Hendaye

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Hendaye
Le port de plaisance d'Hendaye.
Le port de plaisance d'Hendaye.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Hendaye-Côte Basque-Sud
Intercommunalité Agglomération Sud Pays Basque
Maire
Mandat
Kotte Écénarro (PS)
2014-2020
Code postal 64700
Code commune 64260
Démographie
Gentilé Hendayais
Population
municipale
16 759 hab. (2012)
Densité 2 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 34″ N 1° 46′ 24″ O / 43.3594, -1.7733333333343° 21′ 34″ Nord 1° 46′ 24″ Ouest / 43.3594, -1.77333333333
Altitude Min. 0 m – Max. 108 m
Superficie 7,95 km2
Localisation

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Liens
Site web www.hendaye.com

Hendaye [ɑ̃daj][1] est une commune du pays basque français, dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine. Elle est à la pointe sud-ouest de la France et la dernière ville côtière avant l'Espagne.

Les habitants sont appelés les Hendayais[2] (ou Hendaiar[3] en basque).

Géographie[modifier | modifier le code]

Hendaye et sa plage le long de la baie de Txingudi.
Baigneurs en janvier.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la province basque du Labourd et est située à frontière franco-espagnole et au point de passage principal entre les deux pays dans l'ouest des Pyrénées.

Elle fait partie de l'aire urbaine de Bayonne, deuxième unité urbaine d'Aquitaine après Bordeaux la capitale régionale. Elle fait également partie de l'aire urbaine transfrontalière d'Irun-Hendaye, cas unique en Aquitaine de deux aires urbaines accolées[4]. On parle aussi de la conurbation Bayonne-Saint-Sébastien[5].

Sa limite nord s'ouvrant sur la Côte d'Argent de l'Atlantique est bordée par la baie du Figuier et la baie de Lohia dans le golfe de Gascogne. Elle est baignée à l'ouest par la baie de Txingudi (estuaire de la Bidassoa) qui la sépare de l'Espagne (comarque de Basse Bidassoa : Irun et Fontarrabie).

Hendaye offre à ses visiteurs la plus longue plage de la Côte basque (3,5 km), le château d'Abbadia et le domaine du même nom. C'est aussi un port de pêche[4].

La baie de Txingudi et la Rhune en arrière-plan, depuis l’ermitage de Guadalupe (Esp.).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Hendaye
Golfe de Gascogne
Fontarrabie               (Baie de
   (Espagne)              Chingoudy)
Hendaye Urrugne
Irun
(Espagne)

Quartiers[modifier | modifier le code]

Hendaye-Plage.

La ville est découpée en six quartiers :

  • Plage au nord ;
  • Lissardy ;
  • Sopite / Aguerria / Corniche au nord ;
  • Ville au centre ;
  • Gare au sud ;
  • Joncaux au sud.

Accès[modifier | modifier le code]

Ferroviaire

La ville possède deux gares et une station de métro :

Routier
Navette Hendaye-Fontarrabie.
Aérien

Transports[modifier | modifier le code]

Un service de navette de bus gratuite dénommé « Uribil » dessert au moyen de deux lignes l'ensemble des quartiers de la ville, avec une ligne supplémentaire de la gare vers la plage en été.

Une navette fluviale traverse la Bidassoa pour le trajet Hendaye-Fontarrabie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée[6] à l'ouest et au sud par la Bidassoa.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Hendaye apparaît[7] sous les formes Handaye (1510, archives de l'Empire, J 867, no 7), Endaye (1565, voyage de Charles IX), Andaye (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Sanctus Vincentius de Handaye (1768, collations du diocèse de Bayonne[8]) et Hendaia[9] au XIXe siècle.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Hendaia[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Afin d'accompagner son développement balnéaire et touristique, la commune se dote du tramway d'Hendaye, qui a fonctionné de 1906 et 1937
On le voit ici à Hendaye-Plage.

En 1598, Hendaye obtint le droit de construire sa propre église, et se détacha de celle d'Urrugne. L'autorisation lui fut accordée par l'évêque Bertrand d'Etchaux : « Comme soit ainsi qu'en l'année mil cinq cens quatre-vingt dix huit, les habitants du lieu de Hendaye qui dépendoient tant au spirituel qu'au temporel de la paroisse d'Urrugne, eussent obtenu permission de construire une église à part pour la commodité du peuple qui estoit beaucoup accru audit Hendaye, à condition néanmoins qu'elle soit une annexe de l'église matrice dudit Urrugne et le sieur Urtubie en seroit le patron[10]. »

Ville frontière entre la France et l'Espagne, Hendaye a connu bien des turbulences à l'occasion des nombreuses guerres entre les deux nations.

Lors de la guerre franco-espagnole, la ville fut prise en septembre 1636 par les Espagnols[11].

Témoin de ce passé, le fort Gaztelu Zahar maintes fois détruit puis reconstruit, qui fut embelli par les travaux de Vauban puis définitivement rasé ainsi que toute la ville lors des guerres de la Révolution. C'est sur l'île des Faisans au milieu de la rivière Bidassoa que le roi Louis XIV rencontra le roi d’Espagne et que furent signés le traité des Pyrénées en 1659 et plus tard le contrat de mariage entre Louis XIV et l'infante Marie-Thérèse.

En 1867, Urrugne restitue à Hendaye 762 hectares concédés par Louis XIV. La commune était jusque là un village vivant sur 33 hectares[12].

C'est à la gare d'Hendaye qu'eut lieu, le , l'entrevue entre Hitler et le général Franco, ce dernier respectant l'engagement pris lors des accords Bérard-Jordana signés le et réaffirmant le non-engagement de son pays dans la Seconde Guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la baleine d'argent nageant dans une mer au naturel mouvant de la pointe, surmontée de trois harpons d'or, deux passés en sautoir et un en pal, accompagnée en chef d'une couronne royale du même, accostée des lettres H et E capitales de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1981 Jean-Baptiste Errecart PS  
1981 2001 Raphaël Lassallette PS Conseiller général (1988-2001)
2001 2008 Kotte Écénarro PS  
2008 2014 Jean-Baptiste Sallaberry DVD  
2014 en cours Kotte Écénarro PS Conseiller général (2008-2015)

Conseiller départemental (2015- en cours)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Hendaye fait partie de sept structures intercommunales[13] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • l’agglomération Sud Pays Basque ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal des écoles de Joncaux et de Béhobie ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte Bil ta garbi ;
  • le syndicat mixte pour le fonctionnement du conservatoire à rayonnement régional Maurice Ravel.

Hendaye accueille le siège du syndicat intercommunal des écoles de Joncaux et de Béhobie.

La commune fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastián et forme avec ses deux voisines espagnoles (Irun et Fontarabie) le consorcio Bidasoa-Txingudi.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Viana do Castelo, Portugal.
Peebles, Écosse.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 16 759 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
481 241 295 340 409 432 470 438 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
427 456 617 1 084 1 453 1 806 2 019 2 050 2 039
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 215 3 331 4 213 4 632 5 653 6 939 6 436 6 251 6 933
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2012 -
7 204 8 006 9 470 10 572 11 578 12 596 14 041 16 759 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Hendaye fait partie de l'aire urbaine d'Irún-Hendaye

La commune dispose de cinq écoles élémentaires publiques (écoles Boulaert (dite des Joncaux), Hendaye-gare, Lissardy, Hendaye-plage et Hendaye-ville), de deux écoles privées (écoles Saint-Vincent et Sainte-Germaine), d'une ikastola, de deux collèges (collèges Irandatz (public) et Saint-Vincent, ancien collège du Sacré-Cœur (privé)) et d'un lycée professionnel (lycée professionnel Aizpurdi - formation à la coiffure et l'esthétique).

Il existe, en outre, une école nationale de musique, rue du Théâtre, faisant partie du conservatoire à rayonnement régional Maurice Ravel.

Économie[modifier | modifier le code]

Économie transfrontalière[modifier | modifier le code]

L'économie transfrontalière pèse lourd au niveau hendayais. Même si depuis quelques années l'importance des services de l'État tend à se réduire, elle n'en demeure pas moins conséquente (Douanes, SNCF).

Tourisme[modifier | modifier le code]

La baie de Txingudi et la Rhune.

Le tourisme représente, quant à lui, 15,9 % de la richesse de la ville (soit 47 millions d'€ / an). Il a commencé à se développer à partir de la fin du XIXe siècle[12], avec l'édification dès 1881 d'Hendaye-plage suivant un cahier des charges très strict rédigé par l'architecte-promoteur Henri Martinet pour respecter le cachet ville d'eau de la ville. Dès 1885, un mur protecteur contre le flot a été érigé ainsi que le casino (style mauresque) et un nouvel établissement de bains. En 1906, le tramway d'Hendaye dessert Hendaye-plage.

Avec plus de 11 000 lits marchands, un centre de thalassothérapie réputé et le 3e port de plaisance d'Aquitaine, la commune dispose d'atouts indiscutables dans ce secteur.

L'office de tourisme, classé 3 étoiles, labellisé Qualité Tourisme et Tourisme et Handicap, est situé depuis 2007 sur le boulevard de la Mer. Il accueille plus de 80 000 visiteurs chaque année.

Parcs d'activité économiques[modifier | modifier le code]

Les parcs d’activités économiques d’Hendaye destinés aux implantations d’entreprises comprennent le site des Joncaux, affecté principalement aux activités industrielles et commerciales, et celui de Dorrondeguy ouvert aux activités artisanales.

La zone d’activités des Joncaux[modifier | modifier le code]

Desservie par la RN 111 et proche de l’autoroute A63 Paris-Madrid, la zone d’activités des Joncaux s’étend sur plus de 33 hectares et occupe une position stratégique au sein de l’agglomération Hendaye-Irun-Fontarrabie. Un tiers de cette superficie correspond au site de l’ancien autoport, qui a fait l’objet d’une opération d’aménagement et de reconversion économique. Cette opération a permis de requalifier le site en vue d’accueillir de nouvelles entreprises et de dynamiser la zone d’activités dans son ensemble. Ainsi, de nouveaux terrains viabilisés et des bâtiments communaux à usage de bureaux et d’entrepôts offrent des espaces disponibles et des services aux entreprises et aux porteurs de projet, notamment :

le centre d’accueil de 1 810 m2 comprend un restaurant d’entreprises, une agence postale, une salle de réunion de 100 places, un local médical et des bureaux ;
le bâtiment des transitaires propose de nombreux bureaux modulables couvrant 1 950 m2 ;
le centre d’entreprises, d’une surface développée de 7 500 m2, se compose de différents locaux à usage d’ateliers et de bureaux destinés à l’installation de petites entreprises, d’artisans et d’activités de service. Ce pôle économique est entré aujourd’hui dans sa phase de maturité. Plus de 60 entreprises représentant1 450 emplois y sont installées, en particulier :
  • Bonnet Neve (groupe ELFI) spécialisée dans la fabrication de vitrines frigorifiques destinées à la grande distribution (18 500 unités par an) ;
  • Sokoa, premier producteur de sièges de bureau en France ;
  • Sogibel, fabricant d’agar-agar, produit extrait des algues destiné à la recherche bactériologique ;
  • imprimerie Jean Laffontan ;
  • Lac Pays basque, filiale de la société espagnole Torunsa, spécialisée dans la sous-traitance mécanique appliquée à l’industrie automobile. Cette dernière implantation vient conforter une filière d’activité de mécanique déjà présente à Hendaye à travers les sociétés Meca X et Echeverria (aéronautique) ;
  • SAS Bertière, charpente, couverture et menuiserie ;
  • Etchenausia, menuiserie et ébénisterie ;
  • Direct Médical, aménagement d’ambulances et équipement médical ;

En outre, diverses entreprises spécialisées dans le transport et la logistique sont présentes sur le site, telles les transports Sallaberry, Lapegue, Ibaremborde, TDF, SBTT. Cette dernière société est une filiale de la société Decoexsa basée à Irun. Enfin, Quiksilver a installé sur la zone d’activités une importante unité de logistique (10 000 m2) dans les locaux réhabilités d’une ancienne usine.

La zone artisanale de Dorrondeguy[modifier | modifier le code]

Située en limite est de la commune et desservie par le CD 658, la zone artisanale de Dorrondeguy s’étend sur 3 hectares environ. Une gamme d’activités diverses y est implantée :

  • Dauriac Nautic Sécurité, spécialisée dans la fabrication et le commerce de matériels de survie ;
  • Muley, spécialisée dans la mécanique générale ;
  • Bruno Scherer Entreprise, spécialisée dans la fabrication d’éléments en polyester et résine de synthèse appliquée à l’automobile ;
  • François Bertière, entreprise de Transports et de Travaux Publics;

Autres zones[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2004 Tribord, la marque des sports d'eau de Décathlon a installé son centre mondial de conception dans les bâtiments de l'ancienne criée du port d'Hendaye ;

Divers[modifier | modifier le code]

Unique était une marque d'armement française dont la fabrique était située à Hendaye. C'était la marque commerciale de la Manufacture d'armes des Pyrénées françaises. La fabrique d'Hendaye a fermé en 2001 et c'est la société F.M.R. qui a racheté la marque Unique.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Services[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Pio Baroja, célèbre écrivain espagnol natif de Donostia, avait lancé l'idée d'une république de la Bidassoa.

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Hendaye est le labourdin.

Festivités

Beaucoup d'Hendayais sont des adeptes de musique (il existe d'ailleurs deux écoles : l'amicale laïque et lanetik egina) ce qui a permis la création de nombreux groupes de divers styles musicaux : roots system (reggae), infest, koala (métal), argia, dementzia, gaitz (rock basque), bakar2012 (déjanté), dog selektas (sound system). Le plus connu d'entre eux, le groupe de ska-punk Skunk est originaire d'Hendaye.

Étienne Pellot, qui fut maire d'Hendaye entre 1815 et 1826, fut aussi un corsaire français auquel est consacrée une fête au mois de décembre, et même une chanson bilingue franco-basque :

"Pellot l'hendayais, fameux corsaire du roi
a bravé les dangers, navigant de longs mois,
Pellot l'hendaye, sans cœur, sans foi ni loi,
[...]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Fort d'Hendaye.
La Maison rouge.

Le fort fut construit en 1618 sur l'ordre de Louis XIII afin de calmer les ardeurs des gens de Fontarrabie, qui régnaient en maîtres sur les deux rives de la Bidassoa, dont ils prétendaient jouir, et interdisaient à tout autre de naviguer, pêcher et faire du commerce. Après divers incidents, Louis XIV décida la construction d'un fort plus important, tâche qu'il confia à Vauban. Ce dernier vint à Hendaye en 1685, au cours d'une tournée d'inspection des défenses côtières. Après avoir envisagé la construction d'un nouveau fort plus près de l'embouchure de la Bidassoa, il décida de renforcer l'ancien fort. Le , le fort, l'église et une grande partie du bourg furent entièrement détruits par les Espagnols. Il ne reste aujourd'hui que quelques ruines du fort, sur le bord de la Bidassoa, à côté du monument aux morts.

Le château Abbadia[17], ayant appartenu à Antoine d'Abbadie, et son domaine de plusieurs dizaines d'hectares sont implantés sur le territoire d'Hendaye. Eugène Viollet-le-Duc en fut l'architecte. Il renferme une collection d'objets d'art ramenés par Antoine d'Abbadie d'Arrast de ses voyages à travers le monde, dont une grande partie est inscrite à l'inventaire du ministère de la Culture[18].

La villa Maison Rouge[19] (Edmond Durandeau), rue des Citronniers, est inscrite aux monuments historiques.

La villa mauresque[20] et son jardin ainsi que la villa Bakhar Etchea de Pierre Loti[21] ont été inscrits en totalité au titre des Monuments historiques en 2010.

La commune a érigé en 1957 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.

Le Casino d'Hendaye fut construit en 1988 dans le cadre du projet de développement de la station balnéaire. Son exploitation est aujourd'hui assuré par le groupe Sokoburu qui inaugura son casino en 1994[22]. Le complexe Sokoburu a été édifié dans le style néobasque.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Hendaye possède deux églises :

  • l'église Sainte-Anne[23], à Hendaye plage, a été construite sur l'ancienne chapelle Santa Ana (bénédiction de l'église le ) ;
  • l'église Saint-Vincent[24] (que les Hendayais appellent Bixintxo), à Hendaye ville, est la principale église (XVIIe siècle), plusieurs fois détruite (guerre, incendie, foudre), reconstruite à partir du début du XIXe siècle, elle possède trois étages, un très bel orgue et un crucifix datant du XIIIe siècle.
Sur le parvis, la célèbre et mystérieuse croix cyclique d'Hendaye révélée par Fulcanelli dans Le Mystère des Cathédrales. Cette croix[25] de l'ancien cimetière, datant du XVIIe siècle est inscrite aux monuments historiques ;

Les chrétiens pratiquants du quartier des Joncaux fréquentent aussi l'église de Notre-Dame de la Bidassoa qui se trouve à Béhobie, un quartier d'Urrugne la commune voisine.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les Jumeaux au bout de la plage.

L'érosion naturelle détache la corniche laissant derrière elle deux énormes rochers identiques, les Jumeaux hendayais. L'érosion continue son travail et on constate que la corniche s'effrite, pour laisser place dans quelques années à un trio, les trois jumeaux (appelés aussi parfois les « trumeaux »).

La commune inclut une partie de l'espace protégé et géré « Abbadia - Corniche basque »[26], acheté par le Conservatoire du Littoral le 22 octobre 1979. D'une surface de 89,835 hectares, cet espace concerne les deux communes d'Hendaye (369 espèces et sous-espèces dénombrées) et d'Urrugne (85 espèces et sous-espèces dénombrées). Il est situé sur le haut des falaises de la pointe Sainte-Anne et du début de la corniche basque.

Hendaye est concerné par quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

La ZNIEFF continentale de type 2 du « Mont Choldokogagna, Larroun et fond du bassin de Sare »[27] , soit 4 889,29 hectares, concerne les quatre communes d'Ascain, Hendaye, Sare et Urrugne. L'habitat déterminant est composé de landes, fruticées, pelouses et prairies. La fiche INPN liste 258 espèces présentes ;
La ZNIEFF continentale de type 2 de la « baie de Chingoudy »[28] ;
La ZNIEFF continentale de type 1 du « domaine d'Abbadia »[29] ;
La ZNIEFF continentale de type 1 des « îlot et prés salés de la baie de Chingoudy »[30].

La commune est incluse dans deux zones spéciales de conservation (ZSC), des sites d'intérêt communautaire (SIC) selon la directive Habitat :

la ZSC de la baie de Chingoudy[31] ;
la ZSC du Domaine d'Abbadia et corniche basque[32].

Elle inclut aussi une zone de protection spéciale (ZPS), un site d'intérêt communautaire (SIC) selon la directive Oiseaux) :

la ZPS de l'estuaire de la Bidassoa et baie de Fontarabie[33].

Dans son palmarès 2014, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[34].

Tourisme et loisirs[modifier | modifier le code]

Balades à cheval sur la plage.

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Basket
  • Hendaye Basket-Ball
cyclisme
  • Vélo club hendayais FFC et UFOLEP route vtt
football
Rugby à XV
  • Le Stade hendayais : club fondé en 1908 et évoluant en Fédérale 2 après un court passage en Élite amateur fédérale 1 (saison 2013-2014).
Nautisme
  • Centre nautique d'Hendaye[35] : catamaran, dériveur, planche à voile
  • C.M.H.T : club de voile et de pêche
  • Endaika : club d'aviron. Endaikada est une régate d'aviron de mer qualificative pour le championnat de France d'aviron de mer (fin septembre chaque année).
École de surf.
Hand ball
Surf
  • Fluid Systeme
  • Onaka
  • Bidasoa Surf Club
Tennis de table
Voile et pêche
  • Y.C.S.I : club de voile et de pêche

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Hendaye.
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Décès à Hendaye.
Nées au XVIe siècle
  • Martin Guerre, né vers 1524 à Hendaye, est un paysan français du XVIe siècle. Plusieurs années après avoir quitté sa famille, un imposteur prit sa place et vécut avec la femme de Martin et son fils. Après un procès, durant lequel le vrai Martin Guerre réapparut, l'imposteur fut démasqué et exécuté ;
Nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
  • Antoine d'Abbadie d'Arrast (1810-1897) est, entre autres, un explorateur, géographe, archéologue, et astronome, a été maire d'Hendaye et y a vécu. Le Château d'Abbadie en témoigne.
  • Edmond Durandeau (1878-1960), architecte né à Angoulême mais Hendayais d’adoption, s’illustre par l’originalité et la modernité de ses constructions. Il envisage de faire d’Hendaye une des premières stations balnéaires de la façade atlantique. Il réalise, entre autres, la « Maison Rouge » ou l’actuel hôtel Bellevue, anciennement baptisé « Mendi Azpian » ;
  • Pierre Loti, né à Rochefort en 1850 et décédé en 1923 à Hendaye, est un écrivain français ;
  • Dr Ferdinand Camino (1853-1933), maire d'Hendaye pendant la Première Guerre mondiale, il est surtout célèbre pour avoir donné son nom à l'un des grands arrêts du Conseil d'État « l'arrêt Camino » du 14 janvier 1916 sur l'excès de pouvoir de l'État contre l'élu du peuple. Suspendu par le Préfet des Basses-Pyrénées pour « excès de pouvoir », il fut rétabli par le Conseil d'État et le préfet suspendu à son tour. Cette jurisprudence est encore très souvent invoquée !
  • Xavier Desparmet-Fitzgerald, né en 1861 à Béguey et mort en 1941 à Hendaye, est un peintre français. Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée des beaux-arts de Bordeaux et au musée basque et de l'histoire de Bayonne.
Nées au XXe siècle

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Gentilé sur habitants.fr
  3. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  4. a et b Atlas économique du Pays Basque. CCI Bayonne-Pays Basque, octobre 2007.
  5. Fourquet, François. Pour un projet de réseau de villes transfrontalier. Alliances territoriales et frontières européennes, Azkoaga. 5, 1997, p. 117-124.
  6. Notice du Sandre sur Hendaye
  7. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  8. Manuscrits du XVIIe et XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  10. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, 1 J 160, n°45, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 115
  11. Gérard Folio. La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’Époque Contemporaine, in Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense no 25 Histoire de la fortification, 2005 ISBN 2-11-094732-2, En ligne www.cehd.sga.defense.gouv.fr, consulté le 3 mars 2007 p. 38
  12. a et b Marie-France Chauvirey, La vie d'autrefois en Pays basque, Éditions Sud :Ouest - Luçon 1994 (ISBN 2 87901 219 8), page 121.
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  14. Annuaire des villes jumelées
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2012.
  17. « Château d'Abbadie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Ministère de la Culture, base Palissy - Les notices 1 à 120 listées en bas de fiche concernent des objets ou des meubles recensés par le ministère de la Culture.
  19. « Maison rouge », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Villa mauresque », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Maison de Pierre Loti », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Christophe Sorel, « Casino de Hendaye », sur casinosavenue.com,‎
  23. « Église Sainte-Anne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Église Saint-Vincent », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Croix de l'ancien cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Abbadia - Corniche basque » - FR1100115. Fiche et cartographie espace protégé et géré Natura 2000.
  27. « Mont Choldokogagna, Larroun et fond du bassin de Sare » - 720009370. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  28. « Baie de Chingoudy » - 720012945. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  29. « Domaine d'Abbadia » - 720008246. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  30. « Îlot et prés salés de la baie de Chingoudy » - 720014142. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  31. « Baie de Chingoudy » - FR7200774. Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.
  32. « Domaine d'Abbadia et corniche basque » - FR7200775. Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.
  33. « Estuaire de la Bidassoa et baie de Fontarabie » - FR7212013. Fiche et cartographie ZPS Natura 2000.
  34. Site des villes et villages fleuris, consulté le 13 février 2015.
  35. Site du centre nautique
  36. Site du TT hendayais

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Alfred Lassus, Hendaye : ses marins et ses corsaires, éditions Atlantica, Biarritz, 2000, 222 p., 21 cm, (ISBN 2-84394-191-1).
  • Axel Brücker Fulcanelli et le Mystère de la Croix d'Hendaye, éditions Séguier-Atlantica, 2005, 211 p., (ISBN 2-84049-421-3).
  • Guides diamant, Biarritz, Bayonne, St. Jean de Luz, Hendaye, Fontarabie, Carnbo, St. Jean-Piéd-De-Port, Paris, Hachette,‎ , 180 p. (lire en ligne).
  • Axel Brücker Une maison mauresque au Pays basque, éditions Atlantica, 2014, 271 p., (ISBN 9-782758-805014)

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