André Labarrère

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André Labarrère
Image illustrative de l'article André Labarrère
Fonctions
Maire de Pau

(35 ans, 1 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 1971
Prédécesseur Louis Sallenave
Successeur Yves Urieta
Sénateur des Pyrénées-Atlantiques

(4 ans, 7 mois et 15 jours)
Élection 23 septembre 2001
Prédécesseur Louis Althapé
Successeur Annie Jarraud-Vergnolle
Ministre délégué chargé
des Relations avec le Parlement

(4 ans, 9 mois et 26 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy I, II et III
Laurent Fabius
Prédécesseur Jacques Limouzy
Successeur André Rossinot
Député des Pyrénées-Atlantiques
Élu dans la 1re puis 3e circonscription

(15 ans, 5 mois et 28 jours)
Élection 16 mars 1986
Prédécesseur scrutin proportionnel
Successeur David Habib

(14 ans, 1 mois et 23 jours)
Élection 12 mars 1967
Prédécesseur Pierre Sallenave
Successeur Georges Labazée
Président du Conseil régional d'Aquitaine
Conseiller régional de 1974 à 1986
Prédécesseur Jacques Chaban-Delmas
Successeur Philippe Madrelle
Biographie
Nom de naissance André Labarrère-Paulé
Surnom Dédé
Date de naissance
Lieu de naissance Pau, France
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Pau, France
Nationalité française
Famille Célibataire, sans enfants

André Labarrère, né le à Pau et mort le , est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste, il a été député, sénateur, vice-président de l'Assemblée nationale entre 1973 et 1974, ministre chargé des relations avec le Parlement de 1981 à 1986, ainsi que maire de la ville de Pau de 1971 à 2006.

Il a aussi publié plusieurs ouvrages, sur des sujets aussi divers que la ville de Pau, la graphologie ou le cinéma, et animé des émissions de télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

Agrégé d'histoire et docteur en lettres, André Labarrère enseigne à l'université Laval de Québec entre 1959 et 1966. Il anime également des émissions sur l'histoire de l'art à la télévision à Montréal et présente des émissions sur la graphologie, plus qu'un passe-temps pour lui.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

  • Militant socialiste, il se fait remarquer lors de la visite à Pau de Jean-Louis Tixier-Vignancour. Il rejoint par la suite la Convention des institutions républicaines (CIR) fondée par François Mitterrand. Il est membre du Bureau politique national du Parti Socialiste de 1968 à 1971 et membre du Comité Directeur National du Parti socialiste dès 1968.
  • André Labarrère est élu député des Pyrénées-Atlantiques pour la première fois en mars 1967. Battu en 1968, il est de nouveau élu en 1973 et sera réélu à chaque élection jusqu'en 2001, année où il entre au Sénat.
  • Il est élu Conseiller général de Pau-Ouest en 1967, réélu à la suite du découpage Conseiller général de Pau-Jurançon en 1973, 1979, 1985 et démissionnaire en 1988 pour cumul.
  • Il est élu Conseiller Régional depuis l'origine à juin 1981, réélu en mars 1986, et démissionne le même mois.
  • Il est président du Conseil Régional d'Aquitaine de 1979 à 1981.
  • Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement de 1981 à 1986
  • Président de l'Association des Eco-Maires depuis sa création en 1989 jusqu'en 1999
  • Maire de Pau de 1971 à 2006, sénateur des Pyrénées-Atlantiques de 2001 à 2006, membre du groupe socialiste du Sénat, il est réélu avec 57 % des voix au premier tour lors des municipales de 2001 dans une ville plutôt conservatrice et n'excluait pas encore en 2006, de se représenter en 2008 (en 1989. François Bayrou est le seul de ses adversaires à le mettre en ballottage)
  • Président du Syndicat Intercommunal de l'Agglomération Paloise

Les quelques affaires judiciaires locales (affaires de diffamation, d'usurpation de fonction ou de faux et usage de faux, prise illégale d'intérêt notamment) qui l'ont suivi au cours de ses mandats, ont eu peu de prise sur sa popularité. Mis huit fois en examen, il n'a jamais été condamné.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement du gouvernement Pierre Mauroy (1) (du 22 mai au 23 juin 1981), dans le gouvernement Pierre Mauroy (2) (du 23 juin 1981 au 24 mars 1983), dans le gouvernement Pierre Mauroy (3) (du 24 mars 1983 au 23 juillet 1984) et dans le gouvernement Laurent Fabius (du 23 juillet 1984 au 20 mars 1986)

Positions politiques[modifier | modifier le code]

André Labarrère était un social-démocrate du parti socialiste, c’est-à-dire qu'il était plutôt proche de son aile libérale. Ses détracteurs l'accusaient de clientélisme et de régner en autocrate sur sa ville.

En mai 2002 au lendemain de l'élection présidentielle, il qualifie Lionel Jospin de «traître» pour avoir « quitté le bateau dans la détresse ».

En 2005, il vitupère Laurent Fabius pour avoir fait campagne pour le non au référendum sur la constitution européenne.

En février 2006, il apporte d'abord son soutien à Dominique Strauss-Kahn puis à Ségolène Royal, tous deux candidats à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Féru de nouvelles technologies, il fait de Pau l'une des premières villes de France dotées d'une infrastructure publique de fibre optique et de l'internet très haut débit.

Cependant, il sait attirer d'autres secteurs d'activité, tels que l'informatique. De plus, le pôle universitaire de Pau (part de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour) est le deuxième d'Aquitaine après celui de Bordeaux et la ville compte environ 19 000 étudiants.

Il réalisa aussi le Zénith, le palais des sports, le Jaï Alaï, le stade d'eaux vives et l'hôpital de Pau.

Il fut également un ardent défenseur du Grand Prix automobile de Pau.

Vie privée[modifier | modifier le code]

André Labarrère ne faisait pas un mystère de son homosexualité, qu'il révèle néanmoins juste après le décès de sa mère. Il reste l'un des premiers hommes politiques français à l'avoir annoncée publiquement. Le sujet est le thème de son roman, Le Bal des célibataires, publié en 1997. Cela ne l'empêche pas de se prononcer en 2004 contre le mariage de couples homosexuels, au moment où Noël Mamère (député Verts) célèbre dans sa mairie de Bègles les noces d'un couple gay.

Personnage atypique, il parle également de Jean-Marie Le Pen comme d'un ami[1]. Les deux hommes se côtoient à l'UNEF en 1947-1949. La parution en novembre 2012 du livre Le Pen, une histoire française, affirme qu’il aurait existé une relation homosexuelle entre les deux hommes dans les années 1970[2].

Il entretient également des relations amicales avec une voyante condamnée dans les années 1990 pour abus de biens sociaux.

Le , il annonce qu'il est atteint d'un cancer et décède un mois plus tard.

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages publiés sous le nom de André Labarrère-Paulé:

  • Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Collection « Les Classiques Canadiens », Fidès, Montréal, 1962
  • Les Laïques et la presse pédagogique au Canada français au XIXe siècle, Presse de l'Université Laval, Québec, 1963
  • Les Instituteurs laïques au Canada français, 1836-1900, Presse de l'Université Laval, Québec, 1965
  • Les Secrets de l'écriture, Édition du Jour, Montréal, 1969
  • Monseigneur Laflèche, Collection « Les Classiques Canadiens », Fidès, Montréal et Paris, 1970
  • Pau, Pyrénées-Atlantiques (64), Éditions SAEP, Colmar, 1972
  • Votre écriture, Messieurs !, Éditions Ramsay, 1987 (ISBN 2-85956-621-X)
  • Une Visite avec Huysmans, Réunion des musées nationaux, 1989 (ISBN 2-7118-0563-8)
  • Pau, ville-jardin, Éditions Arthaud, Marrimpouey, 1992 (ISBN 2-7003-0432-2)
  • L'Écriture des stars, Éditions Ramsay, 1992
  • Le Bal des célibataires, Éditions Ramsay, 1992 (ISBN 2-84041-009-5)
  • Le Baron rouge, Éditions Ramsay, 1997 (ISBN 2-84114-269-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « http://www.liberation.fr/page.php?Article=382397 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  2. Corentin Chauvel, « Relation homosexuelle supposée de Jean-Marie Le Pen: Les réseaux sociaux s'enflamment, l'intéressé dément », 20 minutes,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gracianne Hastoy, André Labarrère… le parfum des capucines, postface de Cédric Michon, éd. Atlantica, 2006 (ISBN 978-2843949524)

Liens externes[modifier | modifier le code]