Taron-Sadirac-Viellenave

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Taron, Sadirac et Viellenave.
Taron-Sadirac-Viellenave
Le centre du village.
Le centre du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Terres des Luys et Coteaux du Vic-Bilh
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Garlin
Maire
Mandat
Jean Guiraut
2014-2020
Code postal 64330
Code commune 64534
Démographie
Population
municipale
193 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 39″ nord, 0° 14′ 59″ ouest
Altitude Min. 135 m – Max. 251 m
Superficie 13,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Taron-Sadirac-Viellenave

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Taron-Sadirac-Viellenave

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Taron-Sadirac-Viellenave

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Taron-Sadirac-Viellenave

Taron-Sadirac-Viellenave est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Taron.
L'église de l'Assomption-de la-Bienheureuse-Vierge-Marie
La salle polyvalente.

Situation[modifier | modifier le code]

Taron-Sadirac-Viellenave est située à l'extrême nord-est du département et au sud de Garlin.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 211 et 628.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[1] par un affluent de l'Adour, le Léez, et par des tributaires de celui-ci, les ruisseaux le Gabassot et le Laas.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Sadirac : Bourdieu, Saint-Jouhan, Péhau ;
  • Taron : Bartouillet, Bourdalé, Crabité, Laffiteau, Motpezat ;
  • Viellenave : Comères, Lafargue, Toulet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Taron apparaît sous les formes Tarusates (commentaires de César)[2], Taroo (1385[2], censier de Béarn[3]) et Taro (1538[2], réformation de Béarn[4]).

Le toponyme Sadirac est mentionné au XIe siècle[2] Pierre de Marca[5]), et apparaît sous les formes Sedirag (XIe siècle[2] (Pierre de Marca[5]), Sedirac (XIIIe siècle[2], fors de Béarn[6]), Sadiracum et Sediracum (respectivement 1286[2] et 1305[2], titres de Béarn[7]) et Siderac (1546[2], réformation de Béarn[4]).

Le toponyme Viellenave apparaît sous les formes Vielenave de Sediragues (1402[2], censier de Béarn[3]) et Vilanaba (1542[2], réformation de Béarn[4]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note qu'en 1385, Taron et Sadirac dépendaient du bailliage de Lembeye et comptaient respectivement quatorze et seize feux. Il indique également qu'autour de Taron, on peut retrouver la trace de quelques tumulus et qu'au centre du village et sous l'église se trouvent des mosaïques romaines.

La vicomté de Sadirac, vassale de celle de Béarn, comprenait les paroisses de Maumusson, Ribarrouy, Sadirac, Taron et Viellenave[2].

Entre 1790 et 1794, Taron absorbe Viellenave, qu'elle recède entre 1795 et 1800[8]. En 1822, la commune fusionne avec Sadirac et Viellenave pour former la nouvelle commune de Taron-Sadirac-Viellenave.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Michel Benquet    
2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Jean Guiraut    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Taron-Sadirac-Viellenave fait partie de six structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes du canton de Garlin ;
  • le SIVU de la voirie de la région de Garlin ;
  • le SIVU du Lées et affluents ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable Luy - Gabas - Lées ;
  • le syndicat intercommunal des cinq rivières.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 193 habitants, en augmentation de 3,21 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360 322 721 400 667 664 646 646 617
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
658 610 617 671 588 643 606 509 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
504 528 505 507 508 452 441 344 323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
297 243 223 226 197 197 190 192 193
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Fête communale le 15 août.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

À Taron, un fossé témoigne de la présence d'une fortification[14] au haut Moyen Âge. À Sadirac-Péhau, un autre ensemble fortifié[15] est signalé, datant, semble-t-il, des XIIe, XIIIe et XIVe siècles.

La commune présente un ensemble de maisons et de fermes[16] dont la construction s'étale du XVIe au XIXe siècles. Le presbytère[17] de Taron date, quant à lui, de 1735.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

On trouve à Taron une église (église de l'Assomption-de la-Bienheureuse-Vierge-Marie[18]) édifiée sur les restes d'une construction gallo-romaine, qui présente des vestiges datant des Xe et XIe siècles. Une mosaïque, datée du Ve siècle représentant un panier, un poisson et un arbre fruitier, a été trouvée lors de fouilles d'une villa antique[19], transformée au Moyen Âge en cimetière. L'église recèle du mobilier[20], des tableaux[21], des verrières[22] , une stèle discoïdale[23], une dalle funéraire[24] datant de 1736 et des objets[25] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Taron-Sadirac-Viellenave, consultée le 19/11/08
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. a et b Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  4. a, b et c Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  5. a et b D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  6. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Fiche de Taron sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ensemble fortifié de Taron
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ensemble fortifié de Sadirac-Péhau
  16. [1][2][3][4][5][6][7][8][9][10] [11][12][13][14][15][16] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur les maisons et fermes anciennes
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le presbytère
  18. [17][18] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église de L'Assomption-de la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  19. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison antique
  20. [19][20][21][22][23][24][25][26][27][28] [29][30] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église de Taron
  21. [31][32][33][34] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église de Taron
  22. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église de Taron
  23. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la stèle discoïdale de l'église de Taron
  24. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la dalle funéraire de l'église de Taron
  25. [35][36][37][38][39][40][41][42][43][44] [45][46][47][48] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église de Taron

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]