Monein

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Monein
Image illustrative de l'article Monein
Blason de Monein
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Le Cœur de Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Yves Salanave-Péhé
2014-2020
Code postal 64360
Code commune 64393
Démographie
Gentilé Moneinchon
Population
municipale
4 489 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 16″ nord, 0° 34′ 42″ ouest
Altitude Min. 109 m
Max. 357 m
Superficie 80,84 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Monein

Monein est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Moneinchon (Monenshon, a en béarnais)[1].

Monein, l'église.
L'entrée du parc du château.
Les halles.
La route de Monein.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Monein est une commune située dans le Béarn à l'ouest de Pau.

Situation de Monein

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par les affluents du gave de Pau suivants :

  • le ruisseau la Baïse[3] / Bayse et ses tributaires :
    • le ruisseau la Baysère ou Baïse de Monein[4] et ses affluents :
      • le ruisseau la Baylongue, formée du Chicqet du Caparrecq[5], et son tributaire :
        • le Laring ou ruisseau de Naudy et son affluent :
          • le ruisseau d'Antony
      • le ruisseau de Lassoure
    • le ruisseau la Lèze
    • l'ancien canal du moulin
    • le ruisseau du Coigt d'Arrens
    • le ruisseau de Bernatouse et son tributaire :
      • le ruisseau de Broucà
    • le ruisseau le Bert
    • le ruisseau de Rouède
  • le ruisseau le Luzoué[6] et ses affluents :
    • le ruisseau de Lassabaigt

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Arue ; comptait 47 feux en 1385.
  • Bourg-Neuf ; comptait 58 feux en 1385.
  • Candeloup ; comptait 49 feux en 1385.
  • Coos ; comptait 20 feux en 1385.
  • Loupien ; comptait 43 feux en 1385.
  • Marquemale ; comptait 7 feux en 1385.
  • Tresserre ; comptait 28 feux en 1385.
  • le Touilh et Lizà ; comptaient 24 feux en 1385.
  • Ucha ; comptait 39 feux en 1385.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Monein /munéŋ/ (cf. Munein) est basé sur le radical mun- (basque munho « colline ») et le suffixe aquitanique -eŋ[7]. Il est documenté[5] sous les formes Moneng (1127)[8], Moneing (1128)[9], Monen (XIIe siècle)[8] Munins (1154, Édrisi[10]), Monenh (1215)[11]), Sent-Girontz de Monenth (1434)[12], Monneinh et Mouneinh (1675)[13].

Son nom en béarnais et selon la norme classique est Monenh. Il est formé d'un anthroponyme d'origine basque, Muno, avec le suffixe -enh[14].

Hydronymes 
Les rivières étaient appelées localement Baïse (baisa), Lèze ou tout simplement Arriou (arriu).
Autres toponymes 
  • Arrègle : moulin sur la Baylongue
  • Baylongue de Baigt Loungue « vallée allongée » (Baglongue en 1441)[15].
  • Candeloup : versant ouest de la Baylongue
  • Les Castérasses : relief ; augmentatif de casterà, ancienne place forte.
  • Coos (lo Cos en 1385, lo Coz en 1675[13])
  • Larring / Laring / Larincq (Arinc en 1267[16], Larrinco en 1323[17], Larinc en 1441…), d'un ancien Larrinko (basque Larre « lande » — ou harri « roche » ? — et suffixe pré-celtique -enko) : bois traversé par le Laring ou Hibaruet.
  • Lizà (Lo Lisar en 1385, Lo Lizar en 1420) :
  • Loupien /lupijéŋ/ (Lopienh en 1385, Lopieng en 1657 ; comparer avec Loubieng).
  • Marca : ancien moulin.
  • Marquemale « limite dangereuse ».
  • Marquiza : ancien moulin sur la Baylongue
  • Oustaloup : bois où coule le Luzoué au niveau de Loupien
  • Le Trouilh (lo Trolh en 1385)
  • Uchaà ou Uxà (Uxar en 1385, Uxa en 1441…) : relief séparant les cours de la Baïsère et de la Baylongue.

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges (lames, grattoirs, bifaces) prouvent que le site de Monein était déjà très fréquenté au paléolithique et au néolithique.

Paul Raymond[5] associait la ville de Monein avec le peuple aquitain présumé des Monesi. Il s'agit en fait d'une mauvaise lecture du nom des Onesii (Pline le Jeune, livre IV) de Bagnères-de-Luchon[18].

Il note que Monein comptait une abbaye laïque dès le XIIe siècle, vassale de la vicomté de Béarn.

En 1385, Monein comptait 414 feux. Le bailliage de Monein était composé de Cardesse, Cuqueron et Monein.

Le roi Henri IV surnommait Monein « le Paris du Béarn »[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Monein a fait partie de l'arrondissement d'Oloron-Sainte-Marie jusqu'au . À cette date, elle appartient désormais à celui de Pau[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Léopold Joly DVG Conseiller général
1983 1989 Maurice Bahurlet PS Conseiller général
1989 1995 Maurice Bahurlet PS Conseiller général
1995 2001 Maurice Bahurlet PS Conseiller général
2001 2008 Yves Salanave-Péhé DVG Conseiller général
2008 2014 Yves Salanave-Péhé DVG Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[21] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le SIVU pour l'aménagement et la gestion des cours d'eau du bassin des baises ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement Gave et Baïse.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 489 habitants, en diminution de -0,75 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 520 5 159 5 396 5 405 5 028 5 131 5 373 5 163 5 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 926 4 637 4 793 4 454 4 494 4 361 4 362 4 234 4 236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 209 4 278 4 203 3 816 3 667 3 605 3 475 3 407 3 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
3 563 3 967 3 865 3 879 4 032 4 183 4 393 4 484 4 489
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois écoles primaires et d'un collège (collège Recteur-Jean-Sarrailh).

Depuis la rentrée de septembre 2011 l'école publique communale propose une filière bilingue français/occitan (dans sa variante locale gasconne-béarnaise) qui commence dès la maternelle.

Économie[modifier | modifier le code]

Vignoble à Monein à la période des vendanges.

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.
L'activité est principalement agricole (élevage, maïs). Une variété de pêche est également présente sur la commune, la roussane.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune possède un office de tourisme intercommunautaire, l'office de tourisme du Pays de Lacq, Cœur de Béarn[26]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil

Le monument aux morts est l'œuvre d'Ernest Gabard, sculpteur palois et soldat de la Grande Guerre.

Patrimoine religieux

L'église Saint-Girons date[27] des XVe et XVIe siècles. Elle est la plus grande église gothique du Béarn.

Elle abrite une charpente construite en cœur de chêne de cinquante mètres de long et de dix-huit mètres de hauteur, ayant la forme d'une double coque de navire renversé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au Moyen Âge
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
  • Jean Sarrailh, né à Monein le 14 octobre 1891 et mort à Paris le 28 février 1964, est un historien français, spécialiste de l'histoire et de la culture hispaniques aux XVIIIe et XIXe siècles ;
  • Le compositeur Henri Duparc a vécu plusieurs années à Monein ;
  • Marie Bartête (1863 Monein - 1938) qualifiée de "dernière bagnarde", orpheline, mariée à 15, veuve à 20. Elle commet un vol à l'étalage puis se range en se trouvant une place de bonne à Bordeaux ; malgré cela cette première condamnation sert de prétexte à sa déportation comme reléguée au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni dans le cadre du plan du Second Empire pour le repeuplement de la colonie. Une stèle lui rendant hommage a été inaugurée le 24 octobre 2014[29].
nées au XXe siècle

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au monde d'azur sommé d'une croix du même[30].
Blason Blasonnement :
De sinople au chef chevronné d'or et de sable.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

L'érudit béarnais Vastin Lespy, dans son Dictionnaire béarnais de 1887, mentionne une danse (proche du « saut » basque) moneinchone : Lo saut de Monenh. Pour cette raison peut-être, au gentilé monenshon il relève cette expression : Monenshons, gays e lurons, ajam cansons e vriulons (« Moneichons, gais et lurons, ayons des chansons et des violons")[31].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Monein
  3. Géoportail 1/10 000e
    Fédération Nationale pour la Pêche en France
  4. legifrance
  5. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  6. Noté Luzouré sur le site du Sandre
  7. D'origine discutée (-enko, -ain, -enn…).
  8. a et b Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  9. Titres de la commanderie d'Aubertin, publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  10. Édrisi, géographe arabe du XIIe siècle.
  11. Cartulaire d'Oloron - Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca.
  12. Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  13. a et b Réformation de Béarn — Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles — Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  14. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 192.
  15. not. d'Oloron, no 3 f° 115.
  16. Cartulaire d'Oloron f° 58
  17. ch. de Béarn, E. 953.
  18. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Escòla Gaston Febus, 1991.
  19. http://www.orgambide.com/region.html
  20. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de Pau, de Bayonne et d'Oloron-Sainte-Marie du département des Pyrénées-Atlantiques » [PDF], sur un site de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, (consulté le 3 janvier 2017).
  21. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. Site de l'office de tourisme Cœur de Béarn
  27. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Girons
  28. Marcel Douyrou, Bulletin de la Société de Borda, Dax, no 415, 1989.
  29. « Monein se souvient de sa "bagnarde" », sur La République des Pyrénées, (consulté le 28 novembre 2014)
  30. http://www.monein.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=68%3Aarmoiries-de-monein&catid=42%3Ahistoire&Itemid=63&lang=fr
  31. Dictionnaire béarnais , tome II page 77.