Section paloise (rugby à XV)

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Section paloise
Logo du Section paloise
Généralités
Nom complet Section paloise Béarn Pyrénées
Surnoms La Section
Les vert et blanc
Noms précédents Section paloise de la ligue Girondine (1902-1905)
Section paloise (1905-1998)
Fondation 1902
Statut professionnel 1998
Couleurs Vert et blanc
Stade Stade du Hameau
(18 500 places)
Siège Stade du Hameau
Boulevard de l'Aviation
64000 Pau
Championnat actuel Top 14 (2021-2022)
Challenge Cup
Président Bernard Pontneau
Entraîneur Sébastien Piqueronies
Thomas Choveau
Thomas Domingo
Geoffrey Lanne-Petit
Antoine Nicoud
Joueur le plus capé Robert Paparemborde
Site web www.section-paloise.com
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France de première division (3)
Challenge Yves du Manoir (3)
Championnat de France de Pro D2 (1)
International[Note 1] Challenge européen (1)

Maillots

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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2021-2022 de la Section paloise
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Dernière mise à jour : 7 octobre 2021.

La Section paloise (prononcé en français : [sɛk.sjɔ̃ pal.waz] et prononcé : [sekˈsju paw'liŋ] en béarnais) est un club de rugby à XV fondé en 1902 et partie intégrante du club omnisports français de la Section paloise, basé à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Le club palois est présidé par Bernard Pontneau depuis 2006. L'équipe première, entraînée par Sébastien Piqueronies, évolue en Top 14 (première division française). La structure professionnelle Section paloise rugby pro, créée en 1998 sous la forme d'une SASP, est accompagnée par l'Association Section paloise rugby[1] qui compte plus de 450 licenciés. Elle a pour mission de former des joueurs de l'école de rugby à la catégorie espoir, le club participant au championnat de France espoir dans la poule élite.

L'équipe fanion évolue aujourd'hui au stade du Hameau, après avoir foulée pendant 80 ans la pelouse du stade de la Croix du Prince (1910-1990). Le club a remporté à trois reprises le championnat de France en 1928, 1946 et 1964. Le club a aussi remporté le challenge Yves du Manoir en 1939, 1952 et 1997 ainsi qu'un challenge européen en 2000 et un titre de champion de France de Pro D2 en 2015.

Relégué en Pro D2 en 2006, le club retrouve le Top 14 à partir de 2015. Place forte du rugby français et club phare du Béarn, la Section paloise a été marquée par des figures comme Robert Paparemborde, François Moncla, Nano Capdouze et les frères Albert et Théo Cazenave. Porté par son public et par une multitude d'acteurs économique, dont le groupe Total, le club vise désormais à représenter plus largement le rugby pyrénéen au sommet de la hiérarchie française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Implantation du rugby à Pau[modifier | modifier le code]

Après Le Havre et Bordeaux, Pau est la troisième ville majeure de province à accueillir le rugby en France. La pratique de ce sport est en effet attestée dès 1890 par les Coquelicots de Pau, association sportive du Lycée Louis-Barthou crée afin de disputer les lendits du Docteur Tissié [2]. Les Coquelicots disputent des matchs face aux équipes des Montagnards de Bayonne et de la « Pyrénéenne de Tarbes »[3],[4].

Le « Stade Palois » est fondé le 13 juillet 1899 dans une des salles du « Café Gil », situé au 1 rue Bayard par Louis d'Iriart d'Etchepare et d'anciens élèves du lycée Lous-Barthou[5]. Le club est parfois appelé Stade Béarnais par la presse [6],[7]. Le « Stade Palois » compte dans ses rangs le capitaine Henri Sallenave et d'autre jeunes empreints d'anglophilie, en vogue à Pau à la Belle Époque[8],[9]. Le club est affilié à la Ligue girondine d’éducation physique crée par le Docteur Tissié à Bordeaux, et s’entraîne sur le terrain de la commune de Gelos[10]. L'appellation « Stade Palois », sous l'impulsion de François Recaborde, est évoquée au début des années 30 pour donner un nom au nouveau club de Pau XIII[11].

Débuts et premiers titres (1902 - 1939)[modifier | modifier le code]

La Section paloise au Parc des Princes en 1913.

Fondé en avril 1902, la Section paloise de ligue girondine est un club omnisports, membre de la « Ligue Girondine » dont le club est une section. Le premier président fut le docteur fut le docteur Pellizza-Duboué, neveu du savant béarnais Pierre-Henri Duboué. Dès 1905, elle s'appelle simplement la Section paloise[12]. À cette époque, le rugby ou « football rugby » rencontre un franc succès populaire. Tout d'abord engagé par la pratique de la barrette, le club s'oriente très vite vers ce nouveau sport. Un club de rugby avait déjà vu le jour dès le avec le Stade palois, fondé dans l'arrière salle d'un café rue Bayard[13]. Le Stade palois sera ainsi intégré à la Section pour former le club dominant du rugby palois. En 1912, la Section paloise range ses maillots bleu et noir au placard et adopte définitivement comme couleurs le vert et le blanc[14]. Elle est alors menée par le Gallois Thomas Potter, qui prend le rôle d'entraîneur-joueur jusqu'au déclenchement de la grande guerre. Le club (tous sports confondus) y paye un lourd tribut avec une quarantaine de morts sur les champs de bataille.

Qualifications pour les phases finales du championnat 1922[modifier | modifier le code]

La section paloise se qualifie pour la première fois pour les phases finales du championnat de France en 1922 où il atteint les poules de 3 (les 30 meilleurs clubs français).Cependant, battu à domicile par Béziers puis à Tarbes, il ne se qualifie pas pour la seconde phase (2 poules de 5).

Demi-finaliste du championnat 1927[modifier | modifier le code]

La Section paloise au stade de Colombes en 1926.

Après des étapes à Paris et Toulouse Albert Cazenave revient au bercail et devient le capitaine emblématique du club à la fin des années 20.

Après 4 saisons difficiles, le club se qualifie pour les demi-finales en 1927.

Premier de sa poule de 5 en première phase puis premier club français du Top 16 en deuxième phase (seul club à 3 victoires en 3 matchs), la Section se qualifie pour la première fois de son histoire pour les demi-finales du Championnat mais perd contre le Stade français à Bordeaux 12-0.

Champion de France 1928[modifier | modifier le code]

Touche demi-longue et balle aux Palois.
Sortie de mêlée pour Pau, le demi Crampes ouvre sur Sarrade.

Durant la saison 1927-1928, l'équipe remporte le titre de champion de Côte basque pour la deuxième année consécutive. Par la suite, elle termine première de sa poule de 5 en championnat de France. Dans les poules de 4 qui suivent elle se défait du Stade français, de Perpignan et de Lyon puis élimine les champions en titre du Stade toulousain en demi-finale par 3 à 0 après prolongations (1 essai à zéro). L'équipe remporte la finale en battant Quillan par 6 à 4 à Toulouse en mai 1928[15]. Ce jour-là le journal local, Le Patriote, souligne que les « bérets » ont battu les « chapeaux ». 25 000 supporters palois s'étaient rendus à Toulouse afin de supporter les blancs[16].

La saison suivante, Pau est éliminé par le SBUC dans les poules de 3 et ne joue donc pas les quarts de finale.

Demi-finaliste du championnat 1930[modifier | modifier le code]

Puis, Pau joue sa troisième demi-finale de Championnat en 1930 après avoir remporté sa poule de 3 aux dépens de Lézignan, vice-champion de France et des arlequins de Perpignan puis disposé du Stade français en quart de finale. L’aventure s’arrête contre le SU Agen lors du tour suivant.

En 1931, la section paloise fait partie des douze puis des quatorze clubs dissidents qui quittent la Fédération française de rugby à XV (FFR) pour créer leur propre organisation, l’Union française de rugby amateur (UFRA), en raison des maux dont souffre le rugby français à cette époque, maux taxés de « championnite »[17] soit le débauchage de joueurs, l’amateurisme, marrons, la violence, etc. Il retourne dans le giron fédéral avec les autres en 1932.

La section se remet difficilement de cet épisode et devra attendre l’après-guerre pour se qualifier à nouveau pour les demi-finales du Championnat.

Vainqueur du challenge du Manoir 1939[modifier | modifier le code]

Finale du Challenge le 11 décembre 1938, Pau (en blanc) bat Toulon par 5-0 pour l'attribution du titre 1939.

Avant la guerre, la Section paloise remporte le challenge Yves du Manoir 1939 face au RC Toulon sur le score de 5 à 0 après prolongations, grâce à un essai de l'avant Desperbasque transformé par l'arrière Courtade.

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Une place forte du rugby français d’après-guerre (1943 - 1964)[modifier | modifier le code]

En 1943, Pau atteint la finale de la coupe de France Zone Sud. Après une victoire contre Grenoble, premier de la saison régulière en championnat[18] 11-9 en quart de finale, et une autre 6-0 contre USA Perpignan en demi-finale, Pau est éliminé par Agen en finale[19]. Ce bon parcours en coupe de France vient faire oublier les résultats décevant en Championnat où le club est battu en huitième de finale par le SO Montpellier.

La saison suivante est encore délicate en Championnat où Pau termine avant-dernier de sa poule tandis qu’en 1945, Pau atteint les huitièmes de finale, éliminé par le FC Lyon.

Champion de France et finaliste de la coupe de France 1946[modifier | modifier le code]

Finale du championnat 1946, le lourdais Chanfreau (foncé) plaqué, Dutrey son équipier au centre, les palois Desclaux (G., en clair), Lasalle (centre) et Duthen (D.) sont en embuscade.

En 1946, au sortir de la guerre, le club est à nouveau sacré champion de France. La Section paloise, obtient la première place du classement français, coiffant au poteau les clubs de Toulouse et d’Agen. Malgré des résultats en dents de scie lors de la première phase du championnat, la Section bat alors successivement le Stade toulousain en quart de finale puis le FC Grenoble en demi-finale (6-3 après prolongations) pour s'offrir la finale face au voisin lourdais. Pourtant guidé par une série de 12 victoires consécutives, le FC Lourdes est largement défait sur le score de 11-0 au parc des Princes de Paris. La presse note alors que la Section est dotée d'une équipe très homogène sans "étoiles" mais avec une condition physique et morale parfaite. Théo Cazenave, Pierre Lauga ou encore André Rousse (capitaine) sont quelques-unes des figures de ce XV remarquable[20].

Demi-finaliste du championnat 1950[modifier | modifier le code]

Victoire de Pau sur le terrain du Stade toulousain 9-6 le 5 février 1950.

En 1947, le club atteint les demi-finales de la coupe de France mais échoue à se qualifier en championnat. Puis, la Section atteint les huitièmes de finale du Championnat et les quarts de finale de la coupe de France en 1948. En 1949, il échoue à se qualifier.

La Section paloise après avoir éliminé Carmaux 8-0 en quart de finale s'incline en demi-finale du championnat de France 1950 contre le Castres olympique 12-11, qui deviendra champion de France pour la deuxième année consécutive.

Vainqueur du challenge du Manoir 1952[modifier | modifier le code]

Après une demi-finale de coupe de France en 1951, l'équipe remporte le challenge Yves du Manoir en 1952[21]. Dans une édition où seulement 4 clubs ont été invités[22], Pau termine 1er avec 14 points devant le Racing club de France et l'Aviron bayonnais, Montferrand terminant dernier. La renaissance du Challenge a été permise car sous la pression des Britanniques, le nombre de dates prévues pour le Championnat fut diminué (on jouera une formule sans matchs aller-retour) et la coupe de France fut supprimée notamment par rapport aux incidents de la dernière finale[23].

Finaliste du challenge du Manoir 1953[modifier | modifier le code]

Vainqueur de sa poule de cinq, Pau accède à la finale du challenge Yves du Manoir qu’il perd contre Lourdes, le vainqueur de l’autre poule, 8-0[24]. En Championnat, Pau dispute les quarts de finale où il est battu de peu 8-6 par Lavelanet.

En 1954, Pau atteint les huitièmes de finale du Championnat, éliminé par le CS Vienne.

En 1955, Pau termine en tête de sa poule en Championnat après une victoire à Grenoble, champion de France en titre. Il atteint ensuite les quarts de finale du Championnat où il est éliminé par le Paris UC. En Challenge, Pau manque la qualification, deuxième de sa poule derrière Lourdes[25].

Demi-finaliste du championnat 1956[modifier | modifier le code]

Pau atteint les demi-finales du Championnat en 1956 mais est éliminé par Lourdes et sa collection d’internationaux 3-0. Auparavant, Pau avait éliminé Agen 12-8 et le Stade montois 14-9 aux tours précédents. En Challenge, le Section termine encore deuxième de sa poule, derrière Perpignan cette fois-ci et ne voit pas les demi-finales[26].

L'année suivante, en 1957, Pau est éliminé dès les seizièmes de finale du Championnat par le Stade toulousain 3-0. En Challenge, il termine second de sa poule pour la troisième année consécutive[27].

Demi-finaliste du championnat 1958[modifier | modifier le code]

Pau dispute une autre demi-finale du Championnat en 1958, perdu contre le FC Lourdes et ses nombreux internationaux.

En revanche, la Section manque la qualification en Challenge pour la quatrième année consécutive. Il termine en effet second de sa poule mais seul le premier est qualifié pour les demi-finales. L'année suivante, les organisateurs du Challenge décident de passer à deux clubs qualifiés par poule[28].

Finaliste du challenge du Manoir 1959[modifier | modifier le code]

Pau atteint la finale du Challenge en 1959 mais est battu par Dax sur 4 drops (2 du pied droit et 2 du pied gauche) de Pierre Albaladéjo[29], tandis qu'en Championnat, il atteint les quarts de finale où il est éliminé comme la saison précédente par le FC Lourdes 9-8.

Demi-finaliste du championnat 1960[modifier | modifier le code]

L'année suivante, François Moncla alors international et tenant du titre avec le Racing Club de France devient capitaine et une nouvelle équipe, plus jeune, est constituée. Pau, après avoir éliminé les Tarnais de Graulhet en quart de finale est éliminé en demi-finale par l'AS Béziers après un score nul de 3-3 mais la pénalité des Biterrois l'emporte sur le drop des Béarnais. La même année, Pau atteint les quarts de finale du Challenge, éliminé par le Stade montois, futur vainqueur de l'épreuve.

L'année suivante, le club est éliminé en huitième de finale du Championnat par Mazamet et échoue à se qualifier en Challenge.

Finaliste du challenge du Manoir 1962[modifier | modifier le code]

Pau se qualifie pour sa cinquième finale de Challenge mais est battu par le Stade montois 14-9 qui remporte là son troisième titre consécutif dans cette compétition ce qui constitue un record[30]. En Championnat, le club est éliminé la même année par Agen en quart de finale.

En 1963, le club est éliminé dès les seizièmes de finale du Championnat par Béziers et en quart de finale du Challenge par Agen.

Champion de France et finaliste du challenge du Manoir 1964[modifier | modifier le code]

Cette jeune équipe paloise après avoir doucement pris ses marques devient en 1964, championne de France pour la troisième fois, battant Béziers 14 à 0. Ses vedettes d'alors se nomment François Moncla, Jean Piqué, Jean Capdouze, Jean-Pierre Saux, Marc Etcheverry ou encore André Abadie[31].

Tout avait pourtant bien mal commencé durant cette saison, la presse titrant même en octobre « La Section en perdition ». L'équipe vient de perdre 31-3 à Agen et s'incline sur la pelouse de la Croix du Prince par 24-3 face au rival Lourdais. Les joueurs rentrent aux vestiaires sous les sifflets et certains supporters déchirent même leur carte d'abonnement. Finalement, l'équipe se qualifie in extremis pour les phases finales grâce à une victoire 3-0 à Saint-Girons. La Section se qualifie ainsi en position de trentième sur un total de 32 qualifiés[32]. L'aventure prend forme petit à petit avec des victoires successives sur Brive, Chalon, l'Aviron bayonnais et le RC Narbonne avant la consécration face à l'AS Béziers, battu 14-0 avec notamment 2 essais de Jean Capdouze.

Béziers prendra sa revanche en Challenge la semaine suivante empêchant Pau de réussir le doublé.

L'apparition d'une icône, Robert Paparemborde (1965 - 1990)[modifier | modifier le code]

Les saisons suivantes sont plus quelconques au niveau sportif avec trois éliminations successives au niveau des seizièmes de finale en 1965, 1966 et 1967, l'équipe étant affaibli par les départs de Jean Capdouze partant pour le XIII Catalan et le capitaine François Moncla arrêtant sa carrière au début de la saison 1967.

À partir de 1968 a lieu une nouvelle évolution, les postes de responsabilité de Président général et de président de rugby ne pouvant plus être cumulés. C'est le départ d'Albert Cazenave après 16 années de présidence ainsi que celle de son frère Théo du rôle d’entraîneur.

Demi-finaliste du championnat 1974[modifier | modifier le code]

La Section voit éclore cette même année un jeune talent originaire de Laruns dans la vallée d'Ossau, Robert Paparemborde qui entamera son premier match au poste de trois-quarts centre mais c'est en tant que pilier qu'il deviendra une référence mondiale.

Sur le plan des résultats l'équipe première progresse. En 1970, elle termine en tête de sa poule en Championnat avant de s'incliner en quart de finale face à Montferrand à Agen 14-11. La même année, elle accède au titre en challenge Antoine Béguère où elle dispose en finale du Stade toulousain, tandis qu'elle échoue à se qualifier en Challenge, battu à domicile par Grenoble 3-19, finaliste de l'édition précédente.

En 1971, la section atteint les huitièmes de finale du Championnat, éliminé par Bagnères, renforcé pour sa part par l'ancien ouvreur international Jean Gachassin. En Challenge, les verts et blancs manquent la qualification.

En 1972, Pau s'il se sort toujours pas des poules en Challenge est quart de finaliste du Championnat mais doit baisser pavillon devant le grand Béziers, vainqueur sur le score fleuve de 40-4.

En 1973, Pau est éliminé dès les seizièmes de finale du Championnat et dès les phases de poules en Challenge.

En 1974, le club atteint les demi-finale du Championnat face à Narbonne en 1974 après avoir éliminé à la surprise générale Agen en huitième de finale par 24 à 21. En Challenge, la section échoue à sortir des poules pour la 8e saison consécutive.

La saison suivante, les verts et blancs sont huitième de finaliste du Championnat et du Challenge.

Les deux saisons suivantes seront plus compliquées avec 2 nouveaux échecs en Challenge et de mauvais résultats en Championnat entraînant la descente du club pour la première fois de son histoire.

Descente en groupe B (1978) et remontée immédiate parmi l’élite[modifier | modifier le code]

L'équipe passe une unique saison en groupe B en 1977-1978, puis remonte en élite immédiatement après une saison maîtrisée et 12 victoires en 14 matchs, assurant aux Béarnais la première place de leur poule. Ils réussissent même à se qualifier pour les huitièmes de finale en Challenge où ils sont éliminés par le Biarritz olympique 22-6. Si le pack palois fait bonne figure face aux Biarrots, habitués aux joutes de l'élite, les lignes arrières paloise ne sont malheureusement pas au niveau de leurs avants[33].

Pour son retour dans l'élite en 1979, la Section termine en milieu de tableau avant d'être largement éliminé par le Valence Sportif en seizième de finale 28-4. La Section connaît également une nouvelle élimination dès les phases de poules en Challenge.

En progrès, la Section termine à la deuxième place de sa poule en Championnat en 1980 avant de passer l'obstacle des seizième de finale pour la première fois depuis 1975. Le FC Auch de Jacques Fouroux est battu 18-3 puis la Section est éliminé la semaine suivante par Brive 15-6 en huitième de finale. En Challenge, Pau est qualifié d'office pour les huitièmes de finale après que Toulouse et Narbonne aient été disqualifiés pour jeu brutal mais est éliminé dès les huitièmes de finale par Association sportive de Béziers Hérault.

En 1981, Pau termine à nouveau à la deuxième place de sa poule en Championnat puis atteint les huitièmes de finale, battu par le FC Lourdes. Cette saison est marqué par 2 derby contre le voisin du FC Oloron dont un duel très tendu à Pau la 14 Septembre 1980[34] où le deuxième ligne d'Oloron Constant est expulsé par l’arbitre. En Challenge, Pau atteint les huitièmes de finale comme la saison précédente.

La Section n'accomplit pas la règle des 18 ans, puisqu'après 1928, 1946 et 1964, elle ne remporte pas de nouveau titre en 1982, battu de peu par le SU Agen en huitièmes de finale aller-retour. Laurent Cabannes débute alors en équipe première à 17 ans, deviendra lui aussi 8 ans plus tard l'un des meilleurs avant-aile du monde.

Après avoir terminé en tête de sa poule, elle accède tout de même aux quarts de finale du Championnat en 1983, mais est battu en fin de match 19-15 par le RRC Nice après une touche mal contrôlée.

Pau dispute encore les huitièmes de finale du championnat en 1984 puis échoue à se qualifier la saison suivante.

En 1986, Pau échoue en seizième de finale mais conserve sa place dans l'élite réduite à 20 clubs grâce à son bon classement en phase de poule. Huitième seulement de sa poule en 1987, il se maintient de justesse dans le premier groupe avant que la fédération ne décide finalement d'une nouvelle formule à 80 clubs.

Descente en première division groupe B[modifier | modifier le code]

La fin des années 1980 est plus difficile. Battu à domicile par les trois premiers de la poule, Toulon, Agen et Grenoble, mais aussi par ses voisins Lourdes et Tarbes, Pau termine dernier de sa poule en 1988.

Il passe ensuite deux saisons en groupe B malgré l’arrivée de l’ouvreur de France B Richard Mapuhi qui remplace Bernard Bassi parti au Paris UC. L’équipe première accède cependant aux finales de cette catégorie mais échoue de peu contre Castres 18-9 en 1989[35] puis contre Montchanin 18-7 en 1990[36]. La Section est alors dans une situation sportive et économique délicate.

Le renouveau puis la chute (1990 - 2006)[modifier | modifier le code]

En , le club quitte son stade de la Croix du Prince pour le stade du Hameau plus moderne lors d'un match gagné contre Toulon en poule de brassage qui permet à la Section de rejoindre le groupe A. Cela résout également une partie des difficultés financières du club, puisque la Croix du Prince est vendue à la Mairie de Pau. Le début des années 1990 voit un début de redressement de l'équipe première qui se maintient en groupe A en 1991 et 1992. En 1993, l’équipe atteint même le Top 16 mais échoue à se qualifier pour les quarts de finale au profit du FC Grenoble privé par la suite du titre après de graves erreurs d'arbitrages[37],[38] et du RC Narbonne qui joue son cinquième quart de finale en 6 saisons.

Lors des saisons 1994 et 1995, la Section paloise n'accède pas au top 16 et participe à la coupe Moga ou elle échoue en finale contre l’Aviron bayonnais à Mont de Marsan.

Finaliste du challenge du Manoir et demi-finaliste du championnat 1996[modifier | modifier le code]

Le club palois remonte dans la hiérarchie et obtient à nouveau de bons résultats. Aussi dès 1996, la Section dispute la finale du Challenge et est éliminée en demi-finale du Championnat, à chaque fois face à Brive. Ces résultats permettent au club de se qualifier pour la seconde édition de la Coupe d'Europe. Le nouvel international Jean-Louis Jordana choisi toutefois de poursuivre sa carrière au Stade toulousain.

Vainqueur du challenge du Manoir 1997[modifier | modifier le code]

C'est en 1997 que la Section se voit récompensée d’un nouveau trophée national avec la coupe de France[14],[39],[40] tout en accédant aux quarts de finale du championnat de France, là encore les deux fois contre la même équipe de Bourgoin. David Aucagne, Frédéric Torossian et David Dantiacq sont sélectionnés cette saison en équipe de France.

Demi-finaliste de la coupe d’Europe 1998[modifier | modifier le code]

En 1998, elle arrive en demi-finale de la H-Cup, battue uniquement chez le futur vainqueur de la compétition Bath 20-14 après avoir éliminé Leicester, le finaliste de la précédente édition 35-18 au tour précédent.

L'année suivante, la Section affaibli par le départ de Philippe Bernat-Salles à Biarritz est éliminé en Championnat à l'issue de Top 16 puis est éliminé en quart de finale du Challenge européen par Narbonne. La section atteint également les demi-finales de la coupe de France, battu par le Stade français.

Vainqueur du challenge européen et demi-finaliste du championnat 2000[modifier | modifier le code]

Le stade des Sept Deniers à Toulouse où La Section paloise remporte le bouclier européen face au Castres olympique.

En 2000, la Section alors entraînés par Jacques Brunel et Jean-Michel Aguirre remporte le Bouclier européen face à Castres par 34-21 à Toulouse[41]. La même saison, Pau élimine Montferrand 28-27 en quart de finale du Championnat puis rate la finale pour un rien face à Colomiers en demi-finale. La Section s'incline 24-22 après prolongations, l'équipe est menée notamment par Joël Rey, David Aucagne, Thierry Cléda, Frédéric Torossian ou encore David Dantiacq. Les juniors Reichel sont champions de France après une victoire sur Villeurbanne 33-24 en finale.

Équipe : Brusque, Bomati, Dantiacq, Traille, Arbo, (o) Aucagne, (m) Torossian, Rolles, Bacqué, Combes, Lagouarde, Cléda, Laperne, Rey, Triep-Capdeville.

L'année suivante est difficile avec le passage de l'élite de 21 à 16 clubs. Le club (huit victoires en dix-huit matches) va se sauver de la relégation in extremis en barrages contre le FC Grenoble (neuf victoires en vingt matchs) 33 à 21 après prolongation à Béziers[42]. Le parcours est plus convaincant en Coupe d'Europe où le club se qualifie pour les quarts de finale battu chez ses compatriotes du Stade français. En coupe de la ligue, la Section atteint les demi-finales, éliminé par l'AS Montferrand. Les juniors Reichel conservent leur titre de champion de France après une victoire sur le RC Narbonne 21-6 en finale. Bien que conservant sa place dans l'élite, la Section perd de nombreux éléments à l'intersaison comme l'arrière international Nicolas Brusque qui part pour le Biarritz olympique, Lionel Mallier qui part pour l'USA Perpignan.

Finaliste du challenge européen 2005[modifier | modifier le code]

Les saisons suivantes sont beaucoup plus décevantes. L'équipe se contente souvent de jouer le maintien en première division mis à part une qualification en play-off en 2003, et un bon parcours en challenge européen en 2005, sous le capitanat de Jean-Charles Cistacq, qui le voit uniquement échouer en finale face aux Sale Sharks[43]. La Section est finalement reléguée en Pro D2 après la saison 2005-2006, relégation qu'elle avait déjà évité de très peu la saison précédente (victoire en barrage face à Aurillac)[44],[45].

Descente en Pro D2[modifier | modifier le code]

Le club évolue en Pro D2 à partir de la saison 2006-2007 en espérant des lendemains meilleurs, misant beaucoup sur la formation, comme ces jeunes formés au club et qui ont porté le maillot de l'équipe de France de Rugby durant ces années 2000. Mais si Beauxis, Brusque, Harinordoquy, Traille et Bernat-Salles font la fierté de la formation béarnaise, ils partiront rapidement sous d'autres cieux, la plupart pour le Biarritz olympique, alors au sommet de la hiérarchie nationale.

La reconstruction puis le retour des ambitions (depuis 2006)[modifier | modifier le code]

Jean Bouilhou lors de la saison 2014-2015.

La Section retrouve l'ambition d'accéder de nouveau à l'élite du rugby français en 2011-2012, après une saison qui la voit finir 2e du championnat, et invaincue à domicile, la Section, après avoir écarté le Stade rochelais en demi-finale d'accession au Stade du Hameau (16-14), s'incline en finale d'accession au stade Chaban-Delmas de Bordeaux face au Stade montois (29-20)[46].

En 2012-2013, le club se qualifie également pour les demi-finales (toujours face aux Rochelais) et la finale d'accession au Top 14. À cette occasion, les clubs de supporteurs, partenaires et autres comités d'entreprise organisent le voyage qui réunira pas moins de 142 bus en direction du Stade Chaban-Delmas[47]. Cependant, la Section s'incline encore à ce stade de la compétition contre le CA Brive sur le score de 30-10 devant 33 175 spectateurs[48].

Champion de France de Pro D2 2015[modifier | modifier le code]

Après une nouvelle désillusion la saison suivante face à La Rochelle, défaite 35 à 18 au stade Marcel-Deflandre en demi-finale[49], le club réalise un bon recrutement en vue de la saison à venir avec l'arrivée d'un manager en la personne de Simon Mannix[50]. Le Néo-Zélandais en provenance du Munster s'installe en Béarn avec dans ses valises, son analyste vidéo au Munster Elliot Corcoran et le troisième ligne irlandais James Coughlan[51], qui se révélera être l'un des meilleurs joueurs du club de la saison[52]. La Section confirme ainsi ses ambitions en se plaçant en tête dès la 2e journée pour ne plus quitter cette position de leader. Un record sera par ailleurs battu en gagnant les 8 premiers matchs de Championnat. Grand artisan de la remontée dans l'élite, Mannix a apporté une grande discipline et une philosophie de jeu néo-zélandaise. Il privilégie des entraînements plus courts mais beaucoup plus intensifs. Le club officialise sa montée le en remportant le titre de champion à quatre journées de la fin après sa victoire face à Montauban (31-5), permettant l'accession directe au Top 14[53],[54]. Aussitôt la saison terminée, Simon Mannix use de son carnet d'adresses pour faire venir des joueurs comme Colin Slade ou encore Conrad Smith, considéré comme l'un des meilleurs centres du monde[55].

Retour en Top 14 (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Pour son retour en Top 14, la Section termine 11e en 2016 puis 9e en 2017 tout en manquant la qualification en Challenge européen.

En progrès, la Section termine 8e du championnat en 2018 et atteint les demi-finales du Challenge européen. La Section termine ensuite 11e du championnat en 2019 tout terminant 3e de sa poule en en Challenge européen.

La saison suivante est marquée par une suspension du championnat à partir du après le début de la propagation de la pandémie de Covid-19 en France[56]. Le , la LNR propose l'arrêt définitif du championnat, après une réunion extraordinaire organisée la veille avec tous les membres du bureau exécutif et les présidents de clubs. Par conséquent, le titre national n'est pas attribué et aucune promotion, ni relégation n'est promulguée, à l'issue de cette édition[57] ; la décision est définitivement approuvée par le comité directeur de la LNR le [58]. Pau est 12e à l'arrêt du championnat.

Pau termine encore 12e du championnat en 2021 mais manque de justesse la qualification en Challenge européen.

Identité du club[modifier | modifier le code]

Couleurs[modifier | modifier le code]

Les couleurs de la Section paloise sont le vert et blanc depuis le début de la saison 1912[59]. Avant cette date, les joueurs portaient un maillot bleu et noir, héritage du « Stade palois », club fondé en 1899 que la « Section paloise de la Ligue Girondine » absorbe en 1905, afin de devenir la Section paloise[60].

Jean Plaà, dirigeant historique du club, justifie ce choix car « le vert représente les espoirs du club et le blanc la neige des Pyrénées béarnaises »[61].

La tradition du club est que toutes les équipes portent un maillot blanc à domicile, et un maillot vert à l'extérieur. Depuis quelques années, un maillot noir et vert est régulièrement utilisé pour jouer à l'extérieur.

Le vert clair adopté en 1912, et porté pendant près de 90 ans par la Section, a été remplacé par un vert plus sombre, lors de l'avènement du rugby professionnel au début des années 2000.

De même, le traditionnel maillot domicile blanc est progressivement abandonné.

Blason[modifier | modifier le code]

Le blason de la Section paloise représente le pic du Midi d'Ossau entouré de vert et blanc, sommet pyrénéen surnommé Jean-Pierre et qui symbolise leur pays pour de nombreux béarnais. Une deuxième version du blason est apparue à partir de 1998 pour la création de la structure professionnelle, il intègre les maillots de l'équipe première à partir du début de la saison 2001-2002. Celui-ci garde alors le célèbre pic comme emblème mais évolue vers une couleur vert bouteille plus foncée. La dernière version du blason date du début de la saison 2012-2013[62], la couleur du blason reprend le vert original plus clair et incorpore la nouvelle appellation Section paloise Béarn Pyrénées. Le club symbolise par ce changement de nom la volonté de ses dirigeants d'ancrer plus encore le club comme l'élément moteur du rugby professionnel en Béarn mais plus globalement dans les Pyrénées.

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Hymne et chants[modifier | modifier le code]

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icône vidéo Vidéo externe
Hymne Section, Marche disponible à partir de 2min30 sur https://vimeo.com/15090279

Lorsque la Section est championne de France en 1928 à Toulouse, son hymne est Section, marche![63].

Section, marche!
Quand Ils portaient le maillot vert

Comme l'herbe de leur prairie

Ils avaient parfois des revers,

Mais elle est close la série.

Car maintenant

Qu'ils sont plus blancs

Que la neige au bord des abîmes,

Rien ne brisera leurs élans

Ils ne s'arrêteront qu'aux cîmes.

Refrain
Ce sont quinze beaux gars ardents,

Quinze preux, quinze combattants,

Pour eux, de toute la province

On accourt à la Croix-du-Prince

Ce sont tous des hommes d'action

Que les gars de la Section.

Envoi
Quand ces quinze beaux gars ardents

Voudront prendre le mors aux dents.

Ils deviendront champions de France

Et Pau sera dans la démence.

Voilà la suprême ambition

Des beaux gars de la Section.

NOTE: Pour donner plus de vivacité à la chanson, on compte pour deux pieds les mots action, Section, champions[63].

L'hymne officiel de la Section paloise est la Honhada[64] depuis . Suscitant un accueil mitigé à ses débuts, cette chanson composée par Didier Fois (groupe Arraya, festival Hestiv'Òc, Ostau Bearnés) est vite devenue incontournable pour les supporters palois qui l'entonnent à chaque début de match[65]. Les paroles de la chanson ont été composées sur l'air de la célèbre ballade irlandaise The water is wide également repris par Renaud dans la Ballade nord-irlandaise.

La Honhada!
Hohna Section, nous sommes là

Cette chanson, rien que pour toi

Comme immortels, à tes côtés,

Toujours fidèles, en amitié.

Sur ton maillot, de vert et blanc

Le pic d’Ossau, toujours devant

Sur cette terre des Pyrénées

L’allure fière, des béarnais.

Refrain

Allez allez, les verts et blancs

De la cité du vert galant

Section Paloise, joue ton rugby

Section Paloise, toujours unis.

Ici l’on chante, Beth Cèu de Pau

Qu’il pleuve ou vente, e qu’ei atau

Tostemps amassa, que cantaram

Tostemps amassa, que ganharam

Allez allez, les verts et blancs

De la cité du vert galant

Section Paloise, joue ton rugby

Section Paloise, toujours unis.

Allez allez, les verts et blancs

De la cité du vert galant

Section Paloise, joue ton rugby

Section Paloise, ensemble ici.

L'encantada[66] et De cap tà l'immortèla[67] du groupe Nadau ainsi que l'hymne béarnais Si Canti[68], célèbres chants béarnais, sont également habituellement chantés par les supporters palois[69]. De cap tà l'immortèla est considéré comme l'hymne officieux de la Section paloise tant il est apprécié par le public.

Mascotte[modifier | modifier le code]

La mascotte du club est un ours baptisé Bearnie (prononcer «Bernie »). L'ours a été choisi car étant un des symboles des Pyrénées, et son nom est un jeu de mot entre l'anglais « bear » signifiant ours en anglais, et le Béarn, région dont Pau est la capitale depuis 1464.

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès de la Section Paloise
Compétitions nationales Compétitions internationales
Anciennes compétitions disparues Compétitions jeunes

Classement des 26 dernières années[modifier | modifier le code]

Saison Championnat Nb équipe/poule Division Classement Phase finale Titres
2021-2022 Top 14 14 Première division - - -
2020-2021 Top 14 14 Première division 12e - -
2019-2020 Top 14 14 Première division 12e - -
2018-2019 Top 14 14 Première division 11e - -
2017-2018 Top 14 14 Première division 8e - -
2016-2017 Top 14 14 Première division 9e - -
2015-2016 Top 14 14 Première division 10e - -
2014-2015 Pro D2 16 Seconde division 1er Championnat de France de Pro D2
2013-2014 Pro D2 16 Seconde division 4e Demi-finale -
2012-2013 Pro D2 16 Seconde division 3e Finale -
2011-2012 Pro D2 16 Seconde division 2e Finale -
2010-2011 Pro D2 16 Seconde division 9e - -
2009-2010 Pro D2 16 Seconde division 5e Demi-finale -
2008-2009 Pro D2 16 Seconde division 8e - -
2007-2008 Pro D2 16 Seconde division 10e - -
2006-2007 Pro D2 16 Seconde division 8e - -
2005-2006 Top 14 14 Première division 13e Relégation -
2004-2005 Top 16 16 Première division 13e Barragiste -
2003-2004 Top 16 8 Première division 6e - -
2002-2003 Top 16 8 Première division 4e Qualification -
2001-2002 Top 16 8 Première division 6e - -
2000-2001 Pro D1 10 Première division 8e - -
1999-2000 Pro D1 12 Première division 2e Demi-finale Challenge européen
1998-1999 Pro D1 8 Première division 3e Qualification -
1997-1998 Pro D1 10 Première division 5e - -
1996-1997 Pro D1 10 Première division 4e Quart de finale Challenge Yves-du-Manoir
1995-1996 Pro D1 10 Première division 6e Demi-finale -

Finales de la Section paloise[modifier | modifier le code]

Championnat de France de 1ère division[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
Section paloise 6 – 4 US Quillan Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse 20 000
Section paloise 11 – 0 FC Lourdes Parc des Princes, Paris 30 000
Section paloise 14 – 0 AS Béziers Stadium municipal, Toulouse 27 797

Barrage de maintien en première division[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
Section paloise 33 – 21 (P)[70] FC Grenoble Stade de la Méditerranée, Béziers 12 000

La Section paloise 8e de la poule de dix affronte Grenoble 8e de la poule de onze.

Match de barrage contre le vainqueur de la phase finale de Pro D2[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
Section paloise 46 – 13 Stade aurillacois Stade Ernest-Wallon, Toulouse

La Section paloise 13e du Top 16 affronte Aurillac vainqueur de la phase finale qualificative de Pro D2.

Championnat de France du groupe B[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
Castres olympique 18 – 9 Section paloise Stade Jules Ribet, Saint Gaudens 10 000
Stade montchaninois 18 – 7 Section paloise Stade Amédée Domenech, Brive 3 099

Challenge Yves du Manoir[modifier | modifier le code]

La compétition a fusionné avec la Coupe de France à partir de l'édition 1996-1997 pour devenir la Coupe de France Yves-du-Manoir

Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
Section paloise 5 – 0 RC Toulon Parc Lescure, Bordeaux
Stade toulousain 6 – 3 Section paloise
Section paloise par poule Racing Club de France
FC Lourdes 8 – 0 Section paloise
US Dax 12 – 8 Section paloise Parc des Princes, Paris
Stade montois 14 – 9 Section paloise Parc des Princes, Paris
AS Béziers 6 – 3 Section paloise
CA Brive 12 – 6 Section paloise Stade Charléty, Paris 11 500
Section paloise 13 – 11 CS Bourgoin-Jallieu Stade des Costières, Nîmes 15 732

Challenge européen[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
[Note 3] Section paloise 34 – 21 Castres olympique Stade des Sept Deniers, Toulouse 6 000
Sale Sharks 27 – 3 Section paloise Kassam Stadium, Oxford 7 230

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Internationaux français de la Section paloise
Rang Nom Sélections en tant que
sectionniste (Total)
1 Robert Paparemborde 52 (52)
2 Damien Traille 34 (86)
3 Imanol Harinordoquy 28 (82)
4 Jean-Pierre Saux 22 (22)
5 Philippe Bernat-Salles 21 (41)
6 François Moncla 18 (31)
7 Jean Piqué 18 (18)
8 Roger Piteu 15 (15)
9 David Aucagne 15 (15)
10 Thierry Cléda 9 (9)
11 Pierre Aristouy 6 (6)
12 Lucien Martin 6 (6)
13 Nano Capdouze 6 (6)
14 Albert Cazenave 5 (5)
15 Gilbert Pierrot 3 (3)
16 Fernand Taillantou 3 (3)
17 Philippe Carbonneau 2 (32)
18 Marc Etcheverry 2 (2)
19 Baptiste Pesenti 2 (3)
20 Nicolas Brusque 1 (26)
21 Jean-Louis Jordana 1 (7)
22 Georges Caussarieu 1 (1)
23 Robert Sarrade 1 (1)
24 David Aguilar 1 (1)
25 Robert Labarthète 1 (1)
26 Paul Cassagne 1 (1)
27 Claude Mantoulan 1 (1)
28 Michel Lacome 1 (1)
29 André Abadie 1 (1)
30 Frédéric Torossian 1 (1)
31 David Dantiacq 1 (1)
32 Fabrice Metz 1 (1)
33 Antoine Hastoy 1 (1)

Dans les premières années de la Section paloise, plusieurs joueurs britanniques marquent le club grâce à leur expérience de ce jeu encore naissant en France mais bien développé Outre-Manche. Pau est alors une ville climatique de premier plan en Europe, la bourgeoisie britannique y séjourne pour profiter des vertus du climat de la ville en hiver. L'anglais Crockwell dès 1907 ou encore le gallois Tom Potter en 1912, en plus de jouer pour l'équipe, participent également aux rapides progrès techniques et tactiques de l'équipe. Le dénommé Gilbert Pierrot devient le premier international sectionniste de l'histoire en pour une rencontre du XV de France contre l'Irlande[71], il sera suivi par de nombreux autres joueurs au cours des décennies suivantes.

Albert Cazenave en 1928.

L'une des premières figures emblématiques du club est Albert Cazenave, ce dernier arrive à la Section paloise en 1926 à l'âge de 24 ans après un premier passage au TOEC puis au Stade toulousain. Béarnais pur sang[72]. Il est un troisième ligne très actif, Albert Cazenave est également un meneur d'homme hors pair et mène la Section à son premier Bouclier de Brennus en 1928 avant d'embrasser une carrière de dirigeant également couronnée de succès. Il est accompagné pour cette première victoire par l'ailier international Fernand Taillantou (surnommé Tatou) également arrivé au club en 1926 et qui ne se sépare jamais de son béret (béarnais) pour jouer.

Dix-huit ans plus tard, le deuxième titre de champion de la Section paloise est marqué par le capitanat du troisième ligne André Rousse. L'équipe est également menée par le jeune Théo Cazenave, frère cadet d'Albert, et demi de mêlée au petit gabarit mais au fort dynamisme. Il est de toutes les batailles de la Section paloise pour aboutir à un dernier titre, comme joueur, lors de l'édition 1953 du challenge Yves-du-Manoir. Ces années 1950 sont marquées par plusieurs joueurs arrière particulièrement talentueux, dont les centres André Carrère et Jean Hatchondo, l'arrière Robert Labarthète et le demi d'ouverture Antoine Jimenez, présenté comme l'un des meilleurs de France à son poste[73].

Le troisième Brennus de la Section paloise en 1964 permet de concrétiser l'aventure d'une équipe composée de plusieurs figures emblématiques du club. Au premier rang on retrouve le capitaine et troisième ligne François Moncla, celui-ci a déjà été champion avec le Racing mais a perdu sa place en équipe de France, cette victoire constitue un dernier coup d'éclat pour ce grand personnage du sport français et béarnais. Il est accompagné par le deuxième ligne international Jean-Pierre Saux, qui obtient enfin la récompense de tous ses efforts à 36 ans. À côté de ce paquet d'avants d'expérience, de jeunes talents s'expriment dans les lignes arrière à l'image de l'ouvreur Nano Capdouze qui marque les deux essais de la finale contre Béziers. Il est alors considéré comme le meilleur ouvreur français.

En 1968, le jeune béarnais Robert Paparemborde débute en équipe première à l'âge de 20 ans. Patou est surement la figure la plus emblématique du club, doué dans tous les sports, capable de jouer ailier, centre ou pilier[74], il porte les couleurs de son club vert et blanc pendant dix-sept années sans gagner le titre qu'un tel talent pouvait espérer. Il sera, malgré tout, plus heureux en équipe de France en remportant deux Grands Chelems, dont le fameux de 1977, ainsi qu'une victoire (la première pour un XV de France) en Nouvelle-Zélande lors de la tournée de 1979. Durant toutes ces années de présence au club sectionniste, Robert Paparemborde voit éclore de nombreux talents comme le buteur longue distance Michel Ollé dans les années 1970 ou dans les années 1980 du jeune troisième ligne Laurent Cabannes, doté d'une classe inimitable.

Après des années difficiles tant au niveau sportif qu'économique, le club refait surface au plus haut niveau du rugby français dans la seconde moitié des années 1990. Cette génération de joueurs est notamment menée par le capitaine et troisième ligne Philippe Ebel qui porte le brassard pendant six saisons, le paquet d'avant de la Section paloise est alors particulièrement redouté avec Thierry Cléda, Jean-Louis Jordana, Joël Rey, Franck Rolles et le demi de mêlée, véritable neuvième avant, Frédéric Torossian. De jeunes joueurs prometteurs, encadrés par la figure de l'ailier international Philippe Bernat-Salles, se dévoilent également au sein des lignes arrière comme l'ouvreur David Aucagne, l'arrière Nicolas Brusque et tout à la fin des années 1990 le précoce centre Damien Traille. La formation paloise continue de faire ses preuves avec l'éclosion du troisième ligne talentueux Imanol Harinordoquy à partir du début des années 2000. Après 16 saisons passées à Pau, Julien Fumat, capitaine exemplaire du club béarnais, tire sa révérence en juin 2021 après 308 matches joués en vert et blanc et 40 essais inscrits.

Autres joueurs français emblématiques :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Joueur de la Section paloise.

Étrangers :

Effectif 2021-2022[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Nationalité sportive Sélections
(points)
Dernier club Arrivée au club (année)
Kevin Yaméogo Pilier 19 mai 1997 Drapeau de la France France - SU Agen 2021
Téo Bordenave Pilier 10 août 2001 Drapeau de la France France - Formé au club Espoir
Rémi Sénéca Pilier 1er janvier 1995 Drapeau de la France France - RC Vannes 2021
Ignacio Calles Pilier Drapeau de l'Argentine Argentine - Formé au club Espoir
Nicolas Corato Pilier Drapeau de la France France - RC Auch 2017
Siegfried Fisi'ihoi Pilier Drapeau des Tonga Tonga 7 (5) Drapeau de la France Stade Français 2019
Siate Tokolahi Pilier 16 mars 1992 Drapeau des Tonga Tonga - Drapeau de la Nouvelle-Zélande Highlanders 2021
Maks Van Dyk Pilier 21 janvier 1992 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau de l'Angleterre Worcester Warriors 2021
Quentin Lespiaucq-Brettes Talonneur Drapeau de la France France - US Dax 2020
Rayne Barka Talonneur Drapeau de la France France France -20 Drapeau de la France SU Agen 2018
Lucas Rey Talonneur Drapeau de la France France - Formé au club 2015
Youri Delhommel Talonneur 6 mars 1996 Drapeau de la France France - Montpellier HR 2021
Julien Delannoy Deuxième ligne Drapeau de la France France - Montpellier HR 2018
Guillaume Ducat Deuxième ligne 25 mai 1996 Drapeau de la France France 1 (0) Aviron bayonnais 2021
Fabrice Metz Deuxième ligne Drapeau de la France France 1 (0) Racing 92 2016
Steven Cummins Deuxième ligne 29 mars 1992 Drapeau de l'Australie Australie - Rebels 2021
Daniel Ramsay Deuxième ligne Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande - Otago RFU 2012
Martin Puech Troisième ligne Drapeau de la France France - Colomiers 2017
Beka Gorgadze Troisième ligne 8 février 1996 Drapeau de la Géorgie Géorgie 28 (30) Union Bordeaux Bègles 2021
Reece Hewat Troisième ligne 25 septembre 1997 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud - Stade aurillacois 2021
Thibault Hamonou Troisième ligne 10 mars 2000 Drapeau de la France France France -20 Stade toulousain 2021
Giovanni Habel Kuffner Troisième ligne Drapeau des Samoa Samoa Drapeau des Samoa Samoa -20 Formé au club 2015
Luke Whitelock Troisième ligne Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 7 (5) Drapeau de la Nouvelle-Zélande Highlanders 2019
Lekima Tagitagivalu Troisième ligne Drapeau des Fidji Fidji Drapeau des Fidji Fidji -20 Formé au club 2015
Thibault Daubagna Demi de mêlée Drapeau de la France France - Formé au club 2020
Alexis Levron Demi de mêlée 2 novembre 2000 Drapeau de la France France - RC Vannes 2021
Clovis Le Bail Demi de mêlée Drapeau de la France France - Formé au club 2014
Antoine Hastoy Demi d'ouverture Drapeau de la France France - Formé au club 2015
Thibault Debaes Demi d'ouverture 30 novembre 2001 Drapeau de la France France - Formé au club Espoir
Zack Henry Demi d'ouverture 1er octobre 1994 Drapeau de l'Angleterre Angleterre - Drapeau de l'Angleterre Leicester Tigers 2021
Mike Harris Demi d'ouverture 8 juillet 1988 Drapeau de l'Australie Australie 10 (55) Drapeau du Japon Toshiba Brave Lupus 2020
Nathan Decron Centre 17 février 1998 Drapeau de la France France France -20 Drapeau de la France SU Agen 2021
Jale Vatubua Centre Drapeau des Fidji Fidji 15 (10) Rebels 2012
Eliott Roudil Ailier 30 octobre 1996 Drapeau de la France France France -20 La Rochelle 2020
Tumua Manu Centre 18 avril 1993 Drapeau des Samoa Samoa - Drapeau de la Nouvelle-Zélande Chiefs 2020
Alexandre Dumoulin Centre Drapeau de la France France 8 (0) Montpellier HR 2019
Vincent Pinto Ailier Drapeau de la France France France -20 Formé au club 2018
Daniel Ikpefan Ailier 18 octobre 1993 Drapeau de la France France - Drapeau de la France RC Toulon 2021
Aminiasi Tuimaba Ailier 26 mars 1995 Drapeau des Fidji Fidji Drapeau des Fidji Fidji à 7 Drapeau des Fidji Fidji à 7 2020
Eoghan Barrett Ailier Drapeau de l'Irlande Irlande Drapeau : Irlande Irlande -19 Drapeau de l'Irlande Cork 2018
Mathias Colombet Arrière 1er mai 1997 Drapeau de la France France France à 7 France à 7 2021
Jack Maddocks Arrière 5 février 1997 Drapeau de l'Australie Australie 7 (5) Drapeau de la Nouvelle-Zélande Waratahs 2021
Thomas Carol Arrière 17 janvier 2001 Drapeau de la France France France -20 La Rochelle 2021


Encadrement technique 2020-2021[modifier | modifier le code]

[75]

Nom Poste Nationalité sportive
Sébastien Piqueronies Manager sportif Drapeau de la France France
Paul Tito Entraîneur adjoint des avants Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Geoffrey Lanne-Petit Entraîneur adjoint des trois-quarts Drapeau de la France France
Thomas Domingo Entraîneur de la mêlée Drapeau de la France France
Andrew Jones Responsable analyse vidéo Drapeau du pays de Galles Pays de Galles
Paddy Sullivan Analyste vidéo et entraîneur du centre de formation Drapeau : Irlande Irlande
Gautier Pozo Team manager Drapeau de la France France
Ian Cleland Manager de la performance Drapeau : Irlande Irlande
Roxan Bernard
Geoffrey Cottereau
Préparateurs physique Drapeau de la France France
Philippe Pouget
Christophe Roulet
Médecins Drapeau de la France France
Mathieu Vignera
Adrian Roudiere
Camille Mahieu
Kinésithérapeute Drapeau de la France France
Lucas Broto Directeur du centre de formation Drapeau de la France France
Julien Ronchaud Responsable sportif du centre de formation Drapeau de la France France

Liste des entraîneurs[modifier | modifier le code]

Jusque dans les années 1950, le rôle d’entraîneur est partagé par la capitaine de l'équipe et le président de la commission rugby. Albert Cazenave occupe ainsi cette fonction pendant de nombreuses années mais le premier à occuper cette fonction à part entière est sûrement son frère cadet Théo Cazenave. À la fin de sa carrière sportive en 1955 il seconde son frère Albert puis assure par la suite seul l'entraînement ou secondé par d'autres anciens joueurs jusqu'en 1967. Durant ce long bail, Théo Cazenave reprend les principes de son frère basés sur l'importance de la technique individuelle avec ballon, « Il faut se familiariser avec lui, y penser toujours, en avoir faim »[76]. Il met également l'accent sur la condition physique de ses troupes, « Un joueur qui a cent dix minutes dans les jambes sera toujours plus utile à son équipe qu'un "champion" grassouillet et poussif »[77]. Outre les entraînements (deux par semaine), Théo Cazenave insiste également sur la bonne alimentation des joueurs en établissant par exemple lui-même les menus des repas lors des déplacements[78].

Par la suite, plusieurs entraîneurs se succèdent dont notamment Gérard Lom dans les années 1970. Celui-ci est accompagné par le soigneur de toujours de la Section paloise, Henrique ancien talonneur au club, qui occupe encore cette fonction en 1970 à l'âge de 75 ans, le béret vissé à la tête et le verbe haut. Gare alors aux « fainéants »[79]. Dans les années 1980 et 1990, les entraîneurs successifs ne gardent pas leur fonction plus de trois saisons. L'équipe première est ainsi souvent confiée à d'anciens joueurs de la Section mais le manque de constance dans les résultats entraîne une certaine instabilité dans la direction sportive de l'équipe. En 1989, le joueur Jean-Bernard Duplantier assure également l'entraînement à la suite du limogeage de l'entraîneur en octobre. La saison 1994-1995 voit se succéder trois duos d’entraîneurs différents. L'arrivée de Pierre Labourdette à la tête de la nouvelle association indépendante Section paloise rugby permet de ramener un peu de stabilité avec la présence pendant trois années du duo Luneau-Léta entre 1995 et 1998.

La création de la SAOS en 1998 entraîne le départ de Pierre Labourdette, l'instabilité au poste d'entraîneur redevient chronique jusqu'en 2006 avec un encadrement sportif très mouvant. Depuis 2006 et l'arrivée de Bernard Pontneau à la tête de la structure professionnelle, une certaine stabilité s'est créée avec en fil conducteur la présence de l'ancien talonneur Joël Rey en poste depuis 2008. Il forme un duo avec son ancien coéquipier David Aucagne depuis 2011, après une expérience de trois années avec l'équipe de France de rugby à XV des moins de 20 ans. En 2014, le néo-zélandais Simon Mannix est nommé manager de l'équipe pour accompagner le duo d’entraîneurs déjà présent et avec pour objectif de faire remonter le club en Top 14 le plus vite possible. Après des expériences au Racing 92 et au Munster en tant qu'adjoint, il occupe pour la première fois la fonction de manager et se donne pour mission de « modifier l'état d'esprit de l'intérieur afin de plus penser comme un club de Pro D2, mais comme une équipe qui joue en championnat européen »[80]. Le 16 avril 2019, en raison de mauvais résultats, Mannix quitte son poste et il est remplacé par le duo Nicolas Godignon et Frédéric Manca[81]. Le , les managers Nicolas Godignon et Frédéric Manca prennent du recul et ne dirigent plus la préparation des matchs. Cette mission est alors assurée par Paul Tito, Thomas Domingo et Geoffrey Lanne-Petit[82].

Le 28 janvier 2021, le club annonce que Sébastien Piqueronies sera le nouveau manager du club à partir de la saison 2021-2022. Il s'est engagé jusqu'en 2024 et sera entouré par Paul Tito, Thomas Domingo et Geoffrey Lanne-Petit[83]. Il prend ses fonctions à partir du 1er mai 2021[84]. Paul Tito quitte le club à l'issue de la saison 2020-2021 pour rentrer en Nouvelle-Zélande[85] et il est remplacé par Thomas Choveau en tant qu'entraîneur des avants[86].

Liste des entraîneurs successifs de la Section paloise
Saisons Entraîneurs Adjoints Palmarès
19??-1956 Albert Cazenave
1956-1967 Théo Cazenave Championnat de France 1964
1967-1968 Mr Chabat
1968-1978 Gérard Lom
1978-1982 Jean-Claude Pétuya
1982- 1984 Robert Bernos Jean-Paul Basly
1984-1985 Jean-Claude Pétuya
1985- 1988 Michel Camptort
Noël Guillemot
1988- 1989 Jean-Pierre Peys
1989- 1990 Jean-Bernard Duplantier Gérard Brusque
1990 - 1991 Jean Capdouze
Gerard Poeydomenge
1991 - 1994 Christian Martinez Jean Capdouze
1994 - 1995 Jean-Marie Néri
Gérard Mariné
1995 - 1998 Jean-Louis Luneau
Francis Léta
Coupe de France Yves-du-Manoir 1997
1998 - 1999 Maurice Lesgourgues
Jean-Michel Aguirre
1999 - 2000 Jacques Brunel
Jean-Michel Aguirre
Challenge Européen 2000
2000 - 2001 Jacques Brunel Frédéric Torossian
2001 - 2002 Frédéric Torossian Antranik Torossian
2002 - 2003 Jean-Louis Luneau
(directeur sportif)
Frédéric Torossian
Jean-Philippe Coyola
2003 - 2004 Frédéric Torossian
Jean-Philippe Cariat
2004 - 2005 Laurent Rodriguez
Yannick Vignette
Finale du Challenge Européen 2005
2005 - 2006 Pierre Bouisset Thierry Mentières
Yannick Vignette
2006 - 2008 Jean-Bernard Duplantier
Yannick Vignette
2008 - 2011 Joël Rey
Conrad Stoltz
2011 - 2014 Joël Rey
David Aucagne
Finales d'accession du championnat
de France de Pro D2 2012 et 2013
2014 - 2016 Simon Mannix (manager) Joël Rey (avants)
Andrés Bordoy (mêlée)
David Aucagne (arrières)
Championnat de France de Pro D2 2015
2016 - 2018 Carl Hayman (avants)
Andrés Bordoy (mêlée)
Frédéric Manca (arrières)
Demi-finaliste du Challenge européen
2018 - Carl Hayman (avants)
Paul Tito (touche)
Frédéric Manca (arrières)
Conrad Smith (défense)
- Nicolas Godignon (avants)
Paul Tito (touche)
Frédéric Manca (arrières)
Conrad Smith (défense)
- Nicolas Godignon (avants)
Frédéric Manca (arrières)
Paul Tito (touche)
Conrad Smith (défense)
- Paul Tito (avants)
Thomas Domingo (mêlée)
Conrad Smith (défense)
Geoffrey Lanne-Petit (arrières)
- Paul Tito (avants)
Thomas Domingo (mêlée)
Geoffrey Lanne-Petit (arrières)
Conrad Smith (défense, jusqu'en février)
- Drapeau de la France Sébastien Piqueronies (manager) Paul Tito (avants)
Thomas Domingo (mêlée)
Geoffrey Lanne-Petit (arrières)
- Thomas Domingo (mêlée)
Geoffrey Lanne-Petit (arrières)

Drapeau de la France Thomas Choveau (avants)

Présidents successifs[modifier | modifier le code]

Présidents de la Section paloise
Rang Nom Période
1 Dr Pélizza Duboué 1902 - 1905
2 M. J. Dulau 1905 - 1919
3 M. Gascogne 1919 - 1922
4 M. Valenton 1922 - 1931
5 M. Érize 1931 - 1932
6 Charles Lagarde 1932 - 1952
7 Albert Cazenave 1952 - 1968
8 Pierre Bochet 1968 - 1970
9 Denis Labau 1970 -1976
10 Jean Broqué 1976 - 1977
11 Yves Baradat 1977 - 1979,
1985 - 1991
12 François Moncla 1979 - 1985
13 Yves Tour 1991 - 1995
14 Pierre Labourdette 1995 - 1998
15 André Lestorte 1998 - 2005
16 Joachim Alvarez 2005 - 2006
17 Bernard Pontneau dep. 2006
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Président de la Section paloise.

Jusqu'en 1995, la Section paloise est une entité juridique unique donc le président de la structure omnisports est considéré comme le président du club de rugby malgré la présence d'un président de la commission rugby. Ainsi, le premier président est le docteur Pélizza Duboué qui prend les commandes lors de l'adoption des statuts et de l'élection du bureau le dans la halle-neuve de Pau. Depuis sa création, la Section paloise a vu dix-sept présidents se succéder tout en sachant que le mandat présidentiel fut limiter à deux mandats de trois ans[87] pendant une longue période. Le successeur du Dr Pélizza Duboué est Mr Dulau à partir de 1905. Ce dernier s'occupait déjà de la commission athlétisme, au cours de son mandat il va s'avérer être un président bâtisseur avec le stade de la Croix du Prince et ouvert à l'international. Il organise des rencontres de rugby face à des clubs britanniques et accueille le gallois Tom Potter au sein de l'équipe.

Bernard Pontneau, président depuis 2006, en 2016.

Le sixième président du club, Charles Lagarde, marque particulièrement le club de sa présidence durant une vingtaine d'années. Plus globalement, celui-ci se trouve impliqué dans la plupart[88] des activités du club jusqu'au cinquantième anniversaire de celui-ci en 1952. Son credo sera de développer la fonction omnisports d'un club qu'il veut ouvert et divers dans sa pratique sportive. Charles Lagarde n'aura de cesse de développer la renommée du club, notamment au travers d'innombrables articles tenues dans les journaux locaux pour relater les activités de la Section paloise dans tous les domaines.

Né la même année que la Section paloise, Albert Cazenave prend le relais de Charles Lagarde pendant une quinzaine d'années. Albert Cazenave est également une figure marquante pour le club en tant que joueur et capitaine de l'équipe de rugby, entraîneur de l'équipe championne de France en 1948 puis président du club omnisports. Sous sa présidence, le club remporte le dernier de ses Brennus en 1964 et atteint régulièrement les dernières parties des phases finales.

Grand personnage du sport français et légende de la Section, François Moncla prend la présidence du club à partir de 1979 après avoir entraîné puis présidé la commission rugby. Sous la présidence d'Yves Tour, la Section paloise change ses statuts et devient en 1995 une association regroupant des associations indépendantes[89], Pierre Labourdette en est le premier président. En 1998, la création de la SAOS Section paloise rugby pro sépare la fonction de président de la partie associative et de la partie professionnelle. L'actuel président de cette entité professionnelle est Bernard Pontneau depuis 2006, ce dernier est également à la tête du groupe Varel Europe qui exporte des têtes de forage pour l'industrie pétrolière[90].

Structures du club[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

La Section paloise a fait ses débuts au sein du champ Bourda situé rive gauche du gave de Pau. Non loin de là, le club s'installe en 1910 dans le stade de la Croix du Prince qui deviendra son antre jusqu'en 1990 et qui verra se dérouler les plus belles pages de l'histoire du club. Bâti à l'anglaise avec des tribunes en bois situées très près du jeu, la Croix du Prince subira des rénovations importantes en 1913 et 1952 pour accueillir un public toujours plus nombreux. La particularité de ce stade est également de se situer au sein du tissu urbain de la ville. L'atmosphère singulière de ce stade, la proximité du public et sa ferveur feront de la Croix du Prince une enceinte particulière pour le rugby français au même titre que le stade Mayol de Toulon par exemple.

Se dégradant lentement au fil des années, ne répondant plus aux exigences du rugby moderne et disposant de possibilités d'extensions très limitées, l'équipe première de la Section paloise quitte la pelouse de la Croix du Prince à partir de 1990 pour rejoindre le Stade du Hameau situé dans une zone peu urbanisée de la ville. La première version de ce stade a été réalisée en 1948 pour la pratique sportive des militaires présents sur ce même site du Hameau, il est ensuite racheté par la ville en 1983 puis rénové en 1988 pour accueillir par la suite les matchs de la Section paloise et du Pau FC. À partir du début de la saison 2016-2017, la Section paloise sera le seul occupant du stade[91]. Un vaste plan de rénovation est annoncé en fin d'année 2016, ce qui permet au club de disposer d'un stade de 15 028 places contre un peu plus de 7 000 avant rénovation[92]. Le stade de la Croix du Prince est, quant à lui, toujours utilisé par les équipes de jeunes et les espoirs du club qui continuent de faire vivre ce stade mythique du rugby béarnais, il attend malgré tout de subir une rénovation[93] plus que nécessaire pour sa pérennité.

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Centre Macron d'Entrainement[modifier | modifier le code]

Le centre d'entrainement de la Section paloise est situé à Pau, dans le quartier de l'Ousse des Bois. Le centre est en réalité l'ancien « stade Pedeutour » du Pau Football Club, renommé Stade de l'Ousse des Bois en 1968.

Le stade a été construit sur les rives de l'Ousse des Bois par le club de rugby de l'ASOP en 1961-1962. Le terrain appartenait alors à un agriculteur et était situé en pleine campagne. Le grand ensemble de L’Ousse des Bois est construit cinq ans plus tard à proximité.

La ville de Pau acquiert l'ancien « stade Pedeutour » afin de l'aménager pour les clubs locaux pour un montant de 22 millions d'anciens francs en 1965[94]. Les aménagements du stade pour accueillir le Pau FC débutent à partir de 1967[95]. Le stade est ainsi inauguré en grandes pompes le face aux voisins aragonais du Real Saragosse, finaliste de la Coupe des villes de foires en 1964 et 1966.

Après l'abandon du projet de rénovation, ce stade est devenu aujourd'hui le centre d'entrainement de la Section Paloise[96],[97].

Le centre d'entrainement porte le nom de l’équipementier italien, Macron. La Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées a contribué au financement à hauteur de 300 000 euros et le Département des Pyrénées-Atlantiques 200 000 euros[98].

Centre de formation[modifier | modifier le code]

Le centre de formation de la Section paloise[99] est agréé par le ministère de la Jeunesse et des Sports[100] et la LNR. Il est dirigé par Lucas Broto[75] et accueille lors de la saison 2020-2021 un total de 24 joueurs. La plupart des joueurs évoluent au sein de l'équipe espoir de la Section, mais une dizaine de membres du centre de formation participent déjà de manière régulière à des matchs de l'équipe première. L'objectif du centre est de préparer ses membres à devenir un jour rugbyman professionnel, donc ces derniers suivent le même rythme sportif que la structure professionnelle. Néanmoins le cursus est accompagné d'un double projet éducatif avec un suivi scolaire.


Effectif 2020-2021 du centre de formation[101],[102]
Nom Poste Naissance Nationalité sportive
Rayne Barka Talonneur 5 février 1999 Drapeau de la France France
Louis Barrère Talonneur 5 février 2001 Drapeau de la France France
Téo Bordenave Pilier 10 août 2001 Drapeau de la France France
Dorian Ciosse Pilier 2 janvier 2002 Drapeau de la France France
Nicolas Corato Pilier 7 octobre 1997 Drapeau de la France France
Gysbert Du Preez Deuxième ligne 20 février 2001 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud
Clément Fournier Troisième ligne 6 mai 2000 Drapeau de la France France
Baptiste Lemé Troisième ligne 18 août 2002 Drapeau de la France France
Kévin Moulou Deuxième ligne 22 septembre 2003 Drapeau de la France France
Bame Malesu Pilier 23 avril 2001 Drapeau du Botswana Botswana
Basi Malesu Pilier 23 avril 2001 Drapeau du Botswana Botswana
Baptiste Pesenti Troisième ligne Drapeau de la France France
Thomas Poulain Pilier 28 mars 2001 Drapeau de la France France
Arnaud Puyo Troisième ligne 25 avril 2003 Drapeau de la France France
Gabriel Souverbie Troisième ligne 16 décembre 2000 Drapeau de la France France
Hubert Texier Troisième ligne 18 avril 2000 Drapeau de la France France
Luc Ignace Véa Pilier 31 juillet 2002 Drapeaux de la Nouvelle-Calédonie France
Eoghan Barrett Ailier 31 mai 1999 Drapeau de l'Irlande Irlande
Quentin Bourdieu Ailier 25 juillet 2001 Drapeau de la France France
Baptiste Couchinave Centre 25 janvier 1998 Drapeau de la France France
Thibault Debaes Demi d'ouverture 30 novembre 2001 Drapeau de la France France
Paul Jambon Demi de mêlée 15 janvier 2002 Drapeau de la France France
Hugo Le Gall Ailier 16 juin 1999 Drapeau de la France France
Vincent Pinto Ailier Drapeau de la France France
Clément Tisnerat Arrière 5 janvier 1999 Drapeau de la France France
Bastien Tugayé Demi d'ouverture 1 février 2000 Drapeau de la France France
Vaea Tutuila Vaea Centre 22 décembre 2000 Drapeau des Tonga Tonga
Clément Vercruysse Demi de mêlée 2 octobre 2000 Drapeau de la France France

Équipe féminine[modifier | modifier le code]

Rencontre de championnat de Fédérale 1 féminine entre l'US Dax et l'association Section paloise, en .

L'implication de la Section paloise est double au niveau féminin. Effectivement, la structure professionnelle est présente par le biais d'un partenariat conclu avec le club du RC Lons (champion de France en 2012), à partir de la saison 2015-2016 celui-ci prend le nom de Lons rugby féminin Béarn Pyrénées[103]. De son côté l'association de la Section paloise a créé une section féminine[104] à partir de la saison 2015-2016 en intégrant plusieurs équipes de l'agglomération paloise.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Statut juridique et légal[modifier | modifier le code]

Avant l'année 1995, les instances qui dirigent le rugby, que ce soit l'IRB au niveau mondial ou la FFR au niveau national, prohibaient la pratique du rugby professionnel. La Section paloise était ainsi organisée sous la forme associative. Le 1er juillet 1998, à la demande de la LNR, nouvelle entité chargée de gérer le rugby professionnel en France, tous les clubs de l'élite du rugby français ont changé de statut pour créer une structure professionnelle chargée de s'occuper de l'équipe première et de son centre de formation. Au sein du club, cette mesure s'est traduite par la création de la SAOS Section paloise rugby pro, transformée en SASP à partir de 2001.

Organigramme[modifier | modifier le code]

Gouvernance de la SASP[75] Secteur amateur (association)
Président : Bernard Ponteneau

Directeur général : Pierre Lahore

Directeur délégué : Hugues Verrier

Président de l’association : Pierre Desclaux

Budget[modifier | modifier le code]

Le budget de la Section paloise a considérablement augmenté au début de la saison 2012-2013 grâce notamment à l'investissement important du groupe Total. Celui-ci est très présent à Pau au travers de son centre de recherche scientifique CSTJF. Total a de grandes ambitions pour le club et a souhaité renforcer ses moyens financiers afin d'atteindre dans un horizon de trois saisons le Top 14, objectif finalement réalisé lors de la saison 2014-2015. Total a profité du passage dans l'élite du rugby français pour renforcer encore une fois son partenariat avec une aide passant de 2,5 M€ à 4,5 M€[105]. À côté de ce partenaire majeur, d'autres acteurs économiques locaux[106] fournissent à la Section Paloise une aide précieuse à l'image de la Communauté d'Agglomération Pau Béarn Pyrénées, Teréga, la Cave de Gan Jurançon, Cancé, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne, Autaa, Euralis et de divers acteurs institutionnels (le Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques, la Région Nouvelle-Aquitaine...).

Budget prévisionnel de la SASP Section paloise rugby pro
Saison 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020
Budget prévisionnel 6,5 M€[107] 6,5 M€[108] 6,6 M€[109] 8,6 M€[110] 9,116 M€[111] 10,392 M€ [112] 18,613 M€ [113] 21,705 M€ [114] 23,866 M€ [115]
Variation - + 0,0 % + 1,1 % + 30,8 % + 2,3 % + 13,99 % + 79.11 % + 16.61 % + 9.96 %

Équipementiers[modifier | modifier le code]

Le club est depuis la saison 2012-2013 équipé en maillots et divers accessoires de rugby par l'entreprise Italienne Macron. Avant elle, c'est l'équipementier Le Coq sportif puis Proact qui fournissait la Section paloise. Un second équipementier, Rhino Rugby, fournit également la Section paloise. Leurs matériels sont utilisés par les joueurs à l'entraînement (jougs de mêlée, sac de plaquage, etc) ou en match (trousse de soin, casques, etc).

En 2020, la Section paloise annonce prendre des engagements écologiques.

Ainsi en août 2020,  La section et son équipementier Macron, en partenariat avec son sponsor principal Total, dévoilent le premier maillot de supporters 100% "vert" du Top 14. Il s'agit d'une tunique dite "réplica" produite à 100 % à partir de matières plastiques recyclées, qui sera disponible lors de la saison 2020-2021[116].

Soutien et image[modifier | modifier le code]

Groupes de supporters[modifier | modifier le code]

Il existe aujourd'hui deux associations de supporters[117] :

  • Le 16e homme
  • Les amis de la Section

Parmi les personnalités supportant la Section, on peut citer Jean-Michel Larqué[118], Isabelle Ithurburu[119] ou encore Yves Camdeborde[120]. Denis Lalanne était un fan de la Section et d'Auguste Lassalle[121].

Affluence[modifier | modifier le code]

L'affluence moyenne des matchs joués au stade du Hameau a particulièrement augmenté à partir de la saison 2012-2013, cette saison faisait suite à la première finale d'accession en Top 14 jouée par le club à la fin de la saison 2011-2012. Par la suite, et les résultats sportifs aidants, le public est venu toujours plus nombreux au stade. Le club bénéficiera d'une enceinte modernisée et agrandie à partir de la fin de l'année 2016, ce qui permettra d'accompagner la hausse de l'affluence.

Affluence moyenne par match joué à domicile de la Section paloise
Saison 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017
Affluence 6 045[122] 5 617[123] 5 500[124] 5 354[125] 6 355[126] 6 869[127] 8 752[128] 12 354[129]
Variation - - 7,1 % - 2,1 % - 2,7 % + 18,7 % + 8,1 % + 27,4 % + 41.2 %

Rivalités[modifier | modifier le code]

La forte densité de clubs de rugby présents dans le sud-ouest de la France a entraîné de nombreuses rivalités entre la Section paloise et les autres grands clubs historiques des pays de l'Adour: Aviron bayonnais, Biarritz olympique, Stadoceste tarbais, FC Lourdes, Stade montois ou US Dax[130],[131].

En Béarn, la rivalité s'est essentiellement concentrée autour des affrontements souvent musclés face au Football club oloronais, également surnommé Fécéo.

Le Stadoceste tarbais de Jules Soulé est l'autre grand rival historique depuis les années 1910[132],[133].

A noter, l'Aviron bayonnais ne s'est plus imposé à Pau face à la Section depuis 1946[134].

Médias[modifier | modifier le code]

La Section paloise dispose de plusieurs médias officiels avec en premier lieu son site internet section-paloise.com. Le club est également présent sur les réseaux sociaux avec une page Facebook, des comptes Twitter et Instagram ainsi qu'une chaîne YouTube. Le club est également suivi par plusieurs médias locaux, dont France Bleu Béarn qui retransmet tous ses matchs de championnat. L'actualité du club est également relayée par la presse quotidienne au travers de La République des Pyrénées et de Sud Ouest.

Engagement environnemental[modifier | modifier le code]

Depuis 2017, la Section multiplie les actions environnementales, sous le label "Section Responsable"[135]. Ainsi le club a cessé la distribution de prospectus, remplacés par une application smartphone[136].

L'ancien joueur Julien Pierre, avec son label Fair Play For Planet est désormais l'ambassadeur de la conduite éco-responsable du club[137].

De plus, dans une vidéo réalisée par Publicis Sport en collaboration avec l’agence Marcel, la Section Paloise dévoile un nouveau maillot pour les supporters élaboré à partie de matériaux 100% recyclés, appelé le "Maillot le plus Vert"[138]. D'après le club, ce maillot doit être "le symbole de la démarche écoresponsable dans laquelle la Section souhaite s’inscrire sur le long terme."[139]

Enfin, la restauration au Stade du Hameau privilégie exclusivement les circuits courts[140].

Le club a ainsi pris la décision de cesser la vente de sandwiches de restauration rapide. Le club a ainsi mis en place un service de restauration appelé “Section Gourmande” qui a vocation à faire appel aux artisans et producteurs locaux[141].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Cette dernière année a vu la disparition du Challenge Yves Du Manoir, la dénomination officielle était Coupe de France Yves du Manoir.
  3. La compétition s'appelait Bouclier européen à cette date.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Association Section paloise rugby
  2. Jean-Pierre Augustin, « La percée du football en terre de rugby. L'exemple du sud-ouest français et de l'agglomération bordelaise », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol. 26, no 1,‎ , p. 97–110 (DOI 10.3406/xxs.1990.2973, lire en ligne, consulté le )
  3. « Fête au Lycée », sur L'Indépendant des Basses-Pyrénées, (consulté le )
  4. « Coquelicots de Pau », L'Indépendant des Basses-Pyrénées,‎ (lire en ligne)
  5. « Stade Palois », sur Gallica, L'Indépendant des Basses-Pyrénées, (consulté le )
  6. « Rencontre de Barette », L'Indépendant des Basses-Pyrénées,‎ (lire en ligne)
  7. « Stade Béarnais », sur Gallica, L'Indépendant des Basses-Pyrénées, (consulté le )
  8. « Exposition_Rugby_Musee_du_Sport », sur www.diplomatie.gouv.fr
  9. « Barette », L'Indépendant des Basses-Pyrénées,‎ (lire en ligne)
  10. « Stade Palois », L'Indépendant des Basses-Pyrénées,‎ (lire en ligne)
  11. « Récaborde ne veut pas passer pour un racoleur. », sur Gallica, Midi olympique, (consulté le )
  12. « Foot-ball-Rugby », L'Indépendant des Basses-Pyrénées,‎ (lire en ligne)
  13. Paul Mirat, Autrefois Pau, Anglet, Atlantica, , 245 p. (ISBN 2-84394-648-4, notice BnF no FRBNF39044135), p. 228.
  14. a et b « Souvenirs, souvenirs : un siècle de passion pour la Section ! », sur larepubliquedespyrenees.fr, (consulté le ).
  15. « Section Paloise bat US Quillan », sur Le Miroir des sports, (consulté le )
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  17. Henri Garcia 1996, p. 258.
  18. « Grenoble », sur http://www.rugbyarchive.net/ (consulté le )
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  20. Un siècle en vert et blanc, 2001, p. 159
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]