Lescar

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Lescar
La cité médiévale de Lescar.
La cité médiévale de Lescar.
Blason de Lescar
Héraldique
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Lescar, Gave et Terres du Pont-Long
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées
Maire
Mandat
Christian Laine (PS)
2014-2020
Code postal 64230
Code commune 64335
Démographie
Gentilé Lescariens
Population
municipale
9 958 hab. (2015 en diminution de 0,23 % par rapport à 2010)
Densité 376 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 01″ nord, 0° 26′ 05″ ouest
Altitude Min. 142 m
Max. 203 m
Superficie 26,50 km2
Localisation

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Liens
Site web lescar.fr

Lescar (prononcé [lɛskaʁ] en français et [lɛska] en béarnais) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle s'étend sur les contreforts de la chaîne des Pyrénées, principalement au sein de la vallée du gave de Pau. La ville médiévale se développe sur un promontoire rocheux, surplombant le gave au sud, et délimitée par le ruisseau du Lescourre au nord puis par la plaine du Pont-Long. Lescar est l'héritière de la cité gallo-romaine de Beneharnum, première capitale du peuple des Venarni qui donne son nom à l'ancien État souverain du Béarn. La cité est détruite durant le IXe siècle par les invasions normandes. Des traces de cette occupation antique sont retrouvées lors de fouilles menées, notamment dans le quartier du Bialé, mais aussi avec la découverte des restes de la villa Saint-Michel (Sent Miquèu).

Ayant perdu son rôle de capitale béarnaise, au profit de Morlaàs, la cité se reconstruit à la fin du Xe siècle sous l'impulsion du duc de Gascogne Guillaume Sanche. Il fait construire, en haute-ville, une chapelle dédiée à Sainte Marie qui est consacrée cathédrale en 1062. Elle devient le siège des évêques de Lescar, faisant suite à la cathédrale primitive de Saint-Julien en basse-ville. Participant à la Reconquista au XIIe siècle, l'évêque Guy de Lons remplace la chapelle-cathédrale en faisant construire l'actuelle cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption dans le style roman. L'évêché structure la vie lescarienne jusqu'à la Révolution, avec la construction d'un palais épiscopal au XIVe siècle. Le Béarn devient un État protestant au XVIe siècle sous la figure de Jeanne d'Albret. Symbole du pouvoir catholique, la cathédrale subit le saccage de l'armée de Montgommery en 1569 durant les guerres de Religion. Finalement, Lescar perd le siège de son diocèse en 1790 dans le cadre d'un regroupement avec Bayonne et Oloron. De cette période, Lescar garde plusieurs éléments patrimoniaux dont ses remparts (en partie antiques), avec la porte de l'Esquirette et certaines tours les constituant. Elle reste l'une des étapes de la via Tolosana, sur le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Lescar devient un centre éducatif, tout d'abord avec l'installation de l'Académie protestante du Béarn en 1562, puis avec la décision d'Henri IV d'implanter un collège de Barnabites. Ce collège du début du XVIIe siècle est le lointain ancêtre de l'actuel lycée Jacques-Monod. Après la Révolution, la commune perd de son influence et devient un satellite de Pau avec une importante activité agricole. La démographie lescarienne reste stable jusqu'aux années 1960, avant une période d'expansion sous l'effet de la périurbanisation. Aujourd'hui, Lescar est une commune d'environ 10 000 habitants située au cœur de l'aire urbaine de Pau. Outre sa fonction résidentielle, la commune a développé une forte activité commerciale autour de la zone commerciale Lescar Soleil. L'histoire agricole de la commune se poursuit toujours, avec la présence du siège social du groupe coopératif Euralis.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lescar est localisée au centre de l'ancien État souverain du Béarn, à l'est de l'actuel département des Pyrénées-Atlantiques. La ville se situe à 6,5 km à vol d’oiseau à l'ouest de Pau, chef-lieu de l’arrondissement auquel appartient la localité[1], elle est également à 52,1 km au nord d'Urdos[2], qui permet le passage vers l'Espagne (via le col du Somport), et 87,4 km à l'est de Capbreton sur la côte Atlantique[3]. La commune est implantée sur la rive droite du gave de Pau, sa partie nord s'étendant sur la plaine du Pont-Long.

Le territoire de la commune est limitrophe de sept autres communes :

Communes limitrophes de Lescar
Uzein
Sauvagnon
Serres-Castet
Poey-de-Lescar Lescar Lons
Artiguelouve Laroin

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[4] par le gave de Pau et son affluent, l'Ousse des Bois (elle-même rejointe sur la commune par le canal du Moulin alimenté par les ruisseaux Lagoué et le Lau et le tributaire de celui-ci, le ruisseau Lescoure). Des affluents du Luy de Béarn, l'Aïgue Longue[5] (ainsi que son tributaire, le ruisseau le Lata) et l'Uzan, traversent également la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Paysages[modifier | modifier le code]

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Histoire du développement urbain de Lescar[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et hameaux :

  • Fourcet ;
  • Pesquit ;
  • Lanusse.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 4 241, alors qu'il était de 3 858 en 2009[Insee 1]. Parmi ces logements, 94,9 % étaient des résidences principales, 1,0 % des résidences secondaires et 4,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 22,8 % des appartements[Insee 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,7 %, en diminution par rapport à 2009 (68,0 %). La part de logements HLM loués vides était de 11,4 % contre 11,0 %, leur nombre étant en augmentation, 458 contre 404[Insee 2].

Planification de l'aménagement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La partie de nord de la ville de Lescar est traversée dans un axe est-ouest par l'A64 - E80 (sous son appellation européenne) dite la Pyrénéenne. Un échangeur autoroutier est inauguré sur la commune en 2010[6], permettant également de rejoindre la nouvelle autoroute A65 - E7 (sous son appellation européenne) dite A'Liénor - autoroute de Gascogne, celle-ci croisant l'A64 sur le territoire de la commune et permettant de rejoindre Langon au nord.

La commune est également desservie par les anciennes routes nationales RN 117, route de Bayonne, et RN 417 (formant une partie de la rocade de Pau) qui sont regroupées sous la seule RD 817 depuis 2006[Note 1]. Cette RN 417 occupait la zone de l'antique voie du Cami Salié permettant de rejoindre le plateau de Ger à l'est et Salies-de-Béarn à l'ouest, connue pour sa production de sel[7]. L'ancienne RN 645, route de Sault-de-Navailles, est quant à elle déclassée en RD 945 depuis 1972. Deux ponts routiers permettent de franchir le gave de Pau sur la commune, l'un se situe au niveau de la RD 802, l'autre à la jonction entre l'avenue du Vert Galant et la RD 501.

Transport en commun routier[modifier | modifier le code]

Lescar est desservie par le réseau de bus Idelis, exploité par la Société des transports de l'agglomération paloise (STAP). Organisé autour de l'agglomération paloise, ce réseau dessert la commune par le biais de cinq lignes. Les lignes P7[8] et C13[9] à destination de « Lescar Soleil », les lignes P6[10] et P12[11] vers « Lescar Collège » et la ligne P8[12] au terminus de « Lescar Coopegaz ». Le département des Pyrénées-Atlantiques gère également un réseau de lignes interurbaines[13], la ligne 801 rejoint Pau à Orthez et marque un arrêt à Lescar[14].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Lescar se trouve sur la ligne Toulouse - Bayonne, connue sous le nom de Transversale pyrénéenne. Les trains ne s'arrêtent plus dans la commune depuis le [15], les gares les plus proches se situent à Artix et Pau. L'ancienne gare de Lescar est détruite par un sabotage de la Résistance dans la nuit du 8 au [16], tuant trois personnes et en blessant deux autres, dont le résistant Joseph Bonnelucq[16]. Les trains de voyageurs ne s'arrêtent plus à la gare reconstruite à partir de 1974, mais la gare est maintenue par la SNCF pour le trafic de marchandises et l'achat de billets voyageurs[17]. De nouvelles installations sont inaugurées le [17]. La gare arrête toute activité à partir de 1996[18]. En 2017, un projet de création d'une halte ferroviaire à Lescar est annoncé par la région[19].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport international de Pau Pyrénées (PUF) se situe à 6 km de Lescar, sur la commune d'Uzein. Celui-ci assure des liaisons quotidiennes avec Paris (Paris-Orly et Paris-CDG), Lyon (aéroport Saint-Exupéry) et Marseille (aéroport Marseille-Provence)[20]. D'autres liaisons saisonnières sont assurées vers la Corse ou Marrakech[20]. En 2016, il a enregistré 608 200 passagers[21]. Le territoire communal sert de zone de démonstration aux frères Wright en 1909[A 1]. La plaine du Pont-Long sert à ces pionniers de l'aviation pour former plusieurs pilotes, il s'agit alors de la première école d'aviation organisée au monde[22]. Construite en 1927, la Chapelle de l'aviation retrace cette histoire lescarienne[23].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Inondations[modifier | modifier le code]

Autres risques[modifier | modifier le code]

Qualité de l'environnement[modifier | modifier le code]

Eau[modifier | modifier le code]

Air[modifier | modifier le code]

Sols[modifier | modifier le code]

Bruit[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lescar apparaît sous les formes Beneharnum et Benearnum (itinéraire d'Antonin pour ces deux formes[24]), Benarnus, civitas Benarnensium (notice des provinces[24]), Benarna et Benarnum (VIe siècle[24], Grégoire de Tours pour ces deux formes), Ecclesiola Beati Joannis-Baptistœ, Lascurris (980[24], cartulaire de Lescar[25]), Laschurris (1128[24], titres d'Aubertin[26]), Alescar (1170[24], titres de Barcelone[27]), Laschar (XIIe siècle[24], titres de Gabas[28]), Diœcesis Lascurcensis et Lascurrensis (respectivement 1289[24] et 1313[24], Historiens de France[29]), Lascaa (XIIIe siècle, fors de Béarn) Lascar (1394[24], titres de Buros[30]), Lesca et Lasca (1538[24] pour ces deux formes, réformation de Béarn[31]).

Lescar /leska/ est généralement identifiée à l'ancien Beneharnum, cité des Venarni ou Beneharnenses, peuple aquitanien qui a donné son nom au Béarn. Toutefois cette hypothèse, bien que solide, est encore discutée, il est possible que ce nom n'ait jamais été utilisé par les Béarnais. Une confusion se serait opérée entre le nom du peuple et le nom de sa capitale. Ainsi, lorsque la localité de Lescar est passée au rang de cité, et donc de capitale, à la fin du IVe siècle il aurait fallu parler de Lascurris Beneharnensium soit Lescar des Beneharnenses ou encore de Civitas Beneharnensium soit la Cité des Beneharnenses. Lorsque la cité fut reconstruite au Xe siècle après les invasions normandes, Lescar n'aurait fait que retrouver son nom initial.

Le toponyme ne se réfère donc pas à un « écart », mais provient d'un nom aquitanien Laskʰur dans lequel les linguistes reconnaissent le basque lats 'ruisseau' (cf. Lescun) et le suffixe gur, gorri 'rouge' (cf. Baïgorry, Calagurris[Lequel ?]…), rouge signifiant aussi « sec » comme à Lagor. Il serait tentant de rapprocher ce nom de celui du ruisseau le Lescourre qui peut aussi s'analyser comme l'Escourre, « le canal », un hydronyme fréquent en Aquitaine. Cependant, la racine est ici nettement occitane et récente, l'escórrer représentant un courant d'eau, un fossé, un canal ou une rigole.

Son nom en occitan béarnais est Lescar [lesˈka].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

L'oppidum de Beneharnum, à Lescar.

Au pied de la colline où s'étend l'actuelle Lescar se trouvait autrefois une citadelle appelée Beneharnum, citadelle avec camps retranchés pendant l'occupation romaine sur l'Aquitaine de 56 av. J.-C. à l'an 419 de notre ère. Elle fut cité romaine dès le Ier siècle, puis capitale de la peuplade des Beneharnenses au IVe siècle. Beneharnum fut rasée vers 841 par les Normands et Morlaàs passa au rang de métropole béarnaise.

L'essentiel de l'agglomération de Beneharnum était située dans la ville-basse de l'actuelle Lescar[32], mis à part une occupation rurale dans le quartier de la cathédrale. Durant le Haut Empire romain, la cité atteint une étendue maximale de 10 à 12 ha. Des indices d'occupation sont décelés à partir du Ier siècle, avec des habitations de 300 à 600 m² en rive droite du gave de Pau. Cette cité naissante est encore fragile car une bonne partie de ces habitats est abandonnée dès la fin du siècle. Ce n'est qu'à partir de la deuxième moitié du IVe siècle que l'agglomération semble de nouveau prospérer avec l'aménagement d'un petit hameau dans le quartier actuel du Bialé. La ville-haute est, quant à elle, remparée pour la première fois à partir du Ve siècle.

Les diverses fouilles archéologiques ont permis de retracer l'urbanisation de la cité au cours des siècles. Ainsi, l'espace dans lequel se situait alors Beneharnum était très humide. Les habitants ont donc aménagé la cité afin de la prémunir des risques d’inondation. Trois principaux types d'aménagements ont, ainsi, été mis en place : des équipements de berges, des conduites avec un véritable réseau d'égouts et des captages d'eaux d'infiltration. Beneharnum était également équipée de très larges artères urbaines puisque les fouilles ont permis de déceler une rue de 18 m de largeur environ. Cela révèle le caractère semi-urbain de l'agglomération, ces axes devant accueillir la circulation de la ville mais aussi des activités rurales gourmandes en espace (circulation et parcage des troupeaux, marchés etc.). L'habitat de la cité était fortement hiérarchisé avec de simples campements pastoraux en périphérie, des masures, des maisons de ville d'environ 300 m², des demeures de haut standard de plus de 600 m² et des villas suburbaines comme la villa du quartier Saint-Michel (Sent Miquèu, vers l'actuelle avenue Carrerot) de 3000 m² de surface au sol.

Pendant plusieurs siècles un débat s'est installé entre les historiens pour savoir quel était l'emplacement initial de la cité antique de Beneharnum. C'est en 1545[33] que l'historien espagnol Antonio de Nebrija dévoila à l'aide de l'Itinéraire d'Antonin l'existence d'une cité nommée Beneharnum qu'il situa donc en Béarn. À partir de cette identification, un vaste débat s'est lancé pour savoir où se situait cette cité antique. Les échanges ont vite tourné entre d'un côté la thèse d'Orthez et celle de Lescar. Ce débat était une manifestation symptomatique de la Renaissance, période pendant laquelle l'antiquité romaine était valorisée, chaque province cherchait alors son origine antique pour se rattacher à la culture latine classique. Ce n'est qu'à partir du XXe siècle qu'un consensus assez large s'est établi pour fixer à Lescar les bases de la capitale antique du Béarn.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Remparts médiévaux de la ville-haute.

À la suite de la destruction de Beneharnum, Lescar renaît de ses cendres et une nouvelle cité se développe sur la colline à partir du Xe siècle (vers 980[34]) sous l'impulsion de Guillaume Sanche, duc de Gascogne. Elle s'appuie, notamment, sur le renouveau de l'évêché pour se développer et étendre son influence.

L’évêché existait dès le Ve siècle avec la cathédrale primitive de Saint-Julien, dans la Basse-ville. Détruite par les Normands en 841, Saint-Julien ne fut donc cathédrale que durant la deuxième moitié du premier millénaire. Reconstruite au XIIIe siècle, elle fut de nouveau détruite par les troupes protestantes de Montgomery en 1569. Elle a été remplacée par l'actuelle église, reconstruite une dernière fois au XVIIe siècle.

Paul Raymond[24] note que l'évêché de Lescar remplaça en 980 celui de Beneharnum. Le diocèse de Lescar comprenait l'archidiaconé de Lescar (archidiaconatus Lascurrensis), de Soubestre (archidiaconatus Silvestrensis), de Larbaig (archidiaconatus Larvallensis), de Batbielle[35] (archidiaconatus de Begbielle) et de Vic-Bilh (archidiaconatus de Bigbilh).

Après le saccage des Normands sur la cathédrale primitive, l'évêché se déplaça donc sur la ville-haute de Lescar. Au Xe siècle, il subsistait dans la Haute-ville un baptistère dédié à saint Jean-Baptiste. Un soldat repenti, « Loup-Fort », construisit à sa place une chapelle et un monastère sous le vocable de « Sainte-Marie ». En 1062, la chapelle fut consacrée cathédrale, et constitue le noyau d'un groupe épiscopal. Des remparts sont alors construits pour protéger la cité naissante, des vestiges sont toujours présents avec la porte/tour de l'Esquirette et la tour de l'Évêché. L'évêque de Lescar préside les États du Béarn. En 1385, Lescar dépendait du bailliage de Pau et comptait 187 feux, ce qui en faisait une des agglomérations majeures du Béarn. Les rois de Navarre de la lignée d'Albret choisissent la cathédrale pour abriter leur sépulture dès la fin du XVe siècle.

Une légende veut que Lescar fut une ville « septénaire » au Moyen Âge avec : 7 églises, 7 portes, 7 fontaines, 7 tours, 7 moulins, 7 vignes et 7 bois.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des villes béarnaises, Lescar souffrit des troubles liés aux guerres de religion. Jeanne d'Albret, devenue protestante en 1560, fit abattre les images et autels de la cathédrale, saisir son mobilier et l'affecta au culte réformé en 1563. Elle fonda aussi à Lescar l'Académie protestante du Béarn en 1562, plusieurs fois transférée à Orthez, mais qui fonctionna cependant dans les bâtiments claustraux de la cathédrale de 1570 à 1579 et de 1591 à 1609.

L'armée française envoyée par Charles IX et conduite par Antoine de Lomagne, baron de Terride, pour s'emparer des possessions de la reine de Navarre, arriva à Lescar le 17 avril 1569 et y rétablit le culte catholique, mais l'armée protestante dépêchée par la reine et menée par Gabriel Ier de Montgommery reprit la cité le 21 août 1569, saccagea la cathédrale et dispersa son clergé, qui ne put revenir dans la ville qu'en 1610[36].

Par la suite, Henri IV installa un collège de Barnabites (actuel lycée Jacques-Monod) dans la ville. Le Béarn est rattaché au royaume de France par le roi Louis XIII en 1620.

En 1643, la ville se divisait en quatre quartiers (ou vics), la Ciutat, le Parvis, Debat l'Arriu et le Vialer. La notairie de Lescar rassemblait les communes de Laroin, Lons, Monhauba[37], Saint-Faust et Siros.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, en 1791, l'évêché fut supprimé et rattaché à celui de Bayonne en même temps que celui d’Oloron-Sainte-Marie qui deviendra le 22 juin 1909, le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron. Le palais épiscopal fut détruit en 1800 durant les troubles révolutionnaires, seules la tour de l'Évêché et la tour fortifiée de l'Esquirette furent, en partie, épargnées.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui la ville aux rues étroites est devenue un satellite résidentiel de Pau, avec notamment une très forte activité commerciale. Le centre-bourg de la ville est composé de maisons béarnaises datant des XVIIe siècle et XVIIIe siècle pour certaines d'entre elles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Bloc communal : commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Lescar acquiert le statut de « commune » à la Révolution, la seigneurie du Laur y est intégrée le [B 1]. Cette dernière est déjà évoquée en 1286[B 2] lors de l'accord de succession entre le souverain béarnais Gaston VII et ses filles, Arnaud Guilhem du Laur assiste à cet acte. Cette seigneurie s'étend sur un vaste espace de 400 ha[B 1] entre Lescar[Note 2] et Lons, du gave de Pau jusqu'aux limites du plateau du Pont-Long. Cette terre occupe une position stratégique[B 2] au Moyen-Âge, dans le long conflit qui oppose la vallée d'Ossau avec les communautés paysannes du bas pays béarnais[Note 3]. Après la réunion de 1792, il faut attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[38].

La ville de Lescar fait partie de six groupements[39]. Elle adhère notamment à la communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées. Lescar participe à plusieurs SIVU, dont le syndicat AEP[Note 4] de la région de Lescar, le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau, le syndicate d'énergie des Pyrénées-Atlantiques et le SSIAD pour personnes âgées du canton de Lescar. Enfin, la commune adhère au SM ouvert de l'agence publique de gestion locale.

Circonscriptions de rattachement[modifier | modifier le code]

Lescar appartient à l'arrondissement de Pau depuis 1801[40]. Sur le plan électoral, elle fait depuis 1986 partie de la Première circonscription des Pyrénées-Atlantiques, dont la députée est depuis 2017 Josy Poueyto (MoDem). La localité a fait partie de l'ancien canton de Pau en 1793, puis de celui de Lescar à partir de 1801[40]. Avec le redécoupage cantonal de 2014, le canton perd en 2015 sa fonction de circonscription administrative et demeure uniquement une circonscription électorale pour l'élection des conseillers départementaux. Le canton de Lescar est renommé en Lescar, Gave et Terres du Pont-Long, le bureau centralisateur est fixé à Lons. Depuis mars 2015, Sandrine Lafargue et Nicolas Patriarche (LR) sont les conseillers départementaux[41].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte trente-trois élus. Le maire, Christian Laine, est entouré de neuf maires-adjoints[M 1]. Parmi les autres conseillers municipaux, quinze font partie de la majorité (liste Pour Lescar continuons ensemble) et huit de l'opposition (liste Lescar avec passion)[M 1].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville de Lescar apporte globalement ses suffrages à des candidats de gauche depuis une dizaine d'années, tendance qui se confirme lors des différents scrutins nationaux ou locaux[42].

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron (EM), élu, a recueilli 77,63 % des suffrages exprimés et Marine Le Pen (FN), 22,37 % des suffrages ; le taux de participation était de 81,71 %[43].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

En poste depuis 2008, le socialiste Christian Laine se représente aux élections municipales de 2014 face à deux listes concurrentes du centre et de la droite menées respectivement par Philippe Coy et l'ancien maire René Claverie. Arrivé en tête avec 42,42 % des voix[44], Christian Laine doit affronter au deuxième tour la liste de Philippe Coy qui a reçu le soutien de M. Claverie dans l'entre-deux-tours. Au terme d'un vote particulièrement serré, Christian Laine est confirmé dans ses fonctions au bénéfice de la moyenne d'âge plus élevée de sa liste, le second tour s'étant soldé par un résultat parfaitement équilibré de 2 670 voix chacun[44].

Cette situation relativement rare pour une commune de plus de 10 000 habitants se solde par un nouveau vote le [45]. Effectivement, après de multiples contestations provenant de M. Laine et M. Coy, le tribunal administratif de Pau décide finalement le de l'annulation du premier vote[46]. Au cours de ce nouveau scrutin, M. Laine reconduit la même liste tandis que M. Coy propose une liste mélangeant sa liste originelle et celle de M. Claverie. À la suite d'un nouveau vote serré[45], et avec une participation de 70,83 %, Christian Laine est finalement réélu définitivement avec une avance de 71 voix sur son concurrent (50,7 % des votes exprimés).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1933, quatre maires se sont succédé à Lescar :

Liste des maires de Lescar
Période Identité Étiquette Qualité
1933 1970[Note 5] Denis Touzanne SE  
1970 1983 Roger Cadet DVD conseiller général du canton de Lescar (1955-1979)
1983 2008 René Claverie UDF puis UMP médecin, conseiller général du canton de Lescar (1985-1998)
2008 en cours Christian Laine PS ingénieur en science sociale

Finances locales[modifier | modifier le code]

Lescar appartient à la strate des communes ayant une population comprise entre 10 000 et 20 000 habitants. En 2016, le total des produits de fonctionnement de la commune s'établit à 13,9 millions d'euros, pour un total des charges de fonctionnement de 12,5 millions d'euros, soit un résultat comptable de 1,4 millions d'euros, ou 137 euros par habitant, à comparer à la moyenne de la strate qui est de 133 euros par habitant[47].

Capacités d'autofinancement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Lescar sur la période de 2005 à 2016[47] :

Capacité d'autofinancement à Lescar de 2006 à 2016
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 10 000 à 20 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Lescar 183 235 319 250 328 340 316 308 207 254 184
Moyenne de la strate 160 153 149 159 183 201 192 180 164 183 186

La capacité d'autofinancement de la commune[Note 6], comparée à la moyenne de la strate, est très légèrement inférieur en 2016, il était significativement supérieur auparavant. Depuis 2016, le fonds de roulement[Note 7] est également inférieur à la moyenne de la strate.

Endettement[modifier | modifier le code]

L'endettement de Lescar au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 6 124 000 €, soit 583 € par habitant, est inférieur de 36,5 % à la valeur moyenne calculée pour les communes de la même strate (918 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio a reculé puisqu'il s'établissait à 1 061 € par habitant en 2011[47] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 632 000 €, soit 60 € par habitant, est inférieure de 55,2 % à la valeur moyenne calculée pour les communes de la même strate (134 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2016, ce ratio a constamment reculé depuis sa valeur de 151 € par habitant en 2011[47] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur totale de 1 938 000 €, soit 184 €par habitant, est inférieure de 1,1 % à la valeur moyenne calculée pour les communes de la même strate (186 € par habitant).
Endettement et capacité d'autofinancement de Lescar en 2016[47]
Lescar
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Encours de la dette 583 € 918 €
Annuité de la dette 60 € 134 €
Capacité d'autofinancement 184 € 186 €

Fiscalité communale[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant compare les taux d'imposition locaux à ceux des autres communes de la même strate fiscale.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Lescar. Par rapport à 2015[47], la taxe d'habitation à 12,31 %, la taxe foncière sur le bâti à 12,31 % et celle sur le non bâti à 62,53 % demeurent stables.

Le montant de la taxe d'habitation, indicateur de fiscalité directe, s'établit en 2016 à 1 823 €/habitant, contre 1 397 € en moyenne pour les communes de même importance. Cette hiérarchie est stable sur les cinq années précédentes[47].

Fiscalité de Lescar en 2016[47]
Lescar
(%)
Strate
(%)
Taxe d'habitation 12,31 16,61
Taxe foncière sur le bâti 12,31 22,74
Taxe foncière sur le non bâti 62,53 57,79

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lescar est jumelée avec[M 2] :

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

La commune de Lescar accompagne la petite enfance en partenariat avec la CAF en proposant un mode d'accueil stable[M 3], par le biais du Relais d’Accueil aux Parents et aux Assistantes Maternelles (RAPAM). Deux structures d'accueil (La Mainadière et les Mini-Pousses) totalisent 70 places pour des enfants allant de 2 mois et demi à 3 ans[M 4]. La Maison de l'enfance[M 5] a pour but de centraliser l'ensemble des services relatif au enfants âgés de 3 à 12 ans. Un accueil de loisirs est notamment assuré tous les mercredis en période scolaire et durant les vacances scolaires[M 5]. Enfin, la Maison des jeunes[M 6] concerne les jeunes âgés de 11 à 17 ans, celle-ci est chapeautée par le service des sports de la commune.

Personnes âgées[modifier | modifier le code]

Le CCAS de la ville de Lescar[M 7] est chargé de coordonner les actions en faveur des personnes âgées concernant l'accès aux droits, l'aide à la constitution des demandes de prestations, les aides aux déplacements urbains ou encore la mise en place des plans d'alerte liés aux risques naturels et sanitaires. Des services de portage de repas, de téléassistance et d'aides à domicile sont aussi proposés[M 8]. La commune met en place différentes animations pour renforcer le lien social avec les personnes âgées, il peut s'agir de voyages, de séances de gymnastique, d'ateliers cuisine ou d'un réveillon solidaire[M 8].

Deux établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) médicalisés sont actifs sur le territoire de la commune (L'Esquirette et Anna Bordenave)[M 8],[50]. La Maison pour l'Autonomie et l'Intégration des malades d'Alzheimer (MAIA) de Lescar est un outil de coordination créé en direction des personnes âgées en perte d'autonomie, elle concerne huit cantons de l'agglomération paloise[M 9].

Personnes handicapées[modifier | modifier le code]

Les personnes handicapées résidant dans la commune de Lescar peuvent bénéficier de plusieurs aides, dont le portage de repas à domicile[M 10], le service de transport accompagné[M 11] ou encore de l'accompagnement du CCAS[M 7]. Lescar accueille également différents centres pour personnes handicapées gérés par l'Adapei, dont un ESAT[51], ainsi qu'une Maison d'accueil pour personnes handicapées âgées (MAPHA)[52] et un foyer d'hébergement pour personnes handicapées adultes[53] sur le site du Bialé. Inauguré en 2012[54], le foyer d'hébergement de l'association l'Ensoleillade accueille 60 personnes en situation de handicap mental[55].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lescar est rattachée à l’académie de Bordeaux, dans la zone A du calendrier scolaire[56].

La commune administre trois écoles maternelles (Les Près, Victor Hugo et Le Laoü) et trois écoles élémentaires communales (Paul Fort, Victor Hugo et Le Laoü)[M 12]. On compte deux écoles primaires privées (Notre-Dame et une école Calandreta) dans la localité.

Le département gère un collège (Simin Palay[57],[56]), il est accompagné par un collège privé (Notre-Dame). La région Nouvelle-Aquitaine administre elle le lycée général et technologique Jacques-Monod[56],[58]. L'actuel lycée accueille jusqu’en 1977 l'école normale de garçons du département[A 2]. De son ouverture en 1845, à sa fermeture, elle est fréquentée par plusieurs personnalités, dont Étienne Camy-Peyret, Georges Laplace, Roger Lapassade ou encore Bernard Charbonneau.

La chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn rassemble un centre de formation continue (IPC) ainsi qu'une école supérieure de commerce du sport (CNPC[59]) sur son site lescarien.

Santé[modifier | modifier le code]

Les soins des Lescariens sont assurés sur place par une quinzaine de médecins généralistes[60], une dizaine de chirurgiens-dentistes, des auxiliaires médicaux et trois pharmacies[61]. Le centre hospitalier de Pau assure les soins plus urgents ou importants, celui-ci est composé de l’hôpital François-Mitterrand, du centre Hauterive (rééducation fonctionnelle, unité de SSR et médecine nucléaire) et du centre Jean-Vignalou pour la gérontologie[62]. Plusieurs cliniques présentent à Pau et Aressy complètent le dispositif sanitaire de l'agglomération paloise.

Justice et sécurité[modifier | modifier le code]

La commune relève de la cour d'appel de Pau pour toutes les juridictions, à l'exception de la cour administrative d'appel qui se trouve à Bordeaux.

La sécurité de Lescar est de la compétence du commissariat de Pau[63] depuis 2005[64]. La commune accueille une brigade de proximité de la Gendarmerie nationale française[65], qui ne reçoit plus de public depuis 2014[64]. Lescar est dotée d'une police municipale de quatre postes[66], ce service quitte ses locaux de la rue du Pont Louis le pour s'établir à la mairie[67].

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Lescar est une commune urbaine, une des 53 communes de l'unité urbaine de Pau[68] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Pau[69]. Elle appartient à l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) Pau Béarn Pyrénées, à la zone d’emploi de Pau[70] et au bassin de vie de cette dernière[71]. Les habitants de la commune sont appelés les Lescariens[72].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[73]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[74].

En 2015, la commune comptait 9 958 habitants[Note 11], en diminution de 0,23 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 948 1 710 1 611 1 781 2 093 1 938 2 096 2 014 1 940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 877 1 776 1 827 1 807 1 855 1 791 1 794 1 645 1 630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 554 1 522 1 482 1 471 1 661 1 871 1 750 1 576 1 855
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 194 2 953 4 164 5 186 5 793 8 191 9 439 9 794 9 991
2015 - - - - - - - -
9 958 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[75] puis Insee à partir de 2006[76].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jusqu'aux années 1960, la démographie lescarienne ne subit que très peu d'évolutions avec un total d'environ 2 000 habitants. Il convient toutefois de signaler une baisse de population entre la deuxième moitié du XIXe siècle et l'après Première Guerre mondiale, dans un contexte d'exode rural et d'émigration béarnaise[F 1],[Note 12]. La population lescarienne augmente de manière très sensible à partir des années 1960, sous l'effet du processus de périurbanisation. Cette croissance marque nettement le pas à la fin des années 2000, avec une stabilisation autour de 10 000 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les informations collectées en 2014 révèlent une population relativement jeune, avec un taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans de 23,0 % contre 24,4 % en France et 28,9 % dans les Pyrénées-Atlantiques[Insee 3],[InseeD 1],[77]. La catégorie des personnes âgées entre 45 et 59 ans est surreprésentée dans la commune avec 25,7 %, soit quasiment cinq points au-dessus du taux départemental (20,9 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est inférieur de plus d'un point au taux national (51,6 %)[Insee 3],[InseeD 1],[77].

Pyramide des âges à Lescar en 2014 en pourcentage[Insee 3].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,0 
6,2 
75 à 89 ans
7,6 
15,1 
60 à 74 ans
15,6 
25,3 
45 à 59 ans
26,1 
16,3 
30 à 44 ans
17,4 
18,0 
15 à 29 ans
15,8 
18,5 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges dans les Pyrénées-Atlantiques en 2014 en pourcentage[InseeD 1].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
2,1 
8,4 
75 à 89 ans
12,0 
16,6 
60 à 74 ans
17,6 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
19,1 
30 à 44 ans
17,9 
16,8 
15 à 29 ans
14,6 
17,2 
0 à 14 ans
15,2 

Vie associative[modifier | modifier le code]

Le tissu associatif de Lescar compte plus d'une centaine de structures[M 13]. On dénombre notamment 42 associations dans le domaine sportif[M 14], 19 associations dans le domaine culturel[M 15], 17 associations dans le domaine des loisirs[M 16], 13 associations dans le domaine social[M 17], 12 associations dans le domaine corporatif[M 18], 8 associations dans le domaine scolaire[M 19] et 5 associations dans le domaine commercial[M 20]. Le service vie associative de la ville est chargé de conventionner les associations afin d'assurer un contrôle sur ses actions, il assure également le traitement des demandes de subventions[M 13].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La ville de Lescar dispose de plusieurs équipements publics permettant la pratique du sport. Il s'agit notamment de trois complexes sportifs omnisports (Désiré-Garrain, Paul-Fort et Victor-Hugo), d'un stade municipal équipé de deux terrains en gazon naturel et d'un synthétique, de sept courts de tennis et d'une salle de tennis de table, d'une piscine municipale de plein air (bassin de 25 mètres) ou encore d'un complexe de tir à l'arc[M 21].

Créé en 1977, le Football Club Lescarien dispose du terrain d'honneur en gazon synthétique sur le stade municipal de la ville. Son équipe senior évolue au niveau « Régional 3 » de la Ligue de football Nouvelle-Aquitaine[78], l'équivalent de la huitième division nationale. Le Rugby Club Billère ASPTT Lescar (RC BAL) occupe les deux terrains en gazon naturel du stade municipal. Ce club est né de la fusion en 2004 de l'A.S. Billère, de l'ASPTT de Pau et de l'Avenir Lescarien[79]. Le club compte environ 250 licenciés[79]. L'Avenir Lescarien voit le jour en 1923[80], avec pour siège le Café de La Terrasse et permet à son origine la pratique du rugby et de l'athlétisme. Le club opte pour le rugby à XIII en 1935, avant de revenir au rugby à XV durant la Seconde Guerre mondiale[80]. Créé avant l'Avenir Lescarien, le patronage Saint-Joseph permettait la pratique du football, du basket-ball, de la pelote ou encore du tir[80]. Autre association historique, le club bouliste de Lescar est créé dès 1954[80].

Le Tennis Club de Lescar (TCL), dont Jérémy Chardy a été membre, le Judo Club de Lescar, le Lescar Basket créé en 1987, le Lescar Promotion Volley-Ball ou encore le Lescar Handball sont d'autres clubs sportifs majeurs de la ville. Le Lescar Vélo Sprint est présidé par Gilbert Duclos-Lassalle[M 14], il a également vu les débuts de Stéphane Augé. Chaque année, le service des sports de la commune met en place l’événement « Faites du Sport », course multisports en équipe qui voit la participation d'environ 400 sportifs[M 22].

Médias[modifier | modifier le code]

L'actualité de Lescar est traitée par des médias axés sur l'actualité béarnaise. C'est le cas de trois quotidiens de presse écrite dépendants du Groupe Sud Ouest : le Sud Ouest (édition Béarn et Soule), L'Éclair et La République des Pyrénées. Communément appelé La République, ou La Rep, il s'agit du quotidien le plus lu du Béarn et de la Soule avec 143 000 lecteurs au numéro moyen[81].

Une antenne de France 3 Aquitaine se situe à Pau, elle traite quotidiennement de l'actualité en Béarn lors du décrochage local du 19/20 dans son édition « France 3 Pau Sud-Aquitaine ». France Bleu Béarn, Virgin Radio Sud Aquitaine ou encore RFM Béarn disposent de décrochages locaux. La municipalité publie chaque mois « Le 20h des Lescariens » sur sa chaîne YouTube[82].

Cultes[modifier | modifier le code]

Seul le culte catholique est organisé au sein de la commune. Lescar dépend du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, suffragant depuis 2002 de l’archidiocèse de Bordeaux[83]. La cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption et l'église Saint-Julien sont réunies au sein de la paroisse « Notre-Dame-en-Béarn - Lescar »[84],[85].

Le diocèse de Beneharnum s'organise au tournant du Ve siècle et du VIe siècle. La légende[C 1] veut que Saint Julien soit le fondateur du diocèse à la fin du Ve siècle. Mais aucun fait tangible ne vient confirmer cette tradition orale[C 2]. Le premier évêque de Beneharnum, dont l'Histoire fasse mention, est Saint Galactoire. Il participe au concile d’Agde en 506 sous le titre de « Galactorius, episcopus de Benarno »[C 3]. Au cours des cinq siècles suivants, l'histoire du diocèse de Beneharnum est très lacunaire[A 3], avec uniquement la mention de quelques évêques dans des documents. Avec la destruction de la cité gallo-romaine autour du IXe siècle, sous les assauts des Normands, le nom de Beneharnum disparaît. C'est sous Guillaume Sanche de Gascogne à la fin du Xe siècle que le diocèse réapparaît sous le nom de Lascurris[A 3]. Le diocèse de Lescar gagne progressivement en autonomie vis-à-vis de l’évêché de Gascogne durant le XIe siècle. Grégoire de Montaner semble être le premier évêque à s'affranchir totalement de cette emprise en réorganisant le diocèse béarnais[C 4]. Le diocèse de Lescar est finalement supprimé en 1801[A 3], pour être rattaché à celui de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2014, le revenu médian disponible par ménage était de 24 153 € à Lescar, dont 73,8 % issus des revenus d'activité[Insee 4]. Cette même année, 31,3 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 5].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 6 582 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,9 % d'actifs dont 66,8 % ayant un emploi et 7,1 % de chômeurs[Insee 6].

On comptait alors 6 423 emplois dans la zone d'emploi, contre 5 901 en 2009. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 4 449, l'indicateur de concentration d'emploi est de 144,4 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d’un emploi par habitant actif[Insee 7].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au , Lescar comptait 1 065 établissements : 16 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 61 dans l'industrie, 101 dans la construction, 732 dans le commerce-transports-services divers et 155 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 8]. En 2015, 92 entreprises ont été créées à Lescar[Insee 9], dont 59 par des auto-entrepreneurs[Insee 10].

Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[Insee 8] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 1 065 100,0 617 327 63 36 22
Agriculture, sylviculture et pêche 16 1,5 14 2 0 0 0
Industrie 61 5,7 28 22 3 5 3
Construction 101 9,5 67 25 5 3 1
Commerce, transports, services divers 732 68,7 391 261 44 24 12
dont commerce et réparation automobile 298 28,0 98 156 22 13 9
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 155 14,6 117 17 11 4 6
Champ : ensemble des activités.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire est représenté par un faible nombre d'entreprises sur la commune, une quinzaine environ dans le domaine agricole qui sont en grande partie individuelles. Le territoire communal conserve, malgré tout, un aspect semi-rural. La commune compte environ 45 % de surfaces agricoles, dont 80 % pour la culture du maïs et 10 % de céréales à paille notamment[A 4]. Pendant longtemps concentrée dans la plaine du gave, la zone agricole de la commune se concentre depuis le XXe siècle sur la zone du Pont-Long.

Ce terrain marécageux est occupé pendant des siècles[A 5] par les bergers de la vallée d'Ossau pour le pâturage hivernal de leurs troupeaux, ou comme zone de transhumance vers les Landes de Gascogne. Les bergers ossalois revendiquent un droit d'usage de la zone, ce qui pousse à de nombreux conflits[B 1] avec les populations locales, soucieuses d'étendre leur domaine cultivable pour répondre à leur croissance démographique. En 1828[A 6], le droit de propriété des Ossalois est reconnu, mais ces derniers doivent en céder la moitié aux populations locales quelques années plus tard. En 1853[A 6], la partie conservée est partagée entre le syndicat du Haut-Ossau[Note 13] et celui du Bas-Ossau[Note 14], ce dernier vendant ces terres. Avec la fin des transhumances vers les Landes de Gascogne durant les années 1950[Note 15], le syndicat du Haut-Ossau accepte de louer ses terres ainsi que le défrichement mécanique pour une culture intensive du maïs[A 6]. Cette période de défrichement correspond à l'introduction du maïs hybride en Béarn par la coopérative Euralis, qui permet de multiplier les rendements[A 7].

Basée sur le territoire de Lescar, la ferme du Pont-Long est considérée comme étant la plus importante du département[86]. En plus de cette ferme, la Communauté syndicale du Haut Ossau gère des lotissements, des locaux commerciaux et industriels sur cette lande du Pont Long pour un total d'environ 1 000 ha. La commune de Lescar fait partiellement[Note 16] partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty depuis les années 1980. En 2017, la zone est étendue pour englober le Pont-Long[87], permettant aux producteurs ossalois de bénéficier des approvisionnements en fourrages et en céréales issus de la ferme du Pont-Long.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Groupe coopératif agricole et agro-alimentaire, Euralis emploie environ 5 000 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 1,42 milliards d'euros en 2017. La coopérative de blé du bassin de l'Adour est créée en 1936[A 8], elle participe fortement à l'implantation du maïs hybride dans le Sud-Ouest de la France dans les années 1950. À l'étroit sur son site de Billère, la coopérative se relocalise à Lescar en 1976[A 8]. Le choix de cette implantation est dicté par la disponibilité de vastes terrains, de la proximité de la voie de chemin de fer ainsi que par la position de Lescar comme première commune de production de la coopérative[A 8]. En 1986, la coopérative est rebaptisée « Coop de Pau » avant d'adopter son nom actuel Euralis[Note 17] en 1994[88]. Le siège social lescarien du groupe compte environ 400 salariés, il est totalement rénové en 2013[89].

Le Groupe Daniel a pour cœur de métier l'extraction et le concassage de granulats[90]. Il fournit également des services dans la production et livraison de bétons, la préfabrication de produits en béton, le négoce de matériaux et le transport. Il emploie environ 300 salariés pour un chiffre d'affaires de 70 millions d'euros. Son siège social se situe à Lescar, il y dispose également d'un showroom de 350 m2. Le groupe exploite la carrière « Dragages du Pont de Lescar » sur la commune[91]. L'artisanat est un segment important de ce secteur secondaire lescarien. Les métiers du bâtiment sont particulièrement représentés : charpente, maçonnerie, peinture, électricité[A 4],[M 23].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire représente le principal secteur économique de Lescar, avec environ 70 % des entreprises de la commune. L'activité commerciale est particulièrement importante, avec la présence d'une vaste zone commerciale au sud de la ville. Celle-ci génère environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires[A 4],[M 24], soit la moitié de l'activité commerciale de l'agglomération paloise (pour 10 % des implantations)[A 4]. Cette zone est présentée comme l'une des plus grandes de France[M 24], composée d'environ 330 commerces et de 7 000 places de stationnement. Depuis 2002[92], l'association Lescar Soleil fédère environ 250 commerces issus pour l'essentiel de cette zone commerciale. Les enseignes de grande distribution représentent les plus grandes entreprises du secteur tertiaire sur la commune : l'hypermarché Carrefour (330 salariés), Castorama (110 salariés) ou encore Décathlon (100 salariés)[M 23]. Les deux locomotives de la zone commerciale sont le Centre commercial Carrefour Pau-Lescar, avec 70 commerces[93], et Quartier Libre, avec 60 commerces[94]. Le premier ouvre ses portes en 1973[95] avant une profonde rénovation en 2017[96], tandis que le deuxième ouvre en 2002 par le biais du Groupe Casino[97].

Le commerce de proximité est regroupé autour de sept pôles commerciaux, totalisant environ 60 enseignes installées au sein des zones résidentielles[M 25]. En 2016, l'association CAP Lescar est lancée pour promouvoir les commerçants et artisans de proximité de la commune[98]. Un marché bi-hebdomadaire se tient dans la commune le mercredi après-midi et dimanche matin[M 26]. Aujourd'hui disparues, l'activité commerciale lescarienne est marquée pendant des décennies par la tenue de la foire agricole du printemps ainsi que du comice agricole à l'automne, place de la Hourquie[99]. La cité médiévale était également animée chaque jeudi par un marché alimenté par les maraîchers locaux[99].

Au , la ville compte 5 hôtels (dont 1 établissement quatre étoiles) pour 296 chambres[Insee 11]. 104 emplacements de camping étaient recensés à la même date[Insee 12]. De plus, un bureau d'information touristique de l'office de tourisme Pau Pyrénées est présent sur la commune[100].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Le béarnais (bearnés ou biarnés) est le nom donné au parler de langue d'oc du Béarn. Il s'agit d'un parler roman inclus dans la famille du gascon[Note 18], auquel il a servi de base normative (en particulier par le biais de l'Escole Gastoû Febus[106]) en raison de son passé littéraire et institutionnel. Le béarnais est la seule langue utilisée par les institutions du Béarn depuis l'origine de la vicomté au IXe siècle jusqu'en 1620, il l'est ensuite concurremment au français de 1620 à 1789[107],[108]. Malgré la disparition du béarnais dans ce cadre administratif après la Révolution, son usage reste encore majoritaire auprès des Béarnais à la fin du XVIIIe siècle. Comme toutes les langues et parlers régionaux de France, le béarnais a progressivement reculé mais, en l'absence de grande ville en Béarn, ce recul ne s'est guère manifesté avant la seconde moitié du XIXe siècle. L'école française entre en conflit direct avec l'usage des langues régionales à partir du dernier tiers du XIXe siècle et ce jusqu'à la première moitié du XXe siècle[109]. L'usage d'une répression éducative (comme le symbole) ou par un châtiment corporel[109] est alors la norme pour empêcher les élèves de pratiquer leur langue maternelle à l'école[Note 19].

En septembre 1993[111], une école Calandreta ouvre ses portes sur la commune de Lescar. Cette dernière est gérée par l'association loi de 1901 « Calandreta Lescar » créée en 1992[112]. Ses ressources proviennent des collectivités locales, des adhérents et des actions menées par les parents. L'enseignement de l'école se fait selon le principe de l'immersion linguistique précoce[113]. L'école compte environ 60 élèves[114]. Le Terrier de Lescar passe pour être le plus vieux document lescarien arrivé intact jusqu'à nos jours[115]. Rédigé en 1643 en langue béarnaise, ce texte référence quartier par quartier (vic par vic) les terrains construits, les terres cultivées et incultes qui étaient imposables, ainsi que le nom des propriétaires. Plusieurs auteurs de langue béarnaise ont un lien avec la commune, le lescarien Jean-Henri Fondeville au XVIIe siècle ou plus récemment Roger Lapassade, qui passe une partie de ses études à l'école normale dans l'entre-deux-guerres.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Plusieurs événements culturels sont organisés au fil de l'année dans la commune. Au mois de mai se déroule le festival de théâtre amateur, organisé en collaboration avec l'association des « Mutins de Lescar »[M 27]. Il est suivi, à la fin juin, par le traditionnel huec de la Sent Jan (feu de la Saint Jean). Une tradition millénaire en Béarn qui annonce le début de l'été, cet événement est organisé à Lescar par l'association Esquireta[116]. La fête des Lescariens « Bonne fête Lescar ! » se déroule début juillet, désormais dans le même temps que « Faites du sport »[M 28].

Organisé depuis 2007, le festival Emmaüs se tient habituellement fin juillet. Il est constitué de débats, conférences et concerts. Il accueille par exemple les artistes ou groupes d'artistes IAM, Public Enemy, Oxmo Puccino, Keny Arkana ou encore The Avener. En 2011, le festival réalise jusqu'à 20 000 entrées[117]. Depuis les organisateurs ont décidé de recentrer l'événement sur deux jours de week-end dans le but d'accueillir un public plus familial[118]. Autre événement phare de la saison culturelle de Lescar, les « Mystères de la Cité » se déroulent mi-septembre. Durant deux journées, son et lumières, spectacles de rue et animations festives sont proposés au cœur de la cité médiévale ainsi qu'au pied des remparts. Cette manifestation accueille jusqu'à 20 000 personnes en 2014[119]. Tout au long de l'année sont également donnés des concerts dans la cathédrale de Lescar[120]

Espaces culturels[modifier | modifier le code]

La médiathèque de Lescar dispose d'un ensemble de 24 000 ouvrages[M 29] en libre accès et pour tout public. Elle fait partie d'un réseau de dix médiathèques gérées par la communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées[121]. Le musée de Lescar est situé dans la cité médiévale de Lescar, au cœur des anciennes caves du palais épiscopal de Lescar. Cet espace présente un fonds archéologique datant de la Préhistoire au Moyen Âge. Ce lieu consacre également des expositions d'art ponctuelles[M 30]. L'inauguration de cet espace muséographique se déroule en 1968[122], il est alors une annexe de l'ancien Musée béarnais de Pau. Durant une vingtaine d'années, le public peut y observer des portraits de princes béarnais, ainsi que d'autres personnalités (lescariennes notamment), des dizaines de tableaux évoquant l'histoire béarnaise, des vestiges archéologiques et des outils liés au monde paysan[122]. L'Estanquet est un espace qui réunit chaque semaine une soirée thématique liée à l'art ou à la culture[M 31]. Enfin, des écoles municipales de danse[M 32], de musique[M 33] et de cirque[M 34] sont également présentes dans la ville.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La cité médiévale

La cité de Lescar représente la haute-ville, elle est située au sommet d'un promontoire de 30 mètres de haut. Cette partie historique s'est développée au XIIe siècle avec la construction de la cathédrale Notre-Dame et la constitution d'un groupe épiscopal. Un ensemble de remparts et de portes de défense en limitait l'entrée. Les vestiges d'une des tours de l'Évêché[123] témoignent du passé ancien de la commune. Ces tours formaient l’ancien palais épiscopal détruit à la Révolution française.

On trouve à l'entrée ouest de la cité une porte monumentale nommée porte de l'Esquirette[124](XIIe siècle) inscrite aux monuments historiques. Il s'agit de l'une des portes permettant d'entrer dans la cité, elle renfermait une cloche (esquireta en béarnais) que l’on sonnait pour donner l’alerte auprès de la population. Adossés à la porte se trouvent les vestiges de la tour de l'Esquirette, qui était l'un des maillons des remparts ouest de la cité et qui fut également détruite partiellement durant la Révolution.

Au sud de la cité se trouvent les vestiges des remparts médiévaux. Les premiers remparts sont construits par les Gallo-Romains vers le Ve siècle puis consolidés au Moyen Âge pour protéger la ville. La tour du presbytère située en haut des remparts date du XVIe siècle, elle permet d'accéder aux remparts par des escaliers. Le reste du bâtiment date, quant à lui, du XVIIe siècle et servait de logis pour le clergé[125].

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La basse-ville

La basse-ville de Lescar concentre la plupart des vestiges issus de l'occupation gallo-romaine des lieux. Les archéologues ont exhumé dans le quartier du Bialé le cœur antique[126] de la cité de Beneharnum, avec par exemple la découverte de thermes publics[127]. Un taureau[128] en bronze daté de l'époque gallo-romaine a été découvert dans le camp qui domine Arbus. Tandis qu'une ancienne villa romaine a été mise en évidence à l'est de la cité[129], du mobilier et une mosaïque de 6,50 m de long sur 3,3 m de large de la villa Saint-Michel sont exposés au musée de Lescar[130].

Un ancien collège barnabite
Article détaillé : Lycée Jacques-Monod.

L'actuel lycée Jacques-Monod de Lescar occupe un bâtiment chargé d'histoire. Le bâtiment central a été construit progressivement entre 1755 et 1779 pour permettre l'enseignement de pères barnabites. À la suite de la Révolution et de l'interdiction de l'enseignement religieux, l'ancien collège fut successivement transformé en maison de détention, hôpital de guerre pendant la guerre contre l'Espagne ou encore filature de coton.

Finalement, la destination initiale de l'établissement lui fut rendue en 1845, avec l'installation de l'école normale d'instituteurs du département. À partir de 1978, l'établissement deviendra une annexe du lycée Saint-Cricq de Pau et enfin en septembre 1992 le lycée autonome que nous connaissons aujourd'hui fit son apparition.

Le château du Bilaà
Le nouvel hôtel de ville de Lescar.

Le domaine du Bilaà est situé à l'est de la cité médiévale de Lescar. Le château du Bilaà est une demeure bourgeoise construite en 1853 par le baron Auguste d'Ariste. Il est implanté à l'extrémité d'un plateau dominant la vallée du gave de Pau au centre d'un domaine forestier de plusieurs hectares. Le château est situé sur une levée de terre qui pourrait être un ancien oppidum protohistorique, néanmoins des fouilles n'ont pas permis de confirmer cette hypothèse[131]. Fortement dégradé, le château est abandonné par la famille d'Ariste en 1967 et le domaine vendu en trois parties. Par la suite, la construction d'un lotissement réduira la superficie du domaine. Plusieurs incendies au cours des années 1970 auront raison du château et de la chapelle construite en 1861 par le baron. Les ruines devenant dangereuses, il est ainsi décidé de murer le bâtiment et d'en interdire l'accès au public.

En 2005, la municipalité de Lescar décide de réhabiliter le château pour en faire un lieu de séminaires et de réunions. Ce projet a été l'occasion de vastes débats politique, notamment concernant son coût (6 millions d'euro) et sa rentabilité future. Une fois élu, le nouveau maire Christian Laine a pris la décision de poursuivre la rénovation, déjà largement engagée, mais d'y installer non pas un lieu de séminaires et de réunions mais les services de la mairie. Le nouveau château du Bilaà est donc, depuis 2011, le nouvel hôtel de ville de Lescar. L'ancien bâtiment municipal était situé dans la cité de Lescar (derrière la cathédrale), mais la construction d'un nouveau bâtiment était rendue nécessaire par l’exiguïté des locaux occupés depuis 1968. Finalement, la rénovation/agrandissement du château du Bilaà aura coûté quelque dix millions d'euros[132]. Le nouveau bâtiment municipal est composé de 2 000 m² contre 400 m² pour la Maison Rosier[133], siège de l'ancien hôtel de ville.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame.
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption[134], ancienne cathédrale, date partiellement des XIIe et XIIIe siècles. L'édifice, commencé en 1120 par le chœur à l'instigation de son évêque Guy de Lons, fut saccagé par les protestants sous le règne de Jeanne d'Albret. D'importantes restaurations aux XVIIe et XVIIIe siècles sauvèrent le chœur de la ruine. Le chevet a conservé une architecture romane. La nef est voûtée en berceau plein cintre, les bas-côtés en berceaux transversaux. Sur les chapiteaux romans on peut reconnaitre des scènes du cycle de Daniel, de la naissance du Christ ou encore le sacrifice d'Abraham. Le sol du chœur est pavé d'une mosaïque du XIIe siècle représentant une scène de chasse. Elle recèle du mobilier[135], des tableaux[136], une statue[137] et des objets[138] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel. Henri II d'Albret, Catherine de Foix, Marguerite d'Angoulême, François Phébus y sont inhumés au pied des marches qui menaient au maître-autel (trône épiscopal actuel).
  • L'église Saint-Julien présente des objets classés. Le saint patron de la ville est saint Julien, que la légende place comme premier évêque de Beneharnum, et de saint Galactoire, authentique évêque de Beneharnum, martyrisé par les Wisigoths à Mimizan (Landes) en 507. Seul saint Julien est fêté de nos jours, à la fin août à l'occasion des fêtes patronales. L'église actuelle a été construite au XVIIe siècle après le passage destructeur des troupes de Montgomery en 1569. Elle est située à l'emplacement de la cathédrale primitive de Lescar, détruite par les Vikings et reconstruite au XIIIe siècle. Elle a depuis conservé le curieux clocher-pignon datant du Moyen Âge.
  • Lescar est située sur la via Tolosane (ou voie toulousaine, également nommée chemin d'Arles), nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le plus au sud. Il s'agissait de la voie la plus fréquentée jusqu'au milieu du XIIe siècle. Un refuge permet l'accueil des pèlerins en bordure de la cité, celui-ci est composé de 14 couchages[139].
  • Églises disparues : église Saint-Michel, église Saint-Martin de Gourreix (Gorrets), église Sainte-Confesse, église Sainte-Catherine, les oratoires Saint Jean-Baptiste et Sainte Quitterie. « L'église de Ste-Quitterie était située au nord de Lescar une croix indique encore son emplacement. » (voir note 4, page 49 du Tome I de Labau et page LXXV du bréviaire). Une chapelle Saint-Galactoire collée à la cathédrale à partir de 1620 (bréviaire p VII, p XXVI), en tout cas pas de chapelle consacrée à Saint Galactoire au moment de la rédaction du bréviaire en 1541, juste un autel dans la cathédrale lui était dédié jusqu'en 1569 (bréviaire LXXXI). Les Barnabites consacrent leur chapelle (ou église nouvelle) à Saint-Paul au XVII (bréviaire LXXXII).
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La vie de la commune est marquée pendant 13 siècles par l'activité de son évêché, plusieurs de ses évêques sont à distinguer sur cette période. Tout d'abord, Saint Julien et Saint Galactoire au temps de Beneharnum. Le premier passe pour être l'évangélisateur du Béarn ainsi que le fondateur du diocèse à la fin du Ve siècle[C 1], tandis que le deuxième assiste au concile d'Agde en 506[C 3]. Saint Julien est le saint patron de la commune, il détrône dans ce sens Saint Galactoire au moment de la Réforme[C 2]. Après les invasions normandes du IXe siècle, la cité renaît à la fin du Xe siècle sous l'impulsion des ducs de Gascogne. Bien que refondé, l'évêché de Lescar demeure sous le contrôle de l'évêché de Gascogne jusqu'à Grégoire de Montaner dans la deuxième moitié du XIe siècle. Cet évêque réorganise profondément le diocèse de Lescar pour lui redonner son plein exercice[C 4]. Dans la première moitié du XIIe siècle, Guy de Lons (Guido) fait bâtir l'actuelle cathédrale romane. Il participe avec Gaston IV à la prise de Saragosse en 1118 dans le cadre de la Reconquista[C 5]. À la fin du XIVe siècle, l'évêque Odon de Mendousse doit exercer sa mission sous le règne de Gaston Fébus. Ce dernier force Odon à l'exile après avoir assassiné son propre fils[C 6]. À la mort de Fébus en 1391, Odon retrouve son siège et fonde les États de Béarn en compagnie de l'évêque d'Oloron[Note 20]. Plus tard, les épiscopats de Pierre de Foix, Jacques de Foix ou de Marc-Antoine de Noé (dernier évêque de Lescar) sont également à mettre en avant.

Les souverains béarnais récupèrent la couronne du Royaume de Navarre en 1479[F 2]. Cet État Béarn-Navarre à cheval sur les deux versants de la chaîne pyrénéenne est de courte durée, les Rois catholiques prenant contrôle de la capitale navarraise, Pampelune, en 1512[F 2]. Face aux troubles précédents cette perte de contrôle, les rois de Navarre choisissent la cathédrale de Lescar comme sépulture provisoire[C 8], dans l'espoir de récupérer un jour leurs possessions espagnoles[C 8]. Dès 1464, Blanche de Navarre est inhumée à Lescar[C 8]. François Phébus est ensuite le premier souverain de Navarre inhumé dans la cathédrale en 1483[C 8]. Il s'ensuit les dépouilles des souverains du Béarn et de Navarre, ainsi que les princes et princesses de leur famille, jusqu'en 1555. Sont notamment inhumés les couples de souverains Jean et Catherine de Navarre ainsi que Henri d'Albret et Marguerite d'Angoulême. La cathédrale garde désormais le surnom de « Saint-Denis des rois de Navarre »[C 9]. À noter également le mariage entre Gaston de Foix et Madeleine de France en 1461, par un contrat passé à Lescar[140].

Henri II de Navarre.
nées au XVIIe siècle
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
  • Auguste d'Ariste (1807-1875), ou baron d'Ariste, est un homme politique français né en Martinique qui fut député et sénateur. Il fut également maire de Lescar et vice-président du Sénat à la fin de sa vie ;
  • Paul d'Ariste (1845-1924), fils d'Auguste d'Ariste et également baron d'Ariste, homme politique français qui fut par trois fois député et pendant 32 ans maire de Lescar ;
  • Stanislas Fumet (1896-1983), né à Lescar et décédé à Rozès est un homme de lettres français.
nées au XXe siècle
  • Marie Dubois (1937-2014), actrice française récompensée par le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1977. Elle finit ses jours dans la commune en 2014 après plusieurs années passées en Béarn pour se rapprocher de sa fille unique.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Lescar Blason De gueules au croissant d’argent surmonté d’une étoile d’or
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Historique des logos :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lescar : une ville béarnaise millénaire, par André Lot et Maurice Romieu, photographies de Philippe Glorieux. Éditions Privat, DL 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La plupart des routes nationales françaises sont alors transférées aux départements par l'acte II de la décentralisation.
  2. Depuis les limites est de la cité médiévale, croix de Mariotte et porte de Morlaàs.
  3. Les pasteurs ossalois revendiquent l'usage des terres du Pont-Long pour faire paître leurs troupeaux de montagne. La seigneurie du Laur contrôle alors l'un des chemins de transhumance nommé la Heléra et reliant la montagne au Pont-Long par Lasseube et Artiguelouve.
  4. AEP : Alimentation en Eau Potable.
  5. Denis Touzanne décède pendant son mandat, des élections partielles doivent être organisées.
  6. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[48].
  7. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[49].
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Lescar.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  12. Émigration vers d'autres régions françaises (Bordeaux, Toulouse, Paris) mais aussi vers le continent américain (Argentine, Uruguay, Californie, Canada, Mexique), dans un contexte de sous-emploi.
  13. 2 078 hectares.
  14. 1 078 hectares.
  15. La dernière transhumance ossaloise vers les Landes de Gascogne se déroule en 1958.
  16. Le gave de Pau marquant la limite nord.
  17. Contraction d'Europe-Alliance-Maïs.
  18. Un vif débat existe sur la réalité d'une langue gasconne spécifique et distincte de l'occitan, certains linguistes affirment que tel est le cas à cause de ses « caractères originaux et distinctifs »[101],[102],[103]. Cela placerait le gascon comme une langue à part entière proche de la langue d'oc, à l'image du catalan[104]. D'autres affirment qu'il s'agit d'un dialecte[105] de la langue d'oc.
  19. L'ensemble des appareils de l'État français ainsi que des représentants des classes dominantes est à l'origine de cette volonté de supprimer les langues régionales[109]. En 1972, Georges Pompidou déclare « il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France qui doit marquer l'Europe de son sceau. »[110].
  20. Il s'agit alors de s'opposer au traité secret[C 7] faisant de Charles VI de France l'héritier de Fébus, et ainsi conserver l'unité béarnaise.

Références[modifier | modifier le code]

Sources institutionnelles[modifier | modifier le code]

  1. a et b LOG T2, Catégories et types de logements.
  2. LOG T7, Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. a, b et c POP T3, Population par sexe et âge.
  4. REV T2, Décomposition des revenus disponibles.
  5. REV T1, Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  6. EMP T1, Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. EMP T5, Emploi et activité.
  8. a et b CEN T1, Établissements actifs par secteur d'activité.
  9. DEN T1, Créations d'entreprises par secteur d'activité.
  10. DEN T2, Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité.
  11. TOU T1, Nombre et capacité des hôtels.
  12. TOU T2, Nombre et capacité des campings.
  1. a, b et c POP T3, Population par sexe et âge.
  • Sites et pages de la mairie [site de la mairie (page consultée le 30 décembre 2017)]
  1. a et b « Le conseil municipal » (consulté le 30 décembre 2017).
  2. « Les jumelages » (consulté le 2 janvier 2018).
  3. « Petite enfance » (consulté le 3 janvier 2018).
  4. « Etablissement d'accueil de jeunes enfants » (consulté le 3 janvier 2018).
  5. a et b « Maison de l'enfance » (consulté le 3 janvier 2018).
  6. « Maison des jeunes » (consulté le 3 janvier 2018).
  7. a et b « Le CCAS » (consulté le 3 janvier 2018).
  8. a, b et c « L'aide aux seniors » (consulté le 3 janvier 2018).
  9. « La mission Alzheimer » (consulté le 3 janvier 2018).
  10. « Le portage de repas » (consulté le 3 janvier 2018).
  11. « Le service de transport accompagné » (consulté le 3 janvier 2018).
  12. « Liste des établissements scolaires » (consulté le 2 janvier 2018).
  13. a et b « Annuaire des associations » (consulté le 4 janvier 2018).
  14. a et b « Associations sportives » (consulté le 4 janvier 2018).
  15. « Associations culturelles » (consulté le 4 janvier 2018).
  16. « Associations de loisirs » (consulté le 4 janvier 2018).
  17. « Associations sociales » (consulté le 4 janvier 2018).
  18. « Associations corporatives » (consulté le 4 janvier 2018).
  19. « Associations scolaire » (consulté le 4 janvier 2018).
  20. « Associations commerciales » (consulté le 4 janvier 2018).
  21. « Équipements sportifs » (consulté le 4 janvier 2018).
  22. « Faites du Sport » (consulté le 4 janvier 2018).
  23. a et b « Contexte économique lescarien » (consulté le 6 janvier 2018).
  24. a et b « Zone commerciale Lescar Soleil » (consulté le 6 janvier 2018).
  25. « Commerces de proximité » (consulté le 6 janvier 2018).
  26. « Le marché » (consulté le 6 janvier 2018).
  27. « Festival de théâtre amateur » (consulté le 12 janvier 2018).
  28. « Bonne fête Lescar ! » (consulté le 12 janvier 2018).
  29. « Médiathèque » (consulté le 12 janvier 2018).
  30. « Musée » (consulté le 12 janvier 2018).
  31. « L'Estanquet » (consulté le 12 janvier 2018).
  32. « École municipale de danse » (consulté le 12 janvier 2018).
  33. « École municipale de musique » (consulté le 12 janvier 2018).
  34. « École municipale de cirque » (consulté le 12 janvier 2018).

Sources privées[modifier | modifier le code]

  • André Lot, Maurice Romieu et Philippe Glorieux, Lescar : une ville béarnaise millénaire, Éditions Privat, .
  • Dominique Bidot-Germa, A. Clavet et François Réchin, De la villa aquitano-romaine à la seigneurie medievale : Le cas du quartier Saint-Michel à Lescar, UPPA, .
  1. a, b et c Villa, p. 172.
  2. a et b Villa, p. 171.
  • Denis Labau, Petite histoire de Lescar : Tome 1 : des origines à la réforme, Éditions des Régionalismes, .
  1. a et b Labau I, p. 32.
  2. a et b Labau I, p. 34.
  3. a et b Labau I, p. 35.
  4. a et b Labau I, p. 56.
  5. Labau I, p. 66.
  6. Labau I, p. 141.
  7. Labau I, p. 143.
  8. a, b, c et d Labau I, p. 170.
  9. Labau I, p. 169.
  • Pierre Tucoo-Chala, Petite histoire du Béarn : (du Moyen-Âge au XXe siècle), Princi Negue, .
  1. Tucoo-Chala, p. 137.
  2. a et b Tucoo-Chala, p. 24.
  • Autres références.
  1. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Lescar et Pau », sur le site Lion 1906 (consulté le 17 décembre 2017).
  2. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Lescar et Urdos », sur le site Lion 1906 (consulté le 17 décembre 2017).
  3. Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Lescar et Capbreton », sur le site Lion 1906 (consulté le 17 décembre 2017).
  4. Notice du Sandre sur Lescar, consultée le 22 février 2009
  5. Noté Aygue Longue par le Sandre
  6. Jean-Philippe Gionnet, « L'échangeur de Lescar inauguré hier en avant-première », sur La République des Pyrénées, (consulté le 17 décembre 2017).
  7. Thomas Longué, « Béarn : chemin du sel en pointillés », sur Sud Ouest, (consulté le 17 décembre 2017).
  8. « La ligne P7 du réseau Idélis » [PDF], sur reseau-idelis.com (consulté le 29 décembre 2017).
  9. « La ligne C13 du réseau Idélis » [PDF], sur reseau-idelis.com (consulté le 29 décembre 2017).
  10. « La ligne P6 du réseau Idélis » [PDF], sur reseau-idelis.com (consulté le 29 décembre 2017).
  11. « La ligne P12 du réseau Idélis » [PDF], sur reseau-idelis.com (consulté le 29 décembre 2017).
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  13. « Le réseau de lignes interurbaines du département des Pyrénées-Atlantiques », sur transports64.fr (consulté le 29 décembre 2017).
  14. « Liste des communes desservies par le réseau de lignes interurbaines du département » [PDF], sur transports64.fr (consulté le 29 décembre 2017).
  15. Paul Riffiard, « La gare toujours à la disposition des voyageurs », sur La République des Pyrénées, (consulté le 29 décembre 2017).
  16. a et b « Le forgeron résistant nous a quittés », sur La République des Pyrénées, (consulté le 29 décembre 2017).
  17. a et b P.R., « Petite gare, gros traffic », sur La République des Pyrénées, (consulté le 29 décembre 2017).
  18. Laurent Vissuzaine, « Ces maires béarnais qui rêvent d'une gare dans leur commune », sur La République des Pyrénées, (consulté le 29 décembre 2017).
  19. Kévin Estrade, « Lescar : le retour d’une gare est déjà sur les rails », sur La République des Pyrénées, (consulté le 29 décembre 2017).
  20. a et b « Présentation de l'aéroport Pau-Pyrénées », sur pau.aeroport.fr (consulté le 29 décembre 2017).
  21. « Résultats d’activité des aéroports français 2016 - Statistiques de trafic » [PDF], sur aeroport.fr (consulté le 29 décembre 2017).
  22. « Pau et l'aviation : une passion partagée depuis plus de 100 ans », sur espace-pau-aviation.fr (consulté le 29 décembre 2017).
  23. « Chapelle mémorial de l'aviation », sur tourisme64.com (consulté le 29 décembre 2017).
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  25. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  26. Titres de la commanderie d'Aubertin, publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  27. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  28. Titres de l'hôpital de Gabas - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  29. Histoire de France, volume XXI, pages 544 et 559- Citée par Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  30. Titres de la commune de Buros - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  31. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  32. Lescar-Beneharnum Ville Antique, par François Réchin
  33. Beneharnum : Les historiens et les origines du Béarn, par Thierry Issartel
  34. Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville, dans "Notice de l'ancienne Gaule" page 149
  35. Landes et bois sur les communes d'Angaïs, Boeil, Bénéjacq, Bordères, Lagos, Mirepeix et Beuste
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