Izeste

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Izeste
Château d'Izeste.
Château d'Izeste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-2
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Daniel Carrey
2014-2020
Code postal 64260
Code commune 64280
Démographie
Population
municipale
430 hab. (2015 en diminution de 6,11 % par rapport à 2010)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 34″ nord, 0° 25′ 29″ ouest
Altitude Min. 411 m
Max. 1 368 m
Superficie 6,84 km2
Localisation

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Izeste ou Iseste est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Isestois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située en vallée d'Ossau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[2] par le gave d'Ossau et son affluent, le ruisseau le Lamisou.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Estis ;
  • Houn Barrade (col de)[3],[4] ;
  • la Lanne de Bas ;
  • la Lanne de Sus ;
  • Montagne ;
  • Village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Izeste signifie « qui est dans l'eau ».

Le toponyme Izeste apparaît sous les formes Yseste (1270[4], titres d'Ossau[5]), Issesta (1614[4], réformation de Béarn[6]) et Sent Estienne d'Izesta (1621[4], insinuations du diocèse d'Oloron[7]).

L’examen de l’ensemble des dossiers archivés en mairie d’Iseste, révèle que le S s’est muté en Z par suite d’une erreur calligraphique faite dans le mot Iseste (de is = eau et este = eau calme).
Le panneau situé à l'entrée de la commune sur la D 920 indique toujours Iseste.

Le col de Houn-Barrade, entre Arudy et Izeste, apparaît sous la forme col de la Houn-Barade dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque (1863)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, Izeste comptait 12 feux et dépendait du bailliage d'Ossau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Pierre Bertrou-Cantou    
2001 2008 Pierre Bertrou-Cantou    
2008 2014 Pierre Bertrou-Cantou    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[8] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Ossau ;
  • le SIVU assainissement de la vallée d’Ossau ;
  • le syndicat d'eau de la vallée d'Osseux ;
  • le syndicat d'électrification du Bas-Ossau ;
  • le syndicat de la perception d’Arudy.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2015, la commune comptait 430 habitants[Note 1], en diminution de 6,11 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
462 460 446 528 529 527 492 490 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
483 495 525 492 473 513 510 463 463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
437 444 429 354 364 429 416 448 459
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
573 602 636 536 498 458 442 455 440
2015 - - - - - - - -
430 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. Il faut néanmoins noter l'existence d'une carrière de marbre noir. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Le siège administratif de l'Établissement public des Stations d'Altitude (EPSA) des Pyrénées-Atlantiques, regroupant la station de la Pierre-Saint-Martin, celle de Gourette et celles d'Artouste (stations d'été et d'hiver), se trouve à Izeste. Le siège social de l'Établissement se trouve à Lourdes.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Un dicton béarnais parle d'Izeste : Qui passe per Izeste sens esta criticat, pot passa per l'ihèr sens esta brulat (qui passe par Izeste sans être critiqué, peut passer l'enfer sans être brûlé).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Des ossements datant de l'époque préhistorique, ainsi que des silex ont été retrouvés dans les grottes préhistoriques d'Espalungue.
  • Domenjadure ou maison gentilhommière (en l'occurrence une tour-château), inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1986 (façades et toitures)[13].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'église contient plusieurs objets classés :

  • dans le chœur, un autel et un retable en bois peint et doré du XVIIe siècle[14] ainsi qu'un crucifix et un groupe sculpté avec deux saintes femmes (XVIIe siècle, XVIIIe siècle)[15],
Retable du XVIIe siècle
  • dans la chapelle sud, un ensemble composé d'un retable, d'un tableau encadré du XVIIe siècle[16].
Retable du XVIIe siècle

Noté "Martyre de Saint-Etienne" dans la base Palissy du Ministère de la culture (en cohérence avec le nom de l'église), l’œuvre représenterait plutôt le martyre de Saint-Sébastien (Saint-Etienne est généralement représenté avec des symboles de lapidation alors que Saint-Sébastien est représenté percé de flèches). Il est ici accompagné d'un pape portant la tiare pontificale et la férule papale. Ce pape pourrait être Saint-Fabien fêté le même jour que Saint Sébastien, on peut voir une ressemblance entre ce tableau et le retable de Saint-Fabien et Saint-Sébastien (XVIe siècle) en la cathédrale de Cuenca en Espagne.

L'un des vitraux est signé A. Bergès, il est probable que tous les vitraux soient de ce maitre verrier. Amédée Bergès est un peintre verrier de Toulouse, actif de 1857 à 1892 et ayant travaillé dans de très nombreux départements français. Il est référencé sous la cote PV003903 dans le répertoire des peintres-verriers français.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Gouffre des Coumettes.
  • Grottes préhistoriques d'Espalungue et de Laroun.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune possédait une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
  • François Eugène Latapi (1824-1868), est né à Izeste le 13 juillet 1824. Il émigre au Mexique en décembre 1854. Il est photographe et entrepreneur[17].
  • Charles de Bordeu (1857-1926), arrière-petit-fils de Théophile de Bordeu, écrivain.
nées au XXe siècle
  • Marc Ancel, né en 1902 à Izeste et décédé en 1990, est un magistrat et théoricien du droit.
Eugène Latapi est né à Izeste en 1824. Il avait de la famille à Arudy où est originaire son homologue, le photographe Georges Penabert. Il émigre au Mexique en 1854. Photographe, il a fondé ou dirigé des entreprises de photographie. Il monte ensuite une usine de fabrication de verre à Texcoco : Los Vidrios de Texcoco. Eugène Latapi est mort le 14 novembre 1868 à Mexico à l'âge de 44 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Izeste, consultée le 26 avril 2010
  3. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 28 mars 2012)
  4. a, b, c, d, e et f Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  5. Titres de la vallée d'Ossau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. « Base Mérimée, Immeubles Protégés au titre des Monuments Historiques », Référence Monuments Historiques : PA00084412, sur http://www.culture.gouv.fr/, (consulté le 10 avril 2016)
  14. Notice no PM64000201, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. Notice no PM64000203, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Notice no PM64000202, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Voir également le document réalisé par ses descendants et des universitaires : (es) « Eugène Latapi (1824-1868) », sur Mexico Francia.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]