Saint-Médard-en-Jalles

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Saint-Médard-en-Jalles
La mairie
La mairie
Blason de Saint-Médard-en-Jalles
Blason
Saint-Médard-en-Jalles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Saint-Médard-en-Jalles
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Jacques Mangon
2014-2020
Code postal 33160
Code commune 33449
Démographie
Gentilé Saint-Médardais
Population
municipale
28 839 hab. (2012)
Densité 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 47″ N 0° 42′ 59″ O / 44.8963888889, -0.71638888888944° 53′ 47″ Nord 0° 42′ 59″ Ouest / 44.8963888889, -0.716388888889  
Altitude Min. 9 m – Max. 48 m
Superficie 85,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-medard-en-jalles.com

Saint-Médard-en-Jalles est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine à 13 km du centre de Bordeaux sur la Jalle noire.

Très étendue, la commune n'est urbanisée que sur sa moitié est, autour de l'enclave de la SNPE. Si les forêts occupent une bonne partie de la superficie non habitée, les activités militaires ont également une forte emprise.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Médard-en-Jalles
Salaunes Saint-Aubin-de-Médoc Le Taillan-Médoc
Le Temple Saint-Médard-en-Jalles Le Haillan
Saint-Jean-d'Illac Martignas-sur-Jalle Mérignac
Situation de Saint-Médard-en-Jalles dans la Bordeaux Métropole (cliquer pour agrandir)
Le centre.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Hastignan
Cérillan

Les quartiers de Saint-Médard sont disposés en couronne autour de la « zone interdite » que constitue la Société nationale des poudres et des explosifs (SNPE).

  1. Centre : la mairie et le « Carré des Jalles » (médiathèque, cinéma) y sont situés ; il dispose d'écoles (maternelle et primaire), d'un collège et d'un lycée professionnel.
  2. Corbiac : situé au sud-est de la ville, ce quartier majoritairement résidentiel est délimité à l'est par la commune du Haillan, au nord par le quartier de Gajac, à l'ouest par la poudrerie SNPE et au sud par la commune de Mérignac ; il dispose d'une école (maternelle et primaire), d'un petit centre commercial et bénéficie également de bois (bois de Corbiac et domaine de Vieilleville).
  3. Caupian : situé au sud-ouest de cette ville, aux bords de la SNPE, on trouve, dans ce quartier, un stade sportif (plaine des Biges), le centre Louise-Michel (pour les plus jeunes) et de multiples lotissements résidentiels.
  4. Gajac : situé au centre-est de cette ville, à l'est de la SNPE, ce quartier est une sorte de deuxième centre-ville, avec de nombreux commerces, le stade communal, l'espace « Ball' en Jall' » au bord de la Jalle (espace vert et terrains de sports) ; deux bâtiments remarquables s'y trouvent, le château, en haut du bourg, et le moulin en bas, sur la Jalle ; il y a également une gendarmerie et une école primaire.
  5. Magudas : situé au sud-ouest de Saint-Médard, à la limite de Martignas, ce quartier est entouré de forêt et plutôt accueillant, avec une forte extension pavillonnaire, un complexe scolaire (écoles maternelle et primaire), un complexe sportif (salle de sport, terrain de foot, city stade), une maison d'animation et quelques commerces.
  6. Hastignan : situé au nord-ouest, entre les routes du Porge et de Lacanau, deux stations balnéaires très fréquentées, Hastignan accueille une surface commerciale et dispose d'écoles (maternelle et primaire) et d'un collège ainsi que le centre « La Grange à Léo » pour les plus jeunes, l'espace Georges-Brassens avec une piscine et l'espace sportif Léo-Lagrange.
  7. Berlincan : situé à l'est, limitrophe du Haillan, ce quartier dispose d'une école maternelle, d'une zone commerciale très importante et héberge des activités artisanales.
  8. Issac : situé le plus à l'ouest de la commune, il présente un habitat disséminé et abrite l'établissement EADS Astrium Space Transportation, un centre équestre et un bois.
  9. Cérillan : situé à l'ouest, entre Hastignan et Issac, il est, depuis 2003, en pleine expansion pavillonnaire et dispose d'une école (maternelle et primaire) et d'un bois ; l'implantation d'un centre commercial y a été envisagée (2013).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau TBC[modifier | modifier le code]
  • Réseau bus

À partir du 22 février 2010

Lianes 3 Quinconces ⇔ Saint-Médard-en-Jalles-Issac ou Gare Routière ou Saint-Aubin-de-Médoc-Villepreux
Ligne 30 Mérignac-Cimetière Intercommunal ⇔ Le Haillan-Parc Sainte-Christine ou Saint-Médard-en-Jalles-Collège François-Mauriac ou Saint-Aubin-de-Médoc-Lycée Sud-Médoc
Corol 37 Saint-Aubin-de-Médoc-Lycée Sud-Médoc ⇔ Les Aubiers
Flexo 55 St Médard (Soirée) Au départ de la place de la République, desserte de Saint-Médard-en-Jalles et Saint-Aubin-de-Médoc en soirée
Ligne 71 Mérignac Les Pins ⇔ Le Taillan-Médoc-Lycée Sud-Médoc Bois de Mont
Ligne 79 Eysines-Le Vigean ⇔ Le Taillan-Médoc-Lycée Sud-Médoc Bois de Mont
Ligne 83 Quinconces ou Saint-Médard-en-Jalles-Collège François-Mauriac ⇔ Saint-Aubin-de-Médoc-Pinsoles
Réseau Trans-Gironde[modifier | modifier le code]
701 Gare Saint-Jean ou Sainte-Hélène-Bourg ⇔ Le Porge-Église ou Le Porge-Océan
702 Gare Saint-Jean ou Mérignac Centre ⇔ Lacanau-Longarisse

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Plus de 49 km de voies cyclables sillonnent la commune mais certaines sont d'une utilisation malaisée par manque de continuité entre pistes et bandes (partagées avec les piétons), obligeant à mettre pied à terre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté[1], dès 1099 sous la forme Saint-Médard de Jalès[Note 1] : Sanctus Medardus de Jales (forme romane) ou in Jalesio (forme relatinisée)[Note 2]. Sur la carte de Cassini, la commune est nommée St Médard en Jalez.

Le nom de la commune indique donc[2] :

  • la paroisse vouée à Saint Médard,
  • en pays de Jalès, c'est-à-dire le « pays des jales (jalles) », nom donné aux cours d'eau qui sillonnent l'actuel territoire communal.

Le nom gascon est Sent-Medart-de-Jalés /semmeˈdart/.

La commune présente les microtoponymes : Berlincamp (1480[3][Note 3] ; Berlin[4], Berlincan), Berdus, Bialade (latin via lata 'voie large'), Bos ou Bosc 'bois', Cagarèou ou Cagaraou, Candale transféré de l'anglais Kendale[Note 4], Caupian, Cérillan, Corbiac (1322) ou Courbiac, Cramat, Gajac (ou Gaïac, 'domaine de Caius'), Hastignan ou Astignan, Issac (domaine d'Iccios), Larros, Lignan, Lumagne (lande aride), Magudas, Piquès, chêne de Tanèou, Tilh (pendum de Thilia, 1275 ; l'hostau du Tilh, 1420 ; senhor de Tilh, 1441)[3], Tiran ou Tyran. A côté des domaines de Gorre, de la Pargau 'parc à bestiaux', Cantelaude (Cante-Alaoude) ou Cante-Coucut, de nombreuses maisons tiraient leur nom de leur propriétaire (le charpentier Berri, Gabachot surnom de Jean Boileau, Balanguey, Feydit, Guitard, etc.)

Histoire[modifier | modifier le code]

La poudrerie au début du XXe siècle

Les plus anciennes traces d’habitat à Saint-Médard-en-Jalles remontent aux vestiges des camps romains, affirmant ainsi la vocation militaire de la commune. L'actuelle commune, traversée par la Jalle, se trouve partagée entre Médoc (côté bourg) et Graves (au sud de la rivière). Elle fut le siège de plusieurs seigneuries :

  • la seigneurie du Tiran-Tilh, au nord, qui s'étendait du nord d'Eysines jusqu'à Saint-Laurent-Médoc en incluant Le Haillan et Le Taillan ;
  • la seigneurie éponyme de Jalès, dite aussi dans les textes anciens de Jalez ou d'Astignan ; s'étendait du bourg à Picot où subsiste la motte castrale de Bialade ; la maison noble de Jalès (tenue par la famille de Grailly/Grély) se trouvait rue de Grailly à Hastignan[5] (derrière l'établissement Jossomme) ;
  • la seigneurie de Belfort, dont l’influence s'étendait sur Cérillan, Issac et les moulins de Caupian et de Bonneau ;
  • la seigneurie de la Mothe-Gajac, dont le château de Gajac, datant du XVe siècle, bâti sur une ancienne motte, dominait les villages de Bos et de Villenave ;
  • la seigneurie de Corbiac, probablement attachée au Castéra (une ruine de château fort aujourd'hui incluse dans l'enceinte de la poudrerie) ;
  • la seigneurie de Magudas.

En 1295 la charte philippine accorda aux jurats de Bordeaux le droit de haute, moyenne et basse justice jusqu'à la Jalle. Néanmoins c'est le seigneur de Veyrines qui l'exercera sur le sud de la commune jusqu'au où le prévôt d'Eysines sera désigné par le maire et les jurats de Bordeaux pour l'exercer. Au nord de la Jalle, il y avait deux juridictions, celle de saint-Médard et celle de Belfort[3].

En 1660, le sieur Jéhan Dupérier achète un terrain à Henri de Montaigne sur lequel il construit six moulins à poudre situés entre les moulins à grains de Gajac et de Caupian. Jehan Dupérier trouva vite la mort dans une des nombreuses explosions qui émailla le début de cette activité, hasardeuse à cette époque. Une ordonnance du autorise le fermier général Berthelot, commissaire général des poudres, à racheter à Marie Reculé, la veuve de Jéhan Dupérier, le site et les moulins endommagés. L'affaire sera conclue le . La « Poudrerie Royale », puis Nationale, est née. Elle devient très vite un établissement de première importance dans la production de poudre pour les armées justifiant la présence de camps militaires.

Le , marque la naissance officielle de la commune de Saint-Médard-en-Jalles (effective au 1er mars 1790). Le 28 prairial II, un Saint-Médardais écrit « Nous avons notre église en Temple de la Reson et nous avons le club le quintidi et le décady. »[3]. Le curé Linars qui avait prêté serment à la Constitution civile du clergé, « pour rester parmi vous » — expliqua-t-il, reprendra le culte en fructidor III. Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune a adopté le nom révolutionnaire de Fulminante-sur-Jalles[6]. Il n'a pas survécu à la Terreur.

Maison de l'État-Major au camp de Caupian

Le le Duc d'Aumale prit le commandement de 25 000 hommes stationnés sur la commune : la cavalerie sur la Lumagne, depuis connue sous le nom de « camp des lanciers », l'infanterie sur la rive gauche de la Jalle de Caupian à l'actuelle poudrerie. Il résida avec son frère le Duc de Nemours au château de Belfort. Le dispositif sera levé le [6] mais le camp de Caupian perdurera jusqu'au XXe siècle.

L'activité poudrière prendra un grand essor avec la mise en production vers 1886 de la poudre B sans fumée[3]. La commune se développe avec l’installation d’une main d’œuvre nombreuse autour de l’usine. Après la défaite de 1940, le camp de Souge devient, avec plus de 300 morts, le deuxième lieu d’exécution nazi en France après le Mont Valérien. La nuit du 29 au , la commune est ébranlée par le bombardement allié sur la poudrerie[Note 5].

Dès 1961, se crée autour de la poudrerie un pole spécialisé dans la propulsion solide avec des centres d'essais et des sociétés d'aéronautique qui formeront le CAEPE (DGA Essais de missiles) le puis la SNIAS (Airbus) le . Le , la Poudrerie devient la SNPE. Le Groupe SNPE regroupe sur le site les sociétés Roxel et SNPE matériaux énergétiques (SME) spécialisées dans le domaine des systèmes de propulsion à poudre pour les secteurs civils et militaires et dans la sécurité automobile (air bag). D’une manière générale, cet héritage industriel permet aujourd’hui à Saint-Médard-en-Jalles de s’afficher comme une ville de pointe en matière de haute technologie, notamment dans les secteurs aéronautique et spatial.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
10 pluviôse III 24 messidor III Louis Eyquem[3]    
Louis Eyquem[3]    
 ?  ? M. Berninet (1826)    
1908 1925 Henri Martin[7]    
1925 1941 Antonin Larroque SFIO  
       
1944 1946 Antonin Larroque SFIO  
1946 1947 Albert Menaut    
1947 1953 Pierre Ramond    
1953 1977 Christian Dussédat UDR  
1977 1979 Paul Berniard DVD  
1979 1983 Charles Viala DVD  
1983 2014 Serge Lamaison PS  
2014 en cours
(au 9 décembre 2014)
Jacques Mangon MoDem Pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.

Bouleversements politiques entre 1977 et 1983[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection municipale de 1977, le système du panachage, à savoir la possibilité de voter pour une liste tout en rayant certains candidats, est encore en vigueur à Saint-Médard-en-Jalles (ce ne sera plus le cas à partir de 1983). C'est ainsi que toute la liste de droite est élue… sauf le maire sortant Christian Dussédat, pourtant en place depuis 24 ans (ou peut-être à cause de cela). Une seule élue PS complète le conseil municipal qui compte 27 membres. Le conseiller municipal le plus âgé, Paul Berniard, est élu maire, la rumeur laissant entendre qu'il a été désigné dans l'idée qu'il ne puisse occuper cette lourde fonction durant les six ans de mandat, et que Christian Dussédat puisse alors revenir aux affaires. Et, effectivement, Paul Berniard meurt au bout de deux ans.

Une élection complémentaire est donc organisée afin d'élire un seul conseiller municipal. Comme prévu, Christian Dussédat se présente alors, mais il est battu, le 28 octobre 1979, lors d'un véritable duel, par un opposant municipal de longue date, le socialiste Lionel Lhomme. Ce dernier ayant défait l'ancien maire, il sera abusivement considéré pendant quelque temps comme le nouveau maire par de nombreux administrés, alors qu'il est seulement devenu à cette occasion un des deux conseillers municipaux d'opposition, face à 25 élus de droite. Ces derniers désignent Charles Viala comme maire.

Lors de l'élection municipale de 1983, en plus de la liste de gauche, ce sont alors deux listes de droite qui s'affrontent, respectivement emmenées par Charles Viala et Christian Dussédat. Les trois listes se maintiennent au second tour le 13 mars 1983 et c'est la liste de gauche, avec à peine 38 % des voix, qui gagne l'élection, malgré un électorat votant à plus de 60 % à droite.

Six ans plus tard, en 1989, la liste de gauche l'emportera dès le premier tour avec plus de 70 % des voix. Serge Lamaison sera maire de Saint-Médard en Jalles durant 31 ans, jusqu'en 2014.

Nouveau maire en 2014[modifier | modifier le code]

Les municipales de 2014.

En 2014 Saint-Médard est une ville de 28 000 habitants, à l'équipement enviable et soumise à une forte pression immobilière. Après la création de la rue François Mitterrand et ses immeubles formant un ensemble harmonieux, des échoppes traditionnelles, patrimoine architectural du bourg, sont remplacées par des constructions sans unité architecturale. L'opposition fait de la sauvegarde du parc du Bourdieu (une propriété privée classée constructible) un enjeu électoral.

Le 23 mars 2014, Jacques Mangon (candidat de la liste Union de la Droite) obtient 49,79 % des voix dès le premier tour contre 36,75 % pour le maire sortant Serge Lamaison (PS). Le 30 mars 2014, il est élu au second tour en rassemblant 60,20 % des voix.

Historique de l'équipement de la commune[modifier | modifier le code]

La mairie avant 1936.
Ponts
Pour rejoindre Saint-Médard en provenance de Bordeaux, il fallait traverser le gué[8] situé en aval du moulin de Gajac, puis la jallère aujourd'hui asséchée. Le premier pont sur la commune est le « pont rouge » qui relie Corbiac au bourg. Ce pont en briques à une seule arche, construit en 1826, s'effondrera mais sera reconstruit. Il faudra attendre 1832[3] pour qu'un pont soit construit à Gajac. Réalisé à l'économie, ce pont de bois à une travée est sous-dimensionné tant vis-à-vis du traffic que des eaux. Une crue l'emportera. Le pont actuel à deux arches en pierre le remplacera en 1849. Le pont de Caupian suivra, toujours au XIXe siècle.
Captage
En 1841 est mis en place le projet de captage des sources du Thil ; un aqueduc sera construit en 1857 jusqu'au réservoir Paulin à Bordeaux[9]. En 1908 s'implante à Berdus une usine de refoulement des eaux de Cap-de-Bos vers l'ancien réservoir de la Forêt.
Téléphonie
Le central téléphonique de saint-Médard a été mis en service le [6].
Train
Les besoins de l'exploitation forestière en Médoc ont conduit à la construction de la ligne de chemin de fer secondaire entre Bordeaux et Lacanau. Elle transite par Eysines puis Saint-Médard (qu’elle dessert en 1876[6]) en longeant la jalle puis la poudrerie où se trouve la gare. Cette ligne n'a pas servi qu'au transport de marchandises ; elle a aussi donné aux Saint-Médardais le goût des dimanches passés à Lacanau. Une halte plus centrale a été réclamée par la population ; elle ouvrit le 01/11/1886 à l’intersection de la route de Bordeaux (l'actuelle avenue Montaigne). Une autre gare [1] est située à Issac. La ligne a été fermée en 1978 et sa voie transformée vers 1980 en piste cyclable, aujourd'hui très fréquentée par les promeneurs à pied, vélo, rollers ou poussette… La gare, désormais cycliste, accueille un restaurant et une aire de jeux également très appréciée. La portion de voie conservée a proximité de la gare a accueilli 2 voitures-lits historiques[Note 6] qui y servaient de gite [2][10]. Elles y ont été malheureusement très endommagées et ont fini ferraillées en 2002. Ne reste plus aujourd'hui que la locomotive[Note 7] 030T Couillet n° 1706 de 1913[11] et un wagon couvert.
Tramway
Un service omnibus en voitures hippomobiles a été mis en place en 1830 entre la Place Gambetta et le centre de Saint-Médard. Cette patache cèdera sa place à un tramway électrique, très moderne pour l'époque, qui est inauguré en grandes pompes le . La ligne emprunte l'axe direct Barrière Saint-Médard - Le Haillan - Saint-Médard, dont il dessert la rue principale jusqu'à son terminus (l'actuelle gare routière). En 1950, il doit s'effacer devant le développement automobile.
Mairie
La première mairie de Saint-Médard-en-Jalles était située entre les écoles, avenue Montaigne à l'emplacement de l'immeuble Montaigne. C'est en 1886 que la commune prend possession d'une maison appartenant à M. Thévenard[Note 8] et proche de l'église pour en faire la nouvelle mairie. En 1936, Antonin Larroque inaugure la mairie telle que nous la connaissons aujourd'hui, agrandie d'un étage et d'un auvent sur colonnes.
L'ancienne poste.
Poste
L'ancienne poste, actuelle propriété de la CPAM située route de saint-Aubin derrière la mairie, a été transférée, en 1976, place de la République dans un bâtiment qui remplace l'ancien hôtel Gaillard. Cet hôtel-restaurant donnait au début du XXe siècle des bals où aimaient se retrouver les notables.
Piscines
La piscine en plein air de Gajac a été ouverte au public le 3 juillet 1960 en même temps que le stade Robert Monseau. Située sur un terrain où se trouvait un lavoir, elle est désormais remplacée par le terrain de beach volley Ball' en Jall'. Entretemps, la piscine Tournesol d'Hastignan a été ouverte en 1980. Elle a été remplacée en 2007 par l'actuel stade nautique.
Centre culturel
Le centre culturel, actuel Carré des Jalles, a été inauguré le par Jacques Chaban-Delmas sur l'ancien champ de foire devenu pour l'occasion jardin à la française.

Le centre Pierre Mendès France a remplacé les anciens Bains-Douches (1938-1984). La caserne des pompiers s'est installée dans l'ancien Casino, propriété de M. Larroque. Les bals qu'y donnaient l'orchestre de Maxime Julien attiraient de nombreux Saint-Médardais. Il était aussi doté d'une salle de cinéma.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Saint-Médardais[13].

En 2012, la commune comptait 28 839 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 9],[Note 10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 599 1 195 1 277 1 444 1 667 1 643 1 822 1 898 1 988
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 174 2 315 2 531 2 613 3 001 3 272 3 454 3 925 3 890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 407 4 884 5 046 5 277 5 135 5 105 5 144 6 037 5 924
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
6 967 8 955 16 265 18 665 22 064 25 566 26 934 28 348 28 839
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Éducation[modifier | modifier le code]

La commune compte sept établissements d'enseignement pré-élémentaire, sept établissements d'enseignement élémentaire et trois établissements d'enseignement secondaire (deux collèges et un lycées professionnel). Deux autres collèges et un lycée d'enseignement général se situent sur les communes limitrophes (Le Haillan et Saint-Aubin-de-Médoc).

Sports[modifier | modifier le code]

Terrain des Bords de Jalles
Château de Belfort

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

L'entrée du stade Robert-Monseau
  • Complexe Robert-Monseau : stade (4 terrains pour le foot et le rugby, des terrains de tennis, un Cosec et un Espace Roller).
  • Espace aquatique : piscine
  • Espace Georges-Brassens : fronton de pelote basque, deux terrains de basket extérieurs, un terrain de handball extérieur, un city stade et un boulodrome
  • Centre équestre, château de Belfort
  • Espace bords de Jalle : un terrain de football, deux terrains de football à 7, un terrain de rugby et un pas de tir à l’arc.
  • Espace Ball' en Jall' : aire pour la pratique des sports de sable
  • Espace Léo Lagrange : salle omnisports, dojo, terrains de tennis et terrain de football
  • Espace Magudas : salle omnisports, terrain de football et city stade
  • Gare cycliste : mini golf et city stade
  • Plaine des Biges : quatre terrains de football, vestiaires
  • Salle Ariane : salle omnisports et terrain de handball
  • Cérillan : city stade et salle Olympie (salle omnisports)
  • Les Sources : city stade

Culture[modifier | modifier le code]

Le Carré des Jalles[modifier | modifier le code]

Le Carré des Jalles est un pôle culturel regroupant un espace d'exposition, une médiathèque, une école de musique, une école de danse et un cinéma avec 3 salles de projection (750 places, 238 places et 120 places).

Internet[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Saint-Médard-en-Jalles a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Usine de potabilisation de Gamarde

Saint-Médard-en-Jalles est au centre de l'industrie des missiles nucléaires, accueillant trois des quatre établissements girondins directement concernés : le CAEPE (DGA Essais de missiles), la SNPE (Nexter) et Astrium (Airbus Defence and Space). À noter que le siège social de Herakles groupe Safran (ex-Snecma Propulsion Solide), dont une antenne se trouve à Saint-Médard en Jalles, est situé au Haillan, commune voisine.

Bordeaux Aéroparc : pôle de compétitivité dédié au développement aéronautique, issu d’un partenariat public-privé et localisé sur trois communes (Mérignac, Le Haillan et Saint-Médard-en-Jalles), marque la volonté du territoire de développer un parc technologique d’envergure européenne dédié aux industries aéronautiques.

Sur le territoire de la commune se trouvent le site du Thil où est effectué le captage des résurgences d'eaux souterraines[17], exploitées dans le domaine de Gamarde par la Lyonnaise des Eaux, dans le cadre d'une délégation de service public de la communauté urbaine de Bordeaux.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Saint-Médard-en-Jalles est une commune viticole française du vignoble du Médoc, ayant l'autorisation de produire les vins AOC : haut-médoc, médoc, crémant de Bordeaux, bordeaux-supérieur et bordeaux[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de la Mothe-Gajac, appartient en 1335 à n'Aude de Tyran, en 1427 à Arnaud Rostanh/Roustaïng, en 1544 à Pierre Eyquem de Montaigne. Cette maison forte était constituée d'une muraille en forme de quadrilatère autour d'une cour ; elle disposait de 4 tours, 3 circulaires et 1 carrée au Nord-Est où se trouve l'habitation initiale, rectangulaire à un étage[3]. On accédait à l'entrée sur la face est par une allée devenue la rue Alfred de Musset.
  • Moulin de Gajac, dépendant du château de Blanquefort en 1289, puis du château de Gajac en 1580[3]. En 1850, il est racheté par la famille travaillant pour le meunier[6].
  • Camp romain de Bialade, délimité par un fossé rectangulaire de 200 m de périmètre[19].
  • Camp romain de la Jalle (Poujau de la Capère), rasé vers la fin du XIXe siècle ; situé dans un isthme sur la rive droite de la Jalle après le pont de chemin de fer, il était composé d'une motte ovale à l'est et d'une enceinte en forme de D faisant face à la Jalle à l'ouest ; les deux étaient bordées d'un fossé commun alimenté par la rivière.
  • Église Saint-Médard, dont le chœur et l'absidiole datent du XIe siècle, le clocher du XIVe, la chapelle Saint-Yves du XVIIe ; le portail a été reconstruit sous le second Empire. L'ancien cimetière était situé entre l'église et la rue, moins large à l'époque.
  • Ruines du Castérà, XIVe siècle, non visitables
  • Château de La Fon (Lafon-Marguerite), construit à la fin des années 1770, ayant appartenu avant la révolution à Sébastien le Brun de La Fon, assesseur civil et criminel de Guyenne, puis demeure du Directeur de la Poudrerie.
  • Château du Bourdieu et son parc très endommagé par la tempête de 1999, propriété privée ; site inscrit en 1981 dans la base de données Mérimée ; il est construit en 1788 par J. Delmestre dans un domaine viticole (bourdieu en gascon) ayant appartenu en 1737 au courtier royal Delmestre.
  • Château de Vieilleville, dit Feydit, construit en 1789 à Corbiac[6].
  • Moulin de Caupian : mentionné au registre du clerc de ville de Bordeaux en 1593, indiqué sur la carte de Belleyme, reconstruit au XIXe siècle, il figure dans la base de données Mérimée.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2014, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[20].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Bois de Cérillan : 22 870 m2
  • Bois de Corbiac : 22 260 m2
  • Bois d'Issac : 15 340 m2
  • Gare cycliste : 15 440 m2 longés par la piste cyclable Bordeaux-Lacanau.
  • Château de Belfort : 10 250 m2, centre équestre
  • Bords de Jalle de Gajac
  • Bords de Jalle de Magudas
  • Placettes d'Hastignan

Projets d'aménagement[21][modifier | modifier le code]

  • Guinguette de Caupian
  • Prairies de la Gamarde
  • Garenne stade Monseau
  • Triangle de Picot
  • Bois de Vieilleville
  • Zone des sources
  • Parc du Bourdieu (28 hectares en propriété privée que la mairie souhaite acquérir)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La propriété Dethomas, qui a laissé sa place au collège François Mauriac, a accueilli avant les années 1920 le peintre Ignacio Zuloaga (1870-1940), marié à Valentine Dethomas.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de {{{commune}}} Blason D'or à la barre de sable chargée de trois coquilles d'argent à plomb, accompagnée, en chef, d'un léopard de gueules allumé, lampassé et viléné aussi de sable, et, en pointe, d'une salamandre du champ dans sa patience aussi de gueules, au chef d'azur chargé de cinq annelets aussi d'argent entrelacés 3 et 2.
Détails Officiel, présent sur le site internet de la commune[2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La poudrerie de Saint-Médard-en-Jalles 1660-2010, 350 ans d'histoire (avril 2012).
  • Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps, édité par la ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999.
  • Val Tillet, St-Médard en Jalles et son canton, tomes I et II, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire en images, 2006-2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. villam Sancti Medardi de Jales (1099), parrochia Sancti Medardi de Jales (XIIe siècle), Sancti Medardi in Jalesio (1289), parropias de Sent Medart et de Sent Aubin en Jales (XIIIe siècle), Sanctus Medardus de Jales / in Jalesio (1361)….
  2. Le terme Jalesio est reconstruit à partir du roman Jalès (Jalés en gascon), lequel provient plutôt d'un latin Jalensis.
  3. graphie exacte (Bertlincamp ou Berlincamp) à vérifier.
  4. à l'occasion du mariage de Jean de Grély alias Jean de Foix avec Marguerite de Suffolk, comptesse de Kendale.
  5. Les frappes se sont concentrées sur l’objectif militaire ; toutefois la maison des Abeilles a été touchée à Corbiac, faisant deux morts, Mme Loutrain et son petit-fils André Roux venu la chercher.
  6. voitures-lits CIWL Yu 3892 et Yu 1894
  7. locomotive MF82 originaire des Charbonnages de Monceau-Fontaines en Belgique et non restaurable
  8. L'étude du notaire Thévenard a été transférée fin 1754 à cette maison (l'actuelle mairie) qui appartenait au Maître en chirurgie Jaubert, son beau-père.
  9. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire Toponymique des Communes de Gironde, ISBN 978-2-35068-012-5
  2. a, b et c Site officiel de Saint-Médard-en-Jalles> Notre mairie> La ville> Un peu d'histoire, consulté le 11 janvier 2012.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Notes du Dr Arnaud Alcide Castaing sur la paroisse de Saint-Médard-en-Jalles sous l'ancien régime et sur la commune de la Révolution au XXe siècle, 1946, 2011.
  4. cadastre Napoléonien
  5. Cadastre napoléonien
  6. a, b, c, d, e et f Val Tillet, St-Médard en Jalles et son canton, tomes I et II, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire en images, 2006-2010.
  7. Le patrimoine de St Médard-en-Jalles, janvier 2010, no 28.
  8. Les 4 gués sur la Jalle desservant le bourg étaient : le Pas de Jalès, Gajac, Pénide et Caupian ; les passants pouvaient, quant à eux, emprunter la passerelle toujours existante (mais privée) sur la façade amont du moulin.
  9. Champs captant du Thil
  10. Railfaneurope : Voitures-lits CIWL YU
  11. http://www.tvnp.fr/locomotive_vapeur_030.html La traction vapeur à voie normale préservée
  12. Annuaire des villes jumelées
  13. Nom des habitants de Saint-Médard-en-Jalles sur habitants.fr, consulté le 9 décembre 2011.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  16. Palmarès 2011 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 07/03/2011.
  17. Histoire de la station, sur le site de l'académie de Bordeaux.
  18. Placido Llorca, « La Commune viticole de Saint-Médard-en-Jalles », sur Vin Vigne,‎ (consulté le 5 novembre 2012)
  19. Les camps romains
  20. Site des villes et villages fleuris, consulté le 13 février 2015.
  21. Charte paysagère