Bougarber

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Bougarber
Image illustrative de l'article Bougarber
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Artix et Pays de Soubestre
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées
Maire
Mandat
Corinne Hau
2014-2020
Code postal 64230
Code commune 64142
Démographie
Population
municipale
854 hab. (2014)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 54″ nord, 0° 28′ 16″ ouest
Altitude Min. 154 m
Max. 269 m
Superficie 10,29 km2
Localisation

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Bougarber /bugarbe/ (en béarnais Borg Garbèr) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Bougarbersien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située à quinze kilomètres à l'est de Pau, au nord du gave de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 208, 233, 733 et 945.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Géüle, affluent du gave de Pau, prend sa source sur le territoire de la commune, dont les terres sont également arrosées[2] par des affluents du Luy de Béarn, l'Uzan et l'Aïgue Longue[3], elle-même rejointe par le ruisseau le Lata sur la commune de Bougarber.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Abésiaux
  • Affiusat
  • Arbus
  • Bédat
  • Casales
  • Cloutet
  • la Lanne
  • L'espiau
  • Liret
  • Luchane
  • Pétarrère
  • La Peyre
  • Pont-Long
  • la Serre
  • l'Uzan

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bougarber est une bastide béarnaise dont le nom Bourg Garbè signifie 'bourg gerbier'.

Le toponyme Bougarber apparaît sous les formes Borc-Garber et Borc-Garbe (respectivement 1385[4] et XIVe siècle[4], censier de Béarn[5]), Montgerbiel (XIVe siècle[4], Jean Froissart, livre IV), Borgarber (1402[4], censier de Béarn[5]), Mongarber (1538[4], réformation de Béarn[6]) et Bourgarber (1625[4], titres de Béarn[7]).
Le toponyme provient de deux mots d'origine germanique borc /burk/ 'bourg' et garbè (bas-latin garbarius) dérivé de garba 'gerbe de blé'[8].

Les Abésiaux, ancienne école, est mentionné sous la forme la Bésiau (1778[4], terrier de Bougarber).

Affiusat, lande de la commune, est cité en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4].

Le toponyme Arbus apparaît sous la forme Arbuus (1385[4], censier de Béarn[5]).

Espiau, ancien hôpital pour les pèlerins, est mentionné en 1170[4] (d'après Pierre de Marca[9]), et apparaît sous les formes Lespiaup (1290[4], titres de Béarn[7]), Lespiaub (XIIIe siècle[4], fors de Béarn[5]), l'espitau de Lespiaub (1385[4], censier de Béarn[5]) et Commenda Sancti Jacobi de Spinalba (1527[4], titres des Barnabites de Lescar[10]). Le toponyme Spinalba signifie 'épine blanche', une étymologie romane crédible, peut-être une réfection savante qu'il faut comparer avec Espiaubaig à Andrein en 1527.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[4] note qu'en 1385, Bougarber comptait cinquante-neuf feux et dépendait du bailliage de Pau.

L'Espiau était une commanderie[4] de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui dépendait de Sainte-Christine (Espagne). L'hôpital était situé dans les landes du Pont-Long, sur le chemin Romiu, nom qui s'appliquait à tous les chemins suivis depuis le XIe siècle par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, couramment bordés de commanderies, d'hôpitaux ou auberges.

Beyrie a été unie à Bougarber de l'an XII à 1809[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Guy Weber    
2008 2014 Guy Weber    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Bougarber fait partie de quatre structures intercommunales[12] :

  • la communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées ;
  • le SIVU pour le service de soins infirmiers à domicile pour personnes âgées du canton de Lescar ;
  • le syndicat « eau et assainissement » des Trois Cantons ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 854 habitants, en augmentation de 20,79 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
345 360 458 381 444 461 441 425 398
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
375 388 378 384 351 364 377 360 332
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
314 345 300 288 258 292 295 289 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
372 376 403 469 600 650 697 811 854
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Bougarber s'étend aujourd'hui au-delà des limites de la bastide, le long des voies perpendiculaires à la rue principale médiévale, la Carrère. La bâti s'est un peu densifié le long de cette voie. Les fossés ont été comblés. La porte nord du XIVe siècle, spécimen du système défensif des bastides béarnaises, reste visible. Cette porte[17] est inscrite aux monuments historiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame[18] date partiellement du XVIIe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

La commune dispose d'une école primaire et maternelle[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Bougarber, consultée le 22 février 2008
  3. Notée Aygue Longue par le Sandre
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  5. a, b, c, d et e Fors de Béarn, manuscrit du XIVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  7. a et b Titres de la vicomté de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  9. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  10. Titres des Barnabites de Lescar - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Site de la commune de Beyrie-en-Béarn
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la porte de ville
  18. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame
  19. Site du Miey de Béarn - Notice sur l'école de Bougarber

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]