Simin Palay

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Jean-Maximin dit Simin Palay est un poète et philologue de langue gasconne et de nationalité française. Félibre béarnais né à Casteide-Doat, aux confins du Béarn et de la Bigorre en 1874 et mort à Gelos en 1965.

Biographie sommaire[modifier | modifier le code]

Simin Palay fut l'un des principaux poètes en béarnais du début du XXe siècle. Il est l'auteur de poésies, de pièces de théâtre et d'œuvres diverses en prose. Il a été ouvrier tailleur dans sa jeunesse.

Autodidacte, il a passé sa vie entière à la défense et à l'illustration du béarnais et du gascon. Polygraphe, il a touché à tous les genres littéraires et ce, chaque fois avec talent : il a été dramaturge, romancier, lexicographe, poète lyrique, etc.

Il est le créateur avec Michel Camelat de l'Escole Gastoû Febus (devenue Escòla Gaston Fèbus) et de la revue Reclams de Biarn e Gascougne. Collaborateur de Michel Camelat dans La Bouts de la Terre et chroniqueur du journal de Pau, Le Patriote.

Majoral du Félibrige, il a également été fait chevalier de la Légion d'honneur. Un collège de Lescar et une rue de Gelos portent son nom. Son buste se dresse au parc Beaumont à Pau.

Les grands événements de la vie de Simin Palay[modifier | modifier le code]

  • 29 mai 1874 : Jean-Maximin Palay (dit Simin Palay) naît à Casteide-Doat, d'un père tailleur et d'une mère tisserande.
  • 1888 : la famille Palay s'installe à Vic-en-Bigorre car le père y a ouvert une boutique. S'y croisent des hommes des lettres et des artistes : en effet, Yan Palay lui-même, le père de Simin, est conteur et un peu poète.
  • 1890 : lors d'une réunion littéraire, Simin rencontre à Tarbes, Miquèu de Camelat, jeune poète bigourdan originaire d'Arrens ; c'est le début d'une amitié et d'une collaboration qui dureront jusqu'à la mort.
  • 1891 : Simin Palay part pour Arrens ; il y fonde avec Camelat un almanach : l'Armanac Patouès de la Bigorre. Des écrivains et des poètes béarnais et bigourdans y collaborent. Tous ensemble, ils envisagent la création d'une société littéraire structurée.
  • 1896 : c'est avec Adrien Planté, maire d'Orthez, que se crée l'Escole Gastoû Febus, école affiliée au Félibrige. Le nouveau groupe lance la revue : Reclams, le premier numéro paraît le .
  • 1902 : Simin Palay devient secrétaire de rédaction au journal béarnais Le Patriote. Il y reste jusqu'à ce que disparaisse le journal en 1945. Il écrit des articles en béarnais et les signe Lou Talhur de Pau. Il vit à Gelos.
  • 1910 : il se brouille avec Adrien Planté, capdau de l'Escole Gastoû Febus, pour une discussion sur le contenu de la revue Reclams. Camelat et Palay fondent alors un journal bi-mensuel La Bouts de la Terre, en béarnais qui paraîtra jusqu'en 1914.
  • 1920 : Palay est nommé majoral du Félibrige.
  • 1923 : il devient capdau de l'Escole Gastoû Febus. Il le sera jusqu'à sa mort. Par ce biais, il représente l'association à de nombreuses manifestations félibréennes et folkloriques où ses talents d'orateur, de chanteur et de poète font merveille. Vers la même époque, il crée le Musée béarnais qu'il anime avec passion, s'attachant au mobilier béarnais.
  • 1932 : Palay vient à bout de la rédaction du dictionnaire du Béarnais et du Gascon modernes[1] mis en chantier vers 1910 ; le 1er tome paraît en 1910, le 2e en 1934.
  • 1960 : distinction : Palay et Camelat, chevaliers de la Légion d'honneur. L'activité de Palay est ralentie; il travaille pourtant à la 2e édition du dictionnaire et écrit toujours des articles pour diverses revues.
  • 1965 : Palay meurt à Gelos, trois ans après son ami Camelat.

Œuvres[modifier | modifier le code]

data BNF

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Bercets de yoenesse e coundes ent'arrise (1899 - Vers de jeunesse)
  • Sounets e quatourzis (1902 - Sonnets et Quatorzains)
  • Case ! Trobes biarneses (1909 - poèmes sur la maison natale - Chez nous!)
  • Las pregaries e las gracies (1926 - poèmes mystiques - Les prières et les grâces)
  • Lou bent qui passe (1958 - Le vent qui passe).

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Simin Palay écrivit environ soixante pièces, en prose ou en vers.

Lexicographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes
    • première édition en 2 volumes (1932-1934)
    • deuxième édition en 1 volume, CNRS (1961)
    • troisième édition complétée, en 1 volume, CNRS (1980)

Ethnographie[modifier | modifier le code]

  • Autour de la table béarnaise, (1932)
  • La cuisine du pays, (1936)
  • Cansous entaus maynadyes (1900)
  • Cansous trufanderes (1924)
  • Chants de Béarn et de Gascogne (1951), en collaboration avec J. Poueigh

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Birabent, Simin Palay (1874-1965), Cercle occitan de Tarbes & Éditions du Val-d'Adour, 2004[2],[3]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Simin Palay, Escole Gastoû Febus, Dictionnaire du gascon et du béarnais modernes, Paris, CNRS, , 3e éd. (1re éd. 1932-1934), 1053 p. (ISBN 2-222-01608-8).
  2. Présentation sur le site de la Dépêche du Midi
  3. Présentation sur le site de l'Ostau Bigordan