Ferdinand le Catholique

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Ferdinand II
Illustration.
Ferdinand le Catholique, portrait par Michel Sittow
Titre
Roi de Castille

(29 ans, 11 mois et 13 jours)
Avec Isabelle Ire (1474-1504)
Prédécesseur Henri IV
Successeur Jeanne Ire et Philippe Ier
Roi d'Aragon

(37 ans et 3 jours)
Prédécesseur Jean II
Successeur Jeanne Ire et Charles Ier
Roi de Naples

(12 ans et 25 jours)
Prédécesseur Louis XII
Successeur Jeanne III et Charles IV
Roi de Navarre
Prédécesseur Catherine Ire
Successeur Couronne d'Aragon
Biographie
Dynastie Maison de Trastamare
Date de naissance
Lieu de naissance Sos (Aragon)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Madrigalejo (Castille)
Sépulture Chapelle royale de Grenade
Père Jean II, roi d'Aragon
Mère Jeanne Enríquez
Conjoint Isabelle Ire, reine de Castille
(1469-1504)
Germaine de Foix
(1505-1516)
Enfants Isabelle d'Aragon
Jean d'Aragon
Jeanne Ire Red crown.png
Marie d'Aragon
Catherine d'Aragon
Religion Catholicisme

Signature de Ferdinand II

Ferdinand le Catholique

Ferdinand II d'Aragon dit le Catholique, en castillan Fernando II el Católico, en catalan Ferran el Catòlic, né le à Sos (aujourd’hui Sos del Rey Católico) et mort le à Madrigalejo, est par son mariage avec Isabelle de Castille roi de Castille et León de 1474 à 1504 sous le nom de Ferdinand V, roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile, comte de Barcelone de 1479 à 1516 (de son propre chef), comte de Roussillon et de Cerdagne de 1493 à 1516, roi de Naples en 1503.

Il forme avec Isabelle Ière de Castille le couple des Rois catholiques, dont les règnes sont marqués par deux événements majeurs : la conquête du royaume de Grenade et la fin de la Reconquista, les premiers pas des Espagnols dans le nouveau monde, à la suite du voyage de Christophe Colomb jusqu'aux Caraïbes en 1492.

Orgines familiales, formation et jeunesse (1452-1469)[modifier | modifier le code]

Ferdinand est le fils du roi Jean II d'Aragon (1398-1479) et de sa seconde épouse Jeanne Enríquez (1425-1468).

Il a un demi-frère beaucoup plus âgé, Charles d'Aragon (1421-1461) , prince de Viane, héritier de la Navarre, qui s'est rebellé contre leur père.

Ferdinand devient héritier présomptif des possessions de la couronne d'Aragon en 1461, à la mort de Charles.

En 1466, il atteint l'âge de la majorité.

En 1468, il est nommé roi de Sicile[pas clair][1].

En 1469, Ferdinand, âgé de dix-sept ans, a une maîtresse en titre qui lui a donné un enfant[2].

Le mariage avec Isabelle de Castille (1469)[modifier | modifier le code]

Le , Ferdinand épouse secrètement à Valladolid l'infante Isabelle (1451-1504).

Le choix de Ferdinand par Isabelle[modifier | modifier le code]

Le roi de Castille, Henri IV, demi-frère d'Isabelle, est depuis le début de son règne opposé à un mariage entre Ferdinand et Isabelle. Pendant les années 1450, il souhaite la marier avec le frère de Ferdinand, Charles d'Aragon[3].

Ce dernier étant mort prématurément, Ferdinand devient héritier présomptif de la couronne d'Aragon. Mais il n'est pas le parti le plus intéressant aux yeux d'Henri IV. L'Aragon est un royaume plus petit et moins peuplé que la Castille, dont une province, le Roussillon a été livré en gage à Louis XI et dont les sujets catalans sont entrés en révolte. L'Aragon détient la couronne de Sicile, mais pas celle de Naples.

D'autres prétendants à la main d'Isabelle se présentent : Louis XI souhaite éloigner son frère cadet, le duc de Berry ; Édouard IV d'Angleterre propose également son frère. Le roi de Portugal Alphonse V est un candidat encore plus sérieux. Une alliance de la Castille avec le Portugal, qui a commencé son expansion en Afrique paraît très intéressante[4].

Pourquoi Isabelle choisit-elle Ferdinand ? Elle-même a un problème. Malgré la mort de son frère cadet en 1468, elle n'est pas héritière présomptive de Castille car Henri IV a une fille Jeanne. Mais celle-ci est discréditée aux yeux d'Isabelle car sa naissance est supposée illégitime. Or Isabelle pense que les Aragonais sont les seuls à soutenir ses droits de princesse héritière face à cette nièce.

Le mariage[modifier | modifier le code]

Les promis, qui sont cousins au troisième degré, n'ont pas obtenu la dispense papale nécessaire et sont obligés de recourir une fausse bulle du défunt pape Pie II[5] fabriquée dès 1464 par le père de Ferdinand. Le pape aurait autorisé le jeune homme à épouser la jeune fille de son choix, laissant en blanc le nom de la fiancée. Le successeur de Pie II, Paul II, est en effet très favorable à Henri IV et ne répond pas aux demandes des ambassadeurs aragonais.

En dehors de la famille de Ferdinand, de l'archevêque et de l'amiral Enriquez, un petit nombre de Grands et de moindres seigneurs sont présents aux cérémonies. Les fêtes sont joyeuses mais sans faste : il a fallu emprunter pour couvrir les frais.

Ce mariage politique s'avèrera heureux, malgré les infidélités de Ferdinand qu'Isabelle tolère. Contrairement aux mariages princiers de cette époque, Isabelle et Ferdinand passent beaucoup de temps ensemble.

Conséquences (1469-1474)[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, le mariage est très impopulaire : en plus de la désapprobation du roi de Castille, il suscite celle des Grands de Castille et d'Aragon, très attachés à leur indépendance et privilèges. Chacun redoute la sujétion de l'autre.

Par ailleurs, le mariage manque de légitimité : Isabelle et Ferdinand n'ont toujours pas obtenu l'accord du roi de Castille. Or, à cette époque, se marier sans l'accord de son suzerain signifie une trahison pure et simple. C'est de cette manière que l'entend son frère dans la lettre qu'il lui envoie en juin 1470 : Isabelle s'est mise en état de rébellion et sera traitée comme telle[6].

Pendant quatre ans, le couple erre de place forte en place forte. Il manque d'argent et de soutien, hormis celui de l'archevêque de Tolède. La mort du pape Paul II le et l'avènement de Sixte IV, influencé par le vice-chancelier Rodrigo Borgia (le futur Alexandre VI) marquent un tournant : le couple est absous d'un acte qui aurait pu entraîner une excommunication.

Malgré tout, l'accession au trône de Castille d'Isabelle n'est pas assurée : Henri IV reconnaît sa fille Jeanne comme unique héritière et les Grands ont fait le serment de la servir. Il aurait rédigé un testament dans ce sens mais Ferdinand l'aurait brûlé[7].

La période des avènements (1474-1479)[modifier | modifier le code]

Les rois catholiques.

L'avènement d'Isabelle (1474)[modifier | modifier le code]

En 1474, Isabelle monte sur le trône de Castille. Elle se proclame reine de Castille juste après les obsèques de son demi-frère (le 13 décembre), alors que Ferdinand est à Saragosse. Elle n'a pas jugé bon de le rappeler. Elle ne lui envoie d'ailleurs un message que trois jours plus tard. Cette force de caractère et cet esprit d'indépendance ulcèrent le jeune homme[8]. Comme tous les hommes de son époque, il ne considère pas qu'une femme puisse régner. Étant lui-même issu de la branche des Trastamare, il réclame donc pour son compte le trône de Castille. Il n'a donc pas du tout l'intention de respecter les conventions jurées lors de son mariage. Il quitte Saragosse et entre à Ségovie le . Isabelle reste intraitable, ce qui provoque la colère de Ferdinand qui menace de partir. Elle explique que l'exclusion des femmes entraînera forcément celle de leur petite fille, Isabelle, née en 1471. Sous l'arbitrage du cardinal de Mendoza et l'archevêque de Tolède qui soutiennent la jeune femme, Ferdinand se laisse donc fléchir.

Un compromis est trouvé : Ferdinand est désigné roi de Castille mais c'est Isabelle qui exerce la réalité du pouvoir sur ses terres. Bien que Ferdinand réside en Castille, il ne peut procéder à aucune nomination civile ou militaire, ne donner aucun bénéfice ecclésiastique sans l'accord de sa femme[9]. Il s'engage en outre à respecter les coutumes de la Castille.

La guerre de Succession de Castille (1476-1479)[modifier | modifier le code]

Les partisans de Jeanne, notamment le Portugal et la France, interviennent en sa faveur.

Ferdinand mène avec son épouse une guerre visant à déposséder la nièce de cette dernière, Jeanne la Beltraneja (1462-1530), fille du défunt roi Henri IV de Castille, mais dont la légitimité est contestée. Les contemporains pensent en effet que le roi était impuissant et que Jeanne est la fille illégitime de son favori, Beltrán de la Cueva (d'où son nom). Celle-ci a le soutien de son oncle, Alphonse V de Portugal, qui a décidé de l'épouser.

Le génie politique de Ferdinand et d'Isabelle fut capable de transformer[10],[11] la bataille indécise de Toro (1476)[12] en victoire politique[13],[14] garantissant le trône de Castille à Isabelle au détriment de Jeanne qui est enfermée dans un couvent.

L'avènement de Ferdinand (1479)[modifier | modifier le code]

Cinq ans plus tard, à la mort de Jean II, Ferdinand accède au trône de la couronne d'Aragon. Les deux monarques règnent ensemble, même si les deux couronnes restent séparées. La concorde de Ségovie précise les droits respectifs des époux.

En 1479, il hérite donc des États de son père, et réunit ainsi sous son autorité presque toute l'Espagne.

Le règne des Rois catholiques[modifier | modifier le code]

La conquête du royaume de Grenade (1482-1492)[modifier | modifier le code]

L'idéal de croisade est très fort dans la péninsule ibérique depuis le VIIIe siècle.

En 1482, débute une guerre entre la Castille et l'Aragon d'une part, le royaume de Grenade, dernier pays musulman dans la péninsule Ibérique. Cette guerre assez difficile se conclut le par la prise de Grenade, dernier acte de la Reconquista.

Le pape Alexandre VI leur décerne le titre de « Rois Catholiques ».

Politique religieuse[modifier | modifier le code]

Ferdinand et Isabelle mènent une politique religieuse coercitive en réorganisant en 1481 le Tribunal du Saint-Office de l'Inquisition.

Ils décident l'expulsion, en 1492, des Juifs non convertis vers l'Empire ottoman.

Cette politique religieuse agressive est motivée par une piété sincère mais permet aux Rois Catholiques d'asseoir leur pouvoir (l'Inquisition relève de leur autorité et non de celle du pape) et remplit les caisses de l'État. En effet, l'Inquisition spolie les biens de ceux qu'elle condamne.

La découverte du nouveau monde[modifier | modifier le code]

Les négociations avec Christophe Colomb (1486-1492)[modifier | modifier le code]

Durant cette période, Ferdinand est très occupé par la guerre de Grenade, et les relations avec Christophe Colomb sont dévolues en priorité à Isabelle.

Ferdinand assiste cependant à la première audience royale du navigateur en janvier 1486.

Il joue aussi un rôle notable au moment de la préparation des capitulations de Santa Fe, signées en avril 1492, quatre mois et demi après la prise de Grenade.

Les voyages de Colomb et la colonisation d'Hispaniola (1492-1510)[modifier | modifier le code]

Après le premier voyage de Colomb (août 1492-janvier 1493), qui atteint quelques-unes des îles des Caraïbes, notamment Hispaniola[15] (Saint-Domingue), cette île devient le pôle de la colonisation espagnole, avec les problèmes qu'elle génère, notamment celui des relations avec les habitants, des Arawaks.

Se pose notamment la question de leur asservissement. Au retour du deuxième voyage (1498), Colomb ramène 300 indigènes destinés à être vendus comme esclaves. Mais Isabelle refuse : pour elle, les indigènes des « Indes » sont des hommes libres. Les captifs de Colomb sont libérés et rapatriés dans leurs îles.

Colomb, tout en poursuivant ses explorations au cours des deuxième et troisième voyage, est aussi gouverneur d'Hispaniola. Mais la situation de l'île n'est pas bonne, Colomb n'est pas un bon administrateur colonial. En 1500, il est même arrêté et renvoyé en Castille, perdant nombre des droits obtenus en 1492.

Son fils Diego est cependant nommé gouverneur d'Hispaniola en 1506 (donc par Ferdinand, puisque Isabelle est morte en 1504), après la mort de son père. Cela ne l'empêche pas de s'engager en 1508 dans une procédure contre la Couronne pour recouvrer les droits de la famille (pleitos colombinos, 1508-1563).

La conquête de Cuba (1511) et les préparatifs de l'expansion en Amérique[modifier | modifier le code]

À la fin du règne de Ferdinand commence l'expansion espagnole hors d'Hispaniola, sous la supervision de Diego Colomb : pour commencer, c'est, en 1511, la conquête de Cuba par Diego Velázquez de Cuéllar, qui en devient gouverneur.

Parmi les conquistadors de Cuba se trouve Hernán Cortés, qui, en 1519, au début du règne de Charles Quint, entreprendra la conquête du Mexique.

En 1513, le juriste castillan Juan López de Palacios Rubios, membre du Conseil de Castille[16], publie son Requerimiento en prévision des futures explorations et conquêtes : ce texte, destiné à être lu aux indigènes rencontrés, leur demande de se soumettre au roi de Castille et de se convertir au christianisme, sans quoi ils sont menacés d'une « guerre juste ».

La succession de Castille après la mort d'Isabelle (1504-1506)[modifier | modifier le code]

À la mort d'Isabelle, la couronne passe à la fille de la défunte et de Ferdinand, Jeanne, née en 1479, donc assez âgée pour régner, mariée à Philippe de Habsbourg dit « le Beau », né en 1478, fils de Maximilien d'Autriche (1459-1519) et de Marie de Bourgogne (1457-1482).

Jeanne est devenue héritière présomptive de Castille seulement en 1500, à la suite des décès de trois successeurs mieux placés, son frère[17], sa sœur aînée et le fils de celle-ci, Miguel. Jeanne et Philippe vivent alors aux Pays-Bas, dont Philippe le Beau est le souverain en tant qu'héritier des ducs de Bourgogne. Elle y a donné naissance en 1500 à un fils, Charles de Habsbourg (Charles Quint en 1519), né à Gand. Ils viennent en 1501 faire le tour de leurs futurs royaumes ibériques. En 1502, Jeanne est reconnue héritière présomptive par les Cortes de Castille et par les Cortes d'Aragon, et Philippe comme consort. Le 10 mars 1503, Jeanne donne naissance à Alcalá de Henares à un second fils, Ferdinand (futur empereur Ferdinand Ier).

À la mort d'Isabelle (26 novembre 1504), Ferdinand se proclame régent de Castille, conformément au testament de son épouse qui pressentait l'instabilité mentale de sa fille[réf. nécessaire]. Mais les Cortes refusent et confirment Jeanne et Philippe comme rois de Castille. C'est donc Philippe qui règne réellement, mais peu de temps : il meurt prématurément en 1506. L'état mental de Jeanne va ensuite s'aggraver : elle devient « Jeanne la Folle ». Elle est internée dans un monastère où elle vivra jusqu'en 1555, presque aussi longtemps que son fils Charles (1500-1558).

Des rumeurs circulent à propos de la mort de Philippe le Beau : le prince aurait été empoisonné après avoir bu un verre d'eau dans un contexte de forte chaleur et de fatigue, après une journée de chasse[18], mais rien ne s'ensuit.

Ferdinand peut devenir régent de Castille, au nom de Charles.

La politique d'expansion en Europe et en Afrique[modifier | modifier le code]

Les premières guerres d'Italie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Les guerres d'Italie commencent à la fin du XVe, après que le roi de France Charles VIII a réussi à régler avec Maximilien d'Autriche la question de la Bourgogne et des Pays-Bas et la question du mariage de la duchesse Anne de Bretagne[19] (traité de Senlis (1493).

L'Italie est divisée entre plusieurs entités indépendantes, dont les principales sont : les États pontificaux ; les républiques de Venise, de Gênes, de Florence ; le duché de Milan ; les royaumes de Sardaigne, de Sicile et de Naples[20]. Charles VIII a des visées sur le duché de Milan, aux mains de la famille Sforza[21] et sur le royaume de Naples, qui depuis 1442, est aux mains de la maison d'Aragon, après l'éviction de la dynastie angevine en 1442.

En 1493, le roi de Naples est Ferrante Ier (1423-1494), fils légitimé du roi d'Aragon Alphonse V le Magnanime (1396-1458), frère de Jean II, le père de Ferdinand. Ferrante meurt le 25 janvier 1494. Son successeur naturel à Naples est son fils Alphonse II.

Charles VIII lance peu après sa première expédition en Italie.

La première guerre d'Italie (1494-1497) : Charles VIII[modifier | modifier le code]

Charles VIII veut reprendre les droits de la dynastie angevine sur Naples. Il se concilie Ferdinand d'Aragon en lui restituant le Roussillon, conquis par Louis XI (traité de Barcelone en janvier 1493[22].

Le , le roi et son armée quittent Grenoble en direction de l'Italie.

L'expédition est d'abord un succès : l'armée française entre dans Naples le , sans avoir rencontré de grande résistance. L'historienne Arlette Jouanna donne deux raisons : la supériorité militaire française ; l'attitude des Italiens. Les barons napolitains, notamment, se réjouissent de la chute de la dynastie aragonaise[23]. Le roi aragonais Alphonse II abdique en janvier 1495 et part en exil en Sicile où il meurt en décembre.

Mais une ligue contre la France est formée à Venise le , rassemblant le pape Alexandre VI, le duc de Milan, Maximilien d'Autriche et Ferdinand d'Aragon, malgré sa promesse de neutralité du traité de Barcelone.

Les Français décident de repartir et le gros de l'armée quitte Naples le , emportant avec eux, entre autres, la bibliothèque des rois de Naples[24].

La retraite est marquée par la bataille de Fornoue () entre l'armée française et celles de la Ligue. L'armée française réussit à passer.

La maison d'Aragon retrouve le trône de Naples : le fils d'Alphonse II, Ferdinand II (1469-1496), puis un frère d'Alphonse II, Frédéric Ier (1451-1504).

Les garnisons laissées dans le royaume de Naples sont peu à peu délogées par le capitaine Gonzalve de Cordoue, surnommé El Gran Capitan, aux ordres de Ferdinand d'Aragon. La dernière place tenue par les Français tombe en 1497.

La deuxième guerre d'Italie (1499-1500) : Louis XII[modifier | modifier le code]

Charles VIII meurt en 1498, mais son successeur, Louis XII, reprend sa politique et lance une deuxième guerre d'Italie.

Au préalable, il conclut un accord secret avec Ferdinand d'Aragon, à Grenade à la fin de l'année 1500[25]. Les deux rois doivent attaquer le royaume de Naples ensemble : le roi de France obtiendra Naples, la Terre de labeur et la province des Abruzzes, Ferdinand les Pouilles et la Calabre.

Dès la signature de l'accord, le roi de France prépare son armée. La victoire est consommée dès 1501 : Louis XII obtient le départ de Frédéric de Naples en échange du duché d'Anjou et d'une pension (il meurt en 1504 à au château de Plessis-lèz-Tours).

Mais Louis XII et Ferdinand d'Aragon entrent en conflit pour la possession totale du royaume de Naples. La guerre dure deux ans et se solde par une victoire aragonaise en 1503.

Suivant une politique aragonaise traditionnelle[26], il place un vice-roi à la tête du royaume de Naples.

Le premier vice-roi est Gonzalve de Cordoue. Mais trouvant que son général est trop populaire et puissant il le rappelle en Espagne[Quand ?] et le confine dans une retraite dorée[réf. nécessaire]. L'armée doit rester un instrument au service de la couronne[27].

Au terme de la deuxième guerre d'Italie, les Français restent présents dans le duché de Milan. Un équilibre s'établit entre Louis XII et Ferdinand, qui après la mort d'Isabelle de Castille (26 novembre 1504), épouse le 19 octobre 1505 une nièce du roi de France, Germaine de Foix (1488-1536). Louis XII abandonne ses prétentions sur le royaume de Naples et le pape confirme ce royaume comme possession aragonaise (1510).

La conquête de la Haute-Navarre (1512)[modifier | modifier le code]

Remarié en 1505 à Germaine de Foix (1488-1536), Ferdinand affirme qu'elle a des droits sur le royaume de Navarre (capitale : Pampelune), qui s'étend surtout sur le versant sud des Pyrénées (Haute-Navarre), mais aussi au nord (Basse-Navarre : Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Palais).

La Navarre est à cette époque aux mains de la dynastie des comtes de Foix. Depuis 1483, la reine est Catherine de Navarre (1468-1517), fille de Gaston de Foix (1444-1470) et de Madeleine de France (1443-1495) et épouse de Jean d'Albret (Jean III de Navarre, 1469-1516).

Les relations entre la Navarre et la maison d'Aragon remontent à quelques décennies. En effet, le père de Ferdinand, Jean II, a eu pour première épouse la reine Blanche de Navarre (1387-1441). À la mort de Blanche, il a usurpé le gouvernement du royaume de Navarre au détriment de leur fils aîné, Charles de Viane[28] (1421-1461), demi-frère de Ferdinand, situation qui a dégénéré en 1451 en une guerre civile entre le père et le fils, aboutissant à la défaite et à l'exil de Charles. Rentré en 1460 à Barcelone pour se réconcilier avec son père, Charles de Viane meurt en 1461 (d'où des rumeurs à propos de sa belle-mère, Jeanne Enríquez, mère de Ferdinand).

Ferdinand a d'autres justifications pour revendiquer la Navarre. Germaine de Foix est la fille de Jean de Foix (1450-1500), frère cadet de Gaston, et de Marie d'Orléans (1457-1493), sœur de Louis XII. Il faut ajouter le mariage (en 1434) de sa demi-sœur Éléonore (1426-1479) avec Gaston IV de Foix (vers 1425-1472). Éléonore a d'ailleurs joué un rôle actif lors de l'usurpation de Jean II en Navarre.

En 1512, une armée est donc envoyée par Ferdinand à Pampelune, sous les ordres du duc d'Albe. Elle occupe la Haute-Navarre. En 1515, les Cortès réunis à Burgos décident son rattachement à la Couronne de Castille pour des raisons qui semblent obscures aujourd’hui[pas clair]. La Navarre reste un royaume, doté d'un vice-roi, seul cas de ce genre en ce qui concerne les possessions européennes de la Castille[29], alors que la Couronne d'Aragon comportait plusieurs vice-royautés.

En ce qui concerne la Basse-Navarre, elle reste aux mains de Catherine de Navarre et de Jean d'Albret, qui tente vainement de reconquérir son royaume, une première fois en 1512 avec des renforts français, une seconde fois en 1516. Il meurt le 4 juin 1516 et Catherine le 12 février 1517. Leur fils, Henri II d'Albret (1503-1555), puis leur petite-fille, Jeanne d'Albret (1528-1572), ne reconnaissent pas la conquête. Ils portent toujours le titre de « roi/reine de Navarre », seul reconnu par les rois de France, alors que celui de Ferdinand et de ses descendants (Charles Quint en premier lieu) est considéré comme usurpé. Le titre de « roi de Navarre » passe finalement à Henri III de Navarre, fils de Jeanne d'Albret, qui devient roi de France en 1589 sous le nom d'Henri IV, le premier « roi de France et de Navarre ».

L'union vers la Couronne d'Espagne 1479-1516

La poursuite de la Reconquista en Afrique[modifier | modifier le code]

Comme l'a montré Fernand Braudel[30], la conquête du royaume de Grenade ouvre les portes de l'Afrique aux Espagnols, la maîtrise du détroit de Gibraltar devenant complète du côté nord.

L’expansion au-delà du détroit semble logique aux Espagnols de l'époque, dans la mesure où il s’agit de provinces anciennement romaines[31] conquises par les Arabo-musulmans, de religion chrétienne au moment de la conquête (un des principaux Pères de l’Église, saint Augustin (354-430), a été évêque d'Hippone).

Le testament d’Isabelle la Catholique oriente expressément la politique de l’Espagne vers une guerre, voire une croisade, contre l’Islam et un contrôle militaire sur l’Afrique du Nord[32].

La situation des États musulmans d'Afrique du Nord, où les Portugais détiennent Ceuta depuis 1415, est instable[33] en raison de l’opposition de trois familles régnantes (les Wattasides de Fez, les Zayanides de Tlemcen[34] et les Hafsides de Tunis dont le royaume est en désagrégation à la fin du XVe siècle)[35].

La Reconquista espagnole se poursuit donc sur ce continent avec la prise de Melilla en 1497, de Mers el-Kébir en 1505 , du Peñón de Vélez de la Gomera en 1508, d'Oran en 1509, de Bougie et de Tripoli en 1510. Face à la poussée espagnole, Alger et Tunis[pas clair] se soumettent à la suzeraineté de Ferdinand le Catholique (1510). Même si les Espagnols ne parviennent pas à installer de garnison à Djerba (los Gelves) en 1510, ni sur les îles Kerkennah (1511), la rive sud de la Méditerranée eset sous le contrôle de l’Espagne, qui met en place le système des présides[36].

En 1510, Jules II attribue à Ferdinand le titre de roi de Jérusalem, théorique puisque la Terre sainte est alors aux mains des Mamelouks d'Égypte (puis des Ottomans à partir de 1517), mais prestigieux.

Cette politique africaine complète l'expansion aragonaise en Méditerranée, commencée au XIIIe siècle vers la Sicile et Naples.

Le jeu des alliances en Europe (1496-1516)[modifier | modifier le code]

Ferdinand contre la France (1496-1506)[modifier | modifier le code]

À l'époque de la première guerre d'Italie, Ferdinand cherche à isoler la France.

Il renforce son alliance avec l'empereur Maximilien d'Autriche, notamment en organisant deux mariages croisés : Jeanne de Castille épouse Philippe de Habsbourg (1496), et Jean d'Aragon, héritier présomptif des couronnes de Castille et d'Aragon, épouse à Marguerite d'Autriche (1497).

Ferdinand établit également des liens avec le Portugal en donnant sa fille Isabelle en mariage à l'infant Alphonse (1475-1491), puis au roi Manuel Ier. Mais Isabelle meurt en couches en 1498, et son fils, Miguel, meurt en 1500. Ferdinand donne alors à Manuel sa dernière fille, Marie.

Enfin Catherine épouse Arthur Tudor, héritier présomptif de la couronne d'Angleterre, puis, à la mort de celui-ci, son frère Henri (futur Henri VIII).

Cette politique matrimoniale s'avère peu efficace. Jean, héritier des couronnes de Castille et d'Aragon, meurt sans descendance l'année même de son mariage. La nouvelle héritière présomptive, Jeanne, commence à donner des signes de défaillance mentale.

En 1504, à la mort d'Isabelle la Catholique, Jeanne devient reine de Castille, assistée de son époux, qui meurt prématurément en 1506. Jeanne perd la raison, devenant « Jeanne la Folle ». Ferdinand devient alors régent de Castille pour sa fille et son petit-fils Charles, qui à ce moment est élevé aux Pays-Bas[37] par Marguerite d'Autriche. C'est donc le Habsbourg Charles qui doit devenir roi de Castille et roi d'Aragon à la mort de Ferdinand.

Ferdinand contre les Habsbourg (1506-1516)[modifier | modifier le code]

Après la mort d'Isabelle, Ferdinand tente en vain d'obtenir la main de La Beltraneja, veuve d'Alphonse V de Portugal, dans l'espoir de reconquérir le trône de Castille.

Ferdinand se tourne alors vers une princesse française, Germaine de Foix, afin de contrebalancer la future position dominante des Habsbourg en Europe par un rapprochement avec la France.

Ce rapprochement ne peut avoir lieu, Ferdinand entrant en conflit avec le roi Louis XII lors de l'invasion puis du partage de la Navarre (1512).

Mort de Ferdinand d'Aragon[modifier | modifier le code]

Un chroniqueur fait une rapide mention de l'empoisonnement de Ferdinand[38]. D'après lui, il serait tombé malade après avoir bu une potion de fertilité donnée par Germaine de Foix : « Et la cour étant dans cette ville, durant le mois de mars, et le roi Ferdinand à Carrioncillo, lieu éloigné de Medina d’une lieue, lieu agréable et abondant en gibier, il se reposait avec la reine Germaine sa femme ; en conséquence son Altesse eut tellement envie d’avoir une descendance, en particulier un fils qui hériterait des royaumes d’Aragon que la reine lui fit donner certains breuvages à base de testicules de taureau et de choses de médecine qui aidaient à avoir une descendance ; car on lui laissa entendre que leur action serait immédiate. Même si certains pensèrent que du poison lui avait été donné »[39].

Ainsi, Germaine de Foix voulant améliorer les performances de son époux dont elle n'a eu qu'un fils mort-né, demande à Isabel de Velasco de préparer un breuvage à base de testicules de taureau, et de cantharidine. Rappelons que la cantharidine est une substance tirée d’un insecte, la mouche dite d’Espagne ou de Milan, célèbre depuis l’Antiquité pour ses propriétés aphrodisiaques : une poudre faite à partir de l’insecte était reconnue alors comme propice aux érections. Cependant, une surdose peut être mortelle. Ferdinand n’en réchappa pas. Surdose involontaire ou empoisonnement, le doute plane dans les écrits historiographiques d’alors[40].

Bilan[modifier | modifier le code]

Ferdinand élève l'Espagne au plus haut point de puissance, agrandit la puissance royale, abaisse la haute noblesse et rend aux lois toute leur force ; en outre, il mérite le surnom de Catholique par son ardeur à combattre les Infidèles ; mais on lui reproche sa versatilité et sa fourberie, qui lui valent aussi le surnom de Rusé : il se joue de la bonne foi de Charles VIII et de Louis XII, se montrant tantôt leur allié et tantôt leur ennemi. Il aurait inspiré Le Prince de Machiavel. Il est habilement secondé dans ses entreprises par son ministre, le cardinal Cisneros, et dans ses conquêtes par son général Gonzalve de Cordoue.

Le jeu compliqué et hasardeux des alliances matrimoniales a rassemblé les Espagnes de façon imprévue. À sa mort en 1516, Ferdinand laisse un empire immense mais fragile à son petit-fils Charles Quint, premier véritable roi des Espagnes. En effet, l'union de l'Aragon et de la Castille n'est que personnelle et à la mort des deux souverains tout est remis en question par la folie de leur héritière, Jeanne la Folle. Charles le Quint est trop jeune pour régner : la vacance du pouvoir se fait sentir. Elle explique la conquête désordonnée des Antilles où de nombreux abus sont commis. Ferdinand avait en outre tenté de faire de son second petit-fils, Ferdinand, qu'il a élevé lui-même, roi d'Aragon mais les Cortès en ont décidé autrement. La naissance du fils de Germaine de Foix a aussi brièvement remis en question l'union des royaumes espagnols. Il faut souligner l'extraordinaire chance de Charles Quint qui a réuni toutes les couronnes et qui ne tient pas à un calcul politique.

Descendance[modifier | modifier le code]

De son union avec Isabelle, Ferdinand a cinq enfants :

Ascendance[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages :

  • (fr) Heinrich Schaeffer, Histoire de Portugal, traduit de l’allemand en français par H. Soulange-Bodin, AdolpheDelahays, libraire-éditeur, Paris, 1858.
  • (fr) Ignacio Olagüe, Histoire d’Espagne, Éditions de Paris, 1958.
  • (fr) Baltasar Gracián, Le Politique Ferdinand le Catholique, traduit de l'espagnol par Joseph de Courbeville, éditions Gérard Lebovici, 1984 ; rééd. PUF, 2010.
  • (ca) Armand de Fluvià (préf. Josep M. Salrach), Els primitius comtats i vescomptats de Catalunya : Cronologia de comtes i vescomtes, Barcelone, Enciclopèdia catalana, coll. « Biblioteca universitària » (no 11), , 238 p. (ISBN 84-7739-076-2), p. 37-38
  • (ca) Jaume Sobrequés i Callicó et Mercè Morales i Montoya, Contes, reis, comtesses i reines de Catalunya, Barcelone, Editorial Base, coll. « Base Històrica » (no 75), , 272 p. (ISBN 978-84-15267-24-9), p. 176-185

Articles :

Chroniques :

Télévision :

  • Isabel [41]est une série dédiée aux Rois catholiques qui comprend trois saisons[42]. Le rôle de Ferdinand est interprété par Rodolfo Sancho.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tarsicio de AZCONA, « FERDINAND II LE CATHOLIQUE (1452-1516) - roi d'Aragon et de Sicile (1479-1516)  » », sur Encyclopædia Universalis
  2. Philippe Erlanger, Isabelle la Catholique, Editions Perrin, , p. 43
  3. Philippe Erlanger, Isabelle la Catholique, Editions Perrin, , p. 37
  4. Philippe Erlanger, Op cit, p. 44
  5. Philippe Erlanger, Op cit, p. 52
  6. Philippe Erlanger, Op. cit., p. 57
  7. Philippe Erlanger, Op. cit, p. 63
  8. Philippe Erlanger, Op. cit, p. 68.
  9. Philippe Erlanger, Op cit., p.52.
  10. L’historien français Yves Renouard : « La bataille indécise de Toro (1476), que la propagande d’Isabelle transforma en victoire de ses armes, ruina à la fois les espoirs du roi de Portugal et ceux de l’Infanta Jeanne. » in Orestes Ferrara, « L'avènement d'Isabelle la Catholique », Bulletin hispanique, volume 62, numéro 1, p. 89, Faculté des Lettres de l’université de Bordeaux-III, 1960.
  11. L’historien français Philippe Erlanger : « Qui gagna [la bataille de Toro] ? Chacun se déclara vainqueur (…). Isabelle connaissait l'efficacité de la propagande. Elle fit aussitôt chanter le Te Deum en l'église Saint-Paul de Tordesillas, où elle se rendit pieds nus ; elle organisa des fêtes, proclama à travers les Espagnes la nouvelle de son triomphe, en sorte que tout le monde y croyait lorsque fut connue une vérité moins évidente. (…)Cette fausse manœuvre, et non le succès de leurs armes à Toro, donna leur royaume à Isabelle et Ferdinand. » in Isabelle la Catholique dame de fer in Historama, nr 40, .
  12. Heinrich Schaeffer : « [le prince portugais] Joao …, attaqua les six petites divisions des Castillans [l’aile droite Castillan]. (...) Ces derniers reçurent l’ennemi vaillamment; mais séparés en plusieurs corps, tandis que les escadrons du prince, la fleur de la noblesse portugaise, formaient une masse compacte..., ils ne purent longtemps résister à des charges impétueuses. Les Castillans commencèrent à fuir ; beaucoup furent tués, quelques-uns blessés, le reste se réfugie dans le corps oú se trouvait le Roi [Ferdinand, au centre]. (...) [Dans le centre commandé par Afonso V, et aussi dans l’aile droite portugaise]... s'engagea une lutte sanglante et acharnée;... les Portugais furent mis en désordre... Les deux rois avaient quitté le champ de bataille avant que l’action fût décidée... Affonso, voyant tomber la bannière royale... après la défaite du corps qu’il dirigeait... se tourna vers Castroñuno. (...). À la fin, le prince [João] resta seul sur le champ de bataille en vainqueur après la défaite du corps principal [Portugais]. Jusqu’au moment de cette défaite, João avait poursuivi les six divisions battues par lui. » in Histoire de Portugal, traduit de l’allemand en français par H. Soulange-Bodin, Adolphe Delahays, libraire-éditeur, Paris, 1858, p. 553-556.
  13. L’historien espagnol Ignacio Olagüe : «...Il y eut une bataille indécise à Toro… ; mais le Portugais, devant le dynamisme de Ferdinand, aidé par le cardinal Mendoza qui était passé dans son camp, abandonna la partie. » in Histoire d’Espagne, Éditions de Paris, 1958, p. 192.
  14. L’historien britannique Townsend Miller : « Mais, si le résultat de [la bataille de] Toro, militairement, est discutable, il n’y a pas de doute quant à ses énormes effets psychologiques et politiques » in The battle of Toro, 1476, in History Today, volume 14, 1964, p. 270.
  15. Hispaniola (en castillan : La Espanola) ou Saint-Domingue est l'île où se trouvent actuellement la république d'Haïti et la République dominicaine.
  16. Le rôle de Ferdinand dans l'élaboration de ce texte reste à établir.
  17. La succession de Castille inclut les filles, mais les fils ont la préséance même plus jeunes.
  18. Flora Ramires, « Le poison chez les Trastamare », Cahiers de recherches médiévales, no 17,‎ , p. 53 - 69.
  19. Charles VIII était fiancé depuis le traité d'Arras (1482) avec une fille de Maximilien, Marguerite. Vers 1490, Maximilien prétend épouser la duchesse Anne ; Charles VIII rompt alors ses fiançailles avec Marguerite, au prix de la rétrocession de sa dot, des territoires bourguignons, afin d'épouser Anne, premier pas vers l'incorporation de la Bretagne à la couronne de France.
  20. Il y a aussi de nombreuses entités moins importantes : duché de Ferrare, république de Pise, république de Sienne, etc.
  21. Arlette Jouanna, La France du XVIe siècle (1483 - 1598), Quadrige, PUF, , p. 171
  22. Arlette Jouanna, Op. cit, p. 172.
  23. Arlette Jouanna, Op. cit, p. 147.
  24. Jean-Louis Fournel et Jean Claude Zancarini, Les guerres d'Italie : Des batailles pour l'Europe (1494 - 1559), Gallimard, , p. 24.
  25. Jean-Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini, Op. cit. p. 38
  26. Jean-Michel Salmann, « "Les royaumes américains dans la monarchie espagnole" », Nouveau Monde, Mondes nouveaux,‎
  27. Jean Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini, Op. cit. p. 41
  28. La principauté de Viane revient systématiquement à l'héritier présomptif du royaume de Navarre.
  29. Jean-Michel Sallmann, « Les royaumes américains dans la Monarchie catholique », Nouveau monde, mondes nouveaux,‎
  30. Fernand Braudel, Les Espagnols et l’Afrique du Nord de 1492 à 1577, Paris, de Fallois, 1928, réédité dans Autour de la Méditerranée. Les écrits de Fernand Braudel, tome I, 1996, p.35.
  31. (es) Rodrigo Sánchez de Arévalo, Histoire hispanique,
  32. « y ruego y mando a la princesa mi hija, y al principe su marido, que como catolicos principes tengan mucho cuidado de las cosas de la honra de Dios y de su Santa Fe (…) y que no cesen de la conquista de Africa y de pugnar por la Fe contra los Infieles… ».
  33. Braudel, Les Espagnols et l'Afrique du Nord..., p. 49.
  34. René Lespès, Alger. Études de géographie et d’histoire urbaine, Paris, Félix Alcan, , p. 103
  35. (es) Carlos Navarro y Rodrigo, El cardenal Cisneros, Madrid, Sarpe,
  36. Anne Brogini et Maria Ghazali, « "Un enjeu espagnol en Méditerranée : les présides de Tripoli et de La Goulette au XVIe siècle" », Cahiers de la Méditerranée, no 70,‎ , p. 9 - 43
  37. Les Pays-Bas font partie de l'héritage des ducs de Bourgogne et échoient aux Habsbourg du fait du mariage en 1477 de Maximilien d'Autriche avec Marie de Bourgogne : d'abord leur fls Philippe le Beau, puis Charles. Celui-ci, né à Gand à 1500, est élevé aux Pays-Bas (surtout à Bruxelles) jusqu'en 1516, notamment par sa tante Marguerite d'Autriche, fille de Maximilien. Son frère Ferdinand, né à Alcalá de Henares en 1503, est en revanche élevé en Espagne auprès de Jeanne.
  38. Alonso de Santa Cruz, Crónica de los Reyes Católicos,
  39. "Y estando la corte en esta villa, por el mes de março, y el rey don Fernando en Carrioncillo, lugar apartado de Medina por una legua, deleitoso y de mucha caça, holgándose con la reine Germana su muger ; donde como Su Alteza tuviese tanto deseo de tener generación, principalmente un hijo que heredase los reinos de Aragón, le hiço dar la Reina algunos potajes hechos de turmas de toro y cosas de medecina que ayudavan a hacer generación, porque le hicieron entender que se empeñaría luego. Aunque otros pensaron que les avían dado veneno, o tósigo". Alonso de Santa Cruz, op. cit
  40. Flora Ramires, « « Le poison chez les Trastamare » », Cahiers de recherches médiévales, no 17,‎ , p. 53 - 69
  41. « Isabel, au cœur de l'histoire » (consulté le )
  42. « Isabel, la fin d'une série culte »