Béost

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Béost
Béost
L’abbaye de Béost.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-2
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Claudie Helip
2014-2020
Code postal 64440
Code commune 64110
Démographie
Population
municipale
220 hab. (2015 en augmentation de 3,29 % par rapport à 2010)
Densité 5,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 38″ nord, 0° 24′ 46″ ouest
Altitude Min. 484 m
Max. 2 688 m
Superficie 43,50 km2
Localisation

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Le village de Béost dans la vallée d'Ossau.
Mairie de Béost.
Monument aux morts de Béost.

Béost (en béarnais Biost) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Beostois[1].

L'ancien plan parcellaire de potagers, vergers et prairies de fauche reste encore visible. Il assurait la transition entre le village groupé et la zone de montagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département des Hautes-Pyrénées. Une grande partie des pâturages de montagne de la commune se trouve dans la vallée de l'Ouzom, à l'est de la vallée d'Ossau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée l'Ouzoum (affluent du gave de Pau) et ses affluents :

  • l'arrèc d'Arbaze
  • le ruisseau le Baudès et son affluent :
    • l'arrèc de Lagnères
  • l'arrèc de Groute et son affluent :
    • l'arrèc Arrendau et son affluent :
      • l'arrèc de Hournatèche
  • le ruisseau le Laussiès

La commune est également arrosée par le ruisseau le Canceigt (10 km en France), affluent du gave d'Ossau :

  • l'arrèc de Badeigs
  • l'arrèc de Carbouéras
  • l'arrèc Gros
  • l'arrèc de Serrémédat

Deux affluents du Valentin, lui-même affluent du gave d'Ossau, traversent la commune :

  • le ruisseau le cély et son affluent :
    • l'arrèc l'Arcascou
  • le ruisseau de Portaig

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bois d'Andreyt ;
  • Hameau de Bagès.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Béost[2]
Louvie-Soubiron
Laruns Béost Arbéost
(Hautes-Pyrénées)
Eaux-Bonnes Arrens-Marsous
(Hautes-Pyrénées)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Béost apparaît sous sa forme actuelle en 1355[3] (cartulaire d'Ossau ou livre rouge[4]) et sous la forme Sanctus Jacobus de Béost (1654[3], insinuations du diocèse d'Oloron[5]).

Le Bois d'Andreyt est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, Béost comptait 25 feux et 7 à Bagès et dépendait du bailliage d'Ossau[3].
Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Marcel Mazza    
2001 2008 Roger Bélesta-Labourdette    
2008 2014 Roger Bélesta-Labourdette    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[6] :

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2015, la commune comptait 220 habitants[Note 1], en augmentation de 3,29 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
427314400404410402390353326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
384378384373371358348323316
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309311286299272263268250242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
284275229219204197210212217
2015 - - - - - - - -
220--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Béost exploite les forêts par l'intermédiaire de l'Office National des Forêts. Le village accueille les touristes avec son camping, la colonie de vacances et les gites présents.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Béost : attenant à l'église. Cette ancienne abbaye laïque du XIIe siècle était une étape des pèlerins de Saint-Jacques. Elle devint au XVIe siècle une demeure seigneuriale dite château d’Aramitz, mousquetaire du roi et parent de la famille d’Espalungue[11]. La mère du fameux Mousquetaire, Catherine de Rague d'Espalungue s'était mariée avec Charles d'Aramits, Mousquetaire lui aussi. Ils ont eu un fils: Henri, l'un des personnages que le romancier Alexandre Dumas à fait entrer dans la légende. Le château appartient à l'association Los Auzelets qui se charge de le restaurer (chantiers de jeunes bénévoles).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jacques-le-Majeur datant des XIIe et XIIIe siècles : cette église pyrénéenne comporte un portail de marbre blanc et des retables classés des XVIe et XVIIIe siècle. Elle a fait l'objet d'une restauration complète au XIXe siècle. En 1968, un ossuaire d'une trentaine de squelettes humains fut découvert dans les combles du clocher. De source populaire, ils sont associés aux restes d'un groupe de pèlerins morts de la peste en 1602. [1]
Église de Béost.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune possède une école Calandreta (Calandreta aussalesa de Béost) depuis 1997.

École Calandreta de Béost.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierrine Gaston-Sacaze (1797-1893) fut un berger et un botaniste né au hameau de Bagès, au-dessus de Béost.
  • Robert Brefeil (1913-1962) fut un éminent folkloriste de la vallée d'Ossau. Il mit en musique un nombre important de danses.

La légende de Clara la Dame au Châle[modifier | modifier le code]

Pic de Ger et la Dame au Châle.

Il se dit dans la zone pastorale, et de passage par le col d'Aubisque, qu'une très veille dame, dénommée Clara, fut surprise à plus de deux mille mètres d'altitude par le froid et la neige. Simplement couverte d'un châle épais et marchant d'un bâton, elle fut surprise par un ours également désemparé. De peur elle lui jeta si fort son bâton qu'elle transperça le pic de Ger à près de 2 500 mètres d'altitude. L'ours apeuré pris la poudre d'escampette. Ce moment d'histoire locale, sans doute empreint de réalité non sourcée, est toujours gravé dans la pierre. En effet, sous le sommet du pic de Ger, le trou subsiste toujours et en son contrebas le visage de la dame avec son châle et les lèvres toutes gercées par le froid.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a, b, c, d et e Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  4. Cartulaire d'Ossau ou livre rouge, manuscrit du XVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  5. Insinuations du diocèse d'Oloron, manuscrits du XVIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 31 mai 2014)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. Le manoir d'Espalungue se trouve sur la commune de Laruns.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]