Gujan-Mestras

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Gujan-Mestras
L'hôtel de ville et le monument aux morts
L'hôtel de ville et le monument aux morts
Blason de Gujan-Mestras
Blason
Gujan-Mestras
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arcachon
Canton Gujan-Mestras
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Bassin d'Arcachon Sud
Maire
Mandat
Marie-Hélène des Esgaulx
2014-2020
Code postal 33470
Code commune 33199
Démographie
Gentilé Gujanais
Population
municipale
20 136 hab. (2012)
Densité 373 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 11″ N 1° 04′ 00″ O / 44.6364, -1.0666666666744° 38′ 11″ Nord 1° 04′ 00″ Ouest / 44.6364, -1.06666666667
Altitude Min. 0 m – Max. 28 m
Superficie 53,99 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-gujanmestras.fr

Gujan-Mestras est une commune du Sud-Ouest de la France, dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gujan-Mestras se situe au sud du bassin d'Arcachon, en Pays de Buch. Considérée comme la capitale de l'ostréiculture arcachonnaise, Gujan-Mestras abrite sept ports tournés vers le bassin qui sont d'ouest en est :

  • le port de la Hume,
  • le port de Meyran,
  • le port de Gujan,
  • le port de Larros (accueillant les entrepôts Couach),
  • le port du Canal,
  • le port de la Barbotière
  • le port de la Mole qui n'a jamais été dragué ou utilisé car difficile d'accès.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Le Teich à l'est, La Teste-de-Buch à l'ouest et Sanguinet à l'extrême sud.

Communes limitrophes de Gujan-Mestras[1]
Bassin d'Arcachon
La Teste-de-Buch Gujan-Mestras[1] Le Teich
Sanguinet (Landes)

Transports[modifier | modifier le code]

Gujan-Mestras est desservie par le TER Aquitaine reliant Arcachon à Bordeaux grâce aux deux gares de la ligne Lamothe - Arcachon situées sur la commune : celles de La Hume et Gujan-Mestras.

La ville est également desservie par le réseau de bus Baïa, qui relie la Dune du Pyla à Facture-Biganos, géré par la COBAS. Les lignes 4 à 7 traversent la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les toponymes Gujan et Mestras auraient pour origine des patronymes du peuple boïen — peuplade celte dont on dit qu’elle venait de Bohême — dont sont issus les Boïates qui se sont installés sur les rives de la Leyre 650 ans avant Jésus-Christ[2].

Le nom gascon de la commune est Gujan e Mestràs.

Ses habitants sont appelés les Gujanais[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la paroisse Saint-Maurice (ou Saint-Exupère) de Gujan forme la commune de Gujan[4].

En 1803, les autres municipalités du département durent envoyer à la préfecture une étude sur la topographie, l’agriculture, l’industrie de sa commune, ainsi que sur l’état des habitants. À ce moment-là, cette étude regroupa deux quartiers que sont Gujan et Mestras sous le nom de commune Gujan. Cette étude ne prit pas en compte les rivalités qui existaient entre ces deux quartiers. Ainsi, jusqu'en 1936, le nom officiel fut simplement Gujan[5].

C'est le décret du 24 mars 1936 qui a légalisé le nom de Gujan-Mestras[2], entérinant l'union de ces deux principaux quartiers de la commune, les villages de La Hume et de Meyran constituant des écarts.

La coccinelle et les barbots[modifier | modifier le code]

Selon Jacques Ragot[6], depuis au moins le XIIIe siècle, le vin est, avec la résine de pin, la principale ressource agricole du Captalat de Buch, seigneurie comprenant les paroisses de La Teste, de Cazaux et de Gujan. Cette ressource suffit à ses habitants et leur permet de commercer avec d'autres provinces pour s'approvisionner en grain. En 1745, bien que les terres du Captalat soient des plus impropres à la culture des céréales de la généralité de Bordeaux, l'intendant Louis-Urbain-Aubert, marquis de Tourny, y prescrit « l'arrachage des vignes de moins de cinq ans, dans le but d'augmenter la surface semées en céréales et de réduire ainsi la pénurie des grains et les risques de famine ». Après de nombreuses protestations convenablement argumentées, le litige prend fin en 1759.

Ici comme ailleurs, l'exploitation de la vigne est victime de l'attaque d'insectes parasites, de « grapilleurs » (voleurs de grappes mûres) ou de chiens errants [sic] mais ce sont bien les insectes qui font le plus de dégâts. En langue gasconne, tous les coléoptères sont nommés « barbots » (prononcer barbott's) et c'est le « barbot bleu » appelé aussi « altise de la vigne » ou « eumolpe de la vigne », remarqué en France dès le début du XVIIe siècle qui, à la fin du siècle suivant, contraint tous les habitants du Captalat à se livrer à une véritable « chasse aux barbots ». Cette corvée consiste en la capture des coléoptères adultes, à l'arrachage des feuilles et sarments portant œufs ou larves et de tout incinérer mais, par négligence ou paresse des « chasseurs », des barbots réapparaissent l'année suivante (cet insecte hiverne à l’état larvaire sous terre puis s’attaque aux jeunes sarments et plus particulièrement au limbe de la feuille dès sa transformation en insecte). Un arrêté du conseil général (cantonal) de 1798 (21 floréal an VI) repris le 17 juin 1824 formalise les collectes de barbots. Les habitants de Gujan passant pour posséder un esprit plus religieux que ceux de La Teste, font au premier signe avant coureur d'une invasion, appel à leur curé pour organiser dans les vignes une procession censée attirer la colère divine sur les prédateurs. C'est vraisemblablement à la suite du piètre résultat d'une telle procession que des Testerins moqueurs se sont mis à affubler leurs voisins du surnom de « barbots »… Mais ceux-ci trouvèrent un qualificatif tout aussi « entomologique » pour désigner les habitants de La Teste…

Querelle de clochers oblige, La Teste de Buch, éternelle adversaire de Gujan sur les terrains de rugby, étendit l'appellation de « Barbots » aux équipiers Gujanais. Ces derniers finirent par l'accepter, à un point tel qu'en 1921, à l'occasion d'un match les opposant aux Testerins, ils prirent un barbot pour emblème. Il ne s'agissait cependant pas de l'eumolpe de la vigne mais plus joliment d'un autre type de barbot, une coccinelle, coléoptère ayant meilleure réputation. Ce jour-là, devant une foule considérable et pour la première fois, les joueurs gujanais pénétrèrent sur le stade de La Teste en arborant sur leur poitrine ce nouvel écusson. C'est ainsi que le barbot, ou plus précisément la coccinelle, devint l'emblème de Gujan-Mestras, jusqu'à être, pendant quelques années, présent et d'une bonne taille pour être visible de loin, au sommet du château d'eau.

De nos jours, tout Gujan-Mestras — y compris un parc de loisirs — a adopté la coccinelle qui non seulement orne les maillots des sportifs, les insignes d'autres clubs ou associations, mais aussi des bâtiments et véhicules communaux, les plaques indiquant le nom des rues, bien des automobiles des conducteurs locaux (sans oublier les larges et ronds autocollants de la foire aux huîtres qui permettaient de repérer un barbot — ou un de ses habitués — de loin), et, bien entendu, le blason de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1946 juin 1965 Paul Pouget    
mars 1965 juin 2006 Michel Bézian Divers droite  
juil. 2006 en cours Marie-Hélène des Esgaulx[7] UMP Conseillère régionale (1986-2002), député (2002-2008),
sénateur (2008-), présidente de la CABAS (2014-)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 20 136 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 639 1 797 1 785 1 809 1 929 2 183 2 440 2 574 2 685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 579 2 686 2 833 3 029 3 433 3 906 4 056 3 916 4 019
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 136 4 264 4 659 4 014 4 038 4 065 4 394 4 317 5 033
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
5 694 6 687 7 613 8 600 11 433 14 958 17 031 19 815 20 136
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'ostréiculture, la conchyliculture et la construction navale (Couach) sont les principaux secteurs d'activité de la ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Maurice du XIVe siècle avec son retable baroque du XVIIe siècle restauré en l'an 2000.
  • Le parc de la Chêneraie où l'on peut découvrir le canal des Landes. Cette voie artificielle est un vestige de Vauban qui aurait dû permettre de relier le bassin d'Arcachon à Bayonne à travers les étangs landais. Grâce à cette réalisation monumentale, des investisseurs audacieux tentèrent diverses cultures dont le riz. Faute de bras et d'eau, ce projet ne fut jamais achevé.
  • Parcs de loisirs : Aqualand, La Coccinelle, Kid Parc et Bassin Aventures sont les plus connus.
  • La Maison de l'huître est un petit musée consacré à la culture de l'huître dans le bassin d'Arcachon.
  • Les sept ports de Gujan-Mestras :
    • La Hume qui allie ostréiculture et plaisance
    • Meyran
    • Gujan
    • Larros avec sa jetée promenade, le centre actif des constructions navales (Couach).
    • Du canal
    • la Barbotière, pôle ostréicole, qui rassemble le lycée des métiers de la mer et la maison de la conchyliculture
    • la Mole
  • Plage de kite-surf.
  • Le Casino de Gujan-Mestras a ouvert en 2005 et est situé à proximité du lac de Magdeleine et à côté du Blue Golf de Gujan-Mestras[11].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michèle Alfa (1911-1987), née Alfreda Bassignot[12], actrice française née dans la commune.
  • Claude Castaing (1922-1962), acteur français né dans la commune.
  • Fréro Delavega, duo de chanteurs composé de Jérémy Frérot (né le 17 mars 1990) et de Florian Delavega (né le 12 juin 1987).
  • Pierre-Ambroise Bosse, athlète français spécialiste du 800 mètres, licencié à l'UA Gujan-Mestras.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Gujan-Mestras se blasonnent ainsi :

Taillé, au premier de sinople à la coccinelle de gueules de sept points de sable, la tête et les pattes du même, au second de sable au voilier de gueules habillé d'argent et flammé aussi de gueules voguant à dextre sur une mer d'azur, surmontée à senestre d'un pin maritime de sinople sur une terrasse isolée d'or ; à la cotice en barre d'or brochant sur la partition ; le tout sommé d'un chef de sable chargé de trois huîtres d'or posées en bande, en pal et en barre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://geoportail.fr/url/7F7l2n Limites administratives de Gujan-Mestras] sur Géoportail, consulté le 16 mars 2015.
  2. a et b [PDF] Histoire locale sur le site de la mairie.
  3. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 24 novembre 2011.
  4. Historique des communes, Modèle:P. 25, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 7 septembre 2013.
  5. « Histoire de la ville de Gujan-Mestras », sur Site de la mairie
  6. Jacques Ragot, Pages d'histoire du Pays de Buch, éditions Graphica, Arcachon, 1987.
  7. Commune de Gujan-Mestras sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 24 novembre 2011.
  8. Ma ville en détail sur le site de la mairie.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  11. Le casino sur le site de la mairie, consulté le 10 août 2015.
  12. Michel Bracquart, Le vrai nom des stars, M.A. Éditions, 1989, (ISBN 2866764633).