Sauveterre-de-Béarn

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Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn, le pont de la Légende.
Blason de Sauveterre-de-Béarn
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Béarn des Gaves
Maire
Mandat
Jean Henri Labour
2020-2026
Code postal 64390
Code commune 64513
Démographie
Gentilé Sauveterriens
Population
municipale
1 362 hab. (2018 en diminution de 4,35 % par rapport à 2013)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 02″ nord, 0° 56′ 19″ ouest
Altitude Min. 44 m
Max. 205 m
Superficie 14,54 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Orthez et Terres des Gaves et du Sel
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.sauveterre-de-bearn.fr

Sauveterre-de-Béarn (en béarnais Sauvatèrra ou Saubatèrre) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Sauveterriens[1].

À la frontière du Béarn, cette petite cité médiévale construite sur escarpement rocheux bénéficie de sa situation au carrefour de la Soule et de la Basse Navarre. Sauveterre possède d'importants vestiges médiévaux : église Saint-André, tour Monréal, pont de la Légende et restes de fortifications. Au pied de la cité s'écoule le gave d'Oloron.

La ville est une étape de l'une des principales voies de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, la Via Lemovicensis (ou voie limousine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Sauveterre-de-Béarn se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[2].

Elle se situe à 74 km par la route[Note 1] de Pau[3], préfecture du département, à 40 km d'Oloron-Sainte-Marie[4], sous-préfecture, et à 26 km d'Orthez[5], bureau centralisateur du canton d'Orthez et Terres des Gaves et du Sel dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[2]. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie de Sauveterre-de-Béarn[2].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[6] : Guinarthe-Parenties (2,0 km), Saint-Gladie-Arrive-Munein (2,2 km), Osserain-Rivareyte (2,7 km), Autevielle-Saint-Martin-Bideren (2,8 km), Burgaronne (2,8 km), Athos-Aspis (3,2 km), Andrein (3,3 km), Barraute-Camu (3,8 km).

Sur le plan historique et culturel, Sauveterre-de-Béarn fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[7].

OpenStreetMap Limite communale.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par le gave d'Oloron, l’Arrec Héuré, l'Arrioutèque, l’Arrec Baraillou, l’Arriou de Berdigué, un bras du gave d'Oloron, le ruisseau de Mailhos, le ruisseau de Rance, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 19 km de longueur totale[9],[Carte 1].

Le gave d'Oloron, d'une longueur totale de 148,8 km, prend sa source dans la commune de Laruns et s'écoule vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave de Pau à Sorde-l'Abbaye, après avoir traversé 64 communes[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[11]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[12].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[13]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[11]

  • Moyenne annuelle de température : 13,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 13,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 266 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[14] complétée par des études régionales[15] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Gladie », sur la commune de Saint-Gladie-Arrive-Munein, mise en service en 1986[16]et qui se trouve à 2 km à vol d'oiseau[17],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 14 °C et la hauteur de précipitations de 1 293,3 mm pour la période 1981-2010[18]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Pau-Uzein », sur la commune d'Uzein, mise en service en 1921 et à 41 km[19], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[20], à 13,4 °C pour 1981-2010[21], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[22].

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Sauveterre-de-Béarn est distante d’environ 15 km de la sortie autoroutière de l’A64 reliant Pau et Bayonne.

Elle est aussi desservie par :

En bus : KEOLIS ligne Dax/Puyoo/Salies-de-Béarn/Sauveterre-de-Béarn/Mauléon ; TRANSPORTS 64 ligne 809 Orthez/Salies-de-Béarn/Sauveterre-de-Béarn/St Palais

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 17 km, de Puyoô. La gare d’Orthez se situe néanmoins à 22 km de Sauveterre-de-Béarn et celle de Dax à 45 km.

En avion : les aéroports de Pau et Biarritz sont pratiquement à égale distance, soit une soixantaine de km.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Berges de l'Île de la Glère

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « le gave d'Oloron (cours d'eau) et marais de Labastide-Villefranche »[24], d'une superficie de 2 547 ha, une rivière à saumon et écrevisse à pattes blanches[25],[Carte 2].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 6] est recensée sur la commune[26],[Carte 3] : le « réseau hydrographique du gave d'Oloron et de ses affluents » (6 885,32 ha), couvrant 114 communes dont 2 dans les Landes et 112 dans les Pyrénées-Atlantiques[27].

Espace naturel sensible[modifier | modifier le code]

L'île de la Glère est un espace classé Espace naturel sensible du fait de sa végétation (peupliers noirs, buis très abondants, galets de calcaire, d’ophite, de grès et de granit venus des vallées d’Aspe, d’Ossau, et de Barétous). Le gave d'Oloron traverse la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sauveterre-de-Béarn est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[28],[29],[30]. La commune est en outre hors attraction des villes[31],[32].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,2 %), forêts (32 %), zones agricoles hétérogènes (16,2 %), prairies (10,4 %), zones urbanisées (7,2 %)[33].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • les Agnès ;
  • las Bordes ;
  • Castéra ;
  • Oreyte (uni en 1829 à Sauveterre-de-Béarn) ;
  • Sunarthe (uni en 1829 à Sauveterre-de-Béarn) ;
  • la Ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sauveterre est mentionné dès le XIe siècle[34] (d'après Pierre de Marca[35]), et apparaît sous les formes Salvaterra (1235[34], réformation de Béarn[36]), Sanctus-Andreas de Salvaterra (1251[34], cartulaire d'Oloron[37]), Saubaterra (1253[34], titres de Béarn[38]), Saubeterre (1273[34], hommages de Béarn[39]), Saubaterre (XIIIe siècle[34], fors de Béarn[40]), Sent-Anthoni de Saubaterre (1471[34], contrats d'Ohix[41]) et Salvatierra (1520[34], titres de Béarn[38]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Les Agnès, hameau de Sauveterre, est mentionné sous la forme lo parsan deus Aignes en 1538[34] (réformation de Béarn[36]).

Le toponyme Oreyte apparaît sous les formes Oreite (1273[34]), Oreyta (1305[34], titres de Béarn[38]), Oreyte (1307[34], cartulaire d'Orthez[42]), Erreyti (1397[34], notaires de Navarrenx[43]), Horeyte (1538[34], réformation de Béarn[36]) et Oréite (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[34]).

L'Arrioutèque ou Rioutèque est un hydronyme désignant un affluent du gave de Pau, cité sous les graphies l'arriu de Ariuteca (1538[34], réformation de Béarn[36]) et Riutèque (1863[34], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Le toponyme Sunarthe apparaît sous les formes Sunarte (1385[34], censier de Béarn[44]) et Sunarta (1538[34], réformation de Béarn[36]).

Graphie béarnaise[modifier | modifier le code]

Son nom béarnais est Sauvatèrra[45] ou Saubatèrre[46].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans Sauveterre et ses environs subsistent des vestiges de sites protohistoriques, comme le montre l'existence des lieux-dits « touroun » et « castéra ».

Le touroun est une enceinte circulaire de type « oppidum isolé ». Il s'agit d'une colline pourvue d'un parapet en terre. Il a un rôle de défense, d'observation et de communication avec le castéra. Le touroun de Sauveterre se situe à l'emplacement du château vicomtal construit au Moyen Âge. Il surplombait le gave d'Oloron et devait permettre de surveiller un pont en bois en contrebas.

Le mot « castéra » vient du latin « castrum ». Il s'agit d'un camp retranché. Le lieu-dit « castéra » à Sauveterre se trouve à environ 3 km au nord de la ville. Il présente une enceinte de forme elliptique ainsi qu'un fossé.

Ainsi, même si la ville de Sauveterre n'existait pas encore à cette époque, ces vestiges protohistoriques montrent bien qu’il y a eu une occupation du site bien avant le Moyen Âge.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vue sur la cité médiévale avec le gave d'Oloron.

On trouve la première mention connue du nom de Sauveterre dans le cartulaire de Dax, écrit vers 1120. Ce cartulaire explique que vers 1055, un certain « Loup Brasc de Sauveterre » est envoyé par le vicomte d’Oloron, Loup Aner, pour déloger le clergé dacquois au profit de l’évêché d’Oloron du Garenx et du Reveset (région environnant Sauveterre). Sa mission accomplie, Loup Brasc reçut un cheval de guerre de grand prix et gouverna la ville de Sauveterre. Sauveterre appartient donc désormais à la vicomté et à l’évêché d’Oloron. Peu de temps après, la vicomté d’Oloron est rattachée à la vicomté de Béarn : Sauveterre fait alors partie du Béarn.

À cette époque, Sauveterre ou « Saubaterre » en béarnais, est une ville construite sur un escarpement rocheux surplombant le gave d'Oloron. La cité médiévale faisait face à la Soule et au royaume de Navarre au sud, ainsi qu'à la Gascogne au nord-ouest. Sauveterre a donc pour rôle de défendre les frontières sud et ouest du Béarn. La ville forme un premier bourg, organisé autour du château, qui domine le pont enjambant le gave d’Oloron. Il s'agit du « bourg Mayou », ou « bourg Majeur » en béarnais.

Entre la deuxième moitié du XIIe siècle et la première moitié du XIIIe siècle, une église au nom de Saint-André est édifiée. Cette vaste église est construite hors du premier bourg. Un deuxième bourg, « le bourg Saint-André », va donc se créer autour de cette église. On construit notamment dans ce nouveau bourg la tour Monréal.

La création du bourg Saint-André coïncide avec le nom de Sauveterre. En effet, Sauveterre ou Salva Terra en latin signifie « la terre sauve ». Ce nom désigne une installation médiévale sous protection ecclésiastique : les Sauvetés, développées durant le XIe siècle et le XIIe siècle. Une sauveté était délimitée par des croix et par des fortifications autour d’une église.

Le bourg Saint-André aurait donc pu être construit au XIIe siècle par les évêques d’Oloron qui avaient un pouvoir encore persistant dans la région, et qui étaient alliés aux vicomtes de Béarn. Sauveterre serait donc une sauveté particulière car le vicomte et le clergé possédaient deux bourgs distincts dans la même ville. La tour Monréal qui est située juste à côté de l’église Saint-André pourrait alors être le palais épiscopal des évêques d’Oloron.

Au Moyen Âge, Sauveterre-de-Béarn devient l'un des principaux bourgs de la Vicomté de Béarn d'un point de vue économique et militaire. La cité devient également une halte indispensable pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle car la cité est située sur la voie de Vézelay.

Au XIIIe siècle, Gaston VII de Béarn renforce les fortifications de Sauveterre-de-Béarn. Il fait reconstruire ou rénover le château vicomtal, l'hôpital des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle et fortifie un pont primitif. Il meurt en 1290 en son château de Sauveterre.

En l'an 1276, Philippe III le Hardi, roi de France, décide de rétablir sa sœur, Blanche de France, sur le trône de Castille. Pour cela, le roi de France décide de lever en été un ost[47] considérable afin d’envahir la Castille. L’armée française s’arrêta à Sauveterre de Béarn et ne franchit pas les Pyrénées, faute de vivres suffisants et car l’hiver arrivait. Les troupes françaises rebroussèrent chemin en novembre de la même année.

Vue sur la Tour Monréal et le Pont de la Légende.

Au XIVe siècle, le règne de Gaston Fébus apporte beaucoup à Sauveterre-de-Béarn. En pleine guerre de cent ans, Gaston Fébus obtient l’indépendance du Béarn. Sauveterre prospère encore davantage grâce à sa situation au carrefour de la voie Est-Ouest, entre Toulouse, située dans le royaume de France, et Bayonne, qui se situe en Gascogne anglaise, et la voie Nord-Sud reliée à l’Espagne. Les fortifications de Sauveterre-de-Béarn sont également renforcées et améliorées. Le château de Sauveterre et le pont, construits par Gaston VII de Béarn, sont remaniés par Gaston Fébus. Le pont prend alors son allure définitive, celle du pont de la Légende. Enfin, le 10 juin 1364, sur la demande de Gaston Fébus, le Pape Urbain V autorise l'installation des Carmes à Sauveterre. Dans son testament daté du 1er octobre 1530, Dossine CLAVARIE fait un legs à "l'église de Notre Dame des Carmes de Saubaterre" (E1615 Notaires de Navarrenx). Gaston Fébus meurt en 1391, dans la forêt de L'Hôpital-d'Orion lors d’une partie de chasse. Son corps est alors ramené dans le château de Sauveterre, la ville la plus proche. Il fut ensuite inhumé au couvent des Jacobins à Orthez.

Paul Raymond note qu'en 1385, Sauveterre comptait 226 feux, ce qui fait l'un des centres de population les plus importants du Béarn. Son bailliage comprenait également les paroisses de Carresse, Cassaber, ainsi que celles incluses dans les subdivisions de Garenx et dans la viguerie de Mongaston.

Au XVe siècle, la cité est toujours une ville-frontière économique, de garnison et de réception royale. En effet, lors de la campagne de Catalogne (1456-1466), en 1462 puis en 1463, Gaston IV de Foix-Béarn reçoit le roi de France Louis XI à Sauveterre. Ce dernier rencontre en 1462 Jean II, roi d’Aragon, sur le pont d’Osserain. Les vicomtes de Béarn, deviennent légitimement rois de Navarre à la suite d’une guerre de succession en 1479. Sauveterre jouera un rôle important dans l’indépendance de la Navarre durant le XVIe siècle grâce à son statut de ville-frontière. Un troisième bourg, « le bourg Pléguignou » va être totalement réaménagé comme un bourg militaire face à la Navarre. L’arsenal y est d’ailleurs édifié dès le XVe siècle.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vue depuis le Pont de la Légende

Au XVIe siècle, la ville de Sauveterre subit plusieurs revers.

En 1512 et en 1513, Jean d’Albret, soutenu par le royaume de France, essaie vainement de reconquérir la Haute-Navarre perdue face à Ferdinand de Castille. Les troupes françaises et béarnaises sont stationnées à Sauveterre et les attaques partent de la cité.

En 1523, Henri d’Albret, vicomte de Béarn, essayant en vain de reconquérir la Haute-Navarre perdue par son père Jean d’Albret, profite du différend entre le roi de France François Ier et le roi d'Espagne Charles Quint. La France envahit alors la Navarre et prend Pampelune. À la suite de quoi Charles Quint contre-attaque, récupère la Haute-Navarre et envahit la Basse-Navarre. L’Espagne de Charles Quint, sous le commandement de Philibert de Challon, prince d’Orange, veut alors envahir le royaume de France. Pour cela, Philibert de Challon doit passer par le Béarn, et en 1523, il se retrouve devant Sauveterre. Le 16 novembre 1523, le prince d’Orange assaille la cité de Sauveterre qui capitule[48]. Cependant, le 2 décembre de la même année, le baron de Miossens et une petite troupe béarnaise parvient à reprendre Sauveterre.

Par la suite, la situation se rétablit et la Navarre est coupée en deux : la Haute-Navarre est sous domination espagnole tandis que la Basse-Navarre est conservée par le Béarn.

Pendant les guerres de religion, Sauveterre tout comme le Béarn devient protestante. Ville-frontière calviniste face aux Basques catholiques, Sauveterre est attaquée par les Basques en 1569. La ville est alors récupérée par la force, par un lieutenant soumis aux ordres de Jeanne d’Albret. À cette époque, le culte catholique est interdit dans la cité et le couvent des Carmes détruit ; les religieux sont bannis et exilés. L’église Saint-André est cependant épargnée et conservée pour l’exercice du culte protestant. Un temple est édifié par la suite. Le fort Tolose est également construit en 1580 afin de protéger le rempart nord de Sauveterre de potentielles attaques de la part du royaume de France catholique.

Lors de ces deux mises à sac, Sauveterre subit beaucoup de dégâts et perd de nombreux habitants. Elle reste pourtant un centre de pouvoir et de décision.

Dès le début du XVIIe siècle, en 1606, est créé dans la ville le siège d’une sénéchaussée[49] où des décisions de justice sont rendues, ce qui donne à la ville un second souffle. En 1620, le Béarn est rattaché au Royaume de France. Le château n'est alors conservé que pour abriter des geôles.

En 1732, une crue emporte le pont de la Réclusy, le pont du Miéy et une partie du pont de la Légende. Ils ne seront pas reconstruits, faute de moyens. Un système de bac sera alors mis en place.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1795, un nouveau pont est édifié mais la ville a déjà perdu beaucoup de son attrait commercial.

Lors de la Révolution, la sénéchaussée de Sauveterre est supprimée. Les sauveterriens, comme tous les béarnais, doivent alors abandonner le béarnais, langue qui fut celle de l’État souverain de Béarn.

En février 1814, à la suite de la perte de l’Espagne par Napoléon, l'armée de coalition anglo-portugaise sous le commandement du Marquis de Wellington envahit le sud de la France. Le Maréchal Soult a alors pour ordre d’empêcher la coalition anglo-portugaise de conquérir les villes de Bayonne, Bordeaux et Toulouse.

Le 24 février, quatre compagnies et un petit corps de cavalerie anglais passent le gave d’Oloron en aval du pont de Sauveterre[50]. Un régiment français attaqua aussitôt les troupes anglaises qui furent obligées de se retirer de l’autre côté du gave avec une perte de 90 hommes, dont quelques-uns furent noyés et 30 faits prisonniers.

Malgré cette victoire, les forces engagées dans le conflit de part et d'autre sont inégales, et les Français sont contraints d'évacuer Sauveterre dans la nuit du 24 au 25 février. Avant de se retirer de la ville, ils détruisent le pont de Sauveterre. Les Anglais le réparent, entrent dans Sauveterre et occupent la ville. Deux jours plus tard, le 27 février a lieu la mémorable bataille d’Orthez, à 20 km de là.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le début du XIXe siècle voit l'urbanisation de Sauveterre-de-Béarn se modifier : les murailles sont égalisées au Nord et à l'Ouest, des espaces publics sont aménagés comme la Place Royale, et de nouveaux axes de circulation comme la route de Salies-de-Béarn sont ouverts.

En 1829, les hameaux d'Oreyte et de Sunarthe sont réunis à la cité.

Au début du XXe siècle, Sauveterre avait deux gares[51]. L’une se situait sur la ligne Sauveterre-Oloron[52] et l’autre se trouvait sur la ligne Puyoô-Mauléon. Les deux lignes sont aujourd’hui fermées et déposées, quelques ouvrages d'art subsistent encore.

Héraldique, devise et légende[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à la vache d'or, au chef cousu d'azur chargé d'une croisette pattée d'argent.

Devise : « Saubaterre, boune terre, boune gen ».

Cette devise vient des écrits en occitan de Gaston Fébus, Sauveterre, bonne terre, bonne gens.

Légende : En l'an 1170, la vicomtesse Sancie, l’infante Léofas, attend un héritier lorsque meurt son époux, Gaston V, vicomte de Béarn. Leur enfant nouveau-né, « difforme en tout son corps », à son tour est frappé par la mort. Des rumeurs sont alors avancées : « Elle a tué son fils en lui donnant le jour ! ».

Son frère, Sanche, roi de Navarre, estime que Sancie devra subir par l’eau le jugement de Dieu. Elle est conduite en robe blanche, devant trois mille personnes, sur le Pont Vieux de Sauveterre. Elle est jetée dans le gave pieds et poings liés. Elle regagne pourtant la berge opposée au pont : Sancie est bien vivante, Sancie est innocente !

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Sauveterre-de-Béarn.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1850 1851 Adolphe Dubarbier    
1851 1851 Marc De Casamajor    
1851 1871 Prosper Bonnecaze    
1871 1875 Édouard De Salette    
1875 1878 Prosper Bonnecaze    
1878 1884 Auguste Barbaste    
1884 1888 Isidore Cabannes Républicain Conseiller général
1888 1896 Prosper Minvielle Républicain Conseiller général
1896 1902 Isidore Cabannes    
1902 1904 Victor Majourau    
1904 1908 Léon Bérard Centre-gauche Président du conseil général,
député (1910-1927), sénateur (1928-1944),
plusieurs fois ministre, ambassadeur au Vatican (1941-1944), académicien
1908 1908 Henri Daubian-Delisle    
1908 1944 Prosper Minvielle RG Conseiller général et député des Basses-Pyrénées (1928-1932)
1944 1965 Henri Rachou    
1965 1995 Jean Récapet CNI-RPR Conseiller général
1995 En cours Jean Labour SE-DVD Retraité
Président de la Communauté de communes

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de huit structures intercommunales[53] :

  • le centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
  • la Communauté de communes du Béarn des Gaves ;
  • le SIGOM : Syndicat intercommunal de Gaves d'Oloron et Mauléon pour la gestion des berges ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable du Saleys et des gaves ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
  • Bilta Garbi : traitements des déchets ;
  • Syndicat mixte pour la gestion du tourisme.

Sauveterre-de-Béarn accueille le siège du centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ainsi que ceux de la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn, du SIGOM et du syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Gurrea de Gállego (Espagne) depuis 1993[54]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[56].

En 2018, la commune comptait 1 362 habitants[Note 8], en diminution de 4,35 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1661 1051 2841 3681 6321 5181 6291 6961 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6061 5441 5051 3881 5181 5221 6021 5531 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5861 5641 5341 2891 2951 3801 2211 2381 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2641 3541 5721 5151 3661 3041 3521 3501 347
2013 2018 - - - - - - -
1 4241 362-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un réseau d'artisans et de commerçants qui assurent le minimum des prestations nécessaires à la vie quotidienne de ses habitants : boulangerie, boucherie, supermarché, travaux du bâtiment, une offre de restauration de qualité avec la présence de restaurants et bars ouverts tant aux résidents qu’aux touristes de passage.

L’activité agro-alimentaire est effectivement une source d’emploi essentielle.

L’autre branche importante dans l’activité locale est la filière santé action sociale avec une maison de retraite et un centre médico-social.

L’agriculture représente aussi une partie des actifs non négligeable. Les exploitations agricoles sont essentiellement productrices de culture (maïs, blé, colza), mais aussi de viande de boucherie (blonde d’Aquitaine). L’ensemble de la commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty, concernant le fromage de brebis. Il existe le label rouge bovin viande sur la commune.

La commune une activité touristique : depuis 2010, le Béarn des gaves bénéficie du label Pays d'Art et d'Histoire, octroyé par le Ministère de la Culture. Le Guide Michelin 2017 a apprécié sa venue à Sauveterre-de-Béarn en classant la cité parmi ses Plus beaux villages de France[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église, la Tour Monréal, le gave...

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le pont de la Légende, Logo monument historique Classé MH (1886)[59]. Autrefois, trois ponts (le pont de la Légende, le pont du Miéy et le pont de la Réclusy) reliaient la rive droite à la rive gauche du gave d'Oloron. Mais en 1732, une violente crue centennale emporta une partie du pont de la Légende. Il ne reste désormais plus que la moitié de ce pont fortifié. C'est d'ailleurs sur ce pont que la reine Sancie aurait subi le jugement de Dieu en 1170. Gaston VII de Béarn (1229-1290) et Gaston Fébus (1349-1391) ont ensuite fortifié ce pont en y ajoutant tour, escalier à vis, chambre de manœuvre, bretèche et pont-levis. À l'entrée du pont, se trouvait l'hôpital Saint-Jacques des pèlerins de Compostelle.
  • La tour Monréal, Logo monument historique Classé MH (1886)[60] bâtie au cours du XIIe siècle, haute de 37 mètres, était une tour de défense et d'habitation. Elle servait à surveiller les incursions espagnoles et basques. Cette tour est classée aux monuments historiques depuis 1886. Elle abrite aujourd'hui la maquette reconstituant la cité médiévale de Sauveterre entre les XIIIe et XVIe siècles.
  • Le pigeonnier de Coulomme, ou maison Montpribat, Logo monument historique Inscrit MH (1981)[61] du XVIIe siècle. Il s'agit d'une maison de notable qui date de 1640.
  • La maison forte. Il s'agit d'un ancien bastion qui avait pour but de protéger la ville. Des meurtrières étaient disposées sur sa façade, elles sont de nos jours couvertes d'enduit.
  • L'arsenal[62] qui date du XVe siècle. La tour attenante date quant à elle du XIe siècle.
  • Le monument aux morts réalisé par le sculpteur Ernest Gabard.
  • Les ruines du château vicomtal, Logo monument historique Inscrit MH (2014)[63], bâti par Gaston VII de Béarn (1225-1290) et remanié par Gaston Fébus (1349-1391) au XIVe siècle.
  • L’hôtel de ville, ancienne demeure du XVIe siècle, autrefois propriété des "maquis de Nays, comtes de Salette".
  • La porte de Lester (XIIe siècle).
  • La porte du Datter, Logo monument historique Inscrit MH (1937)[64].
  • Les remparts (XIIe – XIXe siècles).
  • L’hôpital des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • Le fort Tolose qui a été construit en 1580 lors des guerres de Religion afin de renforcer les remparts nord de Sauveterre. Ses murs font 1,25 m d’épaisseur et sont percés de meurtrières. Il est entouré d'un fossé et il comprend un étage.

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-André, Logo monument historique Classé MH (1912)[65]. Elle est fortifiée et de style romano-gothique (XIIe – XIIIe siècles). Sur le tympan de cette église sont représentés saint Matthieu (en jeune homme), saint Marc (en lion), saint Luc (en taureau) et saint Jean (en aigle).
  • La chapelle Saint-Martin de Sunarthe qui est une chapelle romane. Édifiée vers l'an 1250, elle faisait partie d'une abbaye laïque. Elle se situe sur le chemin de pèlerinage de Vézelay.
  • L'ancien couvent des Carmes fondé en 1364 sur la demande de Gaston Fébus. Ce couvent demeurera intact jusqu'en 1569, date à laquelle, après le saccage des Basques catholiques contre les protestants, tout le Béarn se replace sous l'autorité de Jeanne d'Albret. Les Carmes abjurent la foi catholique, ou sont pendus, ou jetés dans le puits du couvent.
  • La commanderie de Saint-Antoine ou couvent des Augustins. Sur la vieille porte plein cintre, sont gravées dans la pierre, les lettres "D.D.B." et au-dessous la date "14+60".
  • Le Temple Protestant a été bâti en 1808.
  • La commune se trouve sur la via Lemovicensis (ou voie limousine ou encore voie de Vézelay), nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Maquette de la cité médiévale de Sauveterre

En plein centre-ville, la tour Monréal abrite une reconstitution au 1/100e de la cité médiévale. Cette maquette a été réalisée par un historien local, M. André Joseph Gastellu, au prix de milliers d’heures de travail minutieux ; elle est aujourd’hui mise en valeur par un son et lumière qui retrace les riches heures de la cité entre le XIIIe et le XVIe siècle. Autour de la maquette, des espaces sont dédiés au patrimoine de Sauveterre, à l’histoire du Béarn, de la Navarre et de la France.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juillet : fête médiévale
  • 3e week-end d’août : fête de la blonde d'Aquitaine
  • Septembre : fêtes de Sauveterre.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire, d'un collège public (le collège Reine-Sancie), d'une école et d'un collège privés (le collège Saint-Joseph), ainsi que d'un lycée privé (le lycée privé rural Notre-Dame).

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle des sports, d'une salle de judo, d'un parcours pour canoë-kayak. Elle dispose aussi de trois courts de tennis, d'un terrain de pétanque, de trois frontons et d'un stade de rugby.

Plusieurs activités sportives sont proposées, dont :

  • le rugby : l’Union Stadiste Sauveterre Rugby (USSR) ainsi que l'Union Sportive Sauveterre (club historique champion de France) fusionné avec l'AS Salies sous le nom Rugby Club Béarnais.
  • le tennis : le Tennis Club Sauveterre de Béarn ;
  • le judo : le Judo Club Sauveterre ;
  • le basket : le Sauveterre Basket Club (SBC) ;
  • le cyclisme : le Vélo Sport Sauveterre ;
  • le canoë/kayak : l'Union sportive Sauveterrienne Canoë Kayak (USSCK) ;
  • la pelote : l’US Sauveterre Pelote.
  • sports d’eaux-vives

L’omniprésence de trois poissons, saumon atlantique, alose et truite de mer, constitue le principal attrait de la pêche sportive. Plusieurs sentiers de randonnée existent.

L'Association Sauveterre-de-Béarn Espace Culturel propose des cours de musique, de danse et toutes sortes de manifestations culturelles.

Santé[modifier | modifier le code]

La population peut bénéficier des services de la Maison de santé, tandis que, ostéopathes, infirmièr(e)s et pharmaciens renforcent le suivi médical local. Il y a aussi la présence d’une maison de retraite et d’un centre médico-social.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Sauveterre-de-Béarn » sur Géoportail (consulté le 11 août 2021)..
  2. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune de Sauveterre-de-Béarn », sur www.geoportail.gouv.fr.
  3. « ZNIEFF de type II sur la commune de Sauveterre-de-Béarn », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a b et c « Métadonnées de la commune de Sauveterre-de-Béarn », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Sauveterre-de-Béarn et Pau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. Stephan Georg, « Distance entre Sauveterre-de-Béarn et Oloron-Sainte-Marie », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  5. Stephan Georg, « Distance entre Sauveterre-de-Béarn et Orthez », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Communes les plus proches de Sauveterre-de-Béarn », sur www.villorama.com (consulté le ).
  7. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 30.
  8. Carte IGN sous Géoportail
  9. « Fiche communale de Sauveterre-de-Béarn », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en région Aquitaine (consulté le ).
  10. Sandre, « le gave d'Oloron ».
  11. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  12. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  13. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le ).
  14. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  15. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le ).
  16. « Station Météo-France Saint-Gladie - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
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  19. « Orthodromie entre Sauveterre-de-Béarn et Uzein », sur fr.distance.to (consulté le ).
  20. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  21. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  22. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  23. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  24. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Sauveterre-de-Béarn », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  34. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  35. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  36. a b c d et e Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle »..
  37. Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  38. a b et c Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  39. Hommages de Béarn, manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  40. Fors de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit du xive siècle (lire en ligne)..
  41. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  42. Cartulaire d'Orthez, dit Martinet, manuscrit du XIVe siècle au XVIIe siècle - Archives de la mairie d'Orthez
  43. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  44. Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385..
  45. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le ).
  46. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le ).
  47. Xavier HÉLARY, L'armée du roi de France : La guerre de Saint Louis à Philippe le Bel, EDI8, , 284 p. (ISBN 978-2-262-04167-0, lire en ligne).
  48. « La Basse-Navarre dans la guerre de Navarre (1512-1530), récit historique, d’après Navarra, 1512-1530 de Pedro ESARTE MUNIAIN ».
  49. France, Ordonnance du roi sur l'administration de la justice. [8 May 1788.], (lire en ligne).
  50. Histoire de la guerre dans la Peninsule et dans le midi de la France, depuis l'année 1807 jusqu'à l'année 1814; Publiee a Londres par W. F. P. Napier... Traduction revue, corrigee, et enrichie de notes par... Mathieu Dumas, Treuttel & Würtz, (lire en ligne).
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  53. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le ).
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  55. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  56. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  57. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  58. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  59. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'ancien pont ».
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  61. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur la maison Montpribat ».
  62. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'arsenal
  63. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur le château vicomtal dit "Château Gaston Phoebus" ».
  64. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'arsenal ».
  65. « Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-André ».
  66. Armorial de Béarn, 1696-1701 : extrait du recueil officiel dressé par ordre de Louis XIV [sous la direction de C. d'Hozier] / texte publié d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale et annoté par A. de Dufau de Maluquer,... et J.-B.-E. de Jaurgain... (lire en ligne).
  67. a et b Armorial de Béarn, 1696-1701 : extrait du recueil officiel dressé par ordre de Louis XIV [sous la direction de C. d'Hozier] / texte publié d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale et annoté par A. de Dufau de Maluquer,... et J.-B.-E. de Jaurgain... (lire en ligne).
  68. « Pierre-Gédéon, comte de Nolivos, commandeur de l'Ordre militaire de Saint-Louis, maréchal des camps & des armées du Roi, gouverneur-lieutenant-général pour Sa Majesté, des Isles françaises de l'Amérique Sous le Vent.. », sur archive.org (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexis Ichas : Dictionnaire historique du gave d'Oloron - Éditions Gascogne - 2020.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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