Le Haillan

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Le Haillan
Le Haillan
Mairie.
Blason de Le Haillan
Blason
Le Haillan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Mérignac-1
Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Andréa Kiss
2014-2020
Code postal 33185
Code commune 33200
Démographie
Gentilé Haillanais
Population
municipale
10 755 hab. (2015 en augmentation de 20,4 % par rapport à 2010)
Densité 1 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 29″ nord, 0° 41′ 09″ ouest
Altitude Min. 8 m
Max. 47 m
Superficie 9,15 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-lehaillan.fr

Le Haillan (Halhan en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine). Elle se situe dans l'agglomération bordelaise et fait partie de Bordeaux Métropole.

Ses habitants sont appelés les Haillanais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine à une dizaine de kilomètres au nord-ouest du centre-ville de Bordeaux, il s'agit d'une commune résidentielle, délimitée par les villes de Eysines à l'est, Mérignac au sud, Saint-Médard-en-Jalles à l'ouest et Le Taillan-Médoc au nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Haillan
Le Taillan-Médoc
Saint-Médard-en-Jalles du Haillan Eysines
Mérignac
Le Haillan au sein de la Bordeaux Métropole.
L'église et les écoles au début du XXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu semble avoir d'abord été un domaine rural, où des familles bordelaises entretenaient depuis le Moyen Âge des propriétés agricoles, les Bourdieux. Le château Bel Air, actuel siège du F.C. des Girondins de Bordeaux, compte parmi les vestiges de cette période, à l'instar de La Morandière.

Vers la fin de la Guerre de Cent Ans, deux batailles ensanglantent ses terres, connues sous les noms de la Male Jornade (1450) et la Journée manquée (1453).

La commune est créée sous Napoléon III, le , d'une partition de celle d'Eysines[2].

À partir des années 1970, la ville profite de l'industrie aérospatiale et aéronautique pour s'étoffer et augmenter sa population, proche des 10 000 habitants (recensement 2011).

Toponymie[modifier | modifier le code]

On ne connait pas de mention ancienne du nom du Haillan, ce qui n'en facilite pas l'interprétation. Il pourrait s'agir du 'domaine de Falius'[3] ou 'de Fadilius'[4].

On notera l'absence de l'article en gascon et sur la carte de Cassini (en revanche, on attribue à Bernard de Girard le titre de « Seigneur du Haillan »). En fait, l'article défini n'a pas de légitimité devant les toponymes en -an. Il a été introduit dans le nom de la commune par mimétisme avec les noms des communes du Pian-Médoc et du Taillan-Médoc, résultant tous deux d'une coupure fautive.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason du Haillan

« Écartelé : au premier, d'azur au mouton passant d'or ;
au chef d'or chargé de deux quintefeuilles de gueules ;
au deuxième, d'argent à sept fuseaux de gueules (3-3-1) ;
au troisième, d'or à un alérion de sable, à la tête de gueules ;
au quatrième, d'azur à un lion d'argent couronné d'or accosté de deux vergettes d'or, soutenant celle de sénestre.
»
Le blason a été emprunté aux armoiries de la famille De Girard, ancienne propriétaire du château Bel-Air du Haillan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Andréa Kiss[6] PS puis Génération.s[7] Professeure d'économie
2002 2014 Bernard Labiste PS  
1988 2002 Georges Ricart PS  
1983 1988 Pierre Prioleau PS Professeur d'histoire et de géographie
1965 1983 Abel Laporte    
1957 1965 Alcide Vergne    
1953 1957 Henri Bos    
1947 1953 Léopold Boireau    
1942 1947 Edmond Labatut    
1925 1941 Baudry Baudrous    
1908 1925 Jacques Laloubeyre    
1879 1908 Jean Gardère    
1878 1879 Alphonse Bouet    
1867 1878 Géraud Marly    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[8].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 10 755 habitants[Note 1], en augmentation de 20,4 % par rapport à 2010 (Gironde : +6,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 0069209541 0561 0911 0581 0761 0931 042
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 0101 0371 0761 1501 1411 2601 6132 2723 949
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 - -
5 5846 9748 1338 3788 4079 63210 755--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 51 34 29 24 24 26 27 25
Nombre de communes du département 548 543 543 542 542 542 542 542

Lieux, monuments et principales industries[modifier | modifier le code]

Cette commune abrite notamment le château Bel Air, centre d'entraînement et de formation du FC Girondins de Bordeaux.

ArianeGroup y exploite un site important dédié à la propulsion à ergols solides des lanceurs spatiaux créé en 1963 (anciennement Société d’Étude de la Propulsion par Réaction, Société Européenne de Propulsion, Snecma Propulsion Solide puis Herakles).

Safran Ceramics, filiale du Groupe Safran, y développe des matériaux composites avancés en céramiques (CMC).

De 1974 à 2017, Thales Avionics (anciennement Sextant Avionique-Thomson-CSF) est également implanté sur la commune.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le Haillan possède quelques bois, comme le bois du Déhès (5 ha), le bois de Menespey (1,25 ha) et le bois de Sainte-Christine. Deux parcs s'ajoutent à ces espaces verts : le parc du château Bel-Air de 5 ha, privé mais ouvert au public, et le parc de la Luzerne de 2,5 ha, agrémenté de sièges de repos en bois. Un troisième parc est en cours d'aménagement, le parc du Ruisseau, au cœur du vieux bourg le long du cours d'eau. Le Haillan dispose également de terres agricoles cultivées et de pâturages.

Au nord de la commune s'étend une vaste étendue, la zone des sources, qui fait office de réserve d'eau potable pour la communauté urbaine de Bordeaux. Traversée par la Jalle de Blanquefort et contiguë au bois Menespey, l'étendue protégée abrite plusieurs espèces animales — dont une colonie de cistudes — et végétales dans une composition de bois, de marais, de prairies et de buissons.

Aujourd'hui enclos dans les sites des industries aéronautiques et spatiales, les restes de l'arboretum de Toussaint-Yves Catros s'étendent au sud-ouest de la commune. Sur une propriété d'une centaine d'hectares acquise à la fin du XVIIIe siècle, ce jardinier, pépiniériste et botaniste étudiait l'acclimatation d'arbres exotiques, provenant surtout d'Amérique du Nord. Vers 1910, l'arboretum était encore tenu pour des trois plus grands de France avant qu'une série de dégradations au milieu du XXe siècle n'en réduisent considérablement l'intérêt.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Abel Laporte.
Coupe du monde de pelote basque en 2013.

De nombreuses associations sportives sont présentes au sein de la ville du Haillan. La plus importante est l'Association Sportive du Haillan (ASH) qui regroupe divers clubs[18].

C'est au Haillan que se situe le château Bel Air, le siège et le centre de formation du Football Club des Girondins de Bordeaux.

Culture[modifier | modifier le code]

Équipée d'une salle de spectacle de 460 places, l'Entrepôt, à la programmation variée, la ville propose de nombreuses autres manifestations culturelles notamment des concerts dans de plus petits lieux ou des conférences et lectures dans sa médiathèque de 600 m2.

Riche d'une vie associative foisonnante, la ville compte environ 5 000 licenciés dans des domaines divers. En plus du sport, la culture prend une part importante : jumelages, musique, danse, arts plastiques, théâtre.

Chaque année est ponctuée de rendez-vous réguliers. Au mois de septembre a lieu un événement culturel majeur, « Le Haillan est dans la Place », qui propose des concerts, des spectacles déambulatoires, un feu d'artifice. La fête du Printemps, courant mai, organise diverses manifestations autour du développement durable : rencontres, concerts, promenades vertes. Le mois de février s'anime d'un festival de jazz, Accords à Corps, organisé par l'association Tempo Jazz. Le Haillan Chanté, la Fête du Jeu, Faites du Sport et la fête de la Saint-Jean font également partie des nombreuses animations de la ville.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune du Haillan est jumelée avec les communes suivantes[19] :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges Ricart, maire socialiste de la commune de 1988 à 2000, né le , fut auparavant entraîneur national d'athlétisme en Côte d'Ivoire de 1955 à 1968. Il est décédé le à l'âge de 80 ans.

Mais l'un des maires les plus emblématiques de la commune fut surement Abel Laporte (maire entre 1965 et 1983), qui a su donner un grand essor à la commune. Le stade municipal porte actuellement son nom et une stèle lui est dédiée.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

24 janvier 2015, inauguration du prolongement de la ligne A de tramway jusqu'au Haillan.
La station Le Haillan Rostand et son parking.

Réseau TBM[modifier | modifier le code]

Le réseau Transports Bordeaux Métropole (TBM) dessert la commune à travers la ligne A du tramway de Bordeaux, qui dessert l'extrême sud-est, mais aussi et surtout à travers les lignes de bus 3, 11, 30, 71 et Flexo 48.

Depuis le , le coin sud-est de la commune héberge le nouveau terminus de la ligne A du tramway de Bordeaux dénommé Le Haillan Rostand. Il dessert notamment la zone d'activité et la résidence Edmond-Rostand. Un parc relais est aménagé derrière la station. La station est desservie par les lignes de bus 30, 48 et 71.

Réseau Trans Gironde[modifier | modifier le code]

Les lignes 701 et 702 relient Bordeaux à Sainte-Hélène, Le Porge et Lacanau en traversant la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Val Tillet, Saint-Médard-en-Jalles et son canton : tomes I et II, Éditions Alan Sutton, 2006-2010

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Haillan en quelques chiffres sur le site officiel de la commune, Connaître le Haillan, consulté le 19 décembre 2011.
  2. Le Haillan sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 19 décembre 2011.
  3. Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes de Gironde, Pau, Éditions Cairn, , 402 p. (ISBN 978-2-35068-012-5).
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  5. Le Haillan d'hier à demain, Mairie du Haillan, septembre 2017, ISBN 9782956094203
  6. [1]
  7. Andréa Kiss quitte le PS
  8. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Le Haillan, consultée le 28 octobre 2017
  9. Site des villes et villages fleuris, consulté le 3 décembre 2017.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. http://pagesperso-orange.fr/ash.omnisports/ Site Web de l'ASH
  19. Annuaire des villes jumelées