Sainte-Colome

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Sainte-Colome
Ruines du château.
Ruines du château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-2
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Jean-Pierre Garrocq
2014-2020
Code postal 64260
Code commune 64473
Démographie
Gentilé Saints-Colombiens/Saints-Colomois
Population
municipale
351 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 12″ nord, 0° 24′ 06″ ouest
Altitude Min. 347 m – Max. 618 m
Superficie 9,35 km2
Localisation

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Sainte-Colome est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants s'appellent les Saints-Colombiens ou Saints-Colomois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par un affluent du Béez (affluent du gave de Pau), le ruisseau le Landistou (12,5 km en France).
Sainte-Colome est également arrosée par le ruisseau d'Ombratiou et son affluent, le ruisseau de la fontaine de Mesplé, lui-même alimenté sur le territoire de la commune par le ruisseau de Subercase. Le ruisseau d'Ombratiou se jette dans le ruisseau Lestarrès, affluent du Béez.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Vic de Hoges de haut ;
  • Village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Claveau de porte daté 1563.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme apparaît sous les formes Sancta-Columba (vers 1100[1], titres de Mifaget[2]), Sente-Colome (1277[1], cartulaire d'Ossau ou Livre rouge[3]), Sanctus-Silvester de Sainte-Colome (1655, insinuations du diocèse d'Oloron[4]), Sainte-Colomme (1863, dictionnaire de Paul Raymond[1]).

Selon la légende le nom vient de sainte Colombe, jeune martyre à Sens vers l'an 300[5].

Son nom béarnais est Senta-Coloma.

Andouste, mont situé sur la commune, est mentionné en 1443[1] sous la forme Andoste (règlement de la Cour Majour[6]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant les XIIe et XIIIe siècles, les seigneurs de Sainte-Colome se livrèrent à des expéditions punitives contre les habitants de la commune limitrophe de Pont-Long. En 1385, Sainte-Colome comptait 91 feux et dépendait du bailliage d'Ossau. Au XIVe siècle, la grande peste fut particulièrement virulente et l'on dénombra 90 décès à Sainte-Colome et 40 au hameau du Bourdelat. En août 1569, en pleine guerre de Religion, Sainte-Colome a été victime d'une attaque de Montgoméry.

Paul Raymond note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
La commune de Lys a été séparée de Sainte-Colome en 1858.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Paul Garrocq    
2001 2008 Jean Boussou    
2008 2014 Jean Boussou    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de six structures intercommunales[7] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Ossau ;
  • le syndicat d’eau de la vallée d’Ossau ;
  • le syndicat d’électrification du Bas-Ossau ;
  • le syndicat de la perception d'Arudy ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique de Sainte-Colome et Sévignacq-Meyracq ;
  • le syndicat intercommunal d'assainissement de Sainte-Colome.

Sainte-Colome accueille le siège du syndicat de regroupement pédagogique de Sainte-Colome et Sévignacq-Meyracq.

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 351 habitants, en diminution de -1,13 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 591 1 441 1 487 1 460 1 680 1 740 1 826 1 777 1 755
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 789 676 654 630 616 589 603 574 543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507 508 486 434 386 358 315 321 299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
322 280 284 256 283 268 334 362 351
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage ainsi que vers l'horticulture (hibiscus). Sainte-Colome fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Des carrières de marbre, aujourd'hui fermées, subsistent sur le territoire de la commune.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Saintecolome3.JPG
Ruines du château.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Saintecolome1.JPG
  • Grottes préhistoriques ornées de peintures rupestres, où des silex ont été trouvés.
  • Oppidum protohistorique.
  • Château, ancienne maison forte des XIIIe et XIVe siècles, inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques le 29 avril 1999[12]. Il a été incendié en 1569, lors de la campagne des Huguenots pour reprendre le Béarn à Charles IX[13]. Durant cet épisode (troisième guerre de religions), les Huguenots étaient commandés par Gabriel de Montgomery, lieutenant général de la reine de Navarre, Jeanne III d'Albret.
  • Maisons du XVIe siècle et du XVIIe siècle. Certaines s’ornent de linteau ouvragé ou de personnages et d'angelots encadrant les fenêtres.
  • Lavoir.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Eglise Saint-Sylvestre de style gothique flamboyant, des XVe et XVIe siècles, classée Monument Historique le 12 juillet 2001[14]. L'église contient un certain nombre d'objets classés[15] :
    • deux sculptures : une Vierge à l'Enfant[16] et un Christ en croix[17]
    • deux tableaux : Vierge et St Jean devant la Croix[18], et St François-Xavier tenant un crucifix et un livre[19]
    • le retable latéral sud et sa sculpture : St Sébastien[20]
    • Autel, retable et tableau : Assomption de la Vierge[21]
    • Autel, retable, gradin d'autel, tabernacle, statues (maître-autel)[22]
    • le lutrin[23]
    • les fonts baptismaux et leur décor[24]
    • un confessionnal[25]
    • le châsse-reliquaire de Ste Colome[26]
  • Étape sur le chemin du Piedmont pyrénéen (ou el cami deu pé de la coste), un itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • Calvaire du Boilä Trois croix, dominant le village.

Sainte Colome se trouve sur deux itinéraires du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Celui de la voie du piémont qui passe par Sévignacq-Meyracq et Bescat pour rejoindre Oloron Sainte-Marie et un autre qui passe par Louvie-Juzon pour gagner Laruns.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire et un parc de jeu aménagé par la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  2. Cités par Pierre de Marca dans son Histoire de Béarn
  3. Cartulaire d'Ossau ou livre rouge, manuscrit du XVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  4. Insinuations du diocèse d'Oloron, manuscrits du XVIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  5. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 75.
  6. Cour Majour de Béarn, registres manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Notice no PA64000033, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Gabriel, comte de Montgomery », sur http://www.larousse.fr (consulté le 12 mars 2017)
  14. Notice no PA00084489, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Liste des notices pour la commune de Sainte-Colome », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Notice no PM64002428, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Notice no PM64002427, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Notice no PM64002425, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. Notice no PM64002424, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. Notice no PM64002426, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Notice no PM64002419, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. Notice no PM64000389, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. Notice no PM64002423, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. Notice no PM64002422, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. Notice no PM64002421, base Palissy, ministère français de la Culture
  26. Notice no PM64002420, base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]