Saint-Girons-en-Béarn

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Saint-Girons en Béarn
Saint-Girons-en-Béarn
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Orthez et Terres des Gaves et du Sel
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Pierre Lafargue
2014-2020
Code postal 64300
Code commune 64479
Démographie
Population
municipale
165 hab. (2015 en augmentation de 3,77 % par rapport à 2010)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 18″ nord, 0° 49′ 47″ ouest
Altitude Min. 76 m
Max. 156 m
Superficie 5,20 km2
Localisation

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Saint-Girons en Béarn

Saint-Girons-en-Béarn est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Son ancienne dénomination est Saint-Girons. Elle prend son nom actuel en juillet 2006 (décret 2006-808 du 7 juillet 2006).

Bourg St-Girons en Béarn place mairie
Bourg de St-Girons en Béarn, place de la mairie

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située au nord-ouest d'Orthez, la commune est limitrophe du département des Landes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[1] par un affluent du Luy, le ruisseau du Grand Arrigan (23,5 km) et par le ruisseau de Lataillade (13,7 km), un affluent du gave de Pau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Girons-en-Béarn[2]
Tilh
(Landes)
Ossages
(Landes)
Saint-Girons-en-Béarn Bonnut
Baigts-de-Béarn Saint-Boès

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Girons-en-Béarn apparaît[3] sous les formes Sanctus-Gerontius (1101, cartulaire de Lescar[4]),Sanctus Gerontius de Lefosse (vers 1170, cartulaire de Dax[5]), Sent-Girons (1322, cartulaire d'Orthez[6]), Sent-Gerontz (1404, titres de Herrère[7]), Sanctz-Guyrontz et Saint-Guirons (respectivement 1546 et 1675, réformation de Béarn[8]), Saint-Girons (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]).Saint Girons est un saint martyr à Hagetmau au IVe siècle[9] où l'on peut voir sa crypte.La localité porte le nom du saint évangélisateur de la Chalosse (Saint Géronce), transcrit en français standard sous la forme de Saint-Girons.Son nom béarnais est Sent-Guironç.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom gascon est Guirons selon des textes du XVe siècle. L'égIise portait la dédicace de Saint-Girons jusqu'en 1830. Actuellement elle est dédicacée à Saint Matthieu, dont la fête se célèbre le 21 septembre. C’est pourquoi le deuxième week-end de septembre, les Saint-Gironais rassemblent autour d’eux les voisins de prêt et de loin pour ces festivités. Une histoire bien paisible L'histoire de ce petit village est celui d'un village regardant à la fois sur le Béarn et sur la Chalosse. Il est déjà mentionné par Marca en 1101. Son intérêt était surtout d'être une étape sur les itinéraires de crête, dont la route de Dax par Tilh. Un lieu-dit Castérou, (casteron signifiant châtelet) près de ce chemin est le seul témoin d’une petite fortification aujourd'hui totalement disparue. La carte Cassini du XVIIIe siècle localise des moulins le long du ruisseau Lataillade. Une tuilerie y est localisée, liée très certainement à la présence d’un lit d’argile bien visible aujourd’hui, du bois comme énergie thermique et de l’eau comme force motrice. Aucun fait dramatique n'a marqué l'histoire du village, sinon qu’il fut aux premières loges de la bataille d’Orthez, le 27 février 1814. Les troupes françaises du Maréchal Soult positionnées sur la ligne de crête d’Orthez à Saint-Boès ne pourront stopper les armées anglo-espagnoles de Wellington malgré leur résistance héroïque autour de l’église de Saint-Boès. L’arrière garde anglaise traversa le gave à Peyrehorade, arrivera à la fin de la bataille par Ossages, en traversant Saint-Girons d’où ils et poursuivront les troupes napoléoniennes vers Bonnut et Sallespises… En 1822, l’église alors accolée au cimetière en contrebas du coteau, est démontée et remontée au sommet du coteau où elle est érigée aujourd’hui. Le mur du cimetière à gardé la forme arrondie de l’ancien chœur. Au XIXe siècle, des sources sulfureuses ferrugineuses aux couleurs rouilles ont été mises en exploitation. Elles ont eu la faveur des curistes jusque dans les années 60. Sa spécialité était la guérison des ecchymoses, «  las tumadas » en béarnais. Les téméraires écarteurs landais savaient y trouver soulagement. Ces bains, où l’on venait aussi boire un coup, jouer aux cartes et partager un moment, sont aujourd'hui une propriété privée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1947      
1947 1953      
1953 1959 Georges Pétriat    
1959 1977 Georges Pétriat    
1977 1983 Georges Pétriat    
1983 1994 André Taillefer    
1994 1995 Albert Duvignau    
1995   Pierre Lafargue    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[10] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2015, la commune comptait 165 habitants[Note 1], en augmentation de 3,77 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268 282 245 277 306 304 291 304 280
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
267 242 221 223 224 230 231 236 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
240 223 212 534 540 544 173 189 187
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
166 153 155 164 151 132 152 155 160
2015 - - - - - - - -
165 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

St-Girons en Béarn, fenaison.
St-Girons en Béarn, fenaison.
St-Girons en Béarn, culture du tournesol.
St-Girons en Béarn, culture du tournesol.

L'activité est tournée essentiellement vers l'agriculture (élevage, polyculture).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine linguistique et culturel : parler local (en voie de disparition) appartenant au groupe du gascon (langue d'oc), sous-groupe béarnais, en zone de transition des parlers landais ("lou nouste patuès").

Fête annuelle en l'honneur de saint Matthieu (le 21 septembre).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

St-Girons en Béarn, architecture chalossaise.
St-Girons en Béarn, architecture chalossaise.

Architecture traditionnelle : majorité de maisons fermières de style Basse-Chalosse (grand toit à double pente, grande porte cochère ouvrant sur le « sol » -espèce de grange-, porte façade avant et façade arrière, grenier). Peu de maisons de style béarnais (aspect massif, toit à forme trapézoïdale en tuile « picoune », sur rez-de-chaussée et étage ; espace habitation distinct de l'espace agricole).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Plaque historique église
Plaque commémorative église de St-Girons en Béarn

Église paroissiale Saint-Marcel[15] : (clocher et quatre clochetons), située actuellement sur la place et qui se trouvait autrefois (XIXe siècle) dans l'enclos du cimetière, entourée des tombes des habitants. Le mur de clôture de ce cimetière (prendre le petit chemin à la hauteur du monuments aux morts et qui mène à un bas-fond), présente un arrondi qui correspondait au chœur de l'ancienne église, reconstruite à l'identique sur son emplacement actuel. L'intérieur est spacieux et clair. On doit une des rénovations du bâtiment au dernier titulaire de la paroisse Saint-Boës et Saint-Girons, l'abbé Canton, qui collabora généreusement de ses deniers aux travaux de rénovation des églises de sa double paroisse. L'église actuelle Saint-Matthieu a été construite en 1822.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La salle polyvalente, inaugurée en 2006, a pris le nom d'un ancien maire, instituteur, Georges Pétriat. Elle a été construite avec une forte participation bénévole du conseil municipal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche du Sandre sur Saint-Girons-en-Béarn
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  4. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. Cartulaire de la cathédrale de Dax, Liber rubeus (XIe-XIIe siècles); CEHAG ; 2004 ; Acte n° 174
  6. Cartulaire d'Orthez, dit Martinet, manuscrit du XIVe au XVIIe siècle - Archives de la mairie d'Orthez
  7. Titre de la commune de Herrère - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 299.
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 19 juin 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Marcel

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]