Mios

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Mios
Mios
Église de Mios
Blason de Mios
Blason
Mios
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arcachon
Canton Gujan-Mestras
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin d'Arcachon Nord
Maire
Mandat
Cédric Pain
2014-2020
Code postal 33380
Code commune 33284
Démographie
Gentilé Miossais
Population
municipale
9 513 hab. (2016 en augmentation de 26,08 % par rapport à 2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 21″ nord, 0° 56′ 08″ ouest
Altitude Min. 4 m
Max. 65 m
Superficie 137,41 km2
Localisation

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Site web villemios.fr/

Mios est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine), dans le canton de Gujan-Mestras.

Ses habitants sont appelés les Miossais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Mios se situe au sud-ouest du département de la Gironde et plus précisément dans le Val de l'Eyre, dans la forêt des Landes. Elle fait partie du Parc naturel régional des Landes de Gascogne. La commune a la forme d’un fuseau allongé placé dans un axe approximatif Sud-Ouest/Nord-Est. Sa limite Nord touche Croix-d’Hins, tandis que sa pointe Sud-Ouest passe près du lieu-dit Gare de Caudos sur la route menant à Sanguinet. Environ vingt-huit kilomètres séparent ces deux extrémités. Sa largeur est estimée à huit kilomètres pour une superficie de 13 741 hectares. Cette grande superficie la place au premier rang du canton de Gujan-Mestras. Son altitude varie de quatre à environ 65 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par l'Eyre et ses affluents, le Ruisseau de Lacanau et le ruisseau de la Surgenne, parfois nommé "Ruisseau de l'Île".

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire est essentiellement constitué par une grande plaine au sol sablonneux et aride.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l'A660 (sorties Sortie 01 et Sortie 02), et l'A63.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mios est une commune qui fait partie du pays de Buch comme l’attestent les premières mentions de son nom au XIVe siècle : « Myos in Bogio » (c’est-à-dire « en Buch »). Le vocable qui la dénomme est naturellement bien plus ancien, remontant sans doute à l’époque gallo-romaine, où il désignait peut-être un certain « Minus ». Le « n » intervocalique aurait ensuite disparu.

Histoire[modifier | modifier le code]

La situation de Mios est celle d’un lieu carrefour, jumeau de celui de l’antique Boïos-Lamothe à son sud-est, à la fois terrestre et fluvial, puisque son site primitif est constitué par les bords de l’Eyre et ses affluents. Mios s’est en fait établi à un carrefour ancien entre un axe Bassin d’Arcachon-amont de l’Eyre et un autre Bordeaux-Sanguinet. C’est par un gué majeur, à l’emplacement du pont actuel, et par divers gués annexes qu’on franchissait le fleuve, aucun pont n’existant avant le XIXe siècle. Au siècle dernier, des routes goudronnées, nombreuses et en bon état, ont remplacé les trois grandes allées de terre qui étaient autrefois les seuls axes terrestres praticables se dirigeant vers Bordeaux et correspondant aux trois gués principaux.

La première traversait l’Eyre au Pas de Caussat et reliait Lillet, Reganeau, La Lande et Marcheprime (Testarouch). La seconde venant de Salles passait par Calvin, Hourcet, le Pont de Fort puis Lacanau de Mios. La troisième arrivait de La Teste, suivant à peu près le tracé de l’ancienne voie romaine, franchissait l’Eyre et les marais de Pont Neau, puis Testarouch et Toctoucau.

La présence humaine à Mios est attestée de part et d’autre de l’Eyre depuis le chalcolithique, c’est-à-dire 6 à 7 000 ans avant notre ère, d’abord grâce aux recherches du Dr Peyneau[1], puis par des découvertes plus récentes. Elles indiquent que, de l’Âge du bronze à l’Âge du fer, les traces d’habitat et les sites funéraires se répartissent principalement le long des berges de la rivière, mais aussi de ses ruisseaux affluents, révélant un relatif éparpillement de l’occupation humaine qui, malgré l’importance du bourg actuel, est toujours d’actualité, comme le montre la présence de plusieurs quartiers bien distincts les uns des autres sur le territoire de la commune. Les principaux sont aujourd’hui : Lacanau de Mios, Lillet, et Petit Caudos.

Si l’on s’accorde sur l’existence d’une, voire de plusieurs villas gallo-romaines, on n’en a toujours pas trouvé l’emplacement. Des éléments de fouilles épars – mosaïque, céramiques, monnaies – indiquent cependant l’existence d’un habitat gallo-romain lui aussi dispersé[2]. La pauvreté des sols, composés de landes et de marécages, n’a apparemment pas permis de constituer une aristocratie terrienne assez riche pour se doter (et doter Mios) de bâtiments en dur et nous n’avons donc pas de vestiges significatifs remontant aux époques antique et médiévale.

La nature acide des sols a par ailleurs entraîné la disparition des éléments en bois, des métaux, des ossements qui pourraient être précieux pour l’archéologue.

Comme pour l’ensemble du Pays de Buch, nous constatons donc un grand vide historique entre la fin de l’époque gallo-romaine (Ve siècle) et le Moyen Âge classique, non pas que Mios fût déserté aux époques mérovingienne et carolingienne, mais faute de vestiges, sarcophages, armes, etc., et de sources épigraphiques ou de documents ecclésiastiques.

Même si le mode de vie gallo-romain a perduré au-delà de la fin de l’Empire, et en dépit du manque de traces dans les écrits ou dans les fouilles, on peut s’accorder à penser que les terres du Pays de Buch n’ont pas dû connaître, jusqu’au Moyen Âge classique, une quiétude semblable à celle procurée par la Pax Romana. En effet, en Aquitaine, le long de la Garonne essentiellement, mais aussi sur les régions côtières, se sont succédé des passages de peuples ou de bandes tribales du Ve au Xe siècle : Wisigoths, Francs, Arabes, Vikings.

Depuis les premières traces connues, l’activité agropastorale assez pauvre ne se distingue en rien de celle des communes avoisinantes. Le territoire, traversé par l’Eyre, bordé par les communes de Sanguinet, Le Teich, Biganos, Cestas, Le Barp, et Salles est essentiellement constitué par une grande plaine au sol sablonneux et aride dont l’acidité ne favorise pas la culture de céréales, comme le froment, qui demande un sol riche, épais et plutôt calcaire. Par contre, on y a toujours trouvé du seigle, du millet et un peu de maïs qui complétaient, avec les ruches, les ressources importantes de l’élevage de moutons et de vaches. Outre l’agriculture vivrière, les activités des habitants de Mios étaient tournées vers l’exploitation du bois et de ses dérivés : grumes, planches, piquets, charbon de bois, poix… Cette activité a duré de la protohistoire jusqu’aux scieries et usines de térébenthine des XIXe et XXe siècles.

L'Eyre au cœur de Mios[modifier | modifier le code]

L’Eyre fut, depuis le début des activités humaines riveraines, un moyen de transport majeur qui permettait les échanges avec le Bassin (flottage du bois, batellerie) ou avec la grande Lande, car des traces portuaires ont pu être mises évidence sur ses rives. Mais les Miossais étaient aussi réputés depuis longtemps pour leurs charrois, menant leurs attelages par les voies difficiles de la lande, notamment vers Bordeaux, ou via un autre axe aujourd’hui disparu, le « chemin du sel », du Bassin à La Brède.

Le transport vers Bordeaux du charbon de bois et du petit bois destinés aux particuliers, artisans et commerçants représentait un volet important de l’activité. Ces produits servaient au chauffage, à la cuisson des aliments, aux fours de boulangers, mais aussi, pour le charbon de bois, à des applications artisanales sidérurgiques. Les muletiers transportaient aussi de la résine et de la poix vers le port de Bordeaux, ainsi que des victuailles diverses, volailles, denrées agricoles, miel.

En fait, jusqu’au XIIIe siècle on sait fort peu de choses sur Mios et sa population ; on peut seulement se poser de nombreuses questions parmi lesquelles :

  • Y avait-il une « mansio », un gîte d’étape, à l’époque gallo-romaine ?
  • Outre les indices épars indiqués par le Dr Peyneau, où se trouvait l’habitat gallo-romain : villa, fermes, la ou les nécropoles, les lieux de culte ?
  • Le vocable Saint-Martin indique-t-il une église primitive disparue (Ve-VIe siècles) en relation avec l’actuelle église ou une villa hypothétique ?
  • Les croupes argileuses du bourg ont-elles fixé des activités anciennes de poterie ?
  • Où se trouve l’habitat durant le haut Moyen Âge ?
  • À partir de quand Mios a-t-il eu un « centre » ?

… et combien d’autres questions posées aux chercheurs de demain !

Mios au Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La période qui suit est un peu plus riche en renseignements et on voit quelques seigneuries comme Certes, ou des établissements religieux mentionner leurs possessions, parmi lesquelles Mios. Si les principaux châteaux étaient à Audenge, à Lamothe, à La Teste, on peut supposer l’existence de quelques ouvrages défensifs en terre, de moindre importance (mottes) sur notre commune à partir des XIe-XIIe siècles, mais les Miossais devaient cependant assurer le service de garde ailleurs, à Audenge notamment. Il faut souligner que ces « gardes » dues aux seigneurs consistaient surtout à surveiller la mer, car du côté des terres, ce n’étaient que landes et marécages qui protégeaient bien mieux que les modestes « castéras ».

la fin du Moyen Âge, l’Aquitaine passe de la domination anglaise à celle des rois de France, mais, pour nos Gascons du Pays de Buch et de la « petite mer », isolés au milieu de leurs landes souvent inondées, rien ne change vraiment. Les transporteurs de bois, de poix, de sel ou de poissons partis de Salles, de Mios ou des bords de la mer mettent toujours plusieurs jours par de mauvais chemins de sable pour rejoindre la grande ville de Bordeaux. Dans les hameaux, chacun vit pauvrement, en quasi-autarcie : de maigres troupeaux donnent le lait et la viande, et leur fumier, dans ces terres si pauvres, permet de cultiver le seigle pour le pain et la vigne pour le vin.

Les familles portent souvent les mêmes noms et, pour les différencier, beaucoup sont qualifiées par des sobriquets liés au lieu d’habitation, au métier ou à une particularité physique. Ces « chafres » pouvaient se transmettre sur plusieurs générations et sont souvent encore utilisés de nos jours.

Mios à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les seigneurs locaux cherchent à moderniser la contrée et à augmenter leurs revenus : ils construisent notamment des moulins sur les ruisseaux du bassin de l’Eyre et mettent en valeur les marais du fond du Bassin d’Arcachon inondés à chaque marée.

la fin du XVIIIe siècle, l’influence des physiocrates entraîne le développement de toutes les richesses agricoles potentielles. De riches bourgeois locaux ou étrangers (tels Gaillard de Beauchamp sur Mios et Damien Nézer sur Le Teich) tentent de nombreuses expériences de « colonisation » de nouvelles terres, avec souvent des déconvenues.

Les conséquences de la Révolution française et les débuts de l'ère industrielle[modifier | modifier le code]

La Révolution française permet le transfert de la propriété des terres cultivées, des seigneurs vers ceux qui les travaillent, et favorise l’émergence d’une bourgeoisie locale avide de changements grâce au libéralisme économique. Tout change avec la Révolution industrielle, trop vite pour beaucoup qui n’acceptent que très difficilement ce passage de la vie agropastorale aux nouvelles activités et aux nouveaux moyens de transport. Les briqueteries et les forges exploitent les richesses locales et inaugurent le passage du travail de la terre à l’industrie naissante.

Les débuts de la sylviculture[modifier | modifier le code]

La loi de 1857 qui impose le drainage des Landes de Gascogne et l’implantation de la grande sylviculture bouleverse complètement la vie des habitants. Les bergers doivent laisser la place aux forestiers qui, après un travail très important de construction de routes et de creusement de fossés ou crastes, plantent et exploitent le pin maritime. Cet arbre qui a toujours existé, sous forme de quelques « pignadars » permettait, déjà avant l’époque romaine, l’exploitation des bois résineux pour en extraire la poix très recherchée pour le calfatage des bateaux. Avec la plantation de cet immense massif de pins maritimes, l’exploitation du bois et de la résine se généralise et l’arrivée du chemin de fer permet de transporter toutes ces richesses entre leurs lieux de production et ceux de leur mise en valeur. Une grande quantité d’établissements industriels voient le jour : les scieries transforment le tronc brut en bois d’œuvre et de nombreuses distilleries de gemme se créent dans tout le territoire, le plus souvent en des endroits proches d’une station du chemin de fer. Le centre bourg de Mios voit ainsi l’établissement, rien qu’autour de la gare, de trois grosses scieries et de deux ateliers à gemme. C’est à Mios que, pour la première fois, on fabrique du papier à partir du bois de pin maritime. En 1884, la ligne des Chemins de fer économiques était en effet venue s’ajouter au réseau des « routes agricoles » décrété le 1er août 1857 et construit par la Compagnie du Midi, permettant à nos populations de se déplacer plus facilement.

La commune de Mios a traversé l’Histoire en nous laissant des témoignages nombreux pour l’époque préhistorique, mais plus rares pour les périodes pastorales, marquées par l’exploitation des ressources de la forêt, de son bois et des pâturages. Elle est ensuite entrée tout doucement dans « l’ère moderne ».


[1] Voir la notice du square Peyneau

[2] Voir bulletin SHAA no 36.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Mios se blasonnent ainsi :

Les armes de Mios se blasonnent ainsi « D’azur à un écureuil d’or rongeant une noisette du même. Au chef de gueules à trois coquilles de Saint-Jacques d’or et de sable posées en fasce, oreilles tournées vers le chef. »

[modifier | modifier le code]

Depuis avril 2010 la ville de Mios possède son propre logotype.

Logo actuel Ville de Mios

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925   René Caillier AD Avocat, sénateur
1964 1977 Docteur Henri Bravard   Docteur en médecine
1977 1989 Pierre Baillet   Géomètre-expert
1989 2014 François Cazis SE Retraité
2014 En cours Cédric Pain PS Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

On remarque, dans l'évolution de la population miossaise, une augmentation presque constante jusqu'à la Première Guerre mondiale. À l'issue de la Grande Guerre, la population a chuté de près de 10 %. Une baisse quasiment continue marque l'entre-deux-guerres en raison du nombre de morts mais également du manque de naissances, de l'exode rural qui a touché les campagnes à cette époque et de la fin de l'exploitation des pins par les gemmeurs.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 9 513 habitants[Note 1], en augmentation de 26,08 % par rapport à 2011 (Gironde : +7,04 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8351 7141 8742 1062 2842 1742 1862 2522 282
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3842 4432 5142 6052 5892 6852 6112 6912 772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9862 8922 9182 6232 6882 5872 3092 3632 396
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 4372 4572 4462 9773 7864 6206 2066 4337 871
2016 - - - - - - - -
9 513--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Brice abrite une cloche datant de 1700 classée monument historique en 1942[8].

L'église Saint-Martin, église romane, agrandie XIXe siècle : chœur et chapelles gothiques, restes de vitraux XVIe siècle.

Le bâti de l’église Saint-martin, tel que nous le connaissons aujourd’hui, date de 1895 environ. Il se compose de sept parties qui ont été construites au fil du temps depuis 1540 : un porche appuyé sur le bas-côté nord, une nef terminée à l’ouest par un clocher, le chœur à l’est encadré par deux sacristies et le bas-côté sud. Son chœur beffroi d’inspiration hispanisante lui confère un caractère d’église d’Amérique latine.

L’église Saint-Jean de Florence

Cette église achevée en 1887 et non modifiée depuis, est venu remplacer la chapelle de Florence devenue trop petite. C’est Pierre Lalande, entrepreneur à Salles, qui fut chargé de la construction avec entre autres les  matériaux de l’ancienne chapelle démolie. L’église Saint-Jean se compose d’un clocher octogonal, d’une nef d’environ 12 mètres prolongée par le chœur et terminée par une abside pentagonale. Une sacristie est accolée au chœur, côté sud. Les murs ainsi que le chœur, ont été entièrement peints par le décorateur Ricaud.

Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Peyneau (1856 - 1934)

Né à Mios le 9 juin 1856 et décédé le 18 avril 1934. Docteur en médecine, Maire de Mios de 1884 à 1919 et archéologue reconnu. Il a effectué de nombreuses fouilles dans la commune et a découvert notamment la cité gallo-romaine de Boïï en bordure de l’Eyre. Ses collections archéologiques ont été léguées au musée de la Société Scientifique d’Arcachon. Il a fait éditer en 1926 trois livres résumant le résultat de ses recherches, « Découvertes Archéologiques dans le Pays de Buch ».

  • Père François Bernardin Azaïs

Il est né le 31 janvier 1870 à Saint-Pons dans l’Hérault. Entré au couvent à l’âge de 15 ans, Il est nommé vicaire en 1941 puis curé desservant Lacanau de Mios jusqu’en 1957. Le père Azaïs était un frère capucin, membre de l’ordre des frères mineurs capucins (O.F.M.C.). En 1897, il part en Ethiopie, rejoindre la mission dite des « Galla ». Missionnaire, il est chargé de la création d’une léproserie avec l’aide de Mgr Jarosseau mais également de la conversion de la population locale oromo. Après cette expérience, Azaïs fut chargé de s’occuper de l’imprimerie de la mission. Il a rédigé et publié, de nombreux articles sur la vie de la mission, mais aussi sur l’Eglise orthodoxe éthiopienne et la religion des « Galla ». Pendant ces 17 années passées comme missionnaire, de 1922 à 1926 Azaïs a également participé à des expéditions archéologiques en Thrace et en Ethiopie.

  • Pierre Germain (1885 - 1974)

Né à Mios le 20 mars 1885 et décédé le 22 décembre 1974. Docteur en médecine et Maire de Mios de 1925 à 1944. Éminent érudit, le docteur Germain était aussi amateur d’Art et a connu de nombreux artistes dans des disciplines aussi variées que la poésie, la littérature, la peinture, la sculpture… Grand collectionneur, sa maison était un véritable musée et recelait d’inestimables trésors. Passionné d’astronomie, il a fait construire l’Observatoire et différents postes de mesures sur le lotissement appelé du même nom en hommage à l’illustre personnage.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Mios est jumélé avec Drapeau de l'Espagne Val de San Vicente (Espagne), commune située en Cantabrie, au Nord-Ouest de l’Espagne.

Crée en 2000, le comté de jumelage entretient des échanges réguliers avec ses homologues notamment durant les fêtes locales. Des cours d’espagnol sur trois niveaux sont proposés d’octobre à juin pour les Miossais volontaires.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la notice du square Peyneau
  2. Voir bulletin SHAA no 36.
  3. Site des villes et villages fleuris, consulté le 3 décembre 2017.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Classement MH de la cloche », notice no PM33000598, base Palissy, ministère français de la Culture