Sauveterre-de-Béarn

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Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn, le pont de la Légende.
Sauveterre-de-Béarn, le pont de la Légende.
Blason de Sauveterre-de-Béarn
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Orthez et Terres des Gaves et du Sel
Intercommunalité Communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
Maire
Mandat
Jean Labour
2014-2020
Code postal 64390
Code commune 64513
Démographie
Gentilé Sauveterrien(ne)
Population
municipale
1 419 hab. (2014)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 02″ nord, 0° 56′ 19″ ouest
Altitude Min. 44 m – Max. 205 m
Superficie 14,54 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sauveterre-de-bearn.fr

Sauveterre-de-Béarn est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Sauveterriens[1].

À la frontière du Béarn, cette petite cité médiévale construite sur escarpement rocheux bénéficie de sa situation au carrefour de la Soule et de la Basse Navarre. Sauveterre possède d'importants vestiges médiévaux : église Saint-André, tour Monréal, pont de la Légende et restes de fortifications. Au pied de la cité s'écoule le gave d'Oloron.

La ville est une étape de l'une des principales voies de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, la Via Lemovicensis (ou voie de Vézelay).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Au cœur du Béarn des gaves, Sauveterre-de-Béarn est située près du gave d'Oloron. Le village est bâti sur un escarpement rocheux qui domine celui-ci. Depuis l'esplanade de la Mairie, se profilent les Pyrénées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue sur le gave d'Oloron.

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, l'arrèc Héuré (et les affluents de ce dernier, l'arrèc Baraillou, le ruisseau de Mailhos et l'arriou de Berdigué), l'Arrioutèque[3] (et l'affluent de ce dernier, le ruisseau de Rance).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • les Agnès ;
  • las Bordes ;
  • Castéra ;
  • Oreyte (uni en 1829 à Sauveterre-de-Béarn) ;
  • Sunarthe (uni en 1829 à Sauveterre-de-Béarn) ;
  • la Ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique sous l’influence landaise et montagnarde (pluviométrie légèrement inférieure), encore soumis aux dépressions atlantiques, aux vents d’ouest et du sud. La pluviométrie est élevée (1 180 mm/an environ) mais irrégulière dans l’année quand on considère l’intensité des précipitations. En volume, les pluies sont régulièrement réparties dans l’année avec cependant un déficit estival. L’intensité des pluies au printemps, à l’été (orages) est forte, par rapport aux pluies hivernales (moins brutales). Les températures sont modérées toute l’année avec quelques jours de gel par an (33 jours environ).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sauveterre-de-Béarn
Oraàs Salies-de-Béarn Burgaronne
Athos-Aspis Sauveterre-de-Béarn Andrein
Autevielle-Saint-Martin-Bideren Saint-Gladie-Arrive-Munein

Guinarthe-Parenties
Barraute-Camu

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Sauveterre-de-Béarn est distante d’environ 15 km de la sortie autoroutière de l’A64 reliant Pau et Bayonne.

Elle est aussi desservie par :

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 17 km, de Puyoô. La gare d’Orthez se situe néanmoins à 22 km de Sauveterre-de-Béarn.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sauveterre est mentionné dès le XIe siècle[3] (d'après Pierre de Marca[4]), et apparaît sous les formes Salvaterra (1235[3], réformation de Béarn[5]), Sanctus-Andreas de Salvaterra (1251[3], cartulaire d'Oloron[6]), Saubaterra (1253[3], titres de Béarn[7]), Saubeterre (1273[3], hommages de Béarn[8]), Saubaterre (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[9]), Sent-Anthoni de Saubaterre (1471[3], contrats d'Ohix[10]) et Salvatierra (1520[3], titres de Béarn[7]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Les Agnès, hameau de Sauveterre, est mentionné sous la forme lo parsan deus Aignes en 1538[3] (réformation de Béarn[5]).

Le toponyme Oreyte apparaît sous les formes Oreite (1273[3]), Oreyta (1305[3], titres de Béarn[7]), Oreyte (1307[3], cartulaire d'Orthez[11]), Erreyti (1397[3], notaires de Navarrenx[12]), Horeyte (1538[3], réformation de Béarn[5]) et Oréite (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]).

L'Arrioutèque ou Rioutèque est un hydronyme désignant un affluent du gave de Pau, cité sous les graphies l'arriu de Ariuteca (1538[3], réformation de Béarn[5]) et Riutèque (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Le toponyme Sunarthe apparaît sous les formes Sunarte (1385[3], censier de Béarn[13]) et Sunarta (1538[3], réformation de Béarn[5]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Sauvatèrra.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans Sauveterre et ses environs subsistent des vestiges de sites protohistoriques, comme le montre l'existence des lieux-dits « touroun » et « castéra ».

Le touroun est une enceinte circulaire de type « oppidum isolé ». Il s'agit d'une colline pourvue d'un parapet en terre. Il a un rôle de défense, d'observation et de communication avec le castéra. Le touroun de Sauveterre se situe à l'emplacement du château vicomtal construit au Moyen Âge. Il surplombait le gave d'Oloron et devait permettre de surveiller un pont en bois en contrebas.

Le mot « castéra » vient du latin « castrum ». Il s'agit d'un camp retranché. Le lieu-dit « castéra » à Sauveterre se trouve à environ 3 km au nord de la ville. Il présente une enceinte de forme elliptique ainsi qu'un fossé.

Ainsi, même si la ville de Sauveterre n'existait pas encore à cette époque, ces vestiges protohistoriques montrent bien qu’il y a eu une occupation du site bien avant le Moyen Âge.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vue sur la cité médiévale avec le gave d'Oloron.

On trouve la première mention connue du nom de Sauveterre dans le cartulaire de Dax, écrit vers 1120. Ce cartulaire explique que vers 1055, un certain « Loup Brasc de Sauveterre » est envoyé par le vicomte d’Oloron, Loup Aner, pour déloger le clergé dacquois au profit de l’évêché d’Oloron du Garenx et du Reveset (région environnant Sauveterre). Sa mission accomplie, Loup Brasc reçut un cheval de guerre de grand prix et gouverna la ville de Sauveterre. Sauveterre appartient donc désormais à la vicomté et à l’évêché d’Oloron. Peu de temps après, la vicomté d’Oloron est rattachée à la vicomté de Béarn : Sauveterre fait alors partie du Béarn.

A cette époque, Sauveterre ou « Saubaterre » en béarnais, est une ville construite sur un escarpement rocheux surplombant le Gave d'Oloron. La cité médiévale faisait face à la Soule et au royaume de Navarre au sud, ainsi qu'à la Gascogne au nord-ouest. Sauveterre a donc pour rôle de défendre les frontières sud et ouest du Béarn. La ville forme un premier bourg, organisé autour du château, qui domine le pont enjambant le gave d’Oloron. Il s'agit du « bourg Mayou », ou « bourg Majeur » en béarnais.

Entre la deuxième moitié du XIIe siècle et la première moitié du XIIIe siècle, une église au nom de Saint-André est édifiée. Cette vaste église est construite hors du premier bourg. Un deuxième bourg, « le bourg Saint-André », va donc se créer autour de cette église. On construit notamment dans ce nouveau bourg la tour Monréal.

La création du bourg Saint-André coïncide avec le nom de Sauveterre. En effet, Sauveterre ou Salva Terra en latin signifie « la terre sauve ». Ce nom désigne une installation médiévale sous protection ecclésiastique : les Sauvetés, développées durant le XIe siècle et le XIIe siècle. Une sauveté était délimitée par des croix et par des fortifications autour d’une église.

Le bourg Saint-André aurait donc pu être construit au XIIe siècle par les évêques d’Oloron qui avaient un pouvoir encore persistant dans la région, et qui étaient alliés aux vicomtes de Béarn. Sauveterre serait donc une sauveté particulière car le vicomte et le clergé possédaient deux bourgs distincts dans la même ville. La tour Monréal qui est située juste à côté de l’église Saint-André pourrait alors être le palais épiscopal des évêques d’Oloron.

Au Moyen Âge, Sauveterre-de-Béarn devient l'un des principaux bourgs de la Vicomté de Béarn d'un point de vue économique et militaire. La cité devient également une halte indispensable pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle car la cité est située sur la voie de Vézelay.

Au XIIIe siècle, Gaston VII de Béarn renforce les fortifications de Sauveterre-de-Béarn. Il fait reconstruire ou rénover le château vicomtal, l'hôpital des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle et fortifie un pont primitif. Il meurt en 1290 en son château de Sauveterre.

En l'an 1276, Philippe III le Hardi, roi de France, décide de rétablir sa sœur, Blanche de France, sur le trône de Castille. Pour cela, le roi de France décide de lever en été un ost[14] considérable afin d’envahir la Castille. L’armée française s’arrêta à Sauveterre de Béarn et ne franchit pas les Pyrénées, faute de vivres suffisants et car l’hiver arrivait. Les troupes françaises rebroussèrent chemin en novembre de la même année.

Vue sur la Tour Monréal et le Pont de la Légende.

Au XIVe siècle, le règne de Gaston Fébus apporte beaucoup à Sauveterre-de-Béarn. En pleine guerre de cent ans, Gaston Fébus obtient l’indépendance du Béarn. Sauveterre prospère encore d’avantage grâce à sa situation au carrefour de la voie Est-Ouest, entre Toulouse, située dans le royaume de France, et Bayonne, qui se situe en Gascogne anglaise, et la voie Nord-Sud reliée à l’Espagne. Les fortifications de Sauveterre-de-Béarn sont également renforcées et améliorées. Le château de Sauveterre et le pont, construits par Gaston VII de Béarn, sont remaniés par Gaston Fébus. Le pont prend alors son allure définitive, celle du pont de la Légende. Enfin, le 10 juin 1364, sur la demande de Gaston Fébus, le Pape Urbain V autorise l'installation des Carmes à Sauveterre. Gaston Fébus meurt en 1391, dans la forêt de L'Hôpital-d'Orion lors d’une partie de chasse. Son corps est alors ramené dans le château de Sauveterre, la ville la plus proche. Il fut ensuite inhumé au couvent des Jacobins à Orthez.

Paul Raymond3 note qu'en 1385, Sauveterre comptait 226 feux, ce qui fait l'un des centres de population les plus importants du Béarn. Son bailliage comprenait également les paroisses de Carresse, Cassaber, ainsi que celles incluses dans les subdivisions de Garenx14 et dans la viguerie de Mongaston15.

Au XVe siècle, la cité est toujours une ville-frontière économique, de garnison et de réception royale. En effet, lors de la campagne de Catalogne (1456-1466), en 1462 puis en 1463, Gaston IV de Foix-Béarn reçoit le roi de France Louis XI à Sauveterre. Ce dernier rencontre en 1462 Jean II, roi d’Aragon, sur le pont d’Osserain. Les vicomtes de Béarn, deviennent légitimement rois de Navarre à la suite  d’une guerre de succession  en 1479. Sauveterre jouera un rôle important dans l’indépendance de la Navarre durant le XVIe siècle grâce à son statut de ville-frontière. Un troisième bourg, « le bourg Pléguignou » va être totalement réaménagé comme un bourg militaire face à la Navarre. L’arsenal y est d’ailleurs édifié dès le XVe siècle.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vue depuis le Pont de la Légende

Au XVIe siècle, la ville de Sauveterre subit plusieurs revers.

En 1512 et en 1513, Jean d’Albret, soutenu par le royaume de France, essaie vainement de reconquérir la Haute-Navarre perdue face à Ferdinand de Castille. Les troupes françaises et béarnaises sont stationnées à Sauveterre et les attaques partent de la cité.

En 1523, Henri d’Albret, vicomte de Béarn, essayant en vain de reconquérir la Haute-Navarre perdue par son père Jean d’Albret, profite du différend entre le roi de France François Ier et le roi d'Espagne Charles Quint. La France envahit alors la Navarre et prend Pampelune. Suite à quoi Charles Quint contre-attaque, récupère la Haute-Navarre et envahit la Basse-Navarre. L’Espagne de Charles Quint, sous le commandement de Philibert de Challon, prince d’Orange, veut alors envahir le royaume de France. Pour cela, Philibert de Challon doit passer par le Béarn, et en 1523, il se retrouve devant Sauveterre. Le 16 novembre 1523, le prince d’Orange assaille la cité de Sauveterre qui capitule[15]. Cependant, le 2 décembre de la même année, le baron de Miossens et une petite troupe béarnaise parvient à reprendre Sauveterre.

Par la suite, la situation se rétablit et la Navarre est coupée en deux : la Haute-Navarre est sous domination espagnole tandis que la Basse-Navarre est conservée par le Béarn.

Pendant les guerres de religion, Sauveterre tout comme le Béarn devient protestante. Ville-frontière calviniste face aux Basques catholiques, Sauveterre est attaquée par les Basques en 1569. La ville est alors récupérée par la force, par un lieutenant soumis aux ordres de Jeanne d’Albret. A cette époque, le culte catholique est interdit dans la cité et le couvent des Carmes détruit ; les religieux sont bannis et exilés. L’église Saint-André est cependant épargnée et conservée pour l’exercice du culte protestant. Un temple est édifié par la suite. Le fort Tolose est également construit en 1580 afin de protéger le rempart nord de Sauveterre de potentielles attaques de la part du royaume de France catholique.

Lors de ces deux mises à sac, Sauveterre subit beaucoup de dégâts et perd de nombreux habitants. Elle reste pourtant un centre de pouvoir et de décision.

Dès le début du XVIIe siècle, en 1606, est créé dans la ville le siège d’une sénéchaussée[16] où des décisions de justice sont rendues, ce qui donne à la ville un second souffle. En 1620, le Béarn est rattaché au Royaume de France. Le château n'est alors conservé que pour abriter des geôles.

En 1732, une crue emporte le pont de la Réclusy, le pont du Miéy et une partie du pont de la Légende. Ils ne seront pas reconstruits, faute de moyens. Un système de bac sera alors mis en place.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1795, un nouveau pont est édifié mais la ville a déjà perdu beaucoup de son attrait commercial.

Lors de la Révolution, la sénéchaussée de Sauveterre est supprimée. Les sauveterriens, comme tous les béarnais, doivent alors abandonner le béarnais, langue qui fut celle de l’État souverain de Béarn.

En février 1814, suite à la perte de l’Espagne par Napoléon, l'armée de coalition anglo-portugaise sous le commandement du Marquis de Wellington envahit le sud de la France. Le Maréchal Soult a alors pour ordre d’empêcher la coalition anglo-portugaise de conquérir les villes de Bayonne, Bordeaux et Toulouse.

Le 24 février, quatre compagnies et un petit corps de cavalerie anglais passent le gave d’Oloron en aval du pont de Sauveterre[17]. Un régiment français attaqua aussitôt les troupes anglaises qui furent obligées de se retirer de l’autre côté du gave avec une perte de 90 hommes, dont quelques-uns furent noyés et 30 faits prisonniers.

Malgré cette victoire, les forces engagées dans le conflit de part et d'autre sont inégales, et les français sont contraints d'évacuer Sauveterre dans la nuit du 24 au 25 février. Avant de se retirer de la ville, ils détruisent le pont de Sauveterre. Les Anglais le réparent, entrent dans Sauveterre et occupent la ville. Deux jours plus tard, le 27 février a lieu la mémorable bataille d’Orthez, à 20 km de là.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le début du XIXe siècle voit l'urbanisation de Sauveterre-de-Béarn se modifier : les murailles sont égalisées au Nord et à l'Ouest, des espaces publics sont aménagés comme la Place Royale, et de nouveaux axes de circulation comme la route de Salies-de-Béarn sont ouverts.

En 1829, les hameaux d'Oreyte et de Sunarthe sont réunis à la cité.

Au  début du XXe siècle, Sauveterre avait deux gares[18]. L’une se situait sur la ligne Sauveterre-Oloron[19] et l’autre se trouvait sur la ligne Puyoô-Mauléon. Les deux lignes sont aujourd’hui fermées.

Héraldique, devise et légende[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à la vache d'or, au chef cousu d'azur chargé d'une croisette pattée d'argent.

Devise : « Saubaterre, boune terre, boune gen ».

Cette devise vient des écrits en occitan de Gaston Fébus, Sauveterre, bonne terre, bonne gens.

Légende : En l'an 1170, la vicomtesse Sancie, l’infante Léofas, attend un héritier lorsque meurt son époux, Gaston V, vicomte de Béarn. Leur enfant nouveau-né, « difforme en tout son corps », à son tour est frappé par la mort. Des rumeurs sont alors avancées : « Elle a tué son fils en lui donnant le jour ! ».

Son frère, Sanche, roi de Navarre, estime que Sancie devra subir par l’eau le jugement de Dieu. Elle est conduite en robe blanche, devant trois mille personnes, sur le Pont Vieux de Sauveterre. Elle est jetée dans le gave pieds et poings liés. Elle regagne pourtant la berge opposée au pont : Sancie est bien vivante, Sancie est innocente !

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Sauveterre-de-Béarn.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1908 Léon Bérard Centre-gauche Président du conseil général,
député (1910-1927), sénateur (1928-1944),
plusieurs fois ministre, ambassadeur au Vatican (1941-1944), académicien
1909 1944 Prosper Minvielle Républicain de gauche Conseiller général et député des Basses-Pyrénées (1928-1932)
1976 1994 Jean Récapet CNI-RPR  
1995 En cours Jean Labour SE  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de huit structures intercommunales[20] :

  • le centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
  • la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
  • le SIGOM : Syndicat intercommunal de Gaves d'Oloron et Mauléon pour la gestion des berges ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable du Saleys et des gaves ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
  • Bilta Garbi : traitements des déchets ;
  • Syndicat mixte pour la gestion du tourisme.

Sauveterre-de-Béarn accueille le siège du centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ainsi que ceux de la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn, du SIGOM et du syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Gurrea de Gállego (Espagne) depuis 1993[21]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 419 habitants, en augmentation de 4,72 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 166 1 105 1 284 1 368 1 632 1 518 1 629 1 696 1 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 606 1 544 1 505 1 388 1 518 1 522 1 602 1 553 1 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 586 1 564 1 534 1 289 1 295 1 380 1 221 1 238 1 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 264 1 354 1 572 1 515 1 366 1 304 1 347 1 424 1 419
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006 [25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un réseau d'artisans et de commerçants qui assurent le minimum des prestations nécessaires à la vie quotidienne de ses habitants : boulangerie, boucherie, supermarché, travaux du bâtiment, une offre de restauration de qualité avec la présence de restaurants et bars ouverts tant aux résidents qu’aux touristes de passage.

L’activité agro-alimentaire est effectivement une source d’emploi essentielle.

L’autre branche importante dans l’activité locale est la filière santé action sociale avec une maison de retraite et un centre médico-social.

L’agriculture représente aussi une partie des actifs non négligeable. Les exploitations agricoles sont essentiellement productrices de culture (maïs, blé, colza), mais aussi de viande de boucherie (blonde d’Aquitaine). L’ensemble de la commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty, concernant le fromage de brebis. Il existe le label rouge bovin viande sur la commune.

La commune a enfin une activité touristique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le pont de la Légende, Logo monument historique Classé MH (1886)[26]. Autrefois, trois ponts (le pont de la Légende, le pont du Miéy et le pont de la Réclusy) reliaient la rive droite à la rive gauche du gave d'Oloron. Mais en 1732, une violente crue centennale emporta une partie du pont de la Légende. Il ne reste désormais plus que la moitié de ce pont fortifié. C'est d'ailleurs sur ce pont que la reine Sancie aurait subi le jugement de Dieu en 1170. Gaston VII de Béarn (1229-1290) et Gaston Fébus (1349-1391) ont ensuite fortifié ce pont en y ajoutant tour, escalier à vis, chambre de manœuvre, bretèche et pont-levis. À l'entrée du pont, se trouvait l'hôpital Saint-Jacques des pèlerins de Compostelle.
  • La tour Monréal, Logo monument historique Classé MH (1886)[27] bâtie au cours du XIIe siècle, haute de 37 mètres, était une tour de défense et d'habitation. Elle servait à surveiller les incursions espagnoles et basques. Cette tour est classée aux monuments historiques depuis 1886. Elle abrite aujourd'hui la maquette reconstituant la cité médiévale de Sauveterre entre les XIIIe et XVIe siècles.
  • Le pigeonnier de Coulomme, ou maison Montpribat,  Inscrit MH (1981)[28] du XVIIe siècle. Il s'agit d'une maison de notable qui date de 1640.
  • La maison forte. Il s'agit d'un ancien bastion qui avait pour but de protéger la ville. Des meurtrières étaient disposées sur sa façade, elles sont de nos jours couvertes d'enduit.
  • L'arsenal[29] qui date du XVe siècle. La tour attenante date quant à elle du XIe siècle.
  • Le monument aux morts réalisé par le sculpteur Ernest Gabard.
  • Les ruines du château vicomtal,  Inscrit MH (2014)[30], bâti par Gaston VII de Béarn (1225-1290) et remanié par Gaston Fébus (1349-1391) au XIVe siècle.
  • L’hôtel de ville, ancienne demeure du XVIe siècle, autrefois propriété des "maquis de Nays, comtes de Salette".
  • La porte de Lester (XIIe siècle).
  • La porte du Datter,  Inscrit MH (1937)[31].
  • Les remparts (XIIe – XIXe siècles).
  • L’hôpital des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • Le fort Tolose qui a été construit en 1580 lors des guerres de Religion afin de renforcer les remparts nord de Sauveterre. Ses murs font 1,25 m d’épaisseur et sont percés de meurtrières. Il est entouré d'un fossé et il comprend un étage.


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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-André, Logo monument historique Classé MH (1912)[32]. Elle est fortifiée et de style romano-gothique (XIIe-XIIIe siècles). Sur le tympan de cette église sont représentés saint Matthieu (en jeune homme), saint Marc (en lion), saint Luc (en taureau) et saint Jean (en aigle).
  • La chapelle Saint-Martin de Sunarthe qui est une chapelle romane. Édifiée vers l'an 1250, elle faisait partie d'une abbaye laïque. Elle se situe sur le chemin de pèlerinage de Vézelay.
  • L'ancien couvent des Carmes fondé en 1364 sur la demande de Gaston Fébus. Ce couvent demeurera intact jusqu'en 1569, data à laquelle, après le saccage des Basques catholiques contre les protestants, tout le Béarn se replace sous l'autorité de Jeanne d'Albret. Les Carmes abjurent la foi catholique, ou sont pendus, ou jetés dans le puits du couvent.
  • La commanderie de Saint-Antoine ou couvent des Augustins. Sur la vieille porte plein cintre, sont gravées dans la pierre, les lettres "D.D.B." et au-dessous la date "14+60".
  • Le Temple Protestant a été bâti en 1808.
  • La commune se trouve sur la via Lemovicensis (ou voie limousine ou encore voie de Vézelay), nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.


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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Maquette de la cité médiévale de Sauveterre

En plein centre ville, la tour Monréal abrite une reconstitution au 1/100e de la cité médiévale. Cette maquette a été réalisée par un historien local, M. André Joseph Gastellu, au prix de milliers d’heures de travail minutieux ; elle est aujourd’hui mise en valeur par un son et lumière qui retrace les riches heures de la cité entre le XIIIe et le XVIe siècle. Autour de la maquette, des espaces sont dédiés au patrimoine de Sauveterre, à l’histoire du Béarn, de la Navarre et de la France.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Berges de l'Île de la Glère
  • L'île de la Glère est un espace classé Espace Naturel Sensible grâce à sa végétation (peupliers noirs, buis très abondants, galets de calcaire, d’ophite, de grès et de granit venus des vallées d’Aspe, d’Ossau, et de Barétous) ;
  • Le gave d'Oloron.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juillet : Médiévales ;
  • Août : fête de la blonde d'Aquitaine ;
  • Septembre : fêtes de Sauveterre.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire, d'un collège public (le collège Reine-Sancie), d'une école et d'un collège privés (le collège Saint-Joseph), ainsi que d'un lycée privé (le lycée privé rural Notre-Dame).

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle des sports, d'une salle de judo, d'un parcours pour canoë-kayak. Elle dispose aussi de trois courts de tennis, d'un terrain de pétanque, de trois frontons et d'un stade de rugby.

Plusieurs activités sportives sont proposées, dont :

  • le rugby : l’Union Stadiste Sauveterre Rugby (USSR) ainsi que l'Union Sportive Sauveterre (club historique champion de France) fusionné avec l'AS Salies sous le nom Rugby Club Béarnais.
  • le tennis : le Tennis Club Sauveterre de Béarn ;
  • le judo : le Judo Club Sauveterre ;
  • le basket : le Sauveterre Basket Club (SBC) ;
  • le cyclisme : le Vélo Sport Sauveterre ;
  • le canoë/kayak : l'Union sportive Sauveterrienne Canoë Kayak (USSCK) ;
  • la pelote : l’US Sauveterre Pelote.

L’omniprésence de trois poissons, saumon atlantique, alose et truite de mer, constitue le principal attrait de la pêche sportive. La commune dispose aussi des sentiers de randonnée.

Enfin la commune peut compter sur l'Association Sauveterre-de-Béarn Espace Culturel (ASEC) qui propose des cours de musique, de danse et toutes sortes de manifestations culturelles.

Santé[modifier | modifier le code]

La population peut bénéficier des services de la Maison de santé, tandis que, ostéopathes, infirmièr(e)s et pharmaciens renforcent le suivi médical local. Il y a aussi la présence d’une maison de retraite et d’un centre médico-social.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes,[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Sauveterre-de-Béarn
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
  4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. a, b, c, d et e Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. a, b et c Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Hommages de Béarn, manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Fors de Béarn, manuscrit du XIVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  10. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Cartulaire d'Orthez, dit Martinet, manuscrit du XIVe siècle au XVIIe siècle - Archives de la mairie d'Orthez
  12. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  14. Xavier HÉLARY, L'armée du roi de France: La guerre de Saint Louis à Philippe le Bel, EDI8, (ISBN 9782262041670, lire en ligne)
  15. « La Basse-Navarre dans la guerre de Navarre (1512-1530), récit historique, d’après Navarra, 1512-1530 de Pedro ESARTE MUNIAIN »
  16. France, Ordonnance du roi sur l'administration de la justice. [8 May 1788.], (lire en ligne)
  17. Histoire de la guerre dans la Peninsule et dans le midi de la France, depuis l'annee 1807 jusqu'à l'annee 1814; Publiee a Londres par W. F. P. Napier ... Traduction revue, corrigee, et enrichie de notes par ... Mathieu Dumas, Treuttel & Würtz, (lire en ligne)
  18. « LIGNES FERROVIAIRES HISTORIQUES ET TOURISTIQUES »
  19. Thierry MARTIN - SOLsTICes, « Archéologie Ferroviaire », sur archeoferroviaire.free.fr (consulté le 30 août 2016)
  20. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  21. Annuaire des villes jumelées
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'ancien pont »
  27. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur le château de Monréal »
  28. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur la maison Montpribat »
  29. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'arsenal
  30. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur le château vicomtal dit "Château Gaston Phoebus" »
  31. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'arsenal »
  32. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-André »
  33. Armorial de Béarn, 1696-1701 : extrait du recueil officiel dressé par ordre de Louis XIV [sous la direction de C. d'Hozier] / texte publié d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale et annoté par A. de Dufau de Maluquer,... et J.-B.-E. de Jaurgain... (lire en ligne)
  34. Armorial de Béarn, 1696-1701 : extrait du recueil officiel dressé par ordre de Louis XIV [sous la direction de C. d'Hozier] / texte publié d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale et annoté par A. de Dufau de Maluquer,... et J.-B.-E. de Jaurgain... (lire en ligne)
  35. Armorial de Béarn, 1696-1701 : extrait du recueil officiel dressé par ordre de Louis XIV [sous la direction de C. d'Hozier] / texte publié d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale et annoté par A. de Dufau de Maluquer,... et J.-B.-E. de Jaurgain... (lire en ligne)
  36. « Pierre-Gédéon, comte de Nolivos, commandeur de l'Ordre militaire de Saint-Louis, maréchal des camps & des armées du Roi, gouverneur-lieutenant-général pour Sa Majesté, des Isles françaises de l'Amérique Sous le Vent .. », sur archive.org (consulté le 16 août 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


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