Edgar Degas

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Edgar Degas

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Edgar Degas, Autoportrait (1863),
Lisbonne, musée Calouste-Gulbenkian.

Nom de naissance Hilaire-Germain-Edgar de Gas
Naissance 19 juillet 1834
Paris
Décès 27 septembre 1917 (à 83 ans)
Paris
Nationalité Française Drapeau de la France
Activités Artiste-peintre, Sculpteur, Graveur, Photographe
Maîtres Louis Lamothe
Élèves Ernest Rouart
Mouvement artistique Impressionnisme
Mécènes Gustave Caillebotte
Influencé par Walter Sickert, Dominique Ingres, Eugène Delacroix

Œuvres réputées

L'Absinthe, L’Étoile, 'Repasseuses

Signature

Signature de Edgar Degas

Hilaire Germain Edgar de Gas, dit Edgar Degas, né le 19 juillet 1834 à Paris et mort le 27 septembre 1917 à Paris, est un artiste peintre, graveur, sculpteur et photographe. Si le peintre est né sous le patronyme de De Gas, il n’a en réalité fait que reprendre le nom d’origine de sa famille en se faisant appeler Degas. En effet, son grand-père paternel, Hilaire de Gas, a séparé son nom en deux après avoir quitté la France pour l’Italie au moment de la Révolution[1].

La plupart des ouvrages consacrés à Edgar Degas, lorsqu’ils désirent le classer dans l’histoire de l’art, le rattachent au grand mouvement de l’impressionnisme, formé en France dans le dernier tiers du XIXe siècle en réaction à la peinture académique de l’époque. Les artistes qui en font partie, tels Claude Monet, Paul Cézanne, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Mary Cassatt, Berthe Morisot ou Camille Pissarro, las d’être régulièrement refusés aux Salons officiels, s’étaient constitués en société anonyme afin de montrer leurs œuvres au public.

On résume souvent l’art impressionniste aux effets de lumières en plein air. Ces caractéristiques ne sont toutefois pas applicables à Degas : même s’il est un des principaux animateurs des expositions impressionnistes, il ne trouve sa place dans le mouvement qu’au nom de la liberté de peindre prônée par le groupe. Au plein air il préfère, et de loin, « ce que l’on ne voit plus que dans sa mémoire ». S'adressant à un peintre il dit : « À vous, il faut la vie naturelle, à moi la vie factice. »[2].

Si Degas fait officiellement partie des impressionnistes, il ne les rejoint pas dans leurs traits les plus connus. Sa situation d’exception n’échappe pas aux critiques d’alors, souvent déstabilisées par son avant-gardisme. Plusieurs de ses images ont semé la controverse, et encore aujourd’hui l’œuvre de Degas fait l’objet de nombreux débats auprès des historiens d’art.

Edgar Degas repose au cimetière de Montmartre à Paris, dans le tombeau familial, situé dans la quatrième division. Le médaillon qui orne la porte de sa chapelle, date de 1961, et est l'œuvre du sculpteur médailleur Marcel Chauvenet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ballet - L’étoile (vers 1878), pastel sur papier, 58 x 42 cm, Paris, musée d'Orsay.

Edgar de Gas était le fils d'Auguste de Gas, banquier et de Célestine Musson, une créole américaine de la Nouvelle-Orléans. Son grand-père maternel Germain Musson, est né à Port-au-Prince, Haïti d'origine française et s'était installé à la Nouvelle-Orléans en 1810[3],[4]. De Gas naquît à Paris au 8, rue Saint Georges le 19 juillet 1834 et grandit dans un milieu bourgeois cultivé. Il a deux frères et deux sœurs et jouit d’une enfance dorée rue Saint-Georges[5]. Entre 1845 et 1853, il fait ses études au Lycée Louis-le-Grand où il rencontre Alexis Rouart, Paul Valpinçon et Ludovic Halévy qui seront ses amis intimes. En 1847, sa mère meurt. Après son baccalauréat, Edgar Degas s'inscrit à la faculté de droit, pour satisfaire les ambitions de son père, mais abandonne ses études en 1855. Il commence à fréquenter le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale. Dessinateur inlassable, il y copie des œuvres d'Albrecht Dürer, Andrea Mantegna, Paul Véronèse, Francisco Goya, Rembrandt. Il passe ses journées au Louvre, où il est admis comme « copiste », le 7 avril 1853, fasciné par les peintres italiens, hollandais et français. Il s’inscrit à l’atelier de Félix-Joseph Barrias, alors assez célèbre puis étudie la peinture avec Louis Lamothe, qui avait été un disciple de Ingres et des frères Paul et Hippolyte Flandrin. De son côté, son père, amateur raffiné d’art et de musique, lui présente quelques-uns des plus grands collectionneurs de Paris, comme Lacaze, Marcille, et Valpinçon.

En 1855, il commence à suivre des cours à l’École des Beaux-Arts de Paris. La même année il rend visite Ingres pour lui présenter ses dessins[6]. Cependant, préférant approcher directement l’art des grands maîtres classiques tels Luca Signorelli, Sandro Botticelli et Raphaël, il entreprend de 1856 à 1860 de nombreux voyages en Italie[7], d’abord dans sa famille à Naples, puis à Rome et Florence, où il se lie d’amitié avec le peintre Gustave Moreau. . En 1859, de retour à Paris prend un atelier 13, rue de Laval. En 1862, il rencontre Manet au Louvre, et il rencontre d'autres jeunes peintres et écrivains café Guerbois à Montmartre : Monet, Pisarro, Bazille, Fantin-Latour ou même Zola.

Ses œuvres de jeunesse comptent quelques peintures d’inspiration néoclassique, mais surtout de nombreux portraits des membres de sa famille. En 1865, il expose au Salon "Scène de Guerre au Moyen Âge" ou encore le "portrait de Madame Camus en rouge en 1870 pour le quel l'ami et écrivain Duranty écrit à propos du peintre : Artiste d'une rare intelligence, préoccupé d'idées, ce qui semblait étranger à la plupart de ses confrères, aussi profitant qu'il n'y avait pas de méthode de transition, dans son cerveau actif , toujours en ébullition, ils l'appelaient l'inventeur du clair-obscur social. Toujours profondément marqué par le style de Ingres, il visite la rétrospective organisée après le décès du maître en1867. Il part en voyage avec Manet à Boulogne et Bruxelles où il vend trois tableaux dont un à un ministre du roi des Belges et signe son premier contrat avec un marchand belge. Il passe l'été de 1869 à Etretat et Villers-sur-mer où il exécute ses premiers pastels.

Il s'enrôle dans l'infanterie lorsque la guerre éclate avec la Prusse en 1870 avec Manet, il est placé sous les ordres de Meissonier. En 1871, Degas se rend à Londres, il y expose et Paul Durand-Ruel lui achète des œuvres.

Entre octobre 1872 et mars 1873, il séjourne chez son frère René à La Nouvelle-Orléans où il peint le "Bureau de coton".


La maison familiale de Degas à la Nouvelle-Orléans et sa plaque commémorative.

De 1874 à 1886, Degas confie des œuvres aux expositions impressionnistes (il participe à 7 d'entre elles sur 8) à l’organisation desquelles il participe très activement. Il a alors de très nombreux contacts avec des peintres de sa génération, notamment Camille Pissarro, mais aussi avec des artistes d’avant-garde plus jeunes. En 1875 il voyage en Italie à Naples. Puis participe à la secondes exposition des impressionnistes chez Paul Durand-Ruel. Degas change successivement d'atelier de la rue Blanche pour la rue Lepic.

Malgré ses voyages en province et à l’étranger, c’est Paris qui compte essentiellement pour Degas — et à Paris, Montmartre. Il fréquente certains cénacles, ateliers, cafés littéraires, la famille de l'ingénieur (et artiste peintre) Henri Rouart, la famille Manet, Berthe Morisot, et Mallarmé. Il mène avec quelques bourgeois, ses intimes, une vie conformiste de célibataire hautain mais mondain. De son milieu familial, il conserve la réserve et le respect des principes. Sa délicatesse de cœur, son intransigeance morale lui valent l’estime de tous, mais ses répliques cinglantes bien connues en font fuir quelques-uns. Il participe activement aux discussions qui réunissent les jeunes artistes d’avant-garde et son ami Édouard Manet au café Guerbois. Degas vit alors entouré de nombreux artistes comme Camille Desboutin, de Nittis, James Tissot, Zandomeneghi, Sognorini, Martelli, Gioli, mais aussi Chialiva, Rossano, Boldini, Stevens, Whistler... Plus tard il se lie d'amitié avec Mary Cassatt, puis avec Forain, Gauguin ou Manzi.. mais il se brouille avec Claude Monet et Caillebotte.

À partir de 1875, en proie à de nombreuses difficultés matérielles, la peinture devient sa source de revenus. Dans les années 1880, alors que sa vue commence à décliner, Degas privilégie le pastel, auquel il mêle parfois l'aquarelle et la gouache. Les tableaux de cette période témoignent d’un travail très moderne sur l’expressivité de la couleur et de la ligne. En 1878, il peint la Chanteuse au gant. En 1878 le Musée de Pau achète le "Portraits dans un Bureau" ou le bureau de coton de la Nouvelle-Orléans, première œuvre a rentré dans une collection publique française. Cette toile qui présente son oncle et ses frères au travail a été présenté à la seconde exposition Impressionniste, où Zola lui reproche d'être trop proche d'être une illustration pour un journal illustré.

En 1881, il présente la Petite danseuse de 14 ans; la sculpture crée le scandale dans la presse. Il séjourne régulièrement chez ses amis Halévy et Blanche en Normandie entre Etretat et Dieppe. Le collectionneur et baryton français Jean-Baptiste Faure lui fait un procès pour des œuvres insuffisamment travaillés, procès que Degas perd. En 1884 après la retrospective Manet, Degas achète trois Manet à la vente de l'atelier. 1886, Paul Durand-Ruel organise la première exposition de Degas à New York où une vingtaine de nus crée la polémique. En 1889, Huysmans consacre un chapitre aux nus de Degas dans son recueil "Certains". Degas travaille la sculpture. Vers 1890, Degas délaisse la peinture pour se consacré au pastel et aux monotypes et pratique la photographie. Il achète des tableaux d'ingres et de Delacroix. L’exposition de vingt-six paysages qu’il présente en octobre 1892 à la galerie Durand-Ruel est sa première et dernière exposition personnelle à Paris. En 1896, le legs Caillebotte est accepté par le Musée du Luxembourg, sept œuvres de Degas intègre les collections publiques. Degas expose ses photographies. Il achète des Cézanne pour sa collection.

L'affaire Dreyfus le brouille, en 1897, avec ses amis en particulier les Halèvy avec qui il renouera après la réhabilitation du Capitaine Dreyfus en 1908. Edgar Degas, Jean-Louis Forain, Jules Lemaître et Gustave Schlumberger manifestèrent une vive colère dans le salon de Geneviève Straus lorsque Joseph Reinach défendit l'innocence de Dreyfus[8]. Comme le critique Jules Lemaître, le peintre Auguste Renoir, les poètes José-Maria de Heredia et Pierre Louÿs, le compositeur Vincent d'Indy, etc., Degas fut membre de la Ligue de la patrie française, ligue antidreyfusarde modérée [9],[10].


À la fin des années 1890, il se plaint que sa vue baisse, il se consacre presque exclusivement à la sculpture, qu’il pratique déjà depuis une dizaine d’années, transposant ses sujets favoris dans la cire. Il se lie avec Suzanne Valadon qui pose pour lui. En 1903, Louise Havemeyer essaie d'acquérir la cire originale "La petite danseuse de 14 ans" sans succès. En 1911, le Fogg Art Museum à Cambridge aux États-Unis lui consacre une retrospective. En 1912, ruiné il déménage 6 boulevard Clichy dans un petit atelier-appartement. Démoralisé, Il ne travaille presque plus. À partir de 1905, le peintre se retranche de plus en plus dans son atelier, aigri par la cécité qui le gagne. Presque aveugle depuis quelques années, Degas meurt d’un anévrisme cérébral à Paris le 27 septembre 1917, âgé de 83 ans. Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière de Montmartre. L’année suivante, les œuvres accumulées dans son atelier et son importante collection sont dispersées aux enchères.

La faillite de sa famille (mort de son père, problèmes financiers de son frère Achille), son caractère difficile, son esprit mordant, ses boutades féroces, son antisémitisme[11], ses positions souvent intransigeantes, la progression inexorable de ses troubles oculaires, ont pu contribuer à accentuer la misanthropie si souvent dénoncée de ce vieux célibataire. Âgé, il continuait à s’intéresser à la création, recevant des artistes dans son atelier jusqu’à son déménagement boulevard de Clichy en 1912.

Collectionneur passionné[modifier | modifier le code]

L'ampleur de l'œuvre de Degas a fait passer sous silence son activité de collectionneur. Si l'on ignore la date à laquelle Degas commence à collectionner, on sait que son père et son grand-père étaient eux aussi des collectionneurs passionnés. Le premier achat attesté date de 1873 et il s'agit des Champs labourés[12] de Pissarro. Mais dans la deuxième moitié des années 1870, il n'y a plus de trace d'achat et il semble même vendre des pastels de La Tour pour faire face aux difficultés financières familiales[13]. Ses achats reprennent en 1881 une fois les difficultés surmontées. Les achats de Degas des années 1870-1880 sont principalement tournés vers les artistes participant à l'avant-garde de son époque notamment les futurs impressionnistes. Mais il s'intéresse aussi aux grands maîtres de la première moitié du siècle. En 1885, il acquiert une petite version d'Œdipe et le Sphinx d'Ingres variante réduite de celle du Louvre. Ce genre d'achat ne devait pas être unique pendant les années 1880 car, au moment de l'un de ses déménagements, en avril 1890, ses collections étaient suffisamment importantes pour que Degas annonce ironiquement sa nouvelle adresse ainsi : l' « Hôtel Ingres change de place et est transféré 23, rue Ballu »[14].

Pendant les années 1890, Degas poursuit ses achats d'artistes modernes. Il va notamment acheter aux différentes ventes organisées par Gauguin.

En 1899, ses amis le consacrent « le Phénix des collectionneurs ». À partir de 1900 ses achats se ralentissent ; la vente Chennevière est l'occasion d'acquérir des œuvres d'Aligny, Géricault et Ingres. Sa dernière acquisition repérée est sans doute en 1903, La Poissarde, femme assise à sa fenêtre, qu'il se procura chez Durand-Ruel en souvenir de Destouches chez lequel il est allé poser avec sa mère, rue du Bac, un portrait présent dans sa collection.

Cette collection a pu être réunie tout d'abord parce que certaines œuvres sont des dons, de Manet, Bartholomé, Caillebotte et même presque des legs. Sa collection englobe toute une part de la peinture française du XIXe siècle, son centre de gravité étant Ingres et Delacroix. Elle contient un nombre important de portraits ; la majorité des œuvres sont du XIXe siècle français. L'artiste le mieux représenté est Ingres avec vingt peintures, quatre-vingt huit dessins ; l'ensemble consacré à Delacroix comprend treize tableaux et cent-vingt-neuf dessins. Ce sont ces deux peintres et Daumier que Degas considérait comme les plus grands dessinateurs du XIXe siècle. Il conservait dix-huit cents lithographies de Daumier et deux mille estampes de Gavarni. Degas possédait aussi presque toutes les gravures de Manet. Il a également amassé des estampes japonaises, comme beaucoup d'artistes contemporains, de Kiyonaga, Sukenobu, Utamaro et Hokusai. Les paysages sont très peu représentés dans sa collection : sept Corot, un Sisley et trois Pissarro.

Degas vit au milieu de ses tableaux, comme en témoignent les photographies anciennes. Ses copies et ses collections sont une sorte de musée imaginaire qui lui permet d'avoir tout ce qu'il aime et admire. Sa collection était composée à sa mort de cinq cents peintures et dessins et plus de cinq mille lithographies.

De l’admirateur d’Ingres au passionné de Delacroix[modifier | modifier le code]

La collection personnelle de Degas était principalement dédiée à l’art français du XIXe siècle, et en particulier à Ingres et Delacroix, deux artistes merveilleusement représentés tant en quantité qu’en qualité. À plusieurs reprises, Degas a d’ailleurs reconnu l’admiration qu’il portait à l’art des deux grands maîtres, à leurs techniques mais aussi à leur culture artistique. À travers leurs œuvres, Degas renouait avec les maîtres du passé et consolidait sa culture classique.

Ingres, la tradition du dessin[modifier | modifier le code]

Danseuse ajustant son chausson (1873), New York, Metropolitan Museum of Art.

L’influence d’Ingres fut certainement prépondérante dans sa jeunesse. À vingt et un ans, le jeune Degas obtient de rencontrer le vieux maître dans son atelier. La même année, il copie avec passion des œuvres présentées dans la rétrospective consacrée à Ingres. Peint à cette époque, le premier grand autoportrait de Degas fait clairement référence à celui d’Ingres datant de 1804. Le jeune artiste ne s’est cependant pas représenté en peintre mais en dessinateur, un porte-fusain à la main, se remémorant peut-être les conseils qu’Ingres venait de lui prodiguer : « Faites des lignes, beaucoup de lignes, et vous deviendrez un bon artiste. »

Même à la fin de sa carrière, Degas n’abandonna pas l’approche académique qui consiste à mettre en place une composition à l’aide de dessins préparatoires, et notamment d’études d’après modèle vivant. De la même façon qu’il préparait ses tableaux d’histoire, il a souvent recours au dessin pour ses dernières scènes de la vie moderne. Il continue à appliquer les préceptes d’Ingres. Se souvenant des nus féminins d’Ingres comme la « Baigneuse Valpinçon », il dessine ses femmes à leur toilette, en cernant d’un trait sombre et sensuel les contours de leur corps.

Delacroix, la couleur et le mouvement[modifier | modifier le code]

Degas admire les œuvres qu’Eugène Delacroix présente au Salon de 1859 et étudie sa peinture, entreprenant notamment une copie à l’huile de « l’Entrée des Croisés à Constantinople ». Désormais, Degas s’attache à réconcilier couleur et dessin, mouvement et structure, en réalisant la synthèse des diverses influences qu’il continue à recueillir.

Dans sa dernière période, Degas fait en effet de plus en plus appel à des coloris éclatants, voire criards, et à des harmonies de couleurs complémentaires. En digne successeur de Delacroix, il libère sa palette de toutes contraintes pour peindre selon ses propres termes des « orgies de couleur ». En 1889, Degas voyage à Tanger sur les pas de son illustre prédécesseur.

La technique et les sujets de Degas[modifier | modifier le code]

1853-1873 : l’invention d’une « nouvelle peinture »[modifier | modifier le code]

La Famille Bellelli, (1858-1867), huile sur toile, 200 x 250 cm, Paris, musée d'Orsay.
Le cadrage serré, la vue en plongée, l'étagère en premier plan révèlent l'influence des premiers clichés photographiques. Le Tub, 1886, pastel, 70x 70 cm, Paris, musée d'Orsay.

Pendant les vingt premières années de sa carrière, Degas expérimente tous les genres. Il a tout d’abord une prédilection pour les portraits. Dans ceux-ci, les accessoires prennent parfois tant d’importance que les œuvres sont à mi-chemin entre portrait et nature morte. Il apparaît très tôt capable de composer de grandes toiles ambitieuses comme « La Famille Bellelli ». Au début des années 1860, Degas aborde le genre des peintures historiques, en ayant recours de manière très personnelle à diverses sources d’inspirations. Il ne délaisse pas pour autant la peinture de genre, se passionnant très tôt pour les courses de chevaux, puis pour la danse, l’opéra, les cafés-concerts et la vie quotidienne. La danse est un sujet qui marquera la carrière de Degas. Il est en admiration devant ces danseuses qui rayonnent sur la scène. Elles sont comme des étoiles dont le regard ne peut se détacher. Il les montre en préparation, derrière la scène et lors de leur prestation. Degas se rend sur place pour représenter du mieux qu’il peut les moindres détails, c’est pour cette raison que ces tableaux débordent de vie.

Pour ces scènes de la vie moderne, il a parfois recours à des effets lumineux expressifs et invente des mises en page très audacieuses. Le genre du paysage est certainement celui que Degas a le moins travaillé, même s’il a exécuté une série ponctuelle de paysages au pastel. Enfin, les premières tentatives de sculptures demeurent quant à elles marginales par rapport aux huiles sur toiles, avec lesquelles Degas met progressivement en place une « Nouvelle peinture » qui s’épanouira au cours de la décennie suivante.

1874-1886 : le temps des expositions impressionnistes[modifier | modifier le code]

En 1874, de retour à Paris après un voyage à La Nouvelle-Orléans, Degas commence à se faire connaître. Il était jusqu’alors relativement méconnu, malgré le rôle de chef de file qu’il occupait avec Manet parmi les artistes du café Guerbois. Dès la deuxième exposition, Degas est remarqué par les critiques, qui louent ou dénigrent le réalisme de son travail. La défense du « mouvement réaliste », pour reprendre sa propre expression, est d’ailleurs au cœur de sa démarche dans ces années-là.

C’est vers cette époque qu’il commence à explorer certains thèmes nouveaux, comme les repasseuses, les modistes ou les femmes à leur toilette. Cultivant son goût des expérimentations techniques, il recherche des moyens picturaux inédits. Ainsi, en 1877, il présente une série de monotypes, parfois rehaussés de pastels, qui témoignent d’une économie de moyens et d’une liberté de facture très novatrices.

Cette époque de la vie de Degas est donc marquée par des innovations techniques qui vont de pair avec des innovations formelles : Degas multiplie les points de vue audacieux, en plongée ou en contre-plongée (voir « Miss Lala au cirque Fernando »). Jouissant de la spontanéité que lui permet le travail du pastel, il recherche des effets lumineux et colorés très originaux, s’attachant par exemple avec ses nus très réalistes de 1886 à traduire les vibrations de la lumière sur le corps des femmes. Il dit d’ailleurs à propos de ses nus : « Jusqu’à présent, le nu avait toujours été représenté dans des poses qui supposent un public. Mais mes femmes sont des gens simples… Je les montre sans coquetterie, à l’état de bêtes qui se nettoient. » C’est souvent pour de tels propos qu’il fut traité expéditivement de misogyne : c’est pourtant moins la volonté délibérée d’insulter la beauté des femmes que l’extrême souci d’une implacable véracité anatomique qui transparaît dans son approche.

1887-1912 : au-delà de l'impressionnisme[modifier | modifier le code]

La Petite Danseuse de quatorze ans (dit aussi La grande danseuse), (1879-1881). Paris, musée d'Orsay.

Pendant près de trente ans, déjà âgé, Degas ne cesse de renouveler son art. Travaillant de plus en plus par séries, il décline des thèmes familiers. Ne s’intéressant que de manière ponctuelle au paysage, il est toujours fasciné par les danseuses et de plus en plus par les femmes à leur toilette, qui se lavent, se coiffent ou sortent du bain.

Pour peindre ces figures féminines, Degas tend à privilégier les coloris vifs et intenses qu’il juxtapose sans craindre d’aboutir à des harmonies criardes (« La coiffure »).

Degas maîtrise les raccourcis elliptiques, la pratique des gros plans, le goût du regard ascendant ou plongeant, les oppositions heurtées, les variations sur le thème du contre-jour ; il invente un rôle dans la suggestion de l’espace à de splendides planchers éclaboussés de lumière, agence subtilement les rapports de reflets, les sources de lumière, attentif aux éclairages imprévus de la rampe qui jettent des taches colorées sur les visages. L’artiste ose couper, sectionner. Il sait faire la synthèse d’une suite de mouvements, les gestes qu’il suggère par un dessin de plus en plus cursif ont une surprenante valeur expressive.

On a souvent expliqué l’évolution de la palette de l’artiste par l’aggravation de ses troubles oculaires. L’usage de ces couleurs audacieuses est pourtant indissociable d’une affirmation de la puissance expressive de la ligne. Degas ne néglige en effet jamais la structure formelle : pour mettre en place ses compositions, il a parfois recours à un dessin sous-jacent au fusain et utilise régulièrement des dessins préparatoires. L’usage intensif qu’il fait de la sculpture participe également de cette volonté de ne pas négliger la structure formelle, recherchant pour chaque figure la justesse des mouvements et l’équilibre des volumes.

À partir des années 1880, Degas va aussi poser la question d'une sculpture « impressionniste ». Réalisant des modèles en cire peint au naturel qu'il « accessoirise » ensuite, ces sculptures frappèrent ses contemporains par leur réalisme. Sur les dizaines de modèles conservés de nos jours un seul fut présenté de son vivant, lors de l'exposition impressionniste de 1881 : La Petite Danseuse de quatorze ans. Cette sculpture (dont un tirage en bronze, daté entre 1921 et 1931, est conservé au Musée d'Orsay) représente, en grande taille, une jeune danseuse de 14 ans. À l'origine en cire peinte, elle était agrémentée de cheveux, chaussons et robe de danse, illustrant ainsi, dans la sculpture, les recherches de Degas sur la réalité[15]. Ces sculptures n'étaient toutefois pas destinées à être montrées mais permettaient à Degas de fixer le mouvement pour ensuite servir de modèles à ses peintures. Les thèmes traités en sculpture sont donc très proches des œuvres peintes, comme les séries de danseuses ou de nus féminins (Le tub, 1880, bronze, Musée d'Orsay[16]). À la mort de l'artiste, quelques 150 œuvres seront découvertes dans son atelier, 73 furent restaurées par le sculpteur Albert Bartholomé puis moulées afin de permettre les tirages en bronze par Hébrad entre 1921 et 1931 que nous les connaissons aujourd'hui au Musée d'Orsay, par exemple.

Les sculptures originales de Degas sont composées de matériels divers qui vont de tissus, de terre, de carton, d'aiguilles, fil de fer, de bouchons, de vieux pinceaux etcetc..le tout mélangé et couvert de cire d'abeille. Elles sont conservées à La National Gallery of Art de Washington[17]... Cependant les sculptures de Degas comportaient des potences, des équerres et des systèmes pour les maintenir comme on peut les voir sur les photographies réalisées par Gauthier après la mort de l'artiste dans l'atelier et qui ont été enlevés par Bartholomé[18]. Les tirages en bronze et les plâtres posthumes d'après les sculptures de Degas engendrent un débat sur leur authenticité [19] en particulier depuis la découverte de 74 plâtres de travail dans le grenier d'une fonderie en 2001.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Les critiques du XIXe siècle notent la « haine sociale » de Degas; son ironie et son mordant, ainsi Joris-Karl Huysmans, dans Certains de 1889, note que Degas peint ce milieu qu'il abomine, ce milieu dont il scrute et exprime « les laideurs et les hontes » à propos d'une série de pastels : « Suite de nus de femmes se baignant, se lavant, se séchant, s'essuyant ou se faisant peigner. » Huysmans ajoute : « M. Degas qui, dans d’admirables tableaux de danseuses, avait déjà si implacablement rendu la déchéance de la mercenaire abêtie par de mécaniques ébats et de monotones sauts, apportait, cette fois, avec ses études de nus, une attentive cruauté, une patiente haine. ». Pour le critique Degas atteint à la vérité par un dessin enlevé ample et foncier, une couleur ardente et sourde « en sus de cet accent particulier de mépris et de haine », qu’il faut lire dans ces œuvres. Ainsi les œuvres de Degas « glorifient le dédain de la chair, comme jamais, depuis le Moyen Âge, artiste ne l'avait osé ! ».

Pour Louis Edmond Duranty dans la La Nouvelle peinture (1876), Degas est d'abord le peintre observateur qui oppose la femme du peintre « au nez retroussé », idéal de cœur de l'artiste, à la femme idéale « au profil grec » que le même peintre trace et peint dans son œuvre. Degas est l'artiste attentif à la dissension entre le réalisme et l'idéal.

Émile Zola reconnaitra dans une lettre à Degas son inspiration d'après les blanchisseuses pour son roman l'Assommoir (1886)  : « J'ai tout bonnement décrit, en plus d'un endroit, dans mes pages quelques-uns de vos tableaux. »

Pour Paul Lafond, dans sa monographie consacrée à Degas publié en 1918, « il est le chaînon qui rattache le passé, la bonne et solide tradition, à l'avenir, il la prolonge magnifiquement »[20],[21].

Après la mort de Degas, en 1919, pour Jacques-Émile Blanche exposer Degas c'est présenter un moraliste, un peintre de la vie moderne proche des Impressionnistes mais aussi un classique[22].

Le marchand d'art Ambroise Vollard publie en 1924 une monographie consacrée au peintre qui compile les témoignages, pensées et aphorismes de Degas, fou de peinture et dessin, homme d'ordre cynique dont il décrit la décrépitude physique et financière après 1910[23].

Le peintre Maurice de Vlaminck , dans Portraits avant décès (1942), avoue son aversion pour Degas, l'artiste et le bourgeois. « Je n'aime pas Degas » écrit-il. Sous le dessin de ses danseuses « fait d'un trait charbonneux et colorié de pastel » qui donne au dessin une allure libre et révolutionnaire, il « découvre le dessin académique »[24].

En 1995, Jean-Pierre Halévy, publie le texte de son grand-père Daniel Halévy, Degas Parle, dans une version plus complète que l'édition publiée en 1960. Daniel Halévy y décrit la vie et le témoignage de son amitié chahutée avec le peintre. Il y retranscrit les réflexions du peintre sur le dessin, la couleur, la peinture, les femmes, la vie sociale en général.[25]. On trouve dans ce livre quelques-uns des poèmes du peintre.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Après le bain, femme nue s'essuyant la nuque, (1895-1898), Pastel, 62,2 × 65 cm, Paris, musée d'Orsay.
Les blanchisseuses, (vers 1870-1872), huile sur toile, 15 × 21 cm, Le Havre, musée d'art moderne André Malraux.
Hortense Valpinçon enfant, (1871), 110×76 cm, Minneapolis, Minneapolis Institute of Arts.
L'Absinthe, (1875-1876), 92 × 68 cm, Paris, musée d'Orsay.

Peintures[modifier | modifier le code]

N.B. : sauf spécification particulière (huile sur papier marouflé sur toile par ex.) les œuvres de Degas sont exécutées à la peinture à l'huile sur toile.

Pastels[modifier | modifier le code]

Après le bain, femme s'essuyant (vers 1884-1886, repris entre 1890 et 1900), Le Havre, musée d'art moderne André Malraux.

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • La Petite Danseuse de quatorze ans (1879-1881), hauteur 99,1 cm, New York, The Metropolitan Museum Of Art.
  • Grande arabesque (1892-1896), bronze, hauteur 44 cm, Musée d'Orsay, Paris.
  • Danseuse regardant la plante de son pied droit (1895-1910), hauteur 46,4 cm, Musée d'Orsay, Paris.

Galerie[modifier | modifier le code]

Marché de l'art[modifier | modifier le code]

  • Danseuse au repos, 1879, pastel et gouache sur papier vendu 37,042,500 $ le 3 novembre 2008, Sotheby's, New York[31]
  • Danseuses à la barre, 1880, pastel, gouache et fusain sur papier vendu 13 481 250 £ le 24 juin 2008, Christie's Londres[31]
  • Petite danseuse de quatorze ans, 1897/1891, bronze, mousseline, satin vendu 13 257 250 £ le 3 février 2009, Sotheby's Londres[31]
Tombeau de la famille de Gas au cimetière de Montmartre à Paris, 4e division.

Expositions[modifier | modifier le code]

Printemps 2013: Exposition de la collection intégrale des sculptures d'Edgar Degas à la Galerie Goldenberg (GGalerie) au 140, boulevard Haussmann 75008 Paris.

Élèves[modifier | modifier le code]

Le seul élève qu'il ait jamais eu est Ernest Rouart, fils d'Henri Rouart, grand ami de Degas. Le poète et philosophe Paul Valéry a également été proche de Degas pendant quelques mois, il raconte son expérience et les souvenirs de Ernest Rouart dans son livre : Degas, Danse, Dessin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edgar Degas, sur le site landrucimetieres.fr, consulté le 3 août 2014
  2. Jean Clay (1971) L'impressionnisme p. 62, l'interlocuteur est quelquefois identifié comme étant Camille Pissaro
  3. Marilyn R Brown, Degas and the Business of Art, The Pennsylvania State University Press, United States 1994 (ISBN 0-271-00944-6) p. 14
  4. Edgar Degas est le petit-fils d'Hilaire de Gas (1770-1858) dont la fiancée fut guillotinée pendant la révolution. Hilaire de Gas émigre alors à Naples où il fonde une banque et épouse Aurore Freppa. dont un de ses fils Auguste de Gas, banquier parisien épouse Célestine Musson créole originaire de La Nouvelle-Orléans en Louisiane dont on peut voir la famille dans un célèbre tableau « Le Bureau de Coton de Degas » in Sophie Moneret, L'Impressionnisme et son époque, Bouquins, Paris, 1979, p. 171
  5. Marina Robbiani et Anne Marie Mascheroni (dir.), Degas, Paris, CELIV,‎ 1988 (ISBN 2-865-35074-6 et 9782865350742), p. 3
  6. La visite est raconté dans Degas Danse Dessin de Paul Valéry
  7. Marina Robbiani, Degas, CELIV, Paris, 1988 (ISBN 2-86535-074-6) p. 3-4
  8. (en) William C. Carter, Marcel Proust: A Life (Yale University Press, 2002), page 247.
  9. Jean-Pierre Rioux, Nationalisme et conservatisme. La Ligue de la patrie française, 1899-1904, Beauchesne, 1977
  10. Ariane Chebel d'Appollonia, L'Extrême-droite en France, p. 137
  11. Lettres de Degas, recueillies et annotées par Marcel Guérin, page 226.
  12. Paris, archives Durand-Ruel : Champs labourés ou Terrains labourés près d'Osny, de Pissarro, stock no 3150, acquis le 16 décembre 1873 pour 400 F.
  13. John Rewald, « Degas and his family in New Orleans », Gazette des Beaux-Arts, XXX, août 1946, p. 121-122.
  14. Denys Sutton et Jean Adhémar, « Lettres inédites de Degas à Paul Lafond et autres documents », Gazette des Beaux-Arts, 6e série, CIX : 1419, avril 1987, p. 168.
  15. Notice du catalogue en ligne
  16. Notice du catalogue en ligne
  17. On peut voir la radiographie d'une sculpture sur http://www.pictorpedia.org/edgar-degas-analyzing-the-sculpture-works/
  18. voir les collections du Musée D'Orsay Degas, Gauthier un exemple http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/resultat-collection.html?no_cache=1&zoom=1&tx_damzoom_pi1%5Bzoom%5D=0&tx_damzoom_pi1%5BxmlId%5D=055892&tx_damzoom_pi1%5Bback%5D=fr%2Fcollections%2Fcatalogue-des-oeuvres%2Fresultat-collection.html%3Fno_cache%3D1%26zsz%3D9
  19. http://www.degassculptureproject.org/Case_Study_--_Plaster_Authentication.pdf
  20. Paul Lafond, Degas, Floury, 1918.
  21. Claire Maingon, L’âge critique des salons : 1914-1925 - L’école française, la tradition et l’art moderne, Publi Univ Rouen Havre, 28 mai 2014, 350 p.
  22. Propos de Peintre, Paris 1919, p. 291.
  23. Ambroise Vollard, Degas : 1834-1917, Paris, Les Éditions G. Crès et Cie, 1924 disponible sur Gallica
  24. Maurice de Vlaminck, Portraits avant décès, Paris, Flammarion, 1942.
  25. Daniel Halévy, Degas parle, Éditions de Fallois, Paris, 1995, (ISBN 2-87706-250-3)
  26. Degas - Hilaire de Gas, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 août 2014
  27. Degas - La Famille Bellelli, sur le site musee-orsay.fr, consulté le 5 août 2014
  28. Degas - Les blanchisseuses, sur le site muma-lehavre.fr, consulté le 3 août 2014
  29. Le Bureau de coton de Degas, collection Une œuvre, une histoire, par Philippe Artières, Armand Collin, 2008 (ISBN 978-2-200-35367-4)
  30. « Après le bain, femme s'essuyant - Edgar Degas », sur Musée d'art moderne André Malraux - MuMa Le Havre (consulté le 28/07/2014)
  31. a, b et c Résultats de ventes aux enchères en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
  • Marcel Guérin, Edgar Degas (préf. Daniel Halévy), Lettres de Degas, recueillies et annotées par Marcel Guérin et précédées d'un préface de Daniel Halévy, Bernard Grasset, Paris, 1931.
  • Antoine Terrasse, Degas et la photographie, Denoel, 1983
  • Fiorella Minervino (préf. Jacques Lassaigne), Tout l'oeuvre peint de Degas, Paris, Flammarion, coll. « Les Classiques de L'Art »,‎ 1988 (ISBN 978-2-080-10262-1)
  • Marina Robbiani, Degas, Paris, CELIV,‎ 1988 (ISBN 2-865-35074-6)
  • Antoine Terrasse, "Dans l'intimité de Degas", Paris, Arthaud, 1993.
  • Elio Capriati, I segreti di Degas, Mjm Ed, Milano, 2009 (ISBN 978-88-95682-68-6)
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 4, Paris, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 978-2-700-03014-3 et 2-700-03014-1, LCCN 2001442437), p. 344-351
  • Collectif, Degas et le nu , catalogue de l'exposition, Hazan, 352.p.
  • Henry Loyrette, Degas, Fayard, 858.p.
  • Henry Loyrette, Degas « Je voudrais être illustre et inconnu », Gallimard, Découverte Gallimard , 192.p.
  • Xavier Rey, Les nus de Degas , Gallimard, Musée d'Orsay, Découverte Gallimard hors-série 48.p.
  • Richard Kendall & Jill De Vonyar, Degas et les danseuses, l'image en mouvement , Skira Flammarion, 276. p.
  • Jacques Bonnet, Comment regarder Degas , Hazan Guide des arts, 224.p.
  • Isabelle Enaud-Lechien, Edgar Degas. Un regard sur la vie moderne, À Propos, 64.p.
  • Nathalia Brodskaïa, Edgar Degas , Parkstone, 200.p.
  • Edgar Degas, Je veux regarder par le trou de la serrure , Textes, lettres et propos choisis d'Edgar Degas, Édition Mille et une nuits, Petite collection , 180. p.
  • Daniel Halévy, Degas parle , éd.de Fallois, 277. p.
  • Paul Valéry, Degas, Danse, Dessin , Gallimard Folio essais, 267. p.
  • Joris-Karl Huysmans, Écrits sur l'art. L'art moderne. Certains. Trois primitifs, Flammarion GF, 476. p.
  • Jean-Marie Tasset, Isabelle Schmitz, A. Roggeman, V. Prest, G. Caillet, P. De Bayser, O. Madelin, P. Cesari, Degas le corps mis à nu dans Figaro hors-série, 2012, 114.p. Nomb. Ill.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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