Sauvelade

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Sauvelade
Sauvelade
L'abbaye de Sauvelade, l'église et les bâtiments.
Blason de Sauvelade
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Le Cœur de Béarn
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Jean-Claude Morère
2014-2020
Code postal 64150
Code commune 64512
Démographie
Population
municipale
265 hab. (2015 en diminution de 1,12 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 33″ nord, 0° 42′ 24″ ouest
Altitude Min. 92 m
Max. 251 m
Superficie 11,86 km2
Localisation

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Sauvelade, village du Béarn, est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Sauvelade est une commune du Béarn, située au sud d'Orthez.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 110 et 275.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le Laà, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, les ruisseaux de Mesplaterre et Les Salières, ce dernier étant lui-même rejoint sur la commune par le ruisseau La Barsalonne.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Abadie ;
  • Beigbeder ;
  • lou Boscq ;
  • Cap deu Boscq ;
  • Deça deu Laà ;
  • Hiallards ;
  • Lasserre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sauvelade[2]
Loubieng Maslacq
Audaux
(par un quadripoint)
Sauvelade Lagor
Bugnein Vielleségure

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sauvelade apparaît sous les formes Locus qui dicitur Sylva-Lata (1127[3], cartulaire de Sauvelade[4]), Beata-Maria de Silvalata (1178[3], collection Duchesne volume CXIV[5]), Selvalada (vers 1290[3], titres de Béarn[6]), Seubalade (1343[3], notaires de Pardies[7]), Ceubalade (1457[3], notaires de Castetner[8]) et Nostre-Dame de Saubalade (1536[3], dénombrement de Navarrenx[9]).

Son nom béarnais est Seubalade.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que Sauvelade est une ancienne abbaye de bénédictins, de l'ordre cistercien, fondée en 1127. En 1385, on y comptait 17 feux, la commune dépendant alors du bailliage de Larbaig.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé: au 1er d'or à deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une au-dessus de l'autre, au 2e d'azur à la coquille renversée d'or, au 3e d'argent à l'arbre au naturel soutenu d'un listel du champ chargé de l'inscription « SILVALATA » de sable, au 4e parti d'or et de gueules[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Sauvelade
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean-Claude Morère    
2008 2014 Jean-Claude Morère    
2014 en cours Jean-Claude Morère    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sauvelade fait partie de cinq structures intercommunales[11] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le SIVOM de Lagor ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement Gave et Baïse ;
  • le syndicat intercommunal de transports scolaires de la vallée du Laà.

La commune accueille le siège du syndicat intercommunal de transports scolaires de la vallée du Laà.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2015, la commune comptait 265 habitants[Note 1], en diminution de 1,12 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337388396390378367350325324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
279266483505462416406401403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410408344324340317327309300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
301275254231213221207265262
2015 - - - - - - - -
265--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’abbaye Notre-Dame
Article détaillé : Abbaye de Sauvelade.

L'abbaye fut fondée le 6 avril 1128 conjointement par Gaston IV le Croisé, vicomte de Béarn, sur le point de prendre le départ pour participer à la croisade en Espagne, sa femme et son fils, et placée sous le vocable de Notre-Dame, en accordant aux bénédictins ce terrain de « Sylva lata » (Séube Lade en vieux béarnais), dont les historiens ont discuté s'il signifiait : "forêt profonde", "forêt du Laà" ou "forêt rive gauche".

L’abbaye prit, à une date indéterminée, mais en tout cas avant 1286, le nom de Saint-Jacques, signe de sa fréquentation par les jacquets.

L'abbaye fut reprise en 1286 par les cisterciens de Gimont (Gers), et, dès lors, son rôle dans l'accueil des pèlerins déclina probablement, car les disciples de saint Bernard ne favorisaient guère le culte des reliques et les pèlerinages.

Ravagée en 1569 par les huguenots, relevée en 1630 par la Contre-Réforme.

La Révolution fit de l'abbatiale une église paroissiale et vendit le monastère.

Délabré, il vient d'être racheté et restauré par la commune, avec l'aide du département, pour servir de centre culturel, permettant l'hébergement.

L'abbaye, du XIIe siècle[16], sur les bords champêtres du Laà, a une forme de croix grecque, déjà visible de l'extérieur aux très harmonieux toits en cascade : cône d'ardoise sur la coupole de la croisée du transept, pans de tuiles plates à cheval sur les quatre bras, l'escalier, les absidioles, la sacristie.

L'intérieur est d'un beau dépouillement cistercien, sauf les autels d'un naïf baroque rural et le bénitier, fait d'un fût de colonne entre deux chapiteaux corinthiens, vestiges sans doute d'une villa romaine. Cet ensemble[17] est classé au titre d'objet aux monuments historiques, tout comme une statue représentant saint Jacques le Majeur[18] et datant du XVIIIe siècle.

À côté, s'élève le vaste monastère du XVIIe siècle.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Sauvelade est située sur la via Podiensis (ou route du Puy), l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Sauvelade, consultée le 10/12/08
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Notaires de Castetner - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Manuscrits du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. de France
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. [1][2] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur l'église de Sauvelade
  17. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la colonne et les chapiteaux de l'église
  18. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la statue de saint Jacques le Majeur

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]