Ambarès-et-Lagrave

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Ambarès-et-Lagrave
La Mairie (mars 2014).
La Mairie (mars 2014).
Blason de Ambarès-et-Lagrave
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Presqu'île
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Michel Héritié
2014-2020
Code postal 33440
Code commune 33003
Démographie
Gentilé Ambarésiens
Population
municipale
15 315 hab. (2014en augmentation de 16.27 % par rapport à 2009)
Densité 619 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 33″ nord, 0° 29′ 07″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 34 m
Superficie 24,76 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-ambaresetlagrave.fr/

Ambarès-et-Lagrave est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation d'Ambarès-et-Lagrave au sein de Bordeaux Métropole.

Commune de l'extrême nord de l'Entre-deux-Mers, sur la presqu'île formée par la confluence entre la Dordogne et la Garonne, Ambarès-et-Lagrave est également située dans le nord de l'aire urbaine de Bordeaux et dans son unité urbaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ambarès-et-Lagrave[1]
Ambès
Saint-Louis-de-Montferrand Ambarès-et-Lagrave[1] Saint-Vincent-de-Paul

Bassens               Carbon-Blanc               Sainte-Eulalie
Saint-Loubès
 
Limites administratives de la commune

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Rocade[modifier | modifier le code]

Autoroute A10, sorties
No 42 : → Ambarès-et-Lagrave, Saint-Loubès
No 43 : → Sainte-Eulalie, Ambarès-et-Lagrave, Carbon-Blanc

TER Aquitaine[modifier | modifier le code]

La ville d'Ambarès-et-Lagrave est desservie par deux gares ferroviaires, la gare de la Grave-d'Ambarès et la gare de La Gorp, qui ont des liaisons régulières avec Bordeaux.

Réseau TBM[modifier | modifier le code]

Le réseau Transports Bordeaux Métropole (TBM) dessert la commune à travers les lignes de bus : 7, 90, 92, 93 et Flexo 49. En soirée, en plus de la ligne 7, la commune est desservie par le Flexo 50.

Réseau Trans Gironde[modifier | modifier le code]

Les lignes 201, 202 et 301 traversent la commune. Elles relient la station de tram Buttinière à Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde, Pleine-Selve, Sante-Eulalie, Izon et Libourne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme d’Ambarès est issu du nom du baron de Montferrand, Tizo de Barès.

Le toponyme de Lagrave vient du terme « grave », qui qualifie un sol dur et caillouteux, celui de la terrasse de Dordogne en bordure des marais de Montferrand[2].

En gascon, le nom de la commune est Ambarés e La Grava.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, la ville d’Ambarès faisait partie d'un immense domaine féodal comprenant une grande partie des marais de l’Entre-deux-Mers. Plus tard ce domaine devint Baronnie de Montferrand. L'ancienne paroisse d’Ambarès se trouvait à peu près entièrement sous la juridiction des seigneurs du Gua qui y prélevaient la dîme dès le XVe siècle. Le quartier de Lagrave est rattaché à la commune d’Ambarès en 1818[3], dont il avait été séparé sept à huit siècles plus tôt[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune d'Ambarès-et-Lagrave fait partie de l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune est transférée du canton de Carbon-Blanc supprimé au nouveau canton de la Presqu'île dont elle devient le bureau centralisateur[4],[5]. Ambarès-et-Lagrave fait également partie de la métropole de Bordeaux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
maire en 1840  ? Jules Eymond   Notaire, conseiller d'arrondissement[6]
mars 1977 juil. 2004 Henri Houdebert PS Maire honoraire[7]
juil. 2004 en cours Michel Héritié[8] PS Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Ambarès-et-Lagrave sont appelés les Ambarésiens[9].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 15 315 habitants, en augmentation de 16,27 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 178 2 350 1 676 2 132 2 299 2 274 2 240 2 438 2 701
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 666 2 666 2 788 2 782 2 872 3 031 3 156 3 247 3 200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 269 3 187 3 163 3 224 3 425 3 632 3 805 3 733 4 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
5 831 7 134 7 622 8 105 10 195 11 206 12 706 13 422 15 315
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population d’Ambarès-et-Lagrave a plus que doublé entre 1962 et 1999. Cette importante augmentation de la population est probablement due à la proximité de la ville de Bordeaux.

Économie[modifier | modifier le code]

Bien que le secteur tertiaire (services) soit majoritaire à Ambarès-et-Lagrave, la ville possède également de nombreux emplois dans l'industrie (secteur secondaire).

Secteurs Ambarès-et-Lagrave
(2009)
France entière
(2009)
Agriculture (primaire)
1,6 %
1,2 %
Industrie (secondaire)
27,7 %
21,0 %
Services (tertiaire)
70,6 %
77,8 %

Sports[modifier | modifier le code]

L’Association Sportive Ambarésienne (ASA) est une association omnisports créée en 1970 et régie par la loi du 1er juillet 1901. Le siège social de l’association se situe au complexe sportif de Lachaze sur Ambarès-et-Lagrave. Au sein de l’ASA, 5 présidents se sont succédé depuis sa création : Charles Fabre pendant 1 an puis Serge Dufrêche pendant 24 ans, Robert Lagune pendant 12 ans, Alain Lagrange durant 1 an et demi (décédé en cours de mandat) et Daniel Vallée, son trésorier, qui a pris la succession. L’ASA est affiliée à la Fédération française des clubs omnisports (FFCO), ainsi qu’à chaque fédération propre aux disciplines proposées dans l’association. L’ASA est l’association la plus importante à la fois en termes de sections, de disciplines et d’adhérents, parmi les 80 associations que compte la ville d’Ambarès-et-Lagrave. En effet, 23 sections sportives sont proposées par l’ASA dont voici la liste : aïkido, le basket-ball, la commission jeunes, le cyclo-sport, le cyclotourisme, le full contact, la gymnastique, la gymnastique volontaire, le handball, le judo, le karaté, la natation, la pétanque loisir, la plongée sous-marine, le rugby, le sport endurance, les sports loisirs, les sports nautiques, le tennis, le tennis de table, le tir à l’arc, le volley-ball et enfin le yoga.

Au-delà des sections, l’association prend en charge différentes organisations telles que les « Vacances sportives », « l’école multisports », « l’éveil sportif » et le « temps libre multisports ». Toutes ces organisations sont des moments de détente pour les différents publics visés par ces activités : des moments ludiques et sportifs pour tous. Enfin, l’ASA compte dans les locaux mis à sa disposition par la Mairie, une base nautique sur le lac dit de « la blanche » situé sur la commune d’Ambarès. Ce plan d’eau possède une superficie de 50 hectares. La Base Nautique baptisée Robert Lagune possède des locaux aménagés et accessibles à tous. C’est la section sports nautiques qui propose des activités sur ce lac, notamment l' handivoile, l’école de voile, la voile scolaire, les activités de loisirs, les points forts animation et d'autres encore. Toutes ces activités permettent à la population d’Ambarès et aux communes voisines de venir profiter de ce cadre exceptionnel.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Église Saint-Pierre des XIe et XIIe siècles inscrite au titre des monuments historiques en 2002[12].
  • Église Notre-Dame-de-La-Grave, ancienne église de templiers : XIIe siècle - XVIe siècle.
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Château de Peychaud : seigneurie mentionnée depuis le XVIe siècle, appartenant à la famille de Fayet ; l’ancien château est sans doute reconstruit vers 1680 puis au début du XVIIIe siècle, il comprenait alors le logis actuel flanqué au nord de parties agricoles ; il fut remanié vers 1871 pour l'amiral Charles de Dompierre d'Hornoy, ministre de la Marine et des Colonies (1873-1874) ; il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1966[13].
  • Chapelle Saint-Denis, construite vers 1875 à l'emplacement d'une ancienne église ruinée, dans le style gothique tardif.
  • Château Beauséjour : logis sans doute reconstruit au milieu du XIXe siècle mais dépendances agricoles peut-être plus anciennes. L’ancienne maison était mentionnée Pouyau sur la carte de Belleyme et le cadastre ancien.
  • Château Bellevue : maison sans doute reconstruite au milieu du XIXe siècle à l'emplacement de l'ancienne maison de plan en U mentionnée Puymanot sur la carte de Belleyme et le cadastre ancien. Transformé en école depuis 1980.
  • Château Saint-Denis : peut-être ancienne maison noble, non mentionnée comme telle sur la carte de Belleyme. Sans doute construite au XVIIe siècle pour la famille Pineau, selon un plan en U (modifié). Propriété du fils de l'acteur Louis Jouvet, vers 1940.
  • Manoir dit château Durandeau : ancienne maison noble de la famille Richon mentionnée sur la carte de Belleyme. Édifice peut-être construit au XVIIe siècle puis reconstruit au XVIIIe siècle et largement restauré au milieu du XIXe siècle.
  • Manoir dit château de Formont : ancienne maison noble située sur l'un des sommets de l’extrémité de la presqu’île et mentionnée sur la carte de Belleyme. Édifice peut-être construit au début du XVIIIe siècle comme l’indiquait la date portée 1723 actuellement détruite.
  • Manoir dit château du Gua : ancienne maison noble des familles Laroque, Donissan, Pineau. Connue dès le début du XVe siècle et mentionnée sur la carte de Belleyme, la demeure est entièrement détruite et reconstruite en 1866.
  • Manoir dit château du Tillac : la maison noble de la famille Joly de Bonneau est sans doute construite au XVIIe siècle, peut-être à l’emplacement d’une ancienne demeure puisqu’elle est située sur un des sommets de l’extrémité de la presqu’île.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes d'Ambarès-et-Lagrave se blasonnent ainsi :

D'azur au bâton cablé en barre d'argent accompagné en chef, d'un édifice conique du même ouvert, ajouré et maçonné de sable, senestré d'un lion léopardé contourné d'or et en pointe, d'un édifice d'argent couvert en dôme ouvert, ajouré et maçonné aussi de sable, flanqué de deux tours moins hautes aussi d'argent ouvertes et maçonnées de sable, aux deux clefs d'or, brochant en abîme, l'une en fasce contournée, le panneton vers le chef, l'autre en pal renversée, brochant sur la première, le panneton vers senestre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]