Morlanne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Morlanne (homonymie).
Morlanne
Le château de Morlanne.
Le château de Morlanne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Artix et Pays de Soubestre
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Arzacq
Maire
Mandat
Philippe Laborde-Rayna
2014-2020
Code postal 64370
Code commune 64406
Démographie
Population
municipale
582 hab. (2014 en augmentation de 1,39 % par rapport à 2009)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 51″ nord, 0° 31′ 59″ ouest
Altitude Min. 84 m
Max. 221 m
Superficie 12,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Morlanne

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Morlanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Morlanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Morlanne
Liens
Site web www.morlanne.fr

Morlanne (en béarnais Morlana) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Morlannais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Morlanne est située au nord-est du département, au nord du Béarn et de la ville de Pau, éloignée de vingt kilomètres.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D 269 et D 946

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le Luy de Béarn, affluent du Luy, et par son tributaire, le ruisseau le Tiroulet.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Biélé
  • Coudas
  • Gabriel
  • Migou
  • Le Moulin
  • Péré
  • Bourg
  • Lannes
  • Baillenx
  • Pierrou.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Morlanne apparaît sous les formes Morlana (1286[3], titres de Béarn[4]), Morlane (1288[3], notaires de Navarrenx[5]) et Sent-Laurentz de Morlana (1537[3], notaires de Garos[6]).

Son nom béarnais est Morlana.

Le toponyme Péré apparaît sous la forme Perer (1385[3], censier de Béarn[7]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existait un fief éponyme au moyen-âge. Thierry del ROSSO-d'HERS - descendant des premiers seigneurs de Morlanne, des comtes de Foix et des Coarraze - a effectué un essai de reconstitution d'une partie de la généalogie et de l'histoire des seigneurs de Morlanne :

  • le premier seigneur de Morlanne connu est Gailhard de Morlanne, cité en 1060
  • un autre seigneur de Morlanne, né vers 1290, avait épousé en 1313 : Jeanne de Comminges. Il meurt en 1348 et est cité à cette date comme seigneur de Morlanne, de Lannes, d'Ousse, de Cambus et de Montaut.
  • Parmi les 6 enfants du couple précédent (3 filles et 3 fils : Monaut, Bayard dit Gailhart et Fortaner dit Guissernaut), Jeanne de Comminges choisit comme successeur : Monaut de Morlanne, qui devient donc seigneur de Morlanne en 1348. Monaut de Morlanne avait épousé Condor de Castelnau-Tursan, d'où une fille :
  • Jehanne de Morlanne (née vers 1340) qui épouse en 1353 : Arnaud-Guilhem de Béarn (1330-1397), fils bâtard du comte Gaston II de Foix et demi-frère de Gaston Phoebus. A la mort de son père, Jehanne devient dame et héritière de Morlanne.
  • A la mort de Jehanne de Morlanne (vraisemblablement survenue en 1373), Arnaud-Guilhem de Béarn devint seigneur de Morlanne sous le nom d'Arnaud-Guilhem de Morlanne et se remarie, d'où quatre enfants issus du mariage avec Johanne de Morlanne : Gratien de Béarn (1354-1394), Guilhem-Arnaud de Morlanne, Marguerite et Catherine.
  • Guilhem-Arnaud de Morlanne (né vers 1365) a épousé vers 1385 Jeanne de Lescun et semble être devenu momentanément seigneur de Morlanne. En 1385[3], Morlanne comptait 72 feux et dépendait du bailliage de Garos.
  • Nous ne savons pas le devenir de Guilhem-Arnaud de Morlanne après 1385, mais nous savons qu'une fille ou plutôt une petite fille d'Arnaud-Guilhem de Béarn de Morlanne connue sous le nom de Clermonde de Béarn (mère inconnue) épouse Raymond-Arnaud IV de Coarraze, et il semble que ce soit par ce mariage que Morlanne passe aux Coarraze. Le fief et le château de Morlanne sont-ils la dot de Clermonde de Béarn ?, c'est possible. Si Clermonde est la petite fille d'Arnaud-Guilhem de Béarn, alors il est vraisemblable qu'elle est la fille de Gratien de Béarn (1354-1394).
  • Quatre générations plus tard, Catherine de Coarraze (1431-1492), seule héritière testamentaire de son père Raymond-Arnaud VI de Coarraze - marié en 1429 à Isabelle de Castelnau-Bretenoux - vend Morlanne en 1469 à Odet d'Aydie. Il convient de signaler que Catherine de Coarraze avait épousé en 1442 Mathieu de Foix-Grailly (1391-1453), d'où : Jeanne et Marguerite de Foix.

Paul Raymond[3] note que la baronnie de Morlanne fut créée en 1643, et qu'elle était vassale de la vicomté de Béarn. De cette même vicomté relevait une abbaye laïque située sur la commune.

Isaac Pierre Ignace du Fraiche ou du Fraixe (fils de Jean, décédé le 16 juillet 1606, seigneur d'Aygnan et de Saint-Goin, maître des requêtes du roi, conseiller d'État, président au grand conseil de Navarre, marié à Jeanne de Casamajor), maréchal de camp des armées du roi, seigneur de Lée et d'Oust, baron de Morlanne lors de sa création en 1643, châtelain et gouverneur du château de Morlanne, abbé laïque de l'abbaye du même nom, marié le 8 février 1624 à Jeanne de Lacomme[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Philippe Laborde-Rayna MoDem  
2008 2014 Philippe Laborde-Rayna UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Morlanne appartient à quatre structures intercommunales[9] :

La commune accueille le siège du syndicat mixte des écoles de Morlanne et Castéide-Candau.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2014, la commune comptait 582 habitants[Note 1], en augmentation de 1,39 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : +2,6 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
780 657 825 895 805 900 960 1 010 1 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 000 897 883 861 855 858 814 772 728
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
704 677 670 632 547 466 469 406 389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
361 366 338 386 389 428 454 574 582
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Morlanne possède un ensemble fortifié protohistorique, dit castéra du Bialer ou camp romain, au lieu-dit Bialer, qui comprend une motte, un fossé et une enceinte.

La commune s'est développée à partir d'un castelnau[14] dont les origines remontent au XIe siècle.

Morlanne possède une ancienne abbaye laïque[15], dite La Tour, qui date de 1470 et 1480 et qui fut remaniée au XVIe siècle. Le manoir[16], dit abbaye laïque ou maison de Domec, date quant à lui des XVe et XVIe siècles. On peut y voir deux peintures monumentales[17] du XVe siècle.

Le château de Morlanne est inscrit aux monuments historiques depuis 1975[18]. Le rez-de-chaussée est visitable et abrite une importante collection de poteries.

Quelques fermes[19] des XVIIIe et XIXe siècles sont classées aux monuments historiques, tout comme le four à pain[20] du XIXe siècle sur la voie communale 10.

Morlanne possède un ensemble de maisons[21] également classées dont les dates de construction s'échelonnent du XVe au XIXe siècle, telles que la maison Lageye[22] (XVe siècle), la maison de maître dite maison Gassiotte[23] (début XVIe siècle) et la maison de maître dite maison Rigoulet[24] (1680).

Le moulin de Laubadère[25] fut construit au XVIIIe siècle et remanié au siècle suivant.

Le monument aux morts de la guerre de 1914-1918[26], érigé en 1920, est également classé.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent[27] des XIIIe, XIVe et XVe siècles, fut remaniée aux XVIe et XVIIIe siècles. Elle recèle du mobilier et des objets[28] classés par le ministère de la Culture. Le presbytère[29] date, quant à lui, du XVIIIe siècle.

Morlanne est située sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un office de tourisme, d'une école primaire, d'une bibliothèque, d'une crèche, d’arènes, de deux restaurants, un brasseur, un salon de coiffure, d'une salle polyvalente et sportive et d'une maison de retraite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVIIIe siècle
Pierre Bourgeade
nées au XXe siècle
  • Pierre Bourgeade, né en 1927 à Morlanne, est un romancier, poète et dramaturge. Sur son village natal, il a écrit :
« Je suis né dans un petit village des Pyrénées, Morlanne, dont l'unique rue, la carrère, s'allonge sur le sommet d'une colline que dominent, d'un côté, la haute masse d'une église fortifiée, et de l'autre le château. J'allais, bien sûr, à l'école publique. Apprenant, au cours élémentaire, comment, pendant la Révolution, le Tiers avait triomphé des deux ordres, il me semblait, quand je rentrais à la maison, que la carrère était le reflet exact de l'Histoire et j'espérais qu'un jour, quand je serais grand, des conflits analogues s'élèveraient entre le Tiers et le reste, et seraient résolus de la même manière. Je rêvais à cela, à sept ou huit ans, en rentrant de l'école, je rêvais à une révolution définitive, sans savoir ce qui pourrait la motiver, mais j'espérais vivre, rien que pour la forme, et je rêvais que j'écrirais des livres. »[30]
« Aux marches du Béarn, Morlanne est un village de trois cents âmes, perché depuis dix siècles, sur l'une de ces collines qui, de l'autre côté de la pleine du gave, font face aux Pyrénées. Jules César y établit un camp où l'on peut encore méditer sur l'ambition, l'histoire, le triomphe des ronces et des orties. Du camp romain, comme de tout autre endroit de Morlanne, l'œil domine, au sud, un bon tiers de la chaîne des Pyrénées ; à l'ouest, les Landes monotones ; à l'est, l'Armagnac turbulent ; au nord, cette contrée confuse, vaste et poussiéreuse, que le Béarn hautement civilisé rêva toujours d'annexer la France. Gaston Phoebus quittait chaque jour sa citadelle d'Orthez, distante de cinq lieues, passait au château de Salles-Pisse où vivaient ses cousines, et venait à Morlanne prendre le thé avec ses maîtresses, en parlant de rêve qu'Henri, fils de Jeanne d'Albret, devait finalement réaliser. Visiter Morlanne, c'est visiter ce rêve, qui semblait fou. Je suis né là, dans la carrière qui joint l'église au château-fort. Devant notre maison, où mon grand-père, par ailleurs menuisier, pressait le raisin de vigne, s'activaient, sans trêve ni repos, le charpentier, le forgeron, le maréchal-ferrant, le sabotier. Dans le jardin, derrière, je regardais aussi vers ces contrées mystérieuses où je savais qu'un jour j'irais. Les petits Morlannais parlaient patois à la maison, latin à l'église, un maître unique, à l'école communale, chargé de huit classes, leur enseignait, de manière inflexible, le français. Ils se gondolent, aujourd'hui, quand ils apprennent qu'on peut entrer en sixième sans savoir lire. Le château de Morlanne, qui se visite, est riche de nombreuses collections. L'église, monument historique du XIIe siècle, est un chef-d'œuvre de l'art surréaliste. Elle compte trois tours, l'une ronde, l'autre carrée, la troisième pentagonale, par quoi l'architecte inconnu semble avoir transmis un message complexe, qu'il appartient à chacun de déchiffrer. »[31]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Morlanne
  3. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Notaires de Garos - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  8. Armand de Dufau de Maluquer, Notice sur la maison de Gassion : notices généalogiques béarnaises, Pau, Vve L. Ribaut, , 219 p. (notice BnF no FRBNF34210733), p. 78-79.
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 17 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. « Notice sur le castenau », notice no IA64000036, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Ancienne abbaye laïque dite La Tour », notice no PA00084457, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Manoir dit abbaye laïque ou maison de Domec », notice no IA64000037, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Peintures monumentales de la maison de Domec », notice no IM64002732, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Château de Morlanne », notice no PA00084455, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « IA64000183 », notice no IA64000183, « IA64000182 », notice no IA64000182, « IA64000181 », notice no IA64000181, notices sur les fermes classées, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  20. « Four à pain », notice no IA64000193, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « IA64000187 », notice no IA64000187, « IA64000186 », notice no IA64000186, « IA64000185 », notice no IA64000185, « IA64000184 », notice no IA64000184, notices des maisons classées sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  22. « Maison Lageye », notice no IA64000188, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Maison de maître dite maison Gassiotte », notice no IA64000189, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Maison de maître dite maison Rigoulet », notice no IA64000190, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Moulin de Laubadère », notice no IA64000191, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 », notice no IA64000054, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Église Saint-Laurent », notice no IA64000034, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « PM64000322 », notice no PM64000322, « PM64000321 », notice no PM64000321, « PM64000320 », notice no PM64000320, « IM64002770 », notice no IM64002770, « IM64002769 », notice no IM64002769, « IM64002768 », notice no IM64002768, « IM64002709 », notice no IM64002709, « IM64002708 », notice no IM64002708, « IM64002707 », notice no IM64002707, « IM64002706 », notice no IM64002706, « IM64002705 », notice no IM64002705, « IM64002704 », notice no IM64002704, « IM64002703 », notice no IM64002703, « IM64002702 », notice no IM64002702, notices sur le mobilier de l'église Saint-Laurent, sur la base Palissy, ministère de la Culture
  29. « Presbytère », notice no IA64000192, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Pierre Bourgeade, La France à l'abattoir, Ramsay, 1979.
  31. Pierre Bourgeade. « Loin de la foule, près du ciel ». Le Nouvel observateur, 4-10 juillet 1996, no 1652 « Le guide de votre été », p. 12.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]