Bielle (Pyrénées-Atlantiques)

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Bielle
Vue générale de Bielle dans la vallée.
Vue générale de Bielle dans la vallée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-2
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Claude Gomez
2014-2020
Code postal 64260
Code commune 64127
Démographie
Gentilé Biellois
Population
municipale
416 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 19″ nord, 0° 25′ 52″ ouest
Altitude Min. 420 m – Max. 1 973 m
Superficie 25,37 km2
Localisation

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Bielle

Bielle est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Biellois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bielle
Bilhères Izeste, Louvie-Juzon Castet
Sarrance Bielle Aste-Béon
Aydius Gère-Bélesten

Accès[modifier | modifier le code]

Bielle est desservie par la ligne 806 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, qui va de Pau aux Eaux-Bonnes.
La commune est traversée par la route départementale 934.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée par le gave d'Ossau (tributaire du gave d'Oloron) et ses affluents, les ruisseaux l'Arrigast et l'Arrioubeigt (ainsi que par le tributaire de ce dernier, le ruisseau Caou Sèque), et l'arriou Mage (et les affluents de celui-ci, les arrioux Médou et Tort, et l'arrec dou Sacq).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Arrédoumé (Mailh)[2]
  • Artigasse (l’)[2]
  • Aspeigt (Bourdiou d’)[2]
  • Assiste (planné d’)[2]
  • L'Ayguelade[3]
  • Bacou (la)[2]
  • Baylaucq[2]
  • Belaste[2]
  • Bergoueits[2]
  • Boila (bois du)[2]
  • Bordes (les)[2]
  • Bouix (grange)[2]
  • Bourdalat (le)[2]
  • Capessas (les)[2]
  • Crambots[2]
  • Escure (Baigt d’)[2]
  • Esturou[2]
  • Fréchou (grange)[2]
  • Garroc[2]
  • Gergou[2]
  • Ginde[2]
  • Glouta[2]
  • Gloutaret[2]
  • Gospe[2]
  • Herrère (bois de la)[2]
  • Houndaets[2]
  • Lacoudure[2]
  • Lahet[2]
  • Lannajus[2]
  • Lansatté (col de)[2]
  • Lariou (col de - 1843 m)[2]
  • Laspalettes[2]
  • Lauda[2]
  • Layguette[2]
  • Lescaumère[2]
  • Losque (col de)[2]
  • Mailh (Grand)[2]
  • Moulis (les)[2]
  • Nègre (Roc)[2]
  • Ouillasse (Taloue déou)[2]
  • Ourtiguet (l’)[2]
  • Paradis (fontaine)[2]
  • Poursiougue (fontaine de)[2]
  • Roumagnère (la)[2]
  • Saubajot (crète de)[2]
  • Sède de Pan (crète)[2]
  • Singles de Mailh Massibe (crète)[2]
  • Siliacondre[2]
  • Trèbessès[2]
  • Trescaze[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bielle apparaît sous les formes Vila (1154[4], titres de Barcelone[5]), Villa et Sen-Viviaa de Bielle (1355[4], cartulaire d'Ossau ou livre rouge[6]), Biela (1614[4], réformation de Béarn[7]).

Son nom béarnais est Vièla (« ville »)[8].

L'Aigualade est une chapelle de Bielle, mentionnée dès 1675[4] (réformation de Béarn[7]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Bielle apparait dans les registre paroissiaux pour la première fois en 1154 sous le nom de Vila, puis en 1289 sous le nom de Villa En 1385 c'est le nom de Viele qui apparait, alors constitué de 82 Ostaüs, parmi lesquels celui de "l'espitaü deüs paubres" (Hôpital des pauvres) C'était également un monastèrede debénédictins.

Bielle était la capital de la vallée d'Ossau, en béarnais, "le Capdulh". Les jurats du Vic d'en haut (Lou Vic Soubirou) et du Vic d'en bas (Lou Vic Juzaa) se réunissaient dans son église. les archives du syndicat pastoral y étaient conservées.


Comme le suggère l'histoire de la toponymie, Bielle, capitale de la vallée d'Ossau[4], est construite sur l'emplacement d'une villa antique dont les ruines ont été mises au jour en 1842.

Le prieuré Sainte-Marie fondé par Galin, vicomte d'Ossau, au XIe siècle fut totalement détruit par les guerres de religion[9].


En 1790, Bielle était le chef-lieu d'un canton identique à celui du canton de Laruns d'aujourd'hui, augmenté de Louvie-Juzon, et dépendant du district d'Oloron.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 avril 2014 Jean Baylaucq PS Conseiller général (1992-2004)
avril 2014 en cours Claude Gomez    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[10] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Berbegal (Espagne) depuis 1986[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 416 habitants, en diminution de -7,56 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
706 582 507 799 883 893 843 916 892
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
891 859 855 819 830 890 840 873 844
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
728 729 710 676 680 650 611 542 520
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
547 551 509 445 470 436 459 444 416
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006 [15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune, qui fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

À l'exploitation forestière et la production de bois, s'est ajoutée une activité de fabrication de meubles.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Bielle[16] fut construit entre 1766 et 1770 sur commande du marquis Jean-Joseph de Laborde. L'édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 2004.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vivien[17], du XVe siècle est un édifice classé. Elle recèle du mobilier[18],[19],[20],[21] et des objets[22] classés par les monuments historiques.
La chapelle Notre-Dame[3], au lieu-dit Ayguelade, du XVIIe siècle, fut reconstruite au XIXe siècle. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle de nidification des vautours fauves, créée le 11 décembre 1974, se situe sur le territoire des communes d'Aste-Béon, Bielle, Bilhères et Castet. Le musée qui lui est associé, dénommé la falaise aux vautours, se trouve à l'entrée du village d'Aste-Béon.

Le Lauriolle culmine à 1 858 mètres[2], le Turon de la Técouère à 1 067 mètres[2] et le pic Montagnon à 1 973 mètres[2].

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007 qui a eu lieu le 25 juillet. Le parcours de 218 kilomètres relia Orthez à Gourette - col d'Aubisque.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint-John Perse y séjourna à de nombreuses reprises, notamment durant son adolescence. À Bielle il prit aussi le temps d'écrire certaines de ses œuvres.
  • Jean de Laborde repose dans le cimetière de Bielle, là où son aïeul avait fait construire un château.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay et az Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 10 août 2013)
  3. a et b « La chapelle Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. a, b, c, d et e Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  5. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  6. Cartulaire d'Ossau ou livre rouge, manuscrit du XVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  7. a et b Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  8. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 141.
  9. Dom J.M. Besse, Abbaye et prieurés de l'ancienne France, t. III, provinces ecclésiastiques d'Auch et de Bordeaux, Paris, Librairie Vve ch. Poussielgue, , 362 p. (lire en ligne), p. 72
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  11. Annuaire des villes jumelées
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Le château de Bielle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « L'église Saint-Vivien », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Les mosaïques de l'église Saint-Vivien », base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « L'autel secondaire (bas-côté sud) de l'église Saint-Vivien », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « L'autel secondaire de l'église Saint-Vivien », base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « Le devant d'autel de l’église Saint-Vivien », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « Le calice de l'église Saint-Vivien », base Palissy, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]