Mifaget

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Mifaget est une ancienne commune française du département des Pyrénées-Atlantiques. Le , les trois communes voisines, Bruges, Capbis et Mifaget, fusionnent pour former la nouvelle commune de Bruges-Capbis-Mifaget sous l'égide de la loi Marcellin[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à l'est du département, à vingt-sept kilomètres au sud-est de Pau et à deux kilomètres au sud-ouest de Bruges.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Mifaget apparaît sous les formes Medium-Faget (1100[2], titres de Mifaget), Faied (XIIe siècle[2], cartulaire de Lescar[3]), Medius-Fagetus (1257[2], collection Duchesne volume XCIX[4]), Mieyfaget (1287[2], contrats de Barrère[5], l'espitau de Mieyfayet (1385[2], censier de Béarn[6]), Myfaget et Mieyhaget (respectivement 1538[2] et 1675[2], réformation de Béarn[7]), Saint-Michel de Mieyhaget (1678[2], insinuations du diocèse d'Oloron[8]) et Mi Faget (1793[9] ou an II).

On peut décomposer le nom Mifaget par les mots issu du gascon béarnais "Miey" et "Faget", signifiant respectivement "Milieu", et "Hêtraie" (endroit où l'on rencontre des hêtres). Autrement dit littéralement "la hêtraie du milieu".

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1131, Gaston IV le Croisé, vicomte du Béarn, fonde la Commanderie de « Mieyhaget » (« au milieu des hêtres » : en béarnais, un haget ou faget, du latin « fagus », est une hêtraie). Le territoire de la Commanderie est prélevé sur le territoire d’Asson (150 hectares environ)

La Commanderie, dirigée par la congrégation des Augustins, est dotée d’un hôpital qui, avec ceux de Gabas et de Sainte-Christine du Somport, permet aux pèlerins de faire étape pour rejoindre, par la voie du Piémont, les voies jacquaires menant à Saint Jacques de Compostelle.

Au XIIIe siècle, l’église romane est érigée avec en particulier une crypte de plan circulaire située sous le chœur. Elle devient une église de proximité pour les habitants qui s’installent dans la campagne environnante. En 1385, on dénombre trois feux, c’est-à-dire trois familles vivant dans trois maisons différentes.

Au XVIe siècle, la Réforme réduit la Commanderie à un domaine agricole vendu au baron de Coarraze.

Au XVIIe siècle, Mieyhaget devient progressivement Mifaget. Les terres de la Commanderie sont achetées par les habitants composant alors une trentaine de familles. Un acte passé le 15 mars 1752 avec les religieux Barnabites de Lescar leur donne une autonomie et un régime administratif.

À la fin du XIXe siècle, l’église est remaniée par la construction du clocher et du baptistère (travaux qui entraîneront le déclassement de l’église du titre des Monuments Historiques). Des travaux sont réalisés pour dégager et restaurer la crypte du XIIIe siècle dont la présence a été « redécouverte » à cette occasion.

En 1973, la commune de Mifaget fusionne avec les communes voisines de Bruges et de Capbis pour former la nouvelle commune de Bruges-Capbis-Mifaget et, de ce fait, passe du canton d’Arudy au canton de Nay-Ouest.

En 2014, Mifaget est un village d’environ 150 habitants, à la fois résidentiel et agricole, tourné vers le proche village de Bruges pour l’accès aux services de proximité  (secrétariat de mairie, agence postale, écoles, commerces, installations sportives, etc.)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
240 254 246 240 254 250 241 250 224
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
219 208 247 211 224 209 219 201 202
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
176 167 149 128 124 124 111 107 89
1962 1968 - - - - - - -
74 73 - - - - - - -
(Sources : Projet Cassini de l'EHESS[9].)

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel de Mifaget[10], possède une crypte du XIIIe siècle.

L’église Saint Michel, malgré ses bas-côtés et son clocher tardifs, garde la marque romane : le portail sud, avec le chrisme du tympan entouré d’une archivolte portant une frise d’anges aux ailes déployées, les chapiteaux sculptés et la crypte voûtée en coupole aux trois petites fenêtres. Un culte original et plus récent (fin du XIXe siècle) s’y était développé : Saint Plouradou, statue pleureuse qui était censée guérir les enfants pleurnichards. L’Église ne l’a pas encouragé…

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. N° 71-588 du 16 juillet 1971. Arrêté Préfectoral du 22 décembre 1972 portant sur la fusion des communes de Bruges, Capbis et Mifaget
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  4. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  5. Contrats retenus par Barrère, notaire de Béarn, manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  7. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  8. Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Fiche de Mifaget sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  10. « L'église Saint-Michel », notice no IA64000602, base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]