Gan (Pyrénées-Atlantiques)

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Gan
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Ouzom, Gave et Rives du Neez
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées
Maire
Mandat
Francis Pèes
2014-2020
Code postal 64290
Code commune 64230
Démographie
Gentilé Gantois
Population
municipale
5 564 hab. (2014)
Densité 140 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 46″ nord, 0° 23′ 11″ ouest
Altitude Min. 186 m – Max. 478 m
Superficie 39,62 km2
Localisation

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Liens
Site web http://villedegan.fr/

Gan est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Gantois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Cave des vins de Jurançon.
L'église Saint-Barthélémy.

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à neuf kilomètres au sud de Pau.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Acots
  • Andoins
  • Haut-de-Gan
  • Ibos
  • Latapy
  • Saint-Georges

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par des affluents du gave de Pau, la Bayse (rejointe sur la commune par le ruisseau la Peyrouse), le Neez (ainsi que par ses tributaires, les ruisseaux de Trébessot et de Tolou) et las Hies et deux tributaires de ce dernier, les ruisseaux l'Arribeu et de Casabonne. Un affluent du ruisseau de Labagnère, qui rejoindra plus loin la Bayse, le ruisseau les Courrèges, traverse également le territoire de Gan.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route nationale 134, ainsi que par les routes départementales 134, 217 et 230.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Gan est desservie par le réseau de bus Idelis :

Transports interurbains[modifier | modifier le code]

Gan est desservie par la Citram et la Sobetra.

Citram :

  • La ligne 0806 - Pau<>Gourette

TPO :

  • La ligne 823- Lasseube <> Pau (transport à la demande)

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Gare de Gan.

La gare de Gan est située sur la ligne Pau-Canfranc. Elle est desservie par les TER Aquitaine reliant Pau à Oloron-Sainte-Marie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'instar de nombreuses autres villes neuves fondées à la même époque, Gan emprunte son nom à une ville prestigieuse, Gand en Flandre-Orientale, comme gage du succès de son développement[3].

Le toponyme Gan apparaît sous les formes Guan (1358[4], titres de Buzy[5]), Gant (1385[4], censier de Béarn[6]), Guant (1559[4], titres de Béarn[7]) et Gand (1675[4], réformation de Béarn[8]).

Son nom béarnais est Gant.

Acots est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]), tout comme Andoins, fief créé en 1591 sur la commune et vassal de la vicomté de Béarn.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gan est une bastide fondée en 1335 par Gaston II de Foix-Béarn. Il lui donne ce nom, homonyme de Gand en Belgique, en souvenir de la campagne de Flandres à laquelle il a participé.

Important point de passage de la transhumance, elle s'étend rapidement. En 1385 Gan compte 175 feux[4], elle est à l'époque plus importante que Pau. Elle dépend alors du bailliage de Nay. La notairie de Gan englobait également Rébénacq[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 1995 Albert Baubion    
1995 2006 Jean-Pierre Léris UDF  
2006 2008 Éliane Mounat UDF  
2008 2014 Jean-Michel Tissanié PS  
2014 en cours Francis Pèes DVD PDG d'une entreprise de BTP.

Vice-président de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Gan fait partie de l'aire urbaine de Pau et est membre de cinq structures intercommunales[9] :

Population et société[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 564 habitants, en augmentation de 2,85 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 552 2 848 2 819 3 017 3 027 3 150 3 237 3 076 3 136
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 051 3 018 3 115 2 830 2 759 3 274 2 700 2 672 2 698
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 710 2 660 2 538 2 262 2 363 2 182 2 326 2 395 2 643
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
2 915 3 125 3 543 4 047 4 724 4 971 5 225 5 481 5 564
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Gan fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles élémentaires publiques (école de Haut-d- Gan : 1 classe, école Paul- Constant : 11 classes), d'une école maternelle publique (école Pierre-Emmanuel : 6 classes) ainsi que d'une école primaire privée (école Pierre-de-Marca).

Santé[modifier | modifier le code]

Le pôle santé comprend :

  • deux maisons de soins et de convalescence ;
  • deux maisons d'accueil pour personnes âgées ;
  • deux cabinets médicaux regroupant médecins et infirmières ;
  • deux pharmacies ;
  • kinésithérapeutes.

Sports[modifier | modifier le code]

Le marathon de Pau emprunte la route de Gan, en provenance de Jurançon.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn.

Dans une région de polyculture traditionnelle le paysage agricole se transforme avec une émergence des élevages de vaches blondes, une production laitière discrète et quelques troupeaux d'ovins.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Deux marbreries y sont en activité (Marbrerie Tucoulat et Marbrerie du Neez), ainsi que le siège d'une entreprise de conditionnement de miel avec la société Famille Michaud Apiculteurs et d'une importante entreprise de bâtiment-rénovation (Entreprise Pèes).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil

La porte de la prison[14] date du XIVe siècle (1335) ; elle a été inscrite Monument historique par arrêté du 30 décembre 1994.

D'autres éléments du patrimoine témoignent également du passé tels que :

  • les bains romains (1748) (eaux ferrugineuses et soufrées) ;
  • la maison de Bazirus (rue d'Ossau) ;
  • la maison de Guytou (sur la route de Lasseube) ;
  • les maisons d'Arrac (1548), d'Andoins (1593) et le château Marca antérieur à 1600 maison natale de Pierre de Marca.
Patrimoine religieux
L'église Saint-Pierre à Haut-de-Gan.

L'église Saint-Barthélémy a été rebâtie à proximité de l'ancienne église Saint-Jean[15] qui fut restaurée en plusieurs phases entre 1811 et 1930. L'église Saint-Pierre[16] (Haut-de-Gan) date, elle, de 1838.

On découvre également dans ces églises des vitraux des maitres verriers Mauméjean (en plusieurs épisodes de 1891 à 1939), un chemin de croix (1937 - céramiques de E. Cazaux, artiste biarrot) et un retable en bois doré du XVIIIe siècle.

L'église Saint-Pierre du Haut-de-Gan est bien antérieure à 1838, puisqu'on en retrouve traces dans le archives paroissiales en 1759 (baptêmes, mariages, sépultures).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le site naturel fossilifère de Gan est un lieu unique de grande valeur géologique et écologique. À la suite de la cessation d’activité de l’ancienne tuilerie de Gan, en 1974, la fosse d’extraction de marne s’est peu à peu remplie pour former un étang. Au fil des ans, la nature a investi les lieux et ce site abrite aujourd’hui une biodiversité importante. Les zones aquatiques, la végétation des rives, les boisements, les prairies, sont autant de milieux naturels qui favorisent le développement d’une faune et d’une flore caractéristiques.

Ce site est bien connu des géologues pour sa richesse en fossiles. On le date de l'étage yprésien, soit il y a environ 50 millions d'années. Des fossiles caractéristiques de milieux marins y ont été trouvés. Ce site a été identifié d'intérêt prioritaire par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques lors d'un inventaire du patrimoine géologique réalisé il y a quelques années. Au début des années 2000, le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[17] met en évidence la valeur écologique du site. Un partenariat est ainsi mis en place avec la réserve naturelle nationale géologique de Saucats et la Brède pour l'évaluation du patrimoine géologique du site, en complément de l'étude naturaliste réalisée. Ce rapprochement a abouti à un projet de plan de gestion et de mise en valeur pédagogique du site.

Le site est désormais géré par le CEN Aquitaine, en partenariat avec le RNG de Saucats sur les aspects fossilifères, dans le cadre d'une convention signée avec la commune de Gan. Une valorisation du site a été réalisée avec l'aménagement d'un sentier de découverte équipé de panneaux pédagogiques conçus avec la participation des élèves de l'école élémentaire Paule-Constant. Hélas, hormis les panneaux d'accueil, la quasi-totalité de ces supports a été lourdement vandalisée. En 2013, un nouveau projet collaboratif a été initié, coordonné par le CPIE Béarn et associant de multiples acteurs, dans le but de développer de nouveaux outils pédagogiques pour la découverte des nombreuses richesses de ce site.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Gan (Pyrénées-Atlantiques).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gan Blason Écartelé d'or à trois pals de gueules, et de gueules aux chaines d'or passées en orle en croix et en sautoir, l'écu accompagné à la droite d'un gand d'azur de la main gauche, bordé d'or, et à la gauche deux vaches passantes de gueules accornées, accollées et clarinées d'azur[19].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Gan
Écartelé, au premier et au quatrième d'or à deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre, au deuxième et au troisième, d'azur au gant renversé d'argent, le pouce à dextre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Gan, consultée le 2 décembre 2008
  3. Bénédicte Fénié et Jean-Jacques Fénié, Toponymie gasconne, Éditions Sud-Ouest, , 123 p. (ISBN 2-87901-693-2, notice BnF no FRBNF40160701)
  4. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Titres de Buzy - Archives de la mairie de la commune
  6. Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  7. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Notice no PA00132936, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no IA64000520, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no IA64000523, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Le site du CEN Aquitaine
  18. Les Gens du cinéma
  19. Armorial du Béarn, tome I (1696-1701) p.146