Lées-Athas

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Lées-Athas
Mairie-école et fronton à Lées.
Mairie-école et fronton à Lées.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-1
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Maire
Mandat
Patrick Maunas
2014-2020
Code postal 64490
Code commune 64330
Démographie
Population
municipale
279 hab. (2014)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 32″ nord, 0° 37′ 14″ ouest
Altitude Min. 417 m – Max. 2 503 m
Superficie 44,81 km2
Localisation

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Vue du village de Lées.
Entrée du village d'Athas.
Ruisseau le Malugar à Athas.
Moulin d'eau à Lées.

Lées-Athas est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le gave d'Aspe et ses affluents :

  • la Berthe ;
  • le ruisseau de Copen ;
  • le ruisseau le Malugar.

Le ruisseau l'Aidy, affluent du gave de Lourdios (lui-même affluent du gave d'Aspe) traverse le territoire de la commune.
Le ruisseau de Lauga, affluent du gave de Lescun, arrose également la commune

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Lées ;
  • Athas ;
  • Anich ;
  • Cuyalars du Boué ;
  • Eygarry ;
  • Peyraube ;
  • Asun;
  • Anie ;
  • Camblong.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lées /lés/ apparaît[1] sous les formes Léès (1215, cartulaire de l'évêché d'Oloron[2]), Leet (1449, règlements de la Cour Majour de Béarn[3]), Les (1538, réformation de Béarn[4]), Sancta-Maria de Lées (1603, insinuations du diocèse d'Oloron[5]).

Le village d'Athas /atas/ apparaît[1] quant à lui sous les formes Atass (1154[6], cité par Jean Vignau-Lous[7]), Atas (1250, for d'Aspe[8]), Attas/Athas (1591[6], cité par Jean Vignau-Lous[7]), Sanctus Felix d'Atas et Sent Phelip d'Ataas (1608, insinuations du diocèse d'Oloron[5]) et Atas sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[6]. Athas est probablement un dérivé en -atz/-as du basque athe 'porte'[6].

Son nom gascon est Lées-Atàs.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385[1], Lées comptait 29 feux et dépendait du bailliage d'Aspe.
Paul Raymond[1] mentionne l'existence d'une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Louis Loustau-Chartez    
2001 2006 Pierre Moulia SE  
2006 2008 Jean Bourdaa PRG  
2008 2014 Jean Bourdaa PRG  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 279 habitants, en diminution de -4,12 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
863 911 920 955 895 910 893 911 898
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
857 824 754 699 676 645 641 602 598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
580 565 548 543 502 514 501 440 392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
348 312 278 243 241 264 292 291 279
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Une scierie est actuellement en activité.
La pureté des eaux des gaves pyrénéens a en outre permis le développement de la pisciculture.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maisons des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles (four à pain, étable, porcherie, fenil).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Ěglise Notre-Dame d'origine romane XIIe siècle (Lées).
  • Église Saint-Félix XVe siècle (Athas).

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le val de Copen (9 ha) est un des sites du conservatoire régional des espaces naturels des Pyrénées.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune possède une école élémentaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard Pourailly (1775-1828), général des armées de la République et de l'Empire y est né.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  2. cité par Pierre de Marca dans son Histoire de Béarn
  3. Règlements de la Cour Majour de Béarn, manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a et b Insinuations du diocèse d'Oloron, manuscrits du XVIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. a, b, c et d Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059).
  7. a et b Jean Vignau-Lous, Promenade archéologique en Vallée d'Aspe, collection des Amis des églises anciennes du Béarn,
  8. For d'Aspe, manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]