Taron-Sadirac-Viellenave

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Taron-Sadirac-Viellenave
Taron-Sadirac-Viellenave
Le centre du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté de communes des Luys en Béarn
Maire
Mandat
Jean Guiraut
2020-2026
Code postal 64330
Code commune 64534
Démographie
Population
municipale
192 hab. (2018 en augmentation de 0,52 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 39″ nord, 0° 14′ 59″ ouest
Altitude Min. 135 m
Max. 251 m
Superficie 13,86 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Pau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Terres des Luys et Coteaux du Vic-Bilh
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Taron-Sadirac-Viellenave

Taron-Sadirac-Viellenave (en béarnais Taron-Sadirac-Vièlanava ou Taroû-Sadirac-Bièlenabe) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée dans Taron.
L'église de l'Assomption-de la-Bienheureuse-Vierge-Marie
La salle polyvalente.

Situation[modifier | modifier le code]

Taron-Sadirac-Viellenave est située à l'extrême nord-est du département et au sud de Garlin.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 211 et 628.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[1] par un affluent de l'Adour, le Léez, et par des tributaires de celui-ci, les ruisseaux le Gabassot et le Laas.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Sadirac : Bourdieu, Saint-Jouhan, Péhau ;
  • Taron : Bartouillet, Bourdalé, Crabité, Laffiteau, Motpezat ;
  • Viellenave : Comères, Lafargue, Toulet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Taron-Sadirac-Viellenave est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pau, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 228 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,1 %), prairies (23,6 %), forêts (14,2 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Taron apparaît sous les formes Tarusates (commentaires de César)[9], Taroo (1385[9], censier de Béarn[10]) et Taro (1538[9], réformation de Béarn[11]).

Le toponyme Sadirac est mentionné au XIe siècle[9] Pierre de Marca[12]), et apparaît sous les formes Sedirag (XIe siècle[9] (Pierre de Marca[12]), Sedirac (XIIIe siècle[9], fors de Béarn[13]), Sadiracum et Sediracum (respectivement 1286[9] et 1305[9], titres de Béarn[14]) et Siderac (1546[9], réformation de Béarn[11]).

Le toponyme Viellenave apparaît sous les formes Vielenave de Sediragues (1402[9], censier de Béarn[10]) et Vilanaba (1542[9], réformation de Béarn[11]).

Le nom béarnais de la commune est Taron-Sadirac-Vièlanava[15] ou Taroû-Sadirac-Bièlenabe[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[9] note qu'en 1385, Taron et Sadirac dépendaient du bailliage de Lembeye et comptaient respectivement quatorze et seize feux. Il indique également qu'autour de Taron, on peut retrouver la trace de quelques tumulus et qu'au centre du village et sous l'église se trouvent des mosaïques romaines.

La vicomté de Sadirac, vassale de celle de Béarn, comprenait les paroisses de Maumusson, Ribarrouy, Sadirac, Taron et Viellenave[9].

Entre 1790 et 1794, Taron absorbe Viellenave, qu'elle recède entre 1795 et 1800[17]. En 1822, la commune fusionne avec Sadirac et Viellenave pour former la nouvelle commune de Taron-Sadirac-Viellenave.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Michel Benquet    
2008 En cours
(au 30 avril 2014)
Jean Guiraut    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Taron-Sadirac-Viellenave fait partie de six structures intercommunales[18] :

  • la communauté de communes du canton de Garlin ;
  • le SIVU de la voirie de la région de Garlin ;
  • le SIVU du Lées et affluents ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable Luy - Gabas - Lées ;
  • le syndicat intercommunal des cinq rivières.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2018, la commune comptait 192 habitants[Note 3], en augmentation de 0,52 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360322721400667664646646617
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
658610617671588643606509503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
504528505507508452441344323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
297243223226197197190192192
2018 - - - - - - - -
192--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Fête communale le 15 août.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

À Taron, un fossé témoigne de la présence d'une fortification[23] au haut Moyen Âge. À Sadirac-Péhau, un autre ensemble fortifié[24] est signalé, datant, semble-t-il, des XIIe, XIIIe et XIVe siècles.

La commune présente un ensemble de maisons et de fermes[25] dont la construction s'étale du XVIe au XIXe siècles. Le presbytère[26] de Taron date, quant à lui, de 1735.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

On trouve à Taron une église (église de l'Assomption-de la-Bienheureuse-Vierge-Marie[27]) édifiée sur les restes d'une construction gallo-romaine, qui présente des vestiges datant des Xe et XIe siècles. Une mosaïque, datée du Ve siècle représentant un panier, un poisson et un arbre fruitier, a été trouvée lors de fouilles d'une villa antique[28], transformée au Moyen Âge en cimetière. L'église recèle du mobilier[29], des tableaux[30], des verrières[31], une stèle discoïdale[32], une dalle funéraire[33] datant de 1736 et des objets[34] inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.


Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Taron-Sadirac-Viellenave, consultée le 19/11/08
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pau », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  9. a b c d e f g h i j k l et m Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  10. a et b Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385..
  11. a b et c Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle »..
  12. a et b D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  13. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  16. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  17. Fiche de Taron sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  18. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ensemble fortifié de Taron
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'ensemble fortifié de Sadirac-Péhau
  25. [1][2][3][4][5][6][7][8][9][10] [11][12][13][14][15][16] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur les maisons et fermes anciennes
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le presbytère
  27. [17][18] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église de L'Assomption-de la-Bienheureuse-Vierge-Marie
  28. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison antique
  29. [19][20][21][22][23][24][25][26][27][28] [29][30] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier de l'église de Taron
  30. [31][32][33][34] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les tableaux de l'église de Taron
  31. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église de Taron
  32. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la stèle discoïdale de l'église de Taron
  33. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la dalle funéraire de l'église de Taron
  34. [35][36][37][38][39][40][41][42][43][44] [45][46][47][48] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur les objets référencés de l'église de Taron

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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