Jurançon

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Jurançon
Jurançon
L'hôtel de ville portant l'inscription Bi de rey - Rey dous bis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Billère et Coteaux de Jurançon
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées
Maire
Mandat
Michel Bernos
2014-2020
Code postal 64110
Code commune 64284
Démographie
Gentilé Jurançonnais
Population
municipale
7 113 hab. (2015 en augmentation de 2,15 % par rapport à 2010)
Densité 379 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 18″ nord, 0° 23′ 13″ ouest
Altitude Min. 159 m
Max. 365 m
Superficie 18,78 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.jurancon.fr/

Jurançon est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Jurançonnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine limitrophe de Pau par le sud-ouest.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route nationale 134 et par les routes départementales 2, 217, 230 et 268

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau et par ses affluents, les ruisseaux le Neez et Las Hies ainsi que par les tributaires de ce dernier, les ruisseaux l'Arribeu, de Capdehé et de Lahourcade.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Faur Dou Paysaa ;
  • Jurque ;
  • Mont-Rian ;
  • Rousse ;
  • Sobolle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jurançon[3]
Lons
(par un quadripoint)
Billère Pau
Laroin Jurançon Gelos
Saint-Faust Gan

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Jurançon apparaît sous les formes Jurenco (1263[4], collection Du Cange, no 1226), Juransoo' (XIIIe siècle[4], fors de Béarn[5]), Duransoo et Duranson (1376[4] pour ces deux formes, montre militaire de Béarn[6]), Juranssoo (1385[4], censier de Béarn[5]), Nostre-Done de Juranson (1484[4], notaires de Pau[7]), Guranso, Guiranso et Sanct-Johan de Juranson (respectivement 1538[4] pour les deux premières formes et vers 1540[4], réformation de Béarn[8]).

Son nom béarnais est Yurançou.

Le toponyme Jurque est mentionné en 1385[4] (censier de Béarn[5]).

Le toponyme Rousse apparaît en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’endroit fut occupé très tôt comme le prouvent les vestiges gallo-romains du IIIe siècle retrouvés au pont d’Oly sur les deux rives du Néez : sur la rive gauche une station thermale avec une pièce mosaïquée aux motifs figuratifs dont un Neptune entouré d’animaux marins, sur la rive droite une construction comprenant une galerie en hémicycle d’où partaient des pièces chauffées au sol orné de mosaïques polychromes. L'existence de la vigne remonterait à cette époque

C'est à partir du XIIe siècle que Jurançon devint un bourg vicomtal sous la protection de Gaston IV (en 1117), puis de Gaston Phoebus (en 1144). C'était un tout petit bourg, enclos de fossés naturels, aux maisonnettes étroites avec leurs jardins attenants. Les habitants étaient de modestes cultivateurs.

Lorsque la cour de Béarn s'installa à Pau en 1464, Jurançon (dit la Bielle) et surtout les coteaux (appelés Faget) furent colonisés par les nouveaux notables de la cour qui achètent des terres pour le vin qu'ils exportent.

Paul Raymond[4] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. En 1385, Jurançon comptait 54 feux et dépendait du bailliage de Pau.

Au censier de 1604 le bourg et les coteaux (qu'on appelait Bourdalat) totalisent respectivement 132 et 129 ostaus (maisons) ou bordes (granges). On compte 8 ostaus de cagots (une minorité persécutée depuis le Moyen Âge) sur les bords du Neez. La minorité protestante (après la restauration du catholicisme sous Louis XIII) y est très forte, et Jurançon gardera un des cinq derniers temples du Béarn.

Le fief de Jurque, créé en 1617, était également vassal de la même vicomté[4].

La rue Neuve (rue du 14-Juillet) se constitue depuis la construction du pont de pierre sur le gave, vers 1740. Ses prédécesseurs, en bois, avaient été emportés par les crues ou effondrés par le poids des charrettes. Maisons et granges se construisent, le village se dessine.
La partie basse du « vicq du Nées », depuis le moulin royal a vu s’étendre la place du Bernet et ses rues adjacentes. Le Bernet, signifie en béarnais, « lieu planté de vergnes (aulnes) ». Il appartenait au XVe siècle à des particuliers et Arnaud d’Abadie le vendit à la communauté le 3 juillet 1490, comme pacage public. Il devint place publique au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle il allait être le quartier des blanchisseuses. Les lavandières qui lavaient le linge dans le Néez travaillaient pour une clientèle locale, mais aussi paloise. Le linge lavé était ensuite mis à sécher dans les jardins mais aussi sur les places publiques.
Sous la Révolution on emprisonna les riches propriétaires des côteaux, M. de Perpignaa, M. de Ségure, M. de Navailles, Moureu, le maire, le curé, et les propriétaires des deux moulins qui étaient deux nobles. Mais ceux-ci retrouvèrent leur rang social juste après.
Quand Pau devint ville anglaise, Jurançon bénéficia de l'affluence de riches parlementaires qui s'y installèrent. Ils bâtirent ou agrandirent de magnifiques villas agrémentées de jardins ou de belles demeures sur les coteaux (château de Perpignàa, domaine de Mont-Plaisir, domaine Ollé Laprune ). Ces domaines témoignent de l'élégance architecturale de l'époque.
Un quart-est du village est dominé par le château de Louvie, qui existe depuis le XIVe siècle et possède 38 hectares formant un polygone entre la place de la Croix-du-Prince au nord, le croisement de l'actuelle rue de la République/avenue Rauski au sud-ouest, et le pont du Capitaine à Gélos à l'est. ce château est acheté le 16 juillet 1829 par Charles Jean XIV, roi de Suède, de Norvège, des Goths et des Vandales (né Jean-Baptiste Bernadotte, natif de Pau), qui en fait donation le 17 juillet 1829 à son neveu Joseph Félix Oscar, 2e baron Bernadotte (Pau, 10 novembre 1807 - Jurançon, 12 août 1883) qui épousa le 4 novembre 1841, à Labatut-Figuières, Pauline Gabrielle Louise Valérie de Navailles-Labatut (Béziers, 15 juillet 1823 - Les Angles, 14 février 1874), trois de leurs cinq enfants allaient naître à Jurançon [9].
[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jurançon Blason D’argent à l’inscription Jurancon en lettre capitales de sable, posée en barre et côtoyée de deux traverses alésées du même, accompagné en chef d’une grappe de raisin soudée d’or feuillée de sinople et en pointe de deux vaches colletées et clarinées de gueules passant l’une sur l’autre, le tout surmonté d’une couronne soudée aussi d’or[10].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Jurançon
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Ernest Cazenave    
Gaston Cambot    
Pierre Gabard    
Maurice Cassaing    
André Darets    
Louis Lucchini PS Ancien conseiller général du canton de Jurançon (1988 → 1992)
en cours Michel Bernos MoDem puis UDI
puis LREM[11]
Magistrat au TA de Toulouse et administrateur de sociétés
3e vice-président de la CA Pau Béarn Pyrénées (2017 → )

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jurançon fait partie de l'aire urbaine de Pau et est membre de six structures intercommunales[12] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • la communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées ;
  • le syndicat AEP de la région de Jurançon ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

La commune accueille le siège du syndicat AEP de la région de Jurançon.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Borja (Espagne) depuis le [13].

Le premier acte du jumelage de Jurançon avec Borja a eu lieu le à Borja. Les maires de l’époque sont André Darets pour Jurançon et Don Félix Martinez Lahuerta pour Borja. Le deuxième acte s’est déroulé à Jurançon le , avec le nouveau maire de Borja, Don Lorenzo Noguez Arrondo.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2015, la commune comptait 7 113 habitants[Note 1], en augmentation de 2,15 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6471 6211 4761 8282 0312 1862 1442 1242 578
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5912 1062 2072 4132 5462 5032 6142 6412 800
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9072 9213 4133 3913 6014 0294 3294 9065 561
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5 9306 8647 8677 3457 5387 3787 0877 0007 142
2015 - - - - - - - -
7 113--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jurançon fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Jurançon est une commune viticole du vignoble du Sud-Ouest. Elle se situe sur les aires géographiques de l'AOC Jurançon (vignoble du Jurançon), de l'AOC Béarn et de l'IGP Comté Tolosan[19].

La Fromagerie des Chaumes est installée sur le territoire de Jurançon. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

On peut voir à Jurançon divers éléments du patrimoine, témoins du passé tels que le fronton de la mairie où est inscrite la devise de la ville Bi dou Rey, rey dous bis (Vin du Roi, roi des vins) en rappel du baptême d'Henri IV de France avec une goutte de vin de Jurançon ainsi que le monument aux morts réalisé par le sculpteur Ernest Gabard.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle de Rousse.

La chapelle[20] de Rousse fut rénovée en 1854. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[21] date elle aussi du XIXe siècle.

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

La commune dispose de deux écoles primaires publiques (Louis-Barthou et Jean-Moulin)[22], d'une école primaire privée (Saint-Joseph), d'un institut d'éducation spécialisé privé (Notre Dame-de-Guindalos)[23], d'un collège privé (Saint-Joseph)[24] de la communauté des Frères des Écoles chrétiennes, d'un collège public (Ernest-Gabard)[25] et d'un lycée professionnel (André-Campa)[26].

Sports et équipements sportifs

Le marathon de Pau emprunte la route de Gan à Jurançon.

Le stade d'eaux vives, où s'entraine le champion olympique de canoë-kayak Tony Estanguet, fait partie des équipements sportifs de la commune.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Jurançon est desservie par le réseau de bus Idelis :

  •  T2  Jurançon LP de Jurançon <> Pau Centre Hospitalier
  •  P5  Pau Bocage <> Mazères L'Arriou
  •  P11  Gan Mairie <> Pau Pôle Bosquet
  •  C14  centre commercial pau porte des pyrénées <(Circulaire)> centre commercial pau porte des pyrénées
  •  Flexilis Zone Sud  Transport à la demande.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Jurançon, consultée le 2 décembre 2008
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a, b et c Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  9. Jean-Émile Prat, directeur de l’école communale de Jurançon, membre de la Société des science et lettres du Béarn, communication du 15 février 1913
  10. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=3065
  11. Législatives en Béarn : Michel Bernos (LREM) en tête du 1er tour, suivi de près par David Habib (PS), France Bleu, article du 11 juin 2017.
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  13. Annuaire des villes jumelées
  14. Site des villes et villages fleuris, consulté le 2 décembre 2017.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. Placido Llorca, « La commune viticole de Jurançon », sur Vin Vigne, (consulté le 7 novembre 2012)
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle de Rousse
  21. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame-de-l'Assomption
  22. Site de l'école Jean-Moulin
  23. Site de l'I.E.S. Notre-Dame-de-Guindalos
  24. Site du collège Saint-Joseph
  25. Site du collège Ernest-Gabard
  26. Site du lycée André-Campa

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]