Saint-Goin

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Saint-Goin
La mairie de Saint-Goin.
La mairie de Saint-Goin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-1
Intercommunalité Communauté de communes de Josbaig
Maire
Mandat
Évelyne Ballihaut
2014-2020
Code postal 64400
Code commune 64481
Démographie
Population
municipale
217 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 52″ nord, 0° 42′ 00″ ouest
Altitude Min. 173 m – Max. 291 m
Superficie 5,54 km2
Localisation

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Saint-Goin

Saint-Goin est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Saint-Goinar[1].

Tour de l'église.
Escalier extérieur de l'église.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par un affluent du gave d'Oloron, le ruisseau le Joos (et par le tributaire de ce dernier, le ruisseau Espondics) et par un affluent du Lausset, le ruisseau l'Ibarle.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Aignan ;
  • le Bois ;
  • Village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Goin apparaît sous les formes Sent-Goenh (1402[3], censier de Béarn[4]), Sengoenh, Sangoenh et Sanct-Guoenh (respectivement 1536[3], 1538[3] et 1546[3], réformation de Béarn[5]) et Sent-Jayme de Sent-Goenh (1608[3], insinuations du diocèse d'Oloron[6]).

Son nom béarnais est Sent-Goenh.

Aignan, ancien fief de Saint-Goin, dépendant du bailliage d'Oloron et de la vicomté de Béarn, est mentionné sous la forme Anhanh de Sen-Goenh (1385[3], censier de Béarn[4]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note qu'en 1385 Geüs et Saint-Goin formaient une seule paroisse qui dépendait du bailliage d'Oloron et comptait vingt-neuf feux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean Marestin    
2001 2008 Jean Marestin    
2008 2014 Jean Marestin    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[7] :

  • la communauté de communes de Josbaig ;
  • le syndicat AEP du Vert ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

La commune accueille le siège de la communauté de communes de Josbaig.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 217 habitants, en diminution de -4,41 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348 283 337 354 368 355 383 391 342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
338 323 303 263 287 265 266 266 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
260 279 268 234 226 202 184 198 164
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
190 200 164 173 182 188 222 221 217
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (élevage, pâturages, polyculture). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Au cœur du village le château de Mesplès, a été construit vers 1720 par le baron Jean Anchot de Mesplès sur les bases de l'ancienne maison noble Anhanh peu avant que son domaine soit érigé en marquisat par Louis XV. Il est l'un des rares témoignages de l'architecture aristocratique du début du XVIIIe siècle en Béarn et il se caractérise par une belle façade ordonnancée sous un toit d'ardoises à lucarnes. Demeure attachée aux plaisirs de l'aristocratie, le château s'ouvre directement sur un parc clos de murs.

Propriété de la famille Lagarde à partir de 1822, il sera exploité en hôtel de luxe à destination d'anglais ou d'américains fortunés, attirés par la pêche au saumon dans le gave d'Oloron.

Après la seconde mondiale, il servira à accueillir des enfants espagnols orphelins de parents persécutés par le régime franquiste avec l'aide de l'Unitarian Service Committee, association américaine pilotée en France par Miss Persis Miller.

La rafle organisée par le gouvernement français lors de l'opération Boléro Paprika y mettra un terme rapidement.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'ancienne église romane, qui était accolée à l'abbaye laïque, a été démolie en 1844. La nouvelle église, construite sur un terrain donné par le châtelain Emmanuel Lagarde, a été édifiée en 1844. Elle conserve des éléments de décoration de l'ancienne église.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école maternelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille de Mesplès, seigneur d'Esquiule, Ilhasse et Berbielle a acquis la seigneurie de Saint-Goin au 17e siècle, succédant ainsi aux familles d'Aignan dont on retrouve la trace dans les cartulaires de Lucq, de Fréchou et Barber.

Le premier seigneur d'Esquiule, Anchot de Mesplès a combattu auprès d'Henri IV, notamment à la bataille de Vitry puis au siège de Vinon où il se fait remarquer par sa vaillance. Par la suite, il a été nommé gouverneur de Berre et de Saint-Tropez à la fin du 16e siècle. Il passera par la suite de longues périodes auprès d'Henri IV et de la belle Corisande.

Les seigneurs d'Esquiule obtiennent du roi Louis XIII l'érection de leurs terres en baronnie au début du 17e siècle puis en marquisat en 1732 selon lettre patente du roi Louis XV.

Riches d'immenses propriétés foncières, les marquis de Mesplès arrivent ainsi à se hisser au plus haut niveau de l'Aristocratie Béarnaise, faisant alliance avec les grandes familles de l'aristocratie tels les Lons, de Gaubert, de Verthamon.

Jean César de Mesplès, seigneur d'Esquiule, Ilhasse, Berbielle, Géronce, Saint-Goin, Viven, dernier marquis de Mesplès, aura été président à Mortier au parlement de Navarre. Il possédait également un hôtel particulier à Pau (n°1 rue Bayard) et la baronnie de Viven.

Emprisonné sous la terreur, il a été arrêté en 1793 avec son épouse à Pau avant d'être déporté à Condom ; il est alors considéré comme très riche et farouchement aristocratique.

Libéré en 1794, le marquis de Mesplès récupère son patrimoine et décède à Pau en Juillet 1795. Son épouse décède au château de Viven en 1807.

Leur seul enfant, la marquise de Verthamon n'aura pas de descendants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Saint-Goin
  3. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  4. a et b Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  5. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. Insinuations du diocèse d'Oloron, manuscrits du XVIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  7. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 19 juin 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]