Le Bouscat

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Le Bouscat
Le Bouscat
La mairie.
Blason de Le Bouscat
Blason
Le Bouscat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Patrick Bobet
2020-2026
Code postal 33110
Code commune 33069
Démographie
Gentilé Bouscatais
Population
municipale
23 924 hab. (2018 en augmentation de 3,09 % par rapport à 2013)
Densité 4 531 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 54″ nord, 0° 35′ 59″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 27 m
Superficie 5,28 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Bordeaux
(banlieue)
Aire d'attraction Bordeaux
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton du Bouscat
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-le-bouscat.fr

Le Bouscat (lə buska) (Lo Boscat en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, partie intégrante de Bordeaux Métropole, dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Bouscatais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine, à 5,5 km de Bordeaux[2], 2,3 de Bruges, 6,7 de Mérignac et 50 de Andernos-les-Bains[3].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité faible[4].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

La commune du Bouscat dépend du service de l'eau de la Communauté Urbaine de Bordeaux[5].

L'aqueduc du Taillan traverse les 7 communes suivantes du département : Bordeaux, Le Bouscat, Bruges, Eysines, le Haillan, Le Taillan, Saint-Médard-en-Jalles[6].

Captage Esine-La Forêt[7].

Le ruisseau le Limancet[8] est actuellement canalisé sur sa quasi-totalité. Son bassin versant s’étend sur les communes de Bruges, le Bouscat, Bordeaux et Eysines.

Géologie et quartiers[modifier | modifier le code]

La Gironde présente 2 unités géologiques distinctes aux reliefs et paysages contrastés[9].

Des reliefs peu marqués, organisés par l’axe Garonne-Gironde / cartographie[10]. Le Bouscat est à 41,6 km du siège du Parc naturel régional du Médoc[11].

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La commune se décompose en 4 quartiers[12] :

  • Lafon-Féline / champ de course,
  • Centre ville / Les Ecus,
  • Jean-Jaurès / Providence,
  • Barrière / Marceau.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A630 constitue la rocade ouest de Bordeaux.

Rocade. Sorties Sortie 7 Le Bouscat ou Sortie 6 Bruges.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau TBM[modifier | modifier le code]

Le réseau Transports Bordeaux Métropole (TBM) dessert la commune à travers la ligne C du tramway de Bordeaux, qui passe par l'extrême est, mais aussi à travers les lignes de bus 5 Nord, 6, 15, 29, 33 et 46.

La ligne D du tramway de Bordeaux, qui relie Bordeaux à Eysines en passant par la commune, traverse la ville depuis . Les travaux furent fortement contestés par une partie des commerçants située à la limite entre le Bouscat et Bordeaux craignant pour leur activité.

Dans la précédente version du tramway, jusque dans les années 50, il est à remarquer que la ligne de tram conduisant au Bouscat avait été financée en partie par une souscription des commerçants de cette zone qui considéraient ce tramway comme un facteur important de leur développement. De nombreuses discussions, parfois vives, se déroulent entre les pro et anti-tramway.

Réseau TransGironde[modifier | modifier le code]

La ligne 703 relie Bordeaux à Lesparre-Médoc traverse la commune.

Gare de Bordeaux-Saint-Jean.

BlueCub[modifier | modifier le code]

Le , la communauté urbaine de Bordeaux a mis en service des voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré. Le système porte sur une centaine de véhicules, 36 stations dans la ville de Bordeaux et une station dans les six communes voisines dont Le Bouscat.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[13]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[15]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[13]

  • Moyenne annuelle de température : 14,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 841 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[17] complétée par des études régionales[18] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bordeaux-Paulin », sur la commune de Bordeaux, mise en service en 1952[19] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[20],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,3 °C et la hauteur de précipitations de 854,6 mm pour la période 1981-2010[21]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 4 km[22], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[23], à 13,8 °C pour 1981-2010[24], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[25].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Bouscat
Bruges
Eysines du Bouscat
Bordeaux

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de Bordeau Métropole (anciennement, Communauté urbaine de Bordeaux ou CUB).

Le Bouscat au sein de Bordeaux Métropole.

La commune appartient à l'unité urbaine de Bordeaux, une agglomération intra-départementale regroupant 73 communes[26] et 969 897 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Bordeaux est la sixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française) et Toulouse[27],[28].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[29],[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Bouscat est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[31],[32],[33].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (87 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (13 %)[34].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[35],[36].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'au 11e siècle, le site est un hameau cerné de vignes et de cultures maraichères et entouré de forêt, mentionné dans le petit Sancius, partie préservée du Cartulaire de la Basilique Saint-Seurin de Bordeaux, tenu du IXe (814) au XVe siècle (1400)[37],[38].

La première transaction portant sur le Bouscat y est inscrite dans le registre de la Comptablerie de Guienne: en 1180 Arnaud d'Illac Seigneur de Castel Endorthe donna une parcelle de forêt au chapitre Saint Seurin de Bordeaux.[39],[40]

Le site passe peu après dans les possessions de la famille de Guillaume de Bordeaux (1182)[41] Sa situation sur la route des pèlerinages de Compostelle sera la clé de son essor.

La commune est répertoriée sous le nom de Le Bousquat en 1793[42].

Au 19e siècle, la bourgade grandit et voit émerger de belles demeures de villégiature construites par la bourgeoisie bordelaise à coté des maisonnettes des ouvriers agricoles.  

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la champagne d'azur semée de croisettes d'argent, aux deux rameaux de sinople passés en sautoir mouvant du trait de la champagne, cantonnés en chef d'une fleur de lys d'or, le tout surmonté d'un léopard du même[43].

Population et société[modifier | modifier le code]

Limitrophe de Bordeaux, la commune du Bouscat est une banlieue résidentielle aisée.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[44],[Note 6]

En 2018, la commune comptait 23 924 habitants[Note 7], en augmentation de 3,09 % par rapport à 2013 (Gironde : +6,4 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6501 4041 5771 6291 7291 7581 9882 3142 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8033 5652 9073 4554 1824 5346 4638 2239 315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 44611 09211 34713 08514 57216 12817 65318 90119 558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
21 40422 55021 12620 90621 53822 45523 41123 07523 869
2018 - - - - - - - -
23 924--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[46]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1918 1925 Henri Grossard    
1925 1944 Antoine Cayrel PSdF Député (1924-1928, 1932-1942)
1944 1947 Marius Marchandou    
1947 1948 S. Louis    
août 1948 octobre 1977 Max Monichon CR Sénateur (1948-1958)
mars 1977 1983 Pierre Lalumière PS Inspecteur des impôts, puis professeur agrégé à la faculté de droit de Bordeaux
député au Parlement européen (1979-1984)
mars 1983 2001 Jean Valleix RPR Député (1967-2002)
mars 2001 En cours Patrick Bobet[47],
réélu en mai 2020[48]
UMP-LR Médecin ; ancien président de Bordeaux-Métropole

Lors des élections municipales de 2008 la liste dirigée par Patrick Bobet (UMP) a obtenu 29 sièges avec 65 % des voix, tandis qu'une liste PS-PC a obtenu 34 % des voix et 6 sièges. Cette liste d'opposition était conduite par Michel Vincent.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[49].

L'assainissement collectif est assuré par Bordeaux Métropole (anciennement, Communauté urbaine de Bordeaux ou CUB) [50].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mairie Le Boucat.

Établissements d'enseignements[51],[52] :

  • Écoles maternelles,
  • Écoles primaires,
  • Collèges,
  • Lycées à Bordeaux.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[53] :

Stèle à l’effigie du Dr Delaye (1931).
Historique de l'hôpital :[54],[55],[56]
Edouard Delaye (1855-1913), né en 1855 à Libourne est venu s’installer au Bouscat en 1884 et exerce comme médecin à l’Assistance publique.
Le docteur Delaye conçoit en 1898 de fonder un hôpital pour les enfants que celui de Bordeaux (cours de l’Argonne actuel) ne peut recevoir. Il prévoit de soigner gratuitement les enfants pauvres des communes du Bouscat, Bruges et Caudéran, hors du centre urbain de Bordeaux pour l’hygiène et la salubrité. Il obtient des subventions des trois communes et du Conseil général de la Gironde ainsi que des dons privés. Deux pavillons, l’un de chirurgie pour 24 enfants et l’autre administratif sont inaugurés en .
Les religieuses de la Sainte-Famille, branche de l’Immaculée conception, gèrent l’établissement de 1904 à août 1975.
Une chapelle fut aménagée en 1928 puis agrandie et ultérieurement transformée en centre culturel.
Au décès du Dr Edouard Delaye, son fils Paul Delaye (1890-1978), également médecin, prit la suite.
Les de Luze et Cruse furent administrateurs durant de longues années[57]. L’œuvre fut reconnue d’utilité publique en 1923. Avec la proximité avec l’hippodrome, un service annexe s’occupait des blessés à l’occasion des courses de chevaux.
En juillet 1974, l’Hôpital des Enfants devint simplement l’Hôpital Suburbain du Bouscat. À partir de 1977 fut construite un nouveau bâtiment (aile Sud actuelle), et l’établissement devint un centre médico-chirurgical généraliste.
En 2011, un programme de restructuration de l’hôpital est achevé, selon les plans du cabinet d’architecture Exaedre[58] avec l’aide financière de sa tutelle, l’Agence régionale de santé.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Taux de chômage en 2015 : 12,4 %[64] (en 1999 : 12,8 %).

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Sylviculture[65].
  • Culture, élevage.
  • Pêche et aquaculture.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces, industries et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[68].
  • Garage ; usine de matières colorantes synthétiques S.A.R.L. Verna[69].
  • Usine de chaussures dite Manufacture de chaussures le Caneton, puis Sté SO.LE.CAN[70].
  • Usine de chaussures des Ets Florence[71].
  • Usine de matériel d'équipement industriel des Ets Larrieu, puis S.A.R.L. Larrieu-Bedin, actuellement S.A. la Girondine[72].
  • Usine d'ébénisterie S.A. Domecq[73].
  • Les éditions Finitude ont depuis 2002 leur siège social dans la ville[74].

Budget et fiscalité 2019[modifier | modifier le code]

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[75] :

  • total des produits de fonctionnement : 23 023 000 , soit 993  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 22 754 000 , soit 941  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 6 622 000 , soit 274  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 5 734 000 , soit 237  par habitant ;
  • endettement : 10 785 000 , soit 446  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 21,18 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 27,92 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 61,87 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2018 : médiane en 2018 du revenu disponible, par unité de consommation : 25 180 [76].

Pour mémoire :

  • Part des ménages fiscaux imposés en 2015 : 65,0 %[64].
  • Médiane du revenu disponible par unité de consommation en 2015 : 23 797 [77] (en 2012 : 23 033 [78]).
  • Taux de pauvreté en 2015 : 9,6 %[64].
  • Revenu fiscal déclaré médian par ménage en 2010 : 30 090 [79].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Tauromachie de Shelomo Selinger, les arènes du Bouscat.
  • La Sculpture La Tauromachie de Shelomo Selinger sur l'emplacement des anciennes arènes (ouvertes en 1921). De 10 500 places, l'arène accueille principalement des corridas, mais aussi des spectacles musicaux, catchs. Elle a été fermée en 1961 à la suite du mauvais entretien et de la chute d'un escalier qui a causé la mort[80]. Bien que des rachats et tentatives de sauvegarde aient été tentés, l'arène fut démolie en 1970 pour construire une résidence (nommée Les Arènes).
  • Le Castel d'Andorte construit en 1785 dans l'actuel parc de la Chêneraie situé entre les rues Raymond-Lavigne et du Président-Kennedy. Inscrit monument historique en 2009[81].

Historique[82] : En 1764, Etienne Duval, chevaler, seigneur de Castets-en-Dorthe, habitant Bordeaux en la paroisse Sainte-Eulalie, possède un château entourée de terre, dénommé par déformation le « Castel d’Andorte ». En 1785, il vend 5 ha de son domaine au chanoine Jean de Laborde, doyen du chapitre collégial de Saint-Seurin. Celui-ci décide d’y édifier l’actuel château au sein d’un domaine à vocation viticole et agricole. Pour ces constructions, il fait appel à l’architecte François Lhote élève de Victor Louis, de grande renommée après l’inauguration en 1780 du Grand-Théâtre. Lors de la Révolution de 1789, Laborde s'enfuit outre-mer et le manoir devint la propriété de l'État. La propriété est vendue comme bien national le 3 prairial an III (). Le château et ses dépendances, fut au fil du temps, maison de plaisance, pensionnat protestant, résidence d'un négociant anglais. En 1844, la propriété est rachetée par le Docteur Joseph-Guillaume Desmaisons-Dupallans (1813-1900). Desmaison était le neveu du Docteur Guillotin. Après une tentative de carrière artistique ratée, il devint docteur en 1838, formé à Paris par le Docteur Esquirol,fondateur de la psychiatrie. Précédemment en 1840, cet aliéniste avait fait un voyage en Italie pour enquêter sur le meilleur modèle pour son projet d’asile[83]. Il installe en 1845 dans la propriété « l’asile privé du Castel d’Andorte » destiné à des « malades de l’esprit » fortunés. Son gendre, le docteur Gaston Lalanne (1862-1924), prit la suite de la direction de l’hôpital ; passionné d’archéologie, mais aussi botaniste et grand amateur d’orchidées, il fit construire des serres. La bonne réputation de l’établissement était telle que des malades venaient aussi de l’étranger. Ainsi le Docteur Lalanne eut pour patient en 1901, le jeune poète espagnol Juan Ramon Jiménez, perturbé par la mort de son père, mais qui fut renvoyé pour avoir séduit Jeanne-Marie, l’épouse du médecin. Le docteur Pierre Charon sera le dernier directeur de cet établissement qui ferma en . Cette même année, la ville du Bouscat achète la partie Est du domaine. Elle ouvrit le jardin de 11 ha au public qui devint le Parc de la Chêneraie, et construisit des courts de tennis. Une école de musique municipale est ouverte en 1979 et une crèche en 1980. En 1989, la ville achète le château et met à disposition des « salles du Carré ». À la suite d'une concertation avec les Bouscatais pour la réhabilitation du château, un projet de pôle de création artistique et culturel est retenu. Un appel à mécénat pour la réalisation du projet est lancé en 2018[84].

  • L'église Sainte-Clotilde occupe l’emplacement d’une ancienne chapelle datant de 1820. Elle fut construite entre 1852 et 1854 par l'architecte Durassié dans un style néo-roman. Elle fut agrandie par une immense construction latérale moderne en 1964 due à l'architecte Prévot. L'orgue a été livré le 29 novembre 1899 par Auguste Commaille[85] et restauré en 1985 par Alain Faye[86].
  • Le Parc de l'Ermitage, situé près de la mairie.
  • La villa Maria-Luisa, belle demeure bourgeoise dans un jardin verdoyant s’ouvrant par un portail en fer forgé, située au 39 avenue de la Libération. Elle abrite aujourd'hui un restaurant, "Le Murano".
  • La villa Jeanne, voisine de la précédente, maison réalisée en 1898 par l'architecte Bertrand Alfred-Duprat, inscrite monument historique en 2001[87].
  • 4 bas-reliefs[88].
  • Le château des Tours, 246 avenue de la Libération, construite dans les années 1870 pour Léon Segol père, propriétaire des Grands Chais du Médoc, dirigés ensuite par Léon Segol fils[89].
  • Le monument aux morts[90] : Conflits commémorés : Guerre franco-allemande de 1914-1918 - 1939-1945 - AFN-Algérie (1954-1962).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés au Bouscat[modifier | modifier le code]

Morts au Bouscat[modifier | modifier le code]

Ayant vécu au Bouscat[modifier | modifier le code]

  • Antoine Gautier (1798-1882) commence sa carrière politique en 1826, comme maire du Bouscat. Il est révoqué de ses fonctions le , puis réintégré en août. Il démissionne peu de temps après et devient conseiller municipal de Bordeaux le [92].
  • Marie d'Agon de la Contrie (1848-1908), femme de lettres et auteure de livres pour la jeunesse, a vécu au Bouscat de 1886 à 1891.
  • Jean-Gaston Lalanne (1862-1924), né à Talais[93], docteur en sciences et en médecine, directeur de la maison de santé de Castel d'Andorte au Bouscat (fondée en 1845), mandate les fouilles de l'abri du Cap Blanc et de l'abri de Laussel[94] et est crédité pour la découverte de la vénus de Laussel et autres gravures et sculptures sur plaques de ces sites paléolithiques.
  • Alain Afflelou (1948-), opticien, entrepreneur crée son premier magasin dans la ville.
  • Philippe Fargeon (1964-), ex-footballeur et international français, adjoint aux sports depuis 2001.
  • Laurent Blanc (1965-), ex-footballeur et entraineur, a vécu au Bouscat lorsqu'il entrainait les Girondins de 2007 à 2010.
  • Maxime Machenaud (1988-), rugbyman, a grandi au Bouscat.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les équipements sportifs sont le stade Sainte-Germaine, l'hippodrome du Bouscat (hippodrome de Bordeaux), la plaine des sports des Ecus, la piscine municipale. L'Union Sportive du Bouscat (U.S.B.), est très reconnue dans l'agglomération bordelaise, notamment ses sections rugby et tir à l'arc, dont les équipes jeunes (en particulier les équipes junior et reichel) ont un rayonnement national.

Les sports de l'esprit ne sont pas en reste : le club bouscatais de Scrabble a été champion de France en 2011, 2012, 2014, 2017 et 2018.

Manifestations[modifier | modifier le code]

La ville compte de très nombreuses animations :

  • Le Salon du Livre, qui a lieu en mars depuis 2001
  • La Fête du Cheval, en septembre à l'hippodrome, avec plus de 20 000 visiteurs, depuis 2015
  • La Fête des Jardins, dans le Parc de l'Ermitage, au Printemps

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[16].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

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  38. cf Archives (G 1030) du Clergé séculier, Chapitre de Saint-Seurin - Statuts, règlements et cartulaire - « Sanctii comitis liber parvus. » Cartulaire de l'église Saint-Seurin, 814-1400, https://archives.gironde.fr/ark:/25651/vta395637a3299cbc57 pour une plus ample liste d'archives consulter https://archives.gironde.fr/archive/resultats/transversale/tableau2/page:1/n:203/sort:Notice.date/direction:asc?RECH_libre=Le+bouscat&type=transversale
  39. Vente par Arnaud d'Illac, pour 320 s., de " lucum suum qui lingua romana lo Boscat nuncupatur " (" sub ulmo ante hostium ecclesie XVIto kalendas marcii, post primam, anno ab incarnatione Domini MCLXXX ( = 1180), Willelmo Burdegalensi archiepiscopo, Bertrando decano, Philippo, in Frantia " etc. ; fol. 43). consulter https://archives.gironde.fr/ark:/25651/vta395637a3299cbc57
  40. consulter aussi (bon article mais attention site privé) http://christianbsct.free.fr/index.php?chx=Rub22
  41. consulter - Contestation au sujet de la directe seigneurie du bois du Bouscat avec Guillaume Raymond de Bordeaux, comme gendre d'Arnaud de Sénag : " canonici vero laudaverunt auctorem Arn. De Ilag, a quo nemus prenominatum emerant " ; accord avec le doyen Rufat " post adjudicatum duellum " (1182 ; fol. 44). https://archives.gironde.fr/ark:/25651/vta395637a3299cbc57
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