Vialer

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Vialer
Centre du village de Vialer (64, France) avec son église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté de communes des Luys en Béarn
Maire
Mandat
Marie-Christine Maillot
2020-2026
Code postal 64330
Code commune 64552
Démographie
Population
municipale
185 hab. (2018 en diminution de 2,63 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 11″ nord, 0° 10′ 19″ ouest
Altitude Min. 138 m
Max. 286 m
Superficie 7,29 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Pau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Terres des Luys et Coteaux du Vic-Bilh
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Vialer

Vialer (en béarnais Lo Vialèr ou Lou Bialè) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vialer est située à l'extrême nord-est du département et au sud-est de Garlin.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 104, 143 et 219.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vialer est traversée[1] par un affluent de l'Adour, le Léez, et par des tributaires de celui-ci, les ruisseaux de Larrigan, du Gerp et de Roudigou.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Chaperot ;
  • Château ;
  • Cerisère ;
  • Coujet ;
  • Église ;
  • Gerp ;
  • Granges Soubirou ;
  • le Hameau ;
  • Lamarque ;
  • Lartigue ;
  • Laslanettes ;
  • Roudigou ;
  • Tisné.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vialer est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pau, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 228 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,1 %), zones agricoles hétérogènes (30,5 %), forêts (17,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Vialer apparaît sous les formes Lo Vieler de Tarnos (1385[9], censier de Béarn[10]), Vielaa (1402[9], censier de Béarn[10]), Lo Bialer, lo Vieler en Vic-Bilh, lo Vieller de Sanct-Johan-Podge, lo Vialer, le Vialler et Saint-Pierre du Vialer (respectivement 1542[9], 1544[9], 1546[9], 1554[9], 1675[9] et 1682[9], réformation de Béarn[11]).

Son nom béarnais est Lo Vialèr[12] ou Lou Bialè[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, Vialer semble avoir fait partie de Saint-Jean-Poudge : Paul Raymond[9] note qu'en 1385, Vialer qui s'appelle le Vialer (hameau) de Tarnos, dépendait du bailliage de Lembeye et comptait treize feux. En 1546, Vialer est appelé Vialer de Saint-Jean-Poudge. Vialer est sans doute une des créations villageoises du XIVe siècle[14]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 1995 ne sont pas encore connues.
1995 Jean-Baptiste Lafargue
2001 Jean-Baptiste Lafargue
2008 Jean-Baptiste Lafargue

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Vialer fait partie de six structures intercommunales[15] :

  • la communauté de communes du canton de Garlin ;
  • le SIVU de la voirie de la région de Garlin ;
  • le SIVU du Lées et affluents ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat d'irrigation de la vallée des Lées ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable Luy - Gabas - Lées.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2018, la commune comptait 185 habitants[Note 3], en diminution de 2,63 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
311278285380415426471427489
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
466436400376389372358294309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
305290297233228226226213200
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
198181163146149180194191190
2018 - - - - - - - -
185--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du madiran, du pacherenc-du-vic-bilh et du béarn et est incluse dans la concession du Vic-Bilh avec une exploitation pétrolière active.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Une demeure de notable, dite château de Loo[20] ou Trinquat, date du début du XIIe siècle puis fut remaniée au siècle suivant.

Vialer présente un ensemble de fermes et de maisons[21] datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Le moulin dit de Lahourcade ou de Ladevèze[14],[22] est porté sur le cadastre de 1819, le bâtiment actuel porte une date de 1838.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[14],[23], mentionnée au XVIIe siècle date essentiellement du XVIIIe siècle. Son clocher-porche terminé entre 1754 et 1756 en est l'élément le plus remarquable. Elle recèle du mobilier[24], une estampe[25], des verrières[26], une dalle funéraire[27] et des objets[28] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, une dalle, placée sur la voie publique, depuis conservée au musée de Morlaas, mentionnait qu'Isaac de Soubiron, seigneur de Loo, mort en 1721, avait été conseiller au Parlement de Toulouse[14].

Le peintre Roger Laüt s'est établi à Vialer depuis les années 1990[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Vialer, consultée le 19/11/08
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pau », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  9. a b c d e f g h et i Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  10. a et b Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385..
  11. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle »..
  12. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  13. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  14. a b c et d Ouvrage Collectif, Vic-Bilh, Morlaas, Montaneres, Pyrénées Atlantique, Inventaire Topographique, Paris, Imprimerie Nationale, , 720 p. (ISBN 2-11-080952-3), p. 610-612.
  15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château de Loo
  21. [1][2][3][4][5][6][7][8][9][10] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur les fermes et maisons anciennes
  22. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le moulin de Ladevèze
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Pierre
  24. [11][12] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église Saint-Pierre
  25. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur l'estampe de l'église Saint-Pierre
  26. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église Saint-Pierre
  27. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la dalle funéraire de l'église Saint-Pierre
  28. [13][14][15][16][17] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église Saint-Pierre
  29. Laure Laüt-Taccoen, « Roger Laüt », sur rogerlaut.com, a août 2014 (consulté le 29 juillet 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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