Araux

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Araux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Béarn des Gaves
Maire
Mandat
Jean-Jacques Montreer
2020-2026
Code postal 64190
Code commune 64033
Démographie
Population
municipale
138 hab. (2018 en augmentation de 0,73 % par rapport à 2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 11″ nord, 0° 48′ 23″ ouest
Altitude Min. 98 m
Max. 188 m
Superficie 5,40 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Cœur de Béarn
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Araux
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Araux

Araux (en béarnais Araus) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située à peu près à égale distance entre Sauveterre-de-Béarn au nord-ouest et Navarrenx au sud-est.

Accès[modifier | modifier le code]

Araux est desservie par les routes départementales 836 et 936.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situées dans le bassin versant de l'Adour, les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron (affluent du gave de Pau) et par son tributaire, le Lausset. Deux affluents du ruisseau de Harcellane (tributaire du Lausset), le Cassou dou Boue et le ruisseau de Lescuncette, traversent également la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Araux[2]
Araujuzon Audaux
Araux
Charre Viellenave-de-Navarrenx

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Araux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (69,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37 %), forêts (31,3 %), zones agricoles hétérogènes (26,7 %), prairies (5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Araux apparaît sous les formes Araus (1223[3], titres de Taragone[10]), Sente-Angne d'Araus (vers 1350[3], notaires de Lucq-de-Béarn[11]), lo paged d'Araus (1376[3], montre militaire de Béarn[12]), Araus-Susoo (1385[3], censier de Béarn[13]), Sent-Johan d'Araux (1411[3], notaires de Navarrenx[14]) et Araus-Susson (1547[3], réformation de Béarn[15]) et Araux sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[16]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Brigitte Jobbé-Duval[17] propose deux origines au toponyme Araux, soit le basque arrantz, qui signifie 'buisson', soit le basco-aquitain aran, qui désigne une vallée.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Domec est un fief vassal de la vicomté de Béarn, cité au XIIIe siècle[3] par le for de Béarn, et en 1863[3] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Montquoueilles est une ferme d’Araux, dont le nom apparaît sous les graphies Mon-Coeyle (1385[3], censier de Béarn[13]), Moncoeyla (1397[3], notaires de Navarrenx[14]) et Moncoueyle (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Graphie Béarnaise[modifier | modifier le code]

Son nom béarnais est Araus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. En 1385, Araux comptait 27 feux. Elle devint une dépendance de la baronnie de Jasses, datant de 1644, qui comprenait, outre Araux, Araujuzon, Jasses, Montfort et Viellenave.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 Louis Casenave    
2001 2008 Michel Couturejuzon    
2008 2020 Nadine Lambert DVD
puis DVG[18]
Conseillère départementale
2020 En cours Jean-Jacques Montreer    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de sept structures intercommunales[19] :

  • la communauté de communes du canton de Navarrenx ;
  • le syndicat AEP de Navarrenx ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de la perception de Navarrenx ;
  • le syndicat des écoles de Gaveausset ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2018, la commune comptait 138 habitants[Note 2], en augmentation de 0,73 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
224247257285296319312313286
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
287290255246242229242236216
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
198194190183168156153119106
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
115115109123110115118129139
2018 - - - - - - - -
138--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (élevage et polycultures). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le site de la commune[24] mentionne trois ponts remarquables, le pont de Rèquamale, le pont dit de pierre (1888) et le pont de Cameich (1891), ainsi que deux lavoirs, l'un du XIXe siècle (Canfranc) et l'autre des années 1950, à proximité du fronton.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement

La commune dispose d'une école élémentaire.

Sports et équipements sportifs

Un fronton[24] (pelote basque) se dresse au centre du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Araux
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 13 décembre 2011).
  3. a b c d e f g h i j k l et m Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  10. Titres de Taragone, d'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  11. Notaires de Lucq-de-Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques - Le paged d'Araus était une juridiction judiciaire comprenant Araus et Araujuzon.
  13. a et b Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385..
  14. a et b Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  16. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059)..
  17. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux : Pyrénées-Atlantiques, Paris, Archives et Culture, (ISBN 978-2-35077-151-9, notice BnF no FRBNF42089597).
  18. http://www.politiquemania.com/forum/elections-senatoriales-2017-f47/elections-senatoriales-2017-pyrenees-atlantiques-t5912.html
  19. Cellule informatique préfecture 64, « Intercommunalité des Pyrénées-Atlantiques » (consulté le 21 mai 2014).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. a et b Araux sur le site de la communauté de communes du canton de Navarrenx

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]