Sarrance

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Sarrance
Sarrance se détachant sur la vallée d'Aspe.
Sarrance se détachant sur la vallée d'Aspe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-1
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Aspe
Maire
Mandat
Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet
2014-2020
Code postal 64490
Code commune 64506
Démographie
Population
municipale
176 hab. (2014)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 08″ nord, 0° 36′ 03″ ouest
Altitude Min. 314 m – Max. 1 869 m
Superficie 46,8 km2
Localisation

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Sarrance

Sarrance est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Sarrançais.

Mairie - école.
Clocher de l'église Notre-Dame.
La Vierge de Sarrance.
Le cloître de l'église.
Sarrance, vue générale.
Lavoir.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le gave d'Aspe et ses affluents :

  • le ruisseau l'Aulouret ;
  • le ruisseau l'Aygue Bère et ses affluents :
    • le ruisseau de Coucourou et son affluent :
      • le ruisseau de la Coume,
    • le ruisseau de la Lie,
    • l'arrèc de la Méninère,
    • le ruisseau de Saillen ;
  • le ruisseau de Bosdapous ;
  • le ruisseau d'Espalungue ;
  • l'arrèc de Coueyla ;
  • le ruisseau le Gassat ;
  • le ruisseau d'Isson ;
  • l'arrèc de la Poursiouque.

La commune est également arrosée par un affluent du gave de Lourdios (affluent du gave d'Aspe) :

  • le ruisseau Arric.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • le bois d'Aran ;
  • Araut ;
  • le Bourg ;
  • Gey ;
  • Ichère ;
  • Sayquet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sarrance apparaît sous les formes Sarrancia (Oratorium Beatæ de Sarrancia, 1345[1], titres de Béarn[2]), Sarransce et Nostre-Done de Sarranse (respectivement 1396[1] et 1450[1], notaires de Lucq-de-Béarn[3]).

Il vient du latin médiéval serrare (fermer), suivi du suffixe -antia et signifie fermeture, rétrécissement, défilé[4].

Son nom béarnais est Sarrança.

Le bois d'Aran et Araut sont mentionnés en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lieu de pèlerinage depuis qu'un pâtre du Moyen Âge a trouvé, dans la vallée d'Aspe, une statue de la Vierge.
La commune de Sarrance est devenue indépendante de celle de Bedous le 22 mai 1778[1].
Paul Raymond[1] note l'existence d'une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
Marguerite de Navarre (1492-1549) écrivit son Heptaméron (recueil inachevé de contes] à Sarrance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet    
2008 2014 Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[5] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
  • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
  • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 176 habitants, en diminution de -13,3 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 108 915 1 079 1 130 1 226 1 212 1 271 1 230 1 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 171 1 140 1 008 953 910 868 785 777 753
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
722 765 815 569 585 602 495 452 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
429 214 224 229 228 233 218 196 176
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
La pureté des gaves permit le développement de la pisciculture.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maisons des XVIIe et XVIIIe siècles (étable, four à pain).
  • Maison de maître du XVIIIe siècle.
  • Fontaine et lavoir du XIXe siècle.
  • Gare sur la ligne Pau-Canfranc, fermée au trafic depuis 1970. Une action déterminée des usagers[10] et du conseil régional d'Aquitaine permettra la réouverture de la ligne, dans un premier temps de Pau à Bedous en 2011.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Prieuré de chanoines Prémontrés, XIe et XIIe siècles, rénové aux XVIIe et XIXe siècle.
  • Cloître à étage du couvent des Prémontrés, contigu à l'église, XVIIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Pierre, fin XVIIIe siècle.
  • Étape de la via Tolosane, nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  2. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  3. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 46.
  5. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Jean-Luc Palacio, — Le tunnel de l'absurde. Un couloir à camions en vallée d'Aspe ? 2001.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]