Etsaut

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Etsaut
Etsaut
La mairie d’Etsaut
Blason de Etsaut
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Damien Minvielle
2020-2026
Code postal 64490
Code commune 64223
Démographie
Gentilé Etsautois ou Etsautais
Population
municipale
62 hab. (2018 en diminution de 23,46 % par rapport à 2013)
Densité 1,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 48″ nord, 0° 34′ 09″ ouest
Altitude Min. 560 m
Max. 2 606 m
Superficie 34,95 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Oloron-Sainte-Marie-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Etsaut

Etsaut (en béarnais Eth Saut) est une commune française, située en Béarn, dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Etsautois ou Etsautais[1] (les deux appellations sont utilisées dans les textes administratifs).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Etsaut se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[2].

Elle se situe à 69 km par la route[Note 1] de Pau[3], préfecture du département, et à 36 km d'Oloron-Sainte-Marie[4], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[5] : Borce (0,4 km), Cette-Eygun (3,1 km), Urdos (4,6 km), Lescun (5,8 km), Accous (7,3 km), Lées-Athas (8,1 km), Osse-en-Aspe (10,0 km), Bedous (10,0 km).

Sur le plan historique et culturel, Etsaut fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[6].

Communes limitrophes d’Etsaut[7]
Cette-Eygun
Borce Etsaut Laruns
Urdos

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

l'église consacrée à saint Grat.
L'ancienne gare de Etsaut reconvertie en centre pour le parc national.
Vue sur Etsaut depuis le GR 10, au-dessus de Borce
Le panneau de l'entrée dans Etsaut en béarnais et en français.

La commune se situe dans la haute vallée d'Aspe, à 70 km de Pau et à 10 km du tunnel du Somport, à 15 du col du Somport et de la frontière franco-espagnole. Etsaut s'étend sur 3495 hectares, en zone centrale et périphérique occidentale du Parc national des Pyrénées, de l'adret du Massif de Sesques jusqu'à proximité des lacs d'Ayous. Son territoire est limité au nord par la chaîne des Soum d'Ypy (1 608 m) et de l'Escarpu ou Pic de Sesques (2 606 m), à l'est par la chaîne issue de l'Escarpu, et suivant le Soum de Moundaut (2 526 m), le Capéran de Sesque (2 410 m), le Pic Gaziés (2 456 m), le Turon Garié (2 381 m), le Soum d'Aas (2 406 m) et le Pic d'Ayous (2 288 m), et au sud par le Soum de la Mourouette de Larry (2 208 m) et le Soum de Lagaube (1 985 m) avant le longer les limites du Bosc det Pacq (Bois de Pacq) jusqu'au fort du Portalet, ouvrage militaire fortifié qui surplombe le gave Sescoué lorsqu'il rejoint le gave d'Aspe par les gorges du Pont de l'Enfer. Celles-ci sont surmontées du chemin de la Mâture, dont le début, creusé à même la roche en surplomb de hautes falaises, permettait au XVIIIe siècle d'acheminer les troncs des plus hautes futaies de France, afin d'en faire les mâts de la marine royale.

Situé au confluent du gave d'Aspe et du gave Sadum, issu du massif de Sesques, le bourg signalé par un édifice militaire du XIVe siècle, la Tour des Maures, est traversé par l'ancienne route nationale 134 et l'ancienne ligne ferroviaire Pau-Canfranc.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Etsaut.

La commune est drainée par le gave d'Aspe, le sescoué, le ruisseau de Sadum, le Pour-Mourt, le ruisseau de Bouscagne, le ruisseau de l'Esterous, le ruisseau de Lucharry, le ruisseau de Nardet, le ruisseau de Pétraube, le ruisseau de Yèse, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 36 km de longueur totale[8],[Carte 1].

Le gave d'Aspe, d'une longueur totale de 58,1 km, prend sa source dans le cirque d'Aspe, au pied du Mont Aspe (2 643 m), en Espagne, et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Oloron-Sainte-Marie, après avoir traversé 17 communes[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat de montagne », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[12]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[10]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 13 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 554 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lescun », sur la commune de Lescun, mise en service en 1990[15]et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[16],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,3 °C et la hauteur de précipitations de 1 704,2 mm pour la période 1981-2010[17]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Pau-Uzein », sur la commune d'Uzein, mise en service en 1921 et à 55 km[18], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[19], à 13,4 °C pour 1981-2010[20], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[21].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[22],[23]. Dans ce cadre, la commune fait partie de la zone cœur et de l'aire d'adhésion[Note 5] du Parc National des Pyrénées. Créé en 1967 et d'une superficie de 45 806 ha, ce parc abrite une faune riche et spécifique particulièrement intéressante : importantes populations d’isards, colonies de marmottes réimplantées avec succès, grands rapaces tels le Gypaète barbu, le Vautour fauve, le Percnoptère d’Égypte ou l’Aigle royal, le Grand tétras et le discret Desman des Pyrénées qui constitue l’exemple type de ce précieux patrimoine confié au Parc national et aussi l'Ours des Pyrénées[24],[25].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 6]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[27],[Carte 2] :

  • le « massif de Sesques et de l'Ossau », d'une superficie de 25 794 ha, présentant des habitas avec de nombreuses espèces rares, souvent endémiques des Pyrénées. Il constitue également une aire de présence régulière de l'ours des Pyrénées[28] ;
  • « le gave d'Aspe et le Lourdios (cours d'eau) », d'une superficie de 1 595 ha, un vaste réseau de torrents d'altitude et de cours d'eau de coteaux à très bonne qualité des eaux[29] ;

et une au titre de la « directive Oiseaux »[27],[Carte 3] :

  • les « hautes vallées d'Aspe et d'Ossau », d'une superficie de 49 106 ha , une vaste étendue de système montagnard et alpin étalée sur plusieurs vallées incluant la Zone centrale du Parc national des Pyrénées, dont l'intérêt est la présence d'habitats et d'espèces de haute altitude, souvent spécifiques aux Pyrénées[30].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 7]sont recensées sur la commune[31],[Carte 4] :

  • la « montagne de Liard » (7 047,09 ha), couvrant 5 communes du département[32] ;
  • le « réseau hydrographique du gave d'Aspe et ses rives » (1 207,81 ha), couvrant 23 communes du département[33],
  • la « rive droite de la Haute vallée d'Aspe » (6 491,46 ha), couvrant 3 communes du département[34] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 8],[31],[Carte 5] :

  • le « réseau hydrographique du gave d'Oloron et de ses affluents » (6 885,32 ha), couvrant 114 communes dont 2 dans les Landes et 112 dans les Pyrénées-Atlantiques[35] ;
  • la « vallée d'Aspe » (54 924,87 ha), couvrant 22 communes du département[36].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Etsaut est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 9],[37],[38],[39]. La commune est en outre hors attraction des villes[40],[41].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (97 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (53,8 %), forêts (31,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (11,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), zones urbanisées (0,3 %)[42].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 6].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bourg
  • Quartiers Seberry, Lares
  • Bois du Pacq, bois de Busteigts
  • Pont de Cebers (gave d'Aspe), gorges d'Enfer (gave Secoue), pont du bourg (gave Sadum)
  • Estives de la Baigt de Sencours et des cabanes de Licoué, Yèse, Salistre, Caillou, Cap de Guerren

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

Les randonneurs s'y croisent sur le GR 10 (sentier de grande randonnée, qui longe d'est en ouest la chaîne des Pyrénées), et le GR 653 (Voie d'Arles du chemin de Saint-Jacques, vers le col du Somport, Jaca et Saint-Jacques-de-Compostelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Etsaut apparaît sous les formes Etsaut (1250[43], for d'Aspe[44]), Atsaut (vers 1360[43], titres de Came[45]), Adsaut (1385[43], censier de Béarn[44]), Atssaut (1397[43], notaires de Navarrenx[46]), Sent Grat deu Saut (1620[43], insinuations du diocèse d'Oloron[47]).

Le nom d'Etsaut vient du gascon pyrénéen eth saut (le bois), lui-même issu du bas latin saltus (bois profond et sauvage) précédé de l'article eth caractéristique du béarnais des hautes vallées.

Son nom béarnais est Eth Saut.

Aas désigne un mont présent sur les communes de Laruns et Etsaut. Ce toponyme apparaît sous la forme lo port et montanhe aperat Haas (1487[43], notaires d'Ossau[48]).

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du Ve siècle et au début du VIe siècle, Etsaut est une étape relais de Gratus (saint Grat, évêque de Oloron et Jaca) entre les deux cités béarnaise et aragonaise.
Au XIIe siècle, traité de la Vesiau sur le partage des pacages au col du Somport.
Relais diplomatique au Moyen Âge (cf patrimoine civil), et notamment en 1289, lors des entretiens de Peyranère.
En 1385[43], Etsaut comptait 43 feux et dépendait du bailliage d'Aspe. Bien que situé près de Borce, le village n'a pas été incendié en 1569, lors des guerres de religion.
Prison d'État sous le régime de Vichy, le fort du Portalet a accueilli quelque temps Maurice Gamelin, Georges Mandel, Paul Reynaud et Léon Blum, avant qu'ils ne soient emprisonnés en Allemagne. Après la Libération, Philippe Pétain y est enfermé quelques mois après son procès à l'été 1945, avant son internement définitif au fort de Pierre-Levée à l'île d'Yeu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé: au 1er de gueules à la montagne isolée de trois pics de sable, mouvant du flanc dextre, les pics décroissant vers senestre et chargée en pointe de l’inscription d’or « 2606 », au 2e d’or à deux vaches de gueules, clarinées, accornées et de sabots d'azur, passant l’une au-dessus de l’autre, au 3e d’or à deux ours de sable contournés passant l’un au-dessus de l’autre, celui de la pointe plus petit, au 4e de gueules au fort crénelée d’or, ajouré de deux rangées de six fenêtres, les droites et gauches plus grandes et plus basses, surmonté de deux échauguettes, mouvant de la pointe et ouverte de sable[49].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Marcel Minvielle    
2008 2020 Élisabeth Médard PS Présidente de la communauté de communes
de la Vallée d'Aspe
2020 En cours Damien Minvielle    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[50] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte des gaves d’Oloron - Aspe - Ossau et de leurs affluents ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[52].

En 2018, la commune comptait 62 habitants[Note 10], en diminution de 23,46 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
392358360396430461438623439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
426432410389391365356352358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
371321342492318298222203183
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
15814112510492105848177
2013 2018 - - - - - - -
8162-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins, ovins et ânes des Pyrénées). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

La mise en place en 2004 du haut débit sur le village, dans le cadre du projet expérimental du programme PR@I de l'Europe et de la délégation aux nouvelles technologies du conseil régional d'Aquitaine, grâce au satellite et aux courants porteurs en ligne (CPL) dans le cadre d'une convention avec EDF, a fait d'Etsaut le premier village de montagne français disposant d'Internet. Depuis, l'association Haute Aspe Haut Débit[55] gère le projet et propose un accès aux technologies numériques en encourageant des acteurs économiques ou culturels à y intervenir ou s'y installer.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre avec vue du cimetière
Topo d'escalade de la dalle des petits enfants perdus, la Mâture, Etsaut
  • Chemin de la Mâture : Le chemin de la Mâture est notamment un site d'escalade, classé terrain d'aventure par la fédération française de la montagne et de l'escalade[56]. Certains secteurs de la Mâture sont des falaises-écoles, comme la dalle d'Afrique et la dalle des petits enfants perdus. L'accès à la dalle des petits enfants perdus se fait par le chemin qui relie la mâture au fort du Portalet par une passerelle d'accès construite en 2021.

Patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

  • Maisons des XVe, XVIe et XVIIe siècles.
  • Maison forte du XIVe siècle.
  • Une maison du Parc national des Pyrénées est présente au village à l'emplacement de l'ancienne gare SNCF, sur la ligne Pau-Canfranc, fermée au trafic depuis 1970.
  • Le fort du Portalet (dit fort d'Urdos), XVIe siècle, rénové au XIXe siècle (fort, prison), partiellement édifié également sur les communes de Borce (entrée du pont d'accès, octroi, poste de garde) et de Urdos (ouverture canonnière couvrant le sud de la route d'Espagne et du Somport - RN 134).
    Fort du Portalet
  • La tour des Maures. Édifice militaire du XIVe siècle.
  • La maison de l'Ours dite maison d'Arudy[57] ainsi nommée depuis le XIIe siècle, quand elle appartenait au Seigneur de la haute vallée d'Aspe. Elle a servi de « relais » à Aliénor d'Aquitaine, épouse d'Henri Plantagenêt (Henri II d'Angleterre), qui y retrouvait son gendre le roi de Castille[réf. nécessaire]. On remarque des bas-reliefs ou figurent notamment la vache et le léopard, symboles du Béarn et de l'Angleterre, et la tête d'un ours en surplomb d'un mur de façade.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Saint Grat est né au Ve siècle à Lichos, dans la basse vallée du Saison. Son nom de baptême, Gratus, signifie en latin « agréable, charmant » et aussi « reconnaissant ». Sa jeunesse a été marquée par les persécutions des catholiques par le roi wisigoth Euric (466-485), dont le successeur, Alaric II (485-507), fut tolérant envers les catholiques, permettant la création du diocèse d'Oloron. Gratus en est le premier évêque. Il participe à la tenue du concile d'Agde en 506, qui réunit 34 évêques catholiques du royaume wisigoth, sous la présidence de saint Césaire, évêque d'Arles. En 507, les Wisigoths sont battus par Clovis à Vouillé, à côté de Poitiers. Mais à la mort de Clovis en 511, les Wisigoths sont encore très présents au sud de la Garonne (Aquitaine). C'est pendant cette période que saint Grat serait mort à Jaca, d'où son corps aurait été amené à Oloron pour y reposer définitivement.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune possède une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille du chanteur et acteur Marcel Amont est originaire de ce village.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. La réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.
  6. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[26].
  7. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique d'Etsaut » sur Géoportail (consulté le 10 août 2021)..
  2. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune d'Etsaut », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Sites Natura 2000 de types zones de protection spéciale (ZPS) (Directive Oiseaux) », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. « ZNIEFF de type I sur la commune d'Etsaut », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  5. « ZNIEFF de type II sur la commune d'Etsaut », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  6. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. « Métadonnées de la commune d'Etsaut », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Etsaut et Pau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. Stephan Georg, « Distance entre Etsaut et Oloron-Sainte-Marie », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Communes les plus proches d'Etsaut », sur www.villorama.com (consulté le ).
  6. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 30.
  7. Carte IGN sous Géoportail
  8. « Fiche communale d'Etsaut », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Aquitaine (consulté le ).
  9. Sandre, « le gave d'Aspe ».
  10. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  11. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  12. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le ).
  13. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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