. 82
  8. Pierre de Coubertin, Le sport contre l'éducation physique dans la IIIe République.
  9. a et b « La revue des jeux scolaires », sur www.babordnum.fr (consulté le 16 octobre 2018)
  10. Claude Piard 2001, p. 43
  11. Jean Zorro 2002, p. 38
  12. a et b Claude Piard 2001, p. 76
  13. « Les lendits Usep, ces fêtes de la jeunesse sportives », La Ligue de l'Enseignement,‎ (lire en ligne)
  14. Cécile Collinet 2000, p. 27-36
  15. Philippe Tissié 1913, p. 75
  16. « Bois-Louis et villa Tissié », sur pau-monuments.pireneas.fr (consulté le 14 novembre 208)
  17. « Institut français de l'éducation », sur inrp.fr (consulté le 14 novembre 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Andrieu, L'éducation physique au XXe siècle, Joinville-le-Pont, Librairie du sport, (ISBN 2-90-8617-00-5, notice BnF no FRBNF35088368). .
  • Gilbert Andrieu, La gymnastique au XIXe siècle, Joinville-le-Pont, Actio, (ISBN 2-90-6411-25-6, notice BnF no FRBNF37182088). .
  • Cécile Collinet, Les grands courants d'éducation physique en France, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Pratiques corporelles », , 278 p. (ISBN 9782130504719, lire en ligne)
  • Bertrand During, Des jeux aux sports : Repères et documents en histoire des activités physiques, Paris, Vigot, , 110 p. (ISBN 2-7114-0947-3)
  • Jean Durry, Tissié et Coubertin, (lire en ligne [PDF])
  • Claude Piard, Éducation physique et sport, Paris, L’Harmattan, (ISBN 2-7475-1744-6, notice BnF no FRBNF37716034). .
  • Jean Saint-Martin, Yves Travaillot, Pierre-Alban Lebecq, Yves Morales, L'œuvre du Dr Philippe Tissié : une croisade sociale en faveur de l'éducation physique (1888-1914), Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, (ISBN 978-2-86781-780-9)
  • Jean Saint-Martin, « Philippe Tissié ou l’éducation physique au secours de la dégénérescence de la jeunesse française (1888-1935) », Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière », no 8,‎ , p. 119–132 (ISSN 1287-2431 et 1777-540X, DOI 10.4000/rhei.374, lire en ligne)
  • Jacques Thibault (préf. Jean Château), L'influence du mouvement sportif sur l'évolution de l'éducation physique dans l'enseignement secondaire français : Le docteur Tissié et la ligue girondine d'éducation physique, Paris, librairie philosophique J.Vrin, (lire en ligne)
  • Jacques Ulmann, De la gymnastique aux sports modernes : Histoire des doctrines de l'éducation physique, Paris, Vrin, , 501 p. (ISBN 2-7116-0713-5)
  • Jean Zorro, 150 ans d'EPS, Le Havre, AEEPS, (ISBN 2-90-2568-13-4, notice BnF no FRBNF41209035). .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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