Boueilh-Boueilho-Lasque

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Boueilh-Boueilho-Lasque
Boueilh-Boueilho-Lasque
L’école du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Terres des Luys et Coteaux du Vic-Bilh
Intercommunalité Communauté de communes des Luys en Béarn
Maire
Mandat
Pierre Costadoat
2014-2020
Code postal 64330
Code commune 64141
Démographie
Population
municipale
337 hab. (2015 en diminution de 5,6 % par rapport à 2010)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 36″ nord, 0° 18′ 42″ ouest
Altitude Min. 117 m
Max. 263 m
Superficie 17,35 km2
Localisation

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Boueilh-Boueilho-Lasque

Boueilh-Boueilho-Lasque (en béarnais Buelh-Buelhòu-Lasque) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La mairie.
Le monument aux morts.
Le foyer municipal.
Une des églises de Boueilh-Boueilho-Lasque.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département des Landes.

Le ruisseau, La Brioulette, limite à l’est la commune, qui, à l’ouest, plonge brusquement vers les vallées du Gabas et de l’Arriutort. La position élevée de Boueilh permet d’admirer, du haut du clocher terrasse de son église, un panorama de trente kilomètres à la ronde, vers les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route nationale 134 et les départementales 296, 297 et 946.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par des affluents de l'Adour, le Bahus et le Gabas, ainsi que par deux tributaires de celui-ci, les ruisseaux la Rimblé et l'Arriutort.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Boueilh : Desblancs Pas, Lasmarrigues, Mère, Michou, Pébrocq, Plaux, Pédarnaud ; Routchet
  • Boueilho : Borny, Castéra, Dupouy-Manescau, Lapaloque quartier labarrère, Pébousquet ;
  • Grillot ;
  • Labrit ;
  • Lasque : Conte, Dupouy Lahitte, Fortisson, Roquehort

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Boueilh-Boueilho-Lasque[2]
Poursiugues-Boucoue Lauret
(Landes)
Coublucq Boueilh-Boueilho-Lasque Garlin
Garlède-Mondebat Claracq Ribarrouy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Boueilh apparaît sous les formes Boeil (1681[3], réformation de Béarn[4]), Boeilh (1793[5] ou an II) et Boeilhe (1801[5]). Ce toponyme provient du latin bovillum qui désigne un domaine à bœufs[6].

Le toponyme Boueilho apparaît sous les formes Boilho et Boeilho (respectivement 1538[3] et 1673[3], réformation de Béarn[4]), Boeilho (1793[7] ou an II) et Boielho (1801[7]). Le nom Boueilho tire, comme Boueilh, ses origines du latin bovillum[6].

Le toponyme Lasque est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3].

Le toponyme Fortisson est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque qui indique que la ferme concernée tire son nom des seigneurs de Fortisson[3].

Le toponyme Roquefort apparaît sous la forme Arroquefort (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[8]). Ce hameau est également appelé Roquefort-de-Tursan, pour le distinguer de Roquefort-de-Marsan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que Boueilh dépendait du Tursan et de la subdélégation de Saint-Sever, tout comme Boueilho.

La commune a été formée en 1843[3] par la réunion des villages de Boueilho et Lasque à Boueilh. Cependant cette union est pour le moins particulière : chaque village ayant gardé longtemps une sorte d’indépendance et des fonctionnements distincts. Chacun possède son église où la messe dominicale est célébrée à tour de rôle.

L’origine des 2 premiers noms aurait un lien avec « l’étable à bœufs ». Lasque serait plutôt d’origine ligure et signifierait « au-dessus du ruisseau ».

Ces 3 villages ne furent rattachés véritablement au Béarn que de 1240 à 1452, date à partir de laquelle ils furent annexés au royaume de France. Pointe avancée vers la Chalosse, les échanges se font indifféremment vers les Landes ou le Béarn.

Roquefort faisait partie du Tursan et de la subdélégation de Saint-Sever[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune de Boueilh-Boueilho-Lasque, a joué un rôle important pour les résistants. En effet, sur les terres appelées « Landes », longues parcelles de terre noire, les résistants aménagèrent une piste d'atterrissage pour leur convois. Lorsque les habitants entendaient le message suivant à la radio : « les feux d'Albanie doivent être éteints », cela signifiait qu'il fallait éteindre toutes les lumières afin que les lampes à huile disposées les unes derrière les autres sur la Lande pour délimiter la piste deviennent visibles.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours Pierre Costedoat    


Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Boueilh-Boueilho-Lasque fait partie de six structures intercommunales[9] :

  • la Communauté de communes des Luys en Béarn ;
  • le SIVU de la voirie de la région de Garlin ;
  • le SIVU du Lées et affluents ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable Luy - Gabas - Léès ;
  • le syndicat intercommunal des cinq rivières.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2015, la commune comptait 337 habitants[Note 1], en diminution de 5,6 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
287288610342335397860881855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800787752712731673691630614
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
615621553527456454439411389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
350347302283323329336364342
2015 - - - - - - - -
337--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un des habitants de ce village, Jean Lacoste, alias « Jan de Mounic », a signé un ouvrage bilingue (patois béarnais/ français) contant la vie dans ce village avant 1950[14].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L'ensemble fortifié[15] de Boueilho-Castéra pourrait être un ancien camp préhistorique.

L'édifice fortifié[16], dit Moutha, sis au lieu-dit Lasque-Roquefort, date des XIIIe et XIVe siècles.

Un château[17] datant du XVIIIe siècle se dresse au lieu-dit Lasque-Fortisson.

La commune présente un ensemble de fermes et de maisons[18] datant des XVIIIe et XIXe siècles. Le presbytère[19] de Boueilh date, quant à lui, de 1843.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Aignan[20], à Boueilh, date de 1850. Son cimetière[21] est également inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel, tout comme les objets[22], tableaux[23], statues[24] et divers mobiliers[25] qu'elle renferme.

L'église Saint-Jean[26], à Boueilho, pourrait tirer ses origines du haut Moyen Âge. On y trouve des objets[27] et une lithographie (chemin de croix[28]) référencés par le ministère de la Culture.

L'église Saint-Martin[29], de Lasque, a été reconstruite, quant à elle, au début du XXe siècle, mais son abside provient du XIIe siècle. Elle recèle du mobilier[30], des tableaux[31], des statues[32] et des objets[33] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre, consultée le 18/11/08
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a b c d e f g h et i Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a et b Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  5. a et b Fiche de Boueilh sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  6. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 3, page 1859 Lire en ligne
  7. a et b Fiche de Boueilho sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  8. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Titre du livre : Atàu bibè lou biladje (Mon village était vivant) - Achevé d'imprimer le 11 juillet 1994 sur les presses de l'imprimerie Bihet (64320 Bizanos)
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la Castéra
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'édifice fortifié dit Moutha
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château
  18. [1][2][3][4][5] [6][7][8][9][10][11] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur les maisons des XVIIIe et XIXe siècles
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le presbytère
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Aignan
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le cimetière
  22. [12][13][14][15][16][17][18][19][20] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets de l'église Saint-Aignan
  23. [21][22] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église Saint-Aignan
  24. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les statues de l'église Saint-Aignan
  25. [23][24][25][26] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Aignan
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean
  27. [27][28][29][30][31] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets de l'église Saint-Jean
  28. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la lithographie de l'église Saint-Jean
  29. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
  30. [32][33] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Martin
  31. [34][35] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église Saint-Martin
  32. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les statues de l'église Saint-Martin
  33. [36][37][38][39][40][41][42][43][44] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église Saint-Martin

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]