Buxerolles (Vienne)

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Buxerolles
Image illustrative de l'article Buxerolles (Vienne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Poitiers-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Poitiers
Maire
Mandat
Jean-Louis Chardonneau
2014-2020
Code postal 86180
Code commune 86041
Démographie
Gentilé Buxerollois
Population
municipale
9 974 hab. (2013)
Densité 1 096 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 54″ Nord 0° 21′ 00″ Est / 46.5983333333, 0.35
Altitude Min. 65 m – Max. 124 m
Superficie 9,10 km2
Localisation

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Buxerolles
Liens
Site web buxerolles.fr

Buxerolles est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Située dans l'agglomération de Poitiers, c'est la troisième ville du département en nombre d'habitants après Poitiers et Châtellerault, comptant près de 10 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Buxerollois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Buxerolles est majoritairement située sur la hauteur du plateau calcaire où est implantée l’agglomération de Poitiers. Ce plateau est interrompu par une vallée sèche, la vallée des Buis au nord, et par la vallée du Clain à l’ouest.

Buxerolles se situe dans l'agglomération de Poitiers, au nord du centre-ville de Poitiers, sur la rive droite du Clain.

Buxerolles se situe à environ 4 km de Poitiers, 144 km de La Rochelle, 123 km d'Angoulême, 80 km de Niort, 255 km de Bordeaux et à 334 km de Paris.

La commune est proche du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches de Buxerolles sont Poitiers, Migné-Auxances, Montamisé et Chasseneuil-du-Poitou.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Buxerolles présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[2] :

  • pour 62 %, de groies moyennement profondes sur les plaines : les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vites
  • pour 1 % de calcaire dans les vallées et terrasses alluviales,
  • pour 38 % par l'agglomération.

En 2006, 45 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 3 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 52 % par des zones construites et aménagées par l'homme (agglomération)[3].

La forêt privée représente, en 2007, 79 hectares soit 9 % du territoire communal[4]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15 %, et 29,2 % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau,...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Clain sur une longueur de 2,2 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en zone de répartition des eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’ eutrophisation[3].

Le Clain bénéficie d’un classement afin de protéger ou de restaurer sa continuité écologique: la construction de tout nouvel ouvrage faisant obstacle à la continuité écologique est interdit et des aménagements doivent être réalisés afin d’assurer ou de rétablir la libre circulation des poissons migrateurs et le transit des sédiments[6].

9 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[8], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau Vitalis.

Bus

La commune est desservie par les lignes du réseau de transports en commun Vitalis.

Du lundi au samedi : 3, 10, 13, 16, S1 et S4. Le dimanche : D.

Les lignes 3, 10, 13 et D desservent l'hôtel de ville.

Deux parcs-relais sont situés sur la commune : Espace des Vignes près de l'arrêt Salle des sports (ligne 13) et stade Michel-Amand (La Pépinière) près de l'arrêt Vélodrome (lignes 3 et 16). Dans les faits, les abords de l'hôtel de ville sont aussi utilisés comme parc-relai.

Train

Les gares et les haltes ferroviaires proches de Buxerolles sont :

Aéroports

Les aéroports ou aérodromes proches de Buxerolles sont:

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait du latin buxus qui est le nom du buis. En 1296, son nom était Buxeroles, puis, en 1322: Buyxeroles. En 1334, il se dénomme Busolles ; en 1752 : Bucerole et en 1786 : Buxcerolle[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Longtemps simple hameau, Buxerolles est aujourd'hui la troisième commune du département avec près de 10 000 habitants.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

En 2004, des fouilles archéologiques réalisées lors de la création de la résidence «le Pas de Saint Jacques», ont révélé des vestiges de plusieurs époques. Les plus anciens datent du néolithique moyen (vers 2400 avant J.C.) : une petite nécropole avec six inhumations. Des fosses circulaires et des trous de poteaux attestent d’un bâtiment de type agricole attestent de la présence humaine t à l’âge du bronze ancien (1800 avant J.C.). L’âge du fer (vers 400 avant J.C.) est illustré par les traces de six bâtiments modestes au centre d’une zone d’activités dont des silos à grains, un four et un métier à tisser. À côté de cet important site archéologique, des sondages et des fouilles ont permis de mettre au jour des sépultures gallo-romaines ou d’époque mérovingienne et carolingienne au Planty et près de l’église du bourg. Buxerolles était située sur l'une des plus importantes voies de communication de la Gaule romaine: la via Turonensis.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Situé sur les chemins de Saint-Jacques, Buxerolles était le lieu de passage des pèlerins. Ils s'y arrêtaient pour se recueillir sur une étrange empreinte, dite le Pas de Saint-Jacques.

La paroisse de Buxerolles, constituée autour de l’église romane, est citée pour la première fois en 1226. Sous l’Ancien Régime (XVIe et XVIIIe siècles), le territoire devient la propriété de notables poitevins qui acquièrent fiefs et terres à rente auprès des abbayes. Buxerolles est alors partagée en trois seigneuries. Au sud-ouest, l’abbaye Sainte-Croix contrôle le Planty, les Bizais, la Varenne, une partie de Lessart et de la Charletterie. À l’est, la seigneurie de la Loubantière relève de la tour Maubergeon de Poitiers jusqu’au XVIe siècle. La seigneurie de Buxerolles, regroupe Lessart, Clotet, le bourg où se trouvent l’église et la métairie seigneuriale, et des terres au nord-est, les coûtreries, propriétés d’ecclésiastiques poitevins.

Les débuts de la commune[modifier | modifier le code]

Buxerolles accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires[10].

Le cadastre du début du XIXe siècle montre le caractère agricole et viticole du bourg et des hameaux excentrés. Ils sont reliés directement à Poitiers par des chemins de direction nord/sud. La vie économique et sociale ne change pas jusque dans les années 1850. Puis dans le contexte général d’augmentation démographique en France, la population s’accroît. Elle passe de 305 habitants en 1821 à 885 en 1901, vivant toujours en grande partie de l’agriculture, malgré le phylloxéra qui détruit la vigne à partir de 1878. Cet accroissement de population entraîne en 1867 la construction d’une mairie et d’une école à côté de l’église du bourg.

XXème siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, l’exode rural est compensé par l’arrivée de rentiers et de retraités.

Entre les deux guerres, les réseaux d’adduction d’eau (avec le premier château d’eau en 1935 à la Vallée), d’électricité et de bus sont prolongés à partir de Poitiers et améliorent les conditions de vie.

La cité des Castors[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, face au manque de logements, des sociétés « Castors » se créent : il s'agit d'un mouvement coopératif où chacun construit lui-même sa maison. À Buxerolles, c'est en 1949 que débute l'aventure des Castors. Outre la réalisation de 144 maisons individuelles, c'est un véritable quartier qui a émergé, comprenant un centre commercial, une salle des fêtes, une école et une église, édifiée en 1962. La construction de la cité des Castors a marqué un tournant dans l'histoire de Buxerolles : désormais, la commune est entrée dans l'ère de l'urbanisation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Buxerolles fait partie de la communauté d'agglomération de Grand Poitiers.

Depuis 2015, Buxerolles est dans le canton de Poitiers-2 (No 14) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Buxerolles était dans le canton No 22 de Poitiers 2 dans la 1re circonscription.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1989 Marcel Varliette    
1989 mars 2001 André Messy (1926 - 27 février 2011)    
mars 2001 12 juin 2011 Jean-Marie Paratte (19 juin 1947 - 12 juin 2011)[11] PS Conseiller général jusqu'en 2011(décédé en cours de mandat lors d'une chute à la montagne)
Juin 2011 en cours Jean-Louis Chardonneau DVG  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion de l’eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Le syndicat mixte d'aménagement du Clain est chargé de la gestion des rivières.

La commune a adhéré à un SAGE (schéma d'aménagement et de gestion des eaux): SAGE Clain. Les schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) définissent les objectifs et les règles, au niveau local, afin de concilier la satisfaction des différents usages, la préservation et la valorisation de ce patrimoine, et de gérer collectivement, de manière cohérente et intégré, la ressource en eau sur un bassin. Toutes les décisions prises dans le domaine de l’eau par les services de l’État et les collectivités locales doivent en effet être compatibles avec le SAGE [12].

La directive-cadre sur l'eau (D.C.E.) adoptée par l’Europe en 2000 impose l’atteinte d’un bon état des eaux en 2015. Afin de respecter ces objectifs, des états des lieux ont été réalisés, des enjeux identifiés, puis des programmes de reconquête ont été élaborés, avec la définition de politiques à conduire et d’actions à mener, pour la période 2010-2015. Ces actions sont définies par Unité Hydrographiques de Référence (U.H.R.), c'est-à-dire par territoire ayant une cohérence hydrographique (bassin versant) , de l’habitat et des organismes qui y vivent, hydrogéologique et socio-économique. La commune appartient ainsi à l' U.H.R Clain [3].

Protection de l’environnement[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, la commune est signataire de la charte Terre Saine "Votre commune sans pesticides. La charte Terre Saine Poitou-Charentes invite les communes et les établissements publics intercommunaux à participer à la réduction des pesticides et à la préservation d'un environnement sain en région Poitou-Charentes.

La commune a, aussi, adhéré au projet "Valorisation de la biodiversité des bords de routes et des chemins" que propose depuis 2009, l'association « Vienne Nature ». L’objectif du projet est de faire prendre conscience de l’intérêt paysager et fonctionnel des bords de routes et des chemins en évaluant leur richesse biologique. En effet, la gestion écologique des bords de routes est souvent mal perçue et doit être accompagnée d'une phase de sensibilisation et d'information (articles de presse, site internet, panneaux d'information, sortie de terrain...). Une notice de gestion des bords de routes plus respectueuse de l'environnement a été réalisée par l’association et adapté au cas de la commune.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Buxerolles est jumelée avec Datça en Turquie et La Robla en Espagne. Elle entretient des relations amicales avec Belluno en Italie.

Labellisation[modifier | modifier le code]

  • La commune bénéficie du label donné par le comité des Villes et Villages fleuris et a, ainsi, obtenu deux fleurs en 2015.
  • Depuis 2009, la commune est signataire de la charte Terre Saine "Votre commune sans pesticides" (voir Politique environnementale/Protection de l’environnement).
  • En 2010, la Ville a reçu la distinction "Agenda 21 local" par le Ministère de l'Ecologie et du Développement durable, confirmée en 2014.
  • Aux côtés de Poitiers et de l'agglomération du Grand Poitiers, Buxerolles s'est engagé en 2013 dans la démarche du label européen Cit’ergie, pour une période de quatre ans, afin d’améliorer son action de lutte contre le changement climatique.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 9 974 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
274 282 286 305 327 376 388 476 476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
528 577 598 648 700 814 867 831 829
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
885 876 866 889 919 956 1 007 1 211 2 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
3 293 4 064 5 156 5 466 6 337 8 787 9 298 9 879 10 080
2013 - - - - - - - -
9 974 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 1 108 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La ville est la troisième commune la plus peuplée du département de la Vienne[15]

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 10 298 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (218 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 10 080 habitants.

La commune appartient à la communauté d’agglomération de Poitiers qui connait un certain dynamisme démographique puisque sa population s’est accrue de 1,32 % par an en moyenne sur la période 1999- 2006 (Ce taux est de 0,7 % pour le département). Ceci illustre le constat démographique suivant : des zones rurales qui perdent de plus en plus d’habitants au profit d’une zone périurbaine autour de Poitiers et de Châtellerault. Cette vaste zone concentre 70 % de la population du département (soit environ 300 000 personnes) et 25 % des moins de 20 ans. En outre, en supposant le maintien des tendances démographiques depuis 1990, entre 2006 et 2020, la population de l’aire urbaine de Poitiers devrait s’accroître de +16,5 % et celle de Châtellerault de +5,0 %[16]. La population de la commune devrait donc continuer à croitre. Toutefois, en 2014, Buxerolles qui a gagné près de 4 000 habitants depuis 1990 stagne cette année (perte de 15 habitants) pour la première fois depuis longtemps alors que de 2007 à 2012 sa population augmentait, en moyenne annuelle, de 0,6 %.

La répartition par sexe de la population est la suivante:

  • en 1999 : 47,4 % d'hommes et 52,6 % de femmes.
  • en 2004 : 47,1 % d'hommes et 52,9 % de femmes.
  • en 2010 : 46,2 % d'hommes pour 53,8 % de femmes.
  • en 2011 : 46,5 % d'hommes pour 53,5 % de femmes.

En 2004:

  • Le nombre de célibataires était de : 37,9 % dans la population,
  • Les couples mariés représentaient 48,9 % de la population,
  • Les divorcés sont 7,3 %,
  • Le nombre de veuves et veufs était de 6 %.

Les plus de 60 ans représentent,en 2011, 23,70 % de la population. La moyenne départemental en 2006 était de 23 %. La population de Buxerolles est moyennement jeune, résultat d'un certain dynamisme démographique mais un taux faible du solde naturel. La population augmente grâce à son solde migratoire largement positif sur 10 ans.

Solde naturel de Buxerolles de 1999 à 2009 fut de + 369 habitants (+ 4 %):

  • en 2008 : 108 naissances et 75 décès,
  • en 2007 : 120 naissances et 77 décès,
  • en 2006 : 115 naissances et 74 décès,
  • en 2005 : 104 naissances et 64 décès,
  • en 2004 : 86 naissances et 68 décès,
  • en 2003 : 94 naissances et 63 décès,
  • en 2002 : 101 naissances et 60 décès,
  • en 2001 : 99 naissances et 62 décès,
  • en 2000 : 89 naissances et 53 décès,
  • en 1999 : 104 naissances et 62 décès,

Son taux de natalité en 2011 s'élève à 9,59 ‰. Il est inférieur au taux de natalité de 2010, qui est de 13,34 ‰ et il reste moins important que le taux national (12,62 ‰). Au niveau des décès, le taux de mortalité atteint 8,89 ‰, ce qui est supérieur à celui de l'année précédente (7,66 ‰). Le taux de mortalité français est, quant à lui, plus bas que celui de la ville (8,35 ‰).

Solde migratoire de Buxerolles de 1999 à 2009 fut de + 942 habitants (+ 10 %).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Buxerolles dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et ses écoles primaires dépendent de l'Inspection académique de la Vienne. Cinq établissements scolaires sont ouverts:

  • École maternelle publique Le Bourg qui peut accueillir une centaine d'élèves,
  • École maternelle publique Le Planty qui accueille 186 élèves,
  • École primaire publique Le Bourg qui reçoit 182 élèves,
  • École primaire publique Le Planty qui accueille 276 élèves,
  • Collège Jules-Verne accueille près de 500 élèves.

Économie[modifier | modifier le code]

Buxerolles bénéficie de sa position dans l'agglomération de Poitiers et possède quatre zones d'activité contribuant au dynamisme économique de la ville :

  • Le centre-ville, regroupe une cinquantaine de commerces et professions libérales ainsi que plusieurs services publics (Mairie, Bibliothèque, crèche, relais assistantes-maternelles).
  • La zone d'activité économique du Pas de Saint-Jacques au nord, créée en 1991, regroupe une quinzaine de commerces et entreprises dont un cinéma.
  • Le secteur de La Charletterie, situé à la fois sur Poitiers et Buxerolles, regroupe elle aussi une quinzaine de commerces et entreprises.
  • La zone artisanale et économique du Tilleul, créée en 1984, regroupe une vingtaine de commerces et entreprises principalement dans les secteurs du bâtiment, du textile, des transports et de la formation ;

Le pôle économique de l'Ormeau regroupe des entreprises de divers secteurs.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[17], il ne reste que 2 exploitations agricoles en 2010 contre 7 en 2000. Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 136 hectares en 2000 à 128 hectares en 2010.

Commerce[modifier | modifier le code]

Buxerolles, en 2012, dispose de 13 commerces sur son territoire :

Un marché important a lieu une fois par semaine sur la place des Castors, le jeudi matin.

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de:

  • en 1999: 68, 6 %,
  • en 2004: 72,7 %,
  • en 2012: 75,3 % (Le taux d’activité moyen du département de la Vienne est de 55,9 % en 2012 [18].)

Le taux de chômage:

  • en 1999, il était de 9,4 %.
  • en 2004 était de 8,5 %,
  • en 2010 : 10 %
  • en 2012 : 12,8 %
  • en 2014: 7,7 % (moyenne nationale est de 10,4 % fin 2014).

Les retraités et les pré-retraités représentaient 21,2 % de la population en 2004 et 17,2 % en 1999.

La répartition de la population par catégorie socioprofessionnelle est la suivante en 2009:

  • Agriculteurs : 0,00 %
  • Artisans : 3,44 %
  • Cadres: 18,28 %
  • Professions intermédiaires : 31,23 %
  • Employés : 34,51 %
  • Ouvriers : 12,54 %

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le cimetière actuel de Buxerolles a été mis en place en 1873, soit bien après de décret du 23 prairial An XII (12 juin 1804). Ce décret imposait, pour des raisons essentiellement hygiéniques, l’éloignement des cimetières des lieux d’habitation et des puits. De ce fait, le cimetière a été déménagé de son site traditionnel: les abords de l’église qui offrait la proximité avec Dieu et la cité céleste, symbolisée par l’édifice cultuel, vers l’emplacement actuel. Le cimetière, a depuis, fait l’objet de deux extensions, liées à l’accroissement spectaculaire de sa population depuis l’après Deuxième Guerre mondiale. Avant la séparation de l’Église et de l’État, le cimetière était uniquement réservé aux Catholiques. La loi de 1905 a permis notamment aux Protestants (mais aussi à d’autres confessions) d’y être enterrés sans signes distinctifs. Le cimetière de Buxerolles, est d’un point de vue patrimonial un véritable conservatoire de l’art funéraire et des comportements devant la mort. Ainsi, plus de vingt types de sépultures sont visibles plus ou moins sophistiquées, qui va de la simple pierre tombale avec une épitaphe gravée jusqu’à la chapelle de style néo-gothique très travaillées. Les aménagements des tombes révèlent le rang social et la richesse du défunt. L’art funéraire a évolué au fil du temps. Ainsi, typique du XIXe siècle, deux chapelles de l’ancien cimetière sont ornées de sculptures. Elles abritent un autel, des prie-Dieu et ses baies sont fermées par des vitraux tandis que la porte est de style néogothique. D’autres tombes sont ornées d’une façade d’église. D’autres se signalent par une colonne qui symbolise le lien de la terre au ciel ; certaines sont brisées (souvent sur les tombes de personnes non catholiques, athées ou déistes). Les tombes des prêtres sont recouvertes d’une étole. Au XXe siècle, les décorations évoluent: des porcelaines décoratives ou des photos apparaissent sur les pierres tombales et des tombes sont ornées de couronnes de perles confectionnées par des prisonniers. L’époque actuelle se caractérise par des formes de plus en plus pures, les épitaphes se font discrètes voire disparaissent, le choix des matériaux (plus ou moins luxueux), les volumes plus ou moins complexes en fonction de son rang social ou de sa richesse, priment sur les éléments décoratifs qui ont tendance à disparaitre complètement.
  • Manoir de Clotet.
  • Manoir de la Loubantière.
  • Manoir de la Charletterie.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Philippe et Saint-Jacques. Sur l'emplacement actuel de l'église du bourg, plusieurs constructions se sont succédé entre le XIe et le XIXe siècle. Une église est construite au XIe siècle. De dimensions relativement modestes (environ 22 m sur 8 m), celle-ci est agrandie au XIIe siècle. Au XIVe, un clocher de style roman vient compléter l'édifice. Malheureusement, la bâtisse étant dans un état de délabrement avancé, celle-ci doit être reconstruite entre 1867 et 1869.
  • Église Notre-Dame-de-l’Annonciation dite du Planty, inaugurée en 1962, fut construite par les Castors.
  • Salle de lecture du culte antoiniste.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La commune possède une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [19] qui couvre 17 % de la surface communale : la Vallée des Buis.
  • Le site Puy Mire est classé comme monument naturel [20].
  • Les vallées sèches de Buxerolles qui couvrent 4 % du territoire communal sont protégées au titre des Espaces Naturels Sensibles. Elles sont gérées par le Conservatoire d'espaces naturels de Poitou-Charentes.
  • Les parcs de Valvert et de la Robla.

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • Méga CGR : 12 salles de cinéma.
  • La bibliothèque municipale Léopold-Sédar-Senghor.
  • Une salle de spectacle : La Rotative.

Équipement sportif[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Augris, photographe et historien, a passé son enfance à Buxerolles.
  • Robert Buchet, dit Bubu, était l'une des figures les plus pittoresques du sport automobile ; il y repose en son cimetière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. a, b et c Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. Centre Régional de la propriété forestière de Poitou-Charentes - 2007
  5. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  6. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2012-2013
  7. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  8. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  9. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  10. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 195
  11. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  12. Office International de l'eau, 2014
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  15. les chiffres clés de l’Économie de la Vienne – 2011
  16. Etude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  17. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  18. Les chiffres-clés de l’économie de la Vienne - CCI Vienne et Insee
  19. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  20. DREAL Poitou-Charentes / SDAP, 2013
  21. Poitou-Charentes Nature, 2000