Bonnut

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Bonnut
L'église Sainte-Marie de Castèth.
L'église Sainte-Marie de Castèth.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Artix et Pays de Soubestre
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Patrick Tasserie
2014-2020
Code postal 64300
Code commune 64135
Démographie
Gentilé Bonnutien
Population
municipale
753 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 01″ nord, 0° 45′ 54″ ouest
Altitude Min. 66 m – Max. 161 m
Superficie 22,01 km2
Localisation

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Liens
Site web bonnut.pagesperso-orange.fr

Bonnut est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Bonnutien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée[2] par des affluents du Luy de Béarn, les ruisseaux de l'Oursoô (l'Orsòu) (11,5 km), de Bédoura, de Cabin, de Hourquet et du Pas de Salles (limite de la commune vers Sallespisse (Salas).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Quartier Saint-Martin, ou du Bourg
  • Quartier Sainte-Marie, ou de Castèth
  • Quartier de l'arrue de Manes
  • Quartier du Biélè (lo Vielèr)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bonnut apparaît sous les formes Bonut (XIIe siècle[3], cartulaire de Sorde[4]), de Bonuto (1279[5], rôles gascons), Bonut (1385[5], censier de Béarn[6]), Bonut et Bonuyt (respectivement 1493[3] et 1582[3], cartulaire d'Orthez[7]) et Bonnut (fin XVIIIe siècle[5], carte de Cassini).

Ce nom vient du latin médiéval bonda « limite » avec réduction du groupe -nd- en -nn- (comme landa > lanna), avec un suffixe adjectif -ut, et signifie « limitrophe » ou « frontalier » [8]. Le maintien du n redoublé est audible, le nom se prononce [boun-nut] en gascon, un n intervocalique seul (non soutenu) tomberait comme c'est le cas pour deux microtoponymes de la commune, Boat (Bonat) et Doat (de Donat).

L'Oursoô, Orsòu en gascon, est un de ces nombreux cours d'eau portant un nom avec le radical oss-, comme les Ousse, Ossau, Osse… communs dans toute l'Europe et fréquents en Gascogne, la terminaison -òu est un diminutif, comme dans Pujòu (Puyoô). Cet hydronyme est souvent écrit abusivement Ourseau par influence de « eau ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[3] note que la commune faisait partie de la Chalosse et de la subdélégation de Saint-Sever. La carte de Cassini montre que la limite de la sénéchaussée des Landes passait au sud de Bonnut.

Les ancêtres des Bonnutiens sont les Tarbelles (capitale Dax, Aquæ Tarbellicæ), un des neuf peuples principaux de l'Aquitaine primitive, la Novempopulanie.

Les paroisses qui forment aujourd'hui la commune de Bonnut n'appartenaient pas au Béarn et ne sont pas mentionnées dans le recensement de 1385 de Gaston Fébus. Toutefois, on y parle un occitan gascon très proche de celui d'Orthez mais gardant de forts caractères chalossais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean Poeydarrieu    
2001 2008 Jean Lacazedieu    
2008 2014 Jean Lacazedieu    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[9] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 753 habitants, en augmentation de 12,39 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 152 1 009 1 216 1 176 1 202 1 214 1 163 1 133 1 193
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 124 1 054 1 073 1 061 1 086 1 058 1 060 1 059 1 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 014 1 020 1 018 909 890 837 810 735 680
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
707 707 715 704 682 668 668 737 753
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage et pâturages) et l'horticulture paysagère.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le bourg de Bonnut est un bourg castral adossé à un château primitif dont il reste la motte (le Casalot). Le bourg était « encasalé », c’est-à-dire que le seigneur du casau (l'intendant du fief) demandait aux habitants (les voisins) de « faire rue » pour mieux se protéger, selon le modèle béarnais des fors de Morlaàs, un modèle très courant dans la région.
Il reste dans le paysage des traces de fortifications médiévales, en particulier le Tarruc de Montargon.
Un quartier Bièlèr (Vielèr) et une maison Capdevielle (extrémité du village) font penser à une autre abbaye laïque disparue.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Martin, éloignée du bourg, était l'église d'une abbaye laïque. Un seigneur du Tilh, mentionné au XIIe siècle, en était sans doute l'abbé.

Le quartier de Castèth, ou de Sainte-Marie, était une possession de l'abbaye de Sorde sous le nom de Senta Maria de Castanhèda. C'est sans doute une abbaye laïque primitive récupérée par l'Église. L'église de Castèth est une petite église bâtie en alios dont le chevet est roman et présente des décors assez dégradés caractéristiques (décors à billettes). La crête qui porte l'église se termine par un important système de fortifications, motte, enceinte, fossés, basses-cours, portant le nom de Tarruc de Montargon. Ce nom semble être un calque de prestige à partir de la célèbre forteresse de Montearagón, près de Huesca.

Le caractère frontalier des paroisses, la nature hospitalière de l'abbaye de Sorde, le fait que la rue principale de Brassempouy, à 20 km au nord, se nomme « route de Bonnut », font penser à une étape de la route de Compostelle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune disposait de deux écoles remplacées par un groupe scolaire dans les années 1950[14],[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Forsans, né à Bonnut en 1853 et mort en 1919 à Biarritz, est un homme politique français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Fiche du Sandre sur Bonnut
  3. a, b, c et d Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  4. Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. a, b, c et d Site de la commune
  6. Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  7. Cartulaire d'Orthez, dit Martinet, manuscrit du XIVe au XVIIe siècle - Archives de la mairie d'Orthez
  8. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 294.
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Le site de l'école primaire

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]