Baigts-de-Béarn

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Baigts-de-Béarn
Image illustrative de l'article Baigts-de-Béarn
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Orthez et Terres des Gaves et du Sel
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Guy Pemartin
2014-2020
Code postal 64300
Code commune 64087
Démographie
Gentilé Batchois
Population
municipale
859 hab. (2014)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 46″ nord, 0° 50′ 14″ ouest
Altitude Min. 28 m – Max. 167 m
Superficie 13,53 km2
Localisation

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Baigts-de-Béarn /bać/[1] est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Batchois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Baigts-de-Béarn est desservie par la route départementale 933, en direction de l'Espagne, par la route départementale 817 menant d'Orthez à Bayonne, ainsi que par les départementales 315, 415 et 915[3].
La ligne ferroviaire de Toulouse à Bayonne s'y arrête.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, située dans le bassin versant de l'Adour, est traversée[4] par le gave de Pau et ses affluents, l'arriou de Bardy et les ruisseaux de Montlong et de Lataillade (13,7 km), ainsi que par le tributaire de ce dernier, le ruisseau Peyre.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Baigts-de-Béarn apparaît sous les formes : Baigs (XIIIe siècle[5], fors de Béarn[6]), Baigx et Bags (respectivement 1318[5] et 1343[5], titres de Béarn[7]), Bachs (1505[5], notaires de Garos[8]), Batz et Vagtz (respectivement vest 1540[5], et en 1548[5], réformation de Béarn[9]), Baitz (1582[5], aliénations du diocèse de Dax[10]), Baigts sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[11] et en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]).

Le mot écrit baig, bath, vath signifie « vallée » en gascon. Michel Grosclaude[11] considère que Baigts correspond à vaths, dérivé de vallis (« creux, enfoncement ») ou de vallum (« palissade, retranchement »). En graphie occitane, le nom béarnais de la commune est Vaths de Bearn.

On trouve dans le vieux bourg une rue de l'Embarrat (« réduit fortifié »).
La ferme Baziart est mentionnée vers 1540[5] (Bessiart) par la réformation de Béarn[9].
Brau désigne une ferme de Baigts. Elle est mentionnée sous les graphies La Brau (1540[5], réformation de Béarn[9]) et Braü (1863[5], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
Le fief de Castillon, vassal de la vicomté de Béarn, apparaît sous les graphies Castelhoo-Susoo (1385[5], censier de Béarn[12] et Castilhon (1682[5], réformation de Béarn[9]).
Labasse est une ferme, déjà citée en 1540[5] (La Basse, réformation de Béarn[9]).
Lacoumayou désigne une autre ferme à laquelle le censier de Béarn[12] (Cau-Mayor 1385[5]) et la réformation de Béarn[9] (La Caumayo, vers 1540[5]) font référence.
Un hameau de Baigts est signalé dans le dictionnaire de 1863[5] sous le nom de le Petit-Hameau.
Portes était un fief de Baigts, vassal de la vicomté de Béarn et dépendant du bailliage de Rivière-Gave. Il est cité en 1385[5] dans le censier de Béarn[12], ainsi qu’en 1538[5] (Portas de Bags) dans la réformation de Béarn[9].
Le Turon de Castéra désignait une lande de la commune de Baigts, qu’en 1675[5] la réformation de Béarn[9] orthographiait Le Touron de Castéra.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[5] note que la commune dépendait du diocèse de Dax et était le chef-lieu de la notairie de Rivière-Gave, nom d'un archiprêtré du diocèse de Dax qui tirait son nom du gave de Pau.
En 1385, la commune comptait 59 feux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Christian Palette    
2014 en cours Guy Pémartin   Agriculteur[13]
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois structures intercommunales[14] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 859 habitants, en augmentation de 6,71 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
935 934 995 1 033 995 980 1 000 1 028 1 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 010 1 001 1 003 905 893 913 913 866 830
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
849 848 806 743 735 690 641 623 576
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
633 621 677 744 777 739 773 805 859
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Outre une activité tournée vers l'agriculture (élevage et maïs), la commune dispose d'une centrale hydroélectrique.

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Bellevue héberge un établissement médico-social de travailleurs handicapés.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Vincent-Saint-Barthélémy[19] date partiellement du XVIIIe siècle. Elle est répertoriée à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. prononcer comme Batch mouillé
  2. Gentilé sur habitants.fr
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br et bs Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 23 octobre 2012)
  4. Fiche du Sandre sur Baigts-de-Béarn
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  6. Fors de Béarn, manuscrit du XIVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  7. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Notaires de Garos - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a, b, c, d, e, f, g et h Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Registres d'aliénations - ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  11. a et b Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059).
  12. a, b et c Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  13. http://www.lemonde.fr/aquitaine-limousin-poitou-charentes/pyrenees-atlantiques,64/baigts-de-bearn,64087/
  14. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 27 mai 2014)
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. « L'église Saint-Vincent Saint-Barthélémy », notice no IA64000622, base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]