Ordre de Sainte-Ursule

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Ordre de Sainte-Ursule
image illustrative de l’article Ordre de Sainte-Ursule
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 1539
par Paul III
Institut ordre monastique
Règle Règle de saint Augustin
But éducation des filles, soins aux malades et aux nécessiteux
Structure et histoire
Fondation novembre 1535
Brescia (Italie)
Fondateur Angèle Merici
Patron Ursule Ledóchowska
Liste des ordres religieux

L'Ordre de Sainte-Ursule est un ordre religieux catholique fondé en novembre 1535 à Brescia en Lombardie (Italie) par sainte Angèle Merici (1474-1540). Il se consacre principalement à l'éducation des filles ainsi qu'aux soins des malades et des nécessiteux dans de nombreuses maisons qui en vinrent à être appelés couvents des Ursulines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sainte Ursule, par Benozzo Gozzoli, v. 1455-1460.

Fondation[modifier | modifier le code]

Contrairement aux congrégations catholiques de cette époque, la compagnie de Sainte-Ursule fondée par Angèle Merici est une nouvelle famille de religieuses non cloitrées et n'ayant pas prononcé de vœu public. Ces sœurs sont donc, en fait, des laïques qui se rencontrent souvent pour des congrès et des actes de dévotion, mais ne vivent pas en communauté. Dans ses écrits, Angèle Merici ne donne aucune consigne concernant leur apostolat. Quatre ans après sa mort la compagnie est reconnue par le pape Paul III. À la suite du concile de Trente (1545) entre autres, les Ursulines commencent à vivre en communautés retirées à Milan (1572) et à Avignon (1596). En 1572, le cardinal archevêque de Milan, saint Charles Borromée en modifie les institutions en soumettant les sœurs à la règle de saint Augustin. Les sœurs prononcent désormais des vœux et se voient imposer la vie commune. Elles se soumettent à l'autorité épiscopale. Le nouvel ordre ainsi créé est officiellement reconnu par Grégoire XIII. Seules les sœurs de Brescia conservent les institutions originales d'Angèle Merici. Le rayonnement des ursulines se répand en Amérique du Nord au XVIIe siècle, puis rapidement au monde entier.

Les différentes congrégations ursulines[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, 43 familles religieuses reconnaissent Angèle Merci pour fondatrice : ordre religieux, congrégations, fédérations, maisons autonomes, institut séculier... parmi lesquelles :

Apostolat[modifier | modifier le code]

Les Ursulines perpétuent l'œuvre d'éducation de leur fondatrice de manières diverses : accueil, établissements scolaires, accompagnement spirituel, dispensaires, aide aux plus pauvres.

Belgique[modifier | modifier le code]

C'est un évêque suffragant qui établit les Ursulines à Liège en 1614, en provenance de Bordeaux, souhaitant renforcer l'enseignement catholique aux frontières de la Réforme. Elles se fixent au Pont-de-Torrent derrière Saint-Denis. En 1619, elles demeurent en Souverain-Pont à Lombard et enfin, en 1642, dans la rue Hors-Château où elles vont rester jusqu'à l'époque du Royaume-Uni des Pays-Bas en 1817. La dernière Ursuline de Liège, Marie-Madeleine Lovinfosse, est décédée à l'âge de 84 ans à cette date[1]. La chapelle est construite en 1660.

Couvents de Belgique[modifier | modifier le code]

  • Couvent des Ursulines de Liège
  • Couvent des Ursulines de Mons fondé en 1648[2](première tentative de fondation en 1633)[3]
  • Couvent des Ursulines de Huy fondé par le Couvent des Ursulines de Liège
  • Couvent des Ursulines d'Herselt
  • Couvent des Ursulines de Dinant[4]
  • Couvent des Ursulines de Givet fondé par le suffragant fondateur du couvent de Liège: En 1623, Étienne Strecheus, qui était chanoine de l'église cathédrale de Liège et prévôt de Saint-Jean, érigea à Givet un couvent d'Ursulines soumis à la règle de la congrégation de Bordeaux.[5]
  • Couvent des Ursulines de Blaugies
  • Couvent des Ursulines de Stavelot fondé par des Ursulines d'Aix-la Chapelle[6]
  • Couvent des Ursulines de Tournai fondé en 1667[2]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Les couvents belges vont ensuite s'installer en Allemagne

Canada[modifier | modifier le code]

Marie de l'Incarnation, ursuline de Tours, et deux consœurs arrivent en Nouvelle-France en 1639 pour fonder une maison à Québec, dont le but est d'instruire et de convertir au christianisme les petites Amérindiennes. Des monastères seront par la suite créés, principalement au Canada francophone, dans les villes et villages suivants date de fondation entre parenthèses :

France[modifier | modifier le code]

Madeleine L'Huillier, veuve de Claude le Roux, sieur de Sainte-Beuve établit l'ordre des Ursulines dans le faubourg Saint-Jacques de Paris en 1608. Les Ursulines deviennent alors un ordre cloîtré et ajoutent les trois vœux ordinaires à celui de se livrer à l'éducation des jeunes filles. L'ordre se propage rapidement en France : en 1668, on compte déjà 310 maisons en France lui appartenant. Au cours des décennies suivantes l'ordre se développe à travers le royaume. Par exemple, les Ursulines s'installent à Laval en 1616, Quimper en 1621, en 1633 à Crémieu et à Valenciennes en 1654.

À Valenciennes, la Révolution française n'a initialement qu'une faible incidence sur leur vie quotidienne. L'arrêté de 1792 signifiant la fermeture de tous les couvents dans le Nord-Pas-de-Calais commence à les inquiéter.

En mars 1793, l'armée de la République est sous la menace des coalisés. Valenciennes est occupé par les troupes autrichiennes et anglaises. Après quelques moments de calme, les Français remportent la bataille de Fleurus en juin 1794 et reviennent à Valenciennes.

Un révolutionnaire nommé Lacoste entre à Valenciennes et procède à de nombreuses arrestations. En octobre 1794, les personnes arrêtées pour « crime d'émigration » et exercice d'une fonction interdite sous la protection de l'ennemi sont conduites à l'échafaud. Le nombre d'exécutions doit se situer autour de 60 à 70 personnes dont trente-sept prêtres, onze Ursulines, Brigittines et Urbanistes.

Dès 1792, réfugiées au couvent de Mons, six Ursulines rejoindront ensuite le couvent des Ursulines de Liège. Les onze Ursulines martyrisées furent béatifiées en 1920 par le pape Benoît XV.

En 1900, un nombre important de monastères français (installés en France ou à l'étranger) sont regroupés en un ordre international voué à l'apostolat : les Ursulines de l'Union romaine.

Couvents en France[modifier | modifier le code]

Auvergne-Rhône-Alpes[modifier | modifier le code]

Bourgogne-Franche-Comté[modifier | modifier le code]

Bretagne[modifier | modifier le code]

Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

  • Couvent des Ursulines de Beaugency, communauté en activité et affiliée aux Ursulines de l'Union Romaine.
  • Couvent des Ursulines de Blois, dans le Loir-et-Cher
  • Couvent des Ursulines de Bourges, dans le département du Cher
  • Couvent des Ursulines d'Orléans dans le Loiret, fondé en 1622
  • Couvent des Ursulines de Tours, en Indre-en-Loire, communauté en activité et affiliée aux Ursulines de l'Union Romaine.

Corse[modifier | modifier le code]

Grand-Est[modifier | modifier le code]

  • Couvent des Ursulines de Givet fondé par le suffragant fondateur du couvent de Liège
  • Couvent des Ursulines de Langres entre Troyes et Dijon.
  • Couvent des Ursulines de Reims dans la Marne, fondé en 1660, supprimé à la Révolution

Hauts-de-France[modifier | modifier le code]

Île-de-France[modifier | modifier le code]

Normandie[modifier | modifier le code]

  • Couvent des Ursulines d'Avranches
  • Couvent des Ursulines de Bayeux
  • Couvent des Ursulines de Caen, en activité, affilié aux Ursulines de l'Union Romaine.
  • Couvent des Ursulines d'Evreux
  • Couvent des Ursulines du Havre
  • Couvent des Ursulines de Mortain
  • Rouen

Nouvelle-Aquitaine[modifier | modifier le code]

  • Couvent des Ursulines d'Aire-sur-l'Adour
  • Couvent des Ursulines de Bayonne, fondé en 1920, en activité, affilié aux Ursulines de l'Union Romaine.
  • Couvent des Ursulines de Bazas, fondé en 1632
  • Couvent des Ursulines de Beaulieu-sur-Dordogne
  • Couvent des Ursulines de Bordeaux
  • Couvent des Ursulines de Brive-la-Gaillarde, fondé en 1607
  • Couvent des Ursulines d'Eymoutiers près de Limoges
  • Couvent des Ursulines de Langon, dans le département de la Gironde, fondé en 1607, supprimé à la Révolution[12]
  • Couvent des Ursulines à Sainte-Livrade-sur-Lot dans le département du Lot-et-Garonne, fondé en 1654 et supprimé à la Révolution
  • Couvent des Ursulines de Saint-Sever, supprimé à la Révolution, rétabli au XIXe siècle
  • Couvent des Ursulines de Tartas, fondé en 1780, supprimé en 1792, rétabli en 1808, fermé en 1964
  • Couvent des Ursulines de Tulle, en Corrèze, fondé en 1628

Occitanie[modifier | modifier le code]

  • Couvent des Ursulines d'Auch dans le département du Gers
  • Couvent des Ursulines d'Auvillar dans le Tarn-et-Garonne, fondé vers 1645
  • Couvent des Ursulines de Chirac, dans le département de la Lozère, fondé en 1818, en activité, affilié aux Ursulines de l'Union Romaine.
  • Couvent des Ursulines de Condom, dans le Gers, fondé en 1808, supprimé en 1905[13],
  • Couvent des Ursulines de Grenade en Haute-Garonne
  • Couvent des Ursulines d'Ispagnac
  • Couvent des Ursulines du Malzieu-Ville en Lozère
  • Couvent des Ursulines de Montpezat-de-Quercy, dans le Tarn-et-Garonne. Fondé en 1631 par Suzane d'Aster de Gramont, marquise de Montpezat, veuve d'Henri des Prés. Le couvent devient Maison Royale d’Éducation, par lettres patentes du roi Louis XIV en 1776. Rétabli en 1827, fermé en 1925.
  • Couvent des Ursulines de Pau
  • Couvent des Ursulines de Pézenas, dans l'Hérault, fondé en 1665 par des religieuses originaires du couvent de Marseille.
  • Couvent des Ursulines de Quezac en Lozère
  • Couvent des Ursulines de Serverette en Lozère, fondé en 1835 dans le château de Serverette du XIIIe siècle
  • Couvent des Ursulines de Sommières dans le département du Gard, fondé en 1660, dans la Rue Taillade à l'origine (aujourd'hui Espace Lawrence Durell) puis dans le Couvent des Cordeliers (Maison de Retraite "La Coustourelle" actuellement), celui-ci, suite à un échange au début des années 1800, s'installera au Couvent des Recollets Rue Abbé Fabre (emplacement actuel).
  • Couvent des Ursulines de Sousceyrac dans le département du Lot
  • Couvent des Ursulines de Malet (Saint Come d’Olt)

Pays-de-la-Loire[modifier | modifier le code]

Provence-Alpes-Côte d'azur[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gobert Th., Liège à Travers le âges, Les rues de Liège, t. 11, p. 37 Édition augmentée de 1924-1929, Culture et Civilisation, Bruxelles, 1975
  2. a et b René ROBAYE, Les acteurs de la justice: magistrats, ministère public, avocats, huissiers et greffiers du XIIe au XIXe siècle., Presse universitaire de Namur, , 245 p.
  3. « extension au 17 et 18 ier siècle Ursulines de l'Union romaine », sur site des Ursulines de l'union romaine en France, Belgique, Espagne (consulté le 10 décembre 2014)
  4. Christyn Jean-Baptiste, Les délices des Païs-Bas, L'évêché et la Principauté de Liège, t.4, p.73 et ss., p. 157, Ed. Bassonpierre Liège, 1769
  5. Lartigue J., Le Catte A.Givet. Recherches historiques, 12 pp., 1868, p.108:
  6. Christyn Jean-Baptiste, Les délices des Pays-Bas, t. 4, p. 170, Anvers, 1786: un couvent de Capucins et un d'Ursulines qui y sont venues depuis peu d'Aix la Chapelle
  7. Christyn Jean-Baptiste, Les délices des Pays-Bas, t. 4, p. 186, Anvers, 1786
  8. Le monastère de Clermont-Ferrand est associé aux Ursulines de l'Union romaine depuis le 13 mai 1968
  9. Après la Révolution, les Ursulines revinrent en 1808.
  10. Le site abrite désormais la mairie de Monfort-sur-Meu
  11. La communauté comprend en 1880, un pensionnat et une école gratuite pour les pauvres
  12. Le Musée Maurice Poignant occupe actuellement l'ancien couvent
  13. les lieux abritent actuellement le Lycée Bossuet.
  14. « Mairie d'Aups », sur aups-tourisme.com (consulté le 17 septembre 2016)