Lées-Athas

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Lées-Athas
Lées-Athas
Mairie-école et fronton à Lées.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Patrick Maunas
2020-2026
Code postal 64490
Code commune 64330
Démographie
Population
municipale
265 hab. (2017 en diminution de 12,25 % par rapport à 2012)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 32″ nord, 0° 37′ 14″ ouest
Altitude Min. 417 m
Max. 2 503 m
Superficie 44,81 km2
Élections
Départementales Canton d'Oloron-Sainte-Marie-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Lées-Athas
Vue du village de Lées.
Entrée du village d'Athas.
Ruisseau le Malugar à Athas.
Moulin d'eau à Lées.

Lées-Athas (en béarnais Lées-Atas) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le gave d'Aspe et ses affluents :

  • la Berthe ;
  • le ruisseau de Copen ;
  • le ruisseau le Malugar.

Le ruisseau l'Aidy, affluent du gave de Lourdios (lui-même affluent du gave d'Aspe) traverse le territoire de la commune.
Le ruisseau de Lauga, affluent du gave de Lescun, arrose également la commune

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Lées ;
  • Athas ;
  • Anich ;
  • Cuyalars du Boué ;
  • Eygarry ;
  • Peyraube ;
  • Asun;
  • Anie ;
  • Camblong.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est frontalière avec l'Espagne (Navarre).

Communes limitrophes de Lées-Athas[1],[2]
Osse-en-Aspe Bedous
Arette Lées-Athas Accous
Isaba
(Espagne)
Lescun

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lées /lés/ apparaît[3] sous les formes Léès (1215, cartulaire de l'évêché d'Oloron[4]), Leet (1449, règlements de la Cour Majour de Béarn[5]), Les (1538, réformation de Béarn[6]), Sancta-Maria de Lées (1603, insinuations du diocèse d'Oloron[7]).

Le village d'Athas /atas/ apparaît[3] quant à lui sous les formes Atass (1154[8], cité par Jean Vignau-Lous[9]), Atas (1250, for d'Aspe[10]), Attas/Athas (1591[8], cité par Jean Vignau-Lous[9]), Sanctus Felix d'Atas et Sent Phelip d'Ataas (1608, insinuations du diocèse d'Oloron[7]) et Atas sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[8]. Athas est probablement un dérivé en -atz/-as du basque athe 'porte'[8].

Son nom béarnais est Lées-Atas.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385[3], Lées comptait 29 feux et dépendait du bailliage d'Aspe.
Paul Raymond[3] mentionne l'existence d'une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

Exploitation de la mâture et port d'Athas[modifier | modifier le code]

L'exploitation des forêts de la vallée d'Aspe pour fournir en mats la Marine Royale débute à la fin du XVIIe siècle. Elle est confiée à cette époque à un certain Gabe de Sarrance. C'est alors qu'apparait le port d'Athas, les troncs sont descendus de la montagne par des chariots tirés par des attelages de bœufs, mis à l'eau à Athas et conduits par flottage sur radeaux jusqu'à Oloron puis Bayonne[11]. Vers 1710, 300 radeaux quittaient le port d'Athas chaque année[12].

Gabe puis ses successeurs ne donnant pas satisfaction, l'exploitation est confiée, en 1758, à la société Forcade d'Oloron. 130 ouvriers sont recrutés ainsi que des radeleurs de Comminges (conducteurs de radeaux de flottage). Le port s'agrandit et un moulin à scie est construit. En 1764, l'exploitation change de nouveau de main, elle est gérée par le sieur d'Arripe puis finalement prise en charge par la Marine Royale en 1766. L'ingénieur Leroy va alors développer le port d'Athas et gérer l'exploitation forestière[11]. Les grands chemins de la mâture de la vallée d'Aspe datent de cette époque.

Le port était constitué d'un bassin de 91m x 32 m dans lequel étaient assemblés les radeaux. Il s'ouvrait vers le gave d'Aspe par deux écluses. Une dérivation du gave alimentait le bassin ainsi que le moulin à scie. Les chemins de la mature d'Issaux et du Pact (cf chemin de la mâture) convergeaient vers le port[13].

Durant cette grande époque, Athas possédait un magasin royal fournissant tout ce qui était nécessaire à l'exploitation des forêts, des forges, des ateliers de construction, une étable abritant une soixantaine de paires de bœufs, un grenier de 8000 quintaux de foin[12], une chapelle (chapelle de la Mâture) et un "hôpital" (maison Espitalère)[14],[13].

Malesherbes visite l'installation d'Athas en 1767 et en rédige un mémoire détaillé[15].

L'exploitation de la forêt d'Issaux se termine en 1780, le port d'Athas n'est alors plus utilisé et disparait peu à peu[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1995 2001 Louis Loustau-Chartez    
2001 2006 Pierre Moulia SE  
2006 2014 Jean Bourdaa PRG  
2014
(réélu en mai 2020[16])
2020 Patrick Maunas    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[17] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2017, la commune comptait 265 habitants[Note 1], en diminution de 12,25 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Atlantiques : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
863911920955895910893911898
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
857824754699676645641602598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
580565548543502514501440392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
348312278243241264292291268
2017 - - - - - - - -
265--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Une scierie est actuellement en activité.
La pureté des eaux des gaves pyrénéens a en outre permis le développement de la pisciculture.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maisons des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles (four à pain, étable, porcherie, fenil).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Ěglise Notre-Dame d'origine romane XIIe siècle (Lées).
  • Église Saint-Félix XVe siècle (Athas).

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le val de Copen (9 ha) est un des sites du conservatoire régional des espaces naturels des Pyrénées.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune ne possède plus d’école élémentaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard Pourailly (1775-1828), général des armées de la République et de l'Empire y est né.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. (es) Ministère espagnol de l'agriculture, pêche et environnement, « GeoPortal », sur sig.mapama.es (consulté le 22 février 2018)
  3. a b c et d Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  4. cité par Pierre de Marca dans son Histoire de Béarn
  5. Règlements de la Cour Majour de Béarn, manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. a et b Insinuations du diocèse d'Oloron, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrits du xviie siècle.
  8. a b c et d Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059).
  9. a et b Jean Vignau-Lous, Promenade archéologique en Vallée d'Aspe, collection des Amis des églises anciennes du Béarn,
  10. For d'Aspe, manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a et b L. Labarere et J. Dumonteil, « L'exploitation de la mâture en forêt d'Aspe d'après l'Ingénieur de la Marine P.M. Leroy », Pyrénées, Lourdes, Société des amis du Musée pyrénéen,‎ , p. 275-280 (lire en ligne)
  12. a et b André Bach, « L'épopée de la mâture », L'indépendant,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  13. a et b L. Labarere et J. Dumonteil, « L'exploitation de la mâture en forêt d'Aspe d'après l'Ingénieur de la Marine P.M. Leroy », Pyrénées, Lourdes, Société des amis du Musée pyrénéen,‎ , p. 326-327 (lire en ligne)
  14. a et b G. Huffel, « Les exploitations de bois de mâtrue au XVIIIe siècle dans une vallée pyrénéenne », Revue des eaux et forêts : économie forestière, reboisement,‎ , p. 417-424 (lire en ligne)
  15. Pierre C. Lamicq, « Malesherbes à la mâture d'Athas en 1767 », Pyrénées, Lourdes, Société des amis du Musée pyrénéen,‎ , p. 313-337 (lire en ligne)
  16. « Patrick Maunas réélu », Sud Ouest édition Dordogne/Lot-et-Garonne, , p. 30.
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]