Sauveterre-de-Béarn

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Sauveterre-de-Béarn
Sauveterre-de-Béarn, le Pont de la Légende.
Sauveterre-de-Béarn, le Pont de la Légende.
Blason de Sauveterre-de-Béarn
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Orthez et Terres des Gaves et du Sel
Intercommunalité Communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn
Maire
Mandat
Jean Labour
2014-2020
Code postal 64390
Code commune 64513
Démographie
Gentilé Sauveterrien(ne)
Population
municipale
1 408 hab. (2012)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 02″ N 0° 56′ 19″ O / 43.4006, -0.93861111111143° 24′ 02″ Nord 0° 56′ 19″ Ouest / 43.4006, -0.938611111111
Altitude Min. 44 m – Max. 205 m
Superficie 14,54 km2
Localisation

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Sauveterre-de-Béarn est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine. La commune est le chef-lieu de canton, elle est située dans l'arrondissement d'Oloron-Sainte-Marie.

Le gentilé est Sauveterrien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Au cœur du Béarn des gaves, Sauveterre-de-Béarn est située près du gave d'Oloron. Le village est bâti sur un escarpement rocheux qui domine celui-ci. Depuis l'esplanade de la Mairie, on peut admirer la chaîne des Pyrénées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue sur le gave d'Oloron

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave d'Oloron, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, l'arrèc Héuré (et les affluents de ce dernier, l'arrèc Baraillou, le ruisseau de Mailhos et l'arriou de Berdigué), l'Arrioutèque[3] (et l'affluent de ce dernier, le ruisseau de Rance).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • les Agnès ;
  • las Bordes ;
  • Castéra ;
  • Oreyte (uni en 1829 à Sauveterre-de-Béarn) ;
  • Sunarthe (uni en 1829 à Sauveterre-de-Béarn) ;
  • la Ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique sous l’influence landaise et montagnarde (pluviométrie légèrement inférieure), encore soumis aux dépressions atlantiques, aux vents d’ouest et du sud. La pluviométrie est élevée (1 180 mm/an environ) mais irrégulière dans l’année quand on considère l’intensité des précipitations. En volume, les pluies sont régulièrement réparties dans l’année avec cependant un déficit estival. L’intensité des pluies au printemps, à l’été (orages) est forte, par rapport aux pluies hivernales (moins brutales). Les températures sont modérées toute l’année avec quelques jours de gel par an (33 jours environ).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sauveterre-de-Béarn
Oraàs Salies-de-Béarn Burgaronne
Athos-Aspis Sauveterre-de-Béarn Andrein
Autevielle-Saint-Martin-Bideren Saint-Gladie-Arrive-Munein

Guinarthe-Parenties
Barraute-Camu

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Sauveterre-de-Béarn est distante d’environ 15 km de la sortie autoroutière de l’A64 reliant Pau et Bayonne.

Elle est aussi desservie par :

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 17 km, de Puyoô. La gare d’Orthez se situe néanmoins à 22 km de Sauveterre-de-Béarn.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sauveterre est mentionné dès le XIe siècle[3] (d'après Pierre de Marca[4]), et apparaît sous les formes Salvaterra (1235[3], réformation de Béarn[5]), Sanctus-Andreas de Salvaterra (1251[3], cartulaire d'Oloron[6]), Saubaterra (1253[3], titres de Béarn[7]), Saubeterre (1273[3], hommages de Béarn[8]), Saubaterre (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[9]), Sent-Anthoni de Saubaterre (1471[3], contrats d'Ohix[10]) et Salvatierra (1520[3], titres de Béarn[7]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Les Agnès, hameau de Sauveterre, est mentionné sous la forme lo parsan deus Aignes en 1538[3] (réformation de Béarn[5]).

Le toponyme Oreyte apparaît sous les formes Oreite (1273[3]), Oreyta (1305[3], titres de Béarn[7]), Oreyte (1307[3], cartulaire d'Orthez[11]), Erreyti (1397[3], notaires de Navarrenx[12]), Horeyte (1538[3], réformation de Béarn[5]) et Oréite (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]).

Rioutèque ou Arrioutèque, est un hydronyme désignant un affluent du gave de Pau, cité sous les graphies l'arriu de Ariuteca (1538[3], réformation de Béarn[5]) et Riutèque (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Le toponyme Sunarthe apparaît sous les formes Sunarte (1385[3], censier de Béarn[13]) et Sunarta (1538[3], réformation de Béarn[5]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Sauvatèrra.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vue sur la cité médiévale depuis le Pont de la Légende.

Sauveterre ou "Saubaterre" en occitan, signifie la terre sauve. Dès le XIesiècle, une installation médiévale sous protection ecclésiastique est créée : les Sauvetés, développées durant le XIe et le XIIe siècle. Le bourg est délimité par des croix et par des fortifications. Sauveterre-de-Béarn devient un des principaux bourgs de la Vicomté de Béarn d'un point de vue économique et militaire. La cité devient également une halte indispensable pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Dès la fin du XIIe siècle, une église au nom de Saint-André est édifiée.

Au XIIIe siècle, Gaston VII de Béarn renforce les fortifications de Sauveterre-de-Béarn. Il fait construire un château, la tour Monréal, l'hôpital des pèlerins de Compostelle et fortifie un pont primitif.

Au XIVe siècle, Gaston Fébus profite beaucoup à Sauveterre-de-Béarn. Sous son administration, la cité prospère encore davantage. Le couvent des Carmes est ainsi fondé en 1364. Les fortifications de Sauveterre-de-Béarn sont également renforcées et améliorées. Le château de Sauveterre et le pont, construits par Gaston VII de Béarn, sont remaniés par Gaston Fébus. Le pont prend alors son allure définitive, celle du Pont de la Légende. Gaston Fébus meurt en 1391, dans la forêt de L'Hôpital-d'Orion lors d’une partie de chasse. Son corps est alors ramené dans le château de Sauveterre, la ville la plus proche. Il fut ensuite inhumé au couvent des Jacobins à Orthez.

Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Sauveterre comptait 226 feux, ce qui fait un des centres de population les plus importants du Béarn. Son bailliage comprenait les paroisses de Carresse, Cassaber, Sauveterre, et celles incluses dans les subdivisions de Garenx[14] et dans la viguerie de Mongaston[15].

Au XVe siècle, la cité est toujours une ville-frontière économique, de garnison et de réception royale. En effet, lors de la campagne de Catalogne (1456-1466), Gaston IV reçoit le roi de France Louis XI et le roi de Castille Henri IV à Sauveterre. La cité perd néanmoins sont statut de ville-frontière lors du rattachement de la Navarre au Béarn, dont les territoires s’ouvrent au sud immédiat de Sauveterre.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, en 1523, Charles Quint envisage d’envahir la France. Les troupes impériales traversent le Béarn et assaillent la cité de Sauveterre qui capitule. Les Béarnais la reprennent néanmoins quelques jours plus tard.

Pendant les guerres de religion, Sauveterre devient protestante. Ville-frontière calviniste face aux Basques catholiques, Sauveterre est attaquée par les Basques en 1569. La ville est alors récupérée par la force, par un lieutenant soumis aux ordres de Jeanne d’Albret. Le culte catholique est alors interdit dans la cité et le couvent des Carmes détruit ; les religieux sont alors bannis et exilés. L’église Saint-André est cependant épargnée et conservée pour l’exercice du culte protestant. Un temple est édifié par la suite.

Lors de ces deux mises à sac, Sauveterre perd de nombreux habitants. Elle reste pourtant un centre de pouvoir et de décision.

Dès le du XVIIe siècle, en 1606, est créé dans la ville le siège d’une sénéchaussée, ce qui donne à la ville un second souffle. Un tribunal y est ainsi édifié. En 1620, le Béarn est rattaché au Royaume de France. Le château n'est conservé que pour abriter des geôles.

En 1732, une crue emporte le pont de la réclusy, le pont du miéy et une partie du pont de la légende. Ils ne seront pas reconstruits et la ville va perdre de son attrait commercial. Un système de bac sera alors mis en place.

De 1789 à 1795, un nouveau pont est édifié.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Les troubles liés à la Révolution laissent des traces de dévastation sur les édifices de la cité. Les sauveterriens comme tous les béarnais doivent abandonner le gascon, langue qui fut celle de l’État souverain de Béarn.

En février 1814, suite aux défaites de l'armée du Maréchal Soult non loin de Sauveterre (bataille d'Orthez), la ville est sous le contrôle de l'armée anglo-portugaise du Marquis de Wellington.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le début du XIXe siècle voit l'urbanisation de Sauveterre-de-Béarn se modifier: les murailles sont égalisées au Nord et à l'Ouest, des espaces publics sont aménagés comme la Place Royale et des nouveaux axes de circulation comme la route de Salies-de-Béarn sont ouverts.

En 1829, les hameaux d'Oreyte et de Sunarthe sont réunis à la cité.

Le 7 décembre 1901 eut lieu l'ouverture au service voyageurs de la ligne reliant Oloron à Sauveterre-de-Béarn (compagnie du chemin de fer de Pau-Oloron-Mauléon et du tramway de Bayonne à Biarritz).

Héraldique, devise et légende[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à la vache d'or, au chef cousu d'azur chargé d'une croisette pattée d'argent.

Devise : « Saubaterre, boune terre, boune gen ».

Cette devise vient des écrits en occitan de Gaston Fébus, Sauveterre, bonne terre, bonne gens.

Légende : En l'an 1170, la vicomtesse Sancie, l’infante Léofas, attend un héritier lorsque meurt son époux, Gaston V, vicomte de Béarn. Leur enfant nouveau-né, « difforme en tout son corps », à son tour est frappé par la mort. Des rumeurs sont alors avancées : « Elle a tué son fils en lui donnant le jour ! ».

Son frère, Sanche, roi de Navarre, estime que Sancie devra subir par l’eau le jugement de Dieu. Elle est conduite en robe blanche, devant trois mille personnes, sur le Pont Vieux. Elle est jetée dans le gave pieds et poings liés. Elle regagne pourtant la berge opposée au pont : Sancie est bien vivante, Sancie est innocente !

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Sauveterre-de-Béarn
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1908 Léon Bérard Centre-gauche Président du conseil général,
député (1910-1927), sénateur (1928-1944),
plusieurs fois ministre, ambassadeur au Vatican (1941-1944), académicien
1909 1944 Prosper Minvielle Républicain de gauche Conseiller général et député des Basses-Pyrénées (1928-1932)
1976 1994 Jean Récapet CNI-RPR  
1995 en cours Jean Labour SE  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de huit structures intercommunales[16] :

  • le centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ;
  • la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn ;
  • le SIGOM : Syndicat intercommunal de Gaves d'Oloron et Mauléon pour la gestion des berges ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable du Saleys et des gaves ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
  • Bilta Garbi : traitements des déchets ;
  • Syndicat mixte pour la gestion du tourisme.

Sauveterre-de-Béarn accueille le siège du centre intercommunal d'action sociale de Sauveterre-de-Béarn ainsi que ceux de la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn, du SIGOM et du syndicat intercommunal des gaves et du Saleys.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Gurrea de Gállego (Espagne) depuis 1993[17]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 408 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 166 1 105 1 284 1 368 1 632 1 518 1 629 1 696 1 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 606 1 544 1 505 1 388 1 518 1 522 1 602 1 553 1 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 586 1 564 1 534 1 289 1 295 1 380 1 221 1 238 1 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 264 1 354 1 572 1 515 1 366 1 304 1 352 1 347 1 408
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un réseau d'artisans et de commerçants qui assurent le minimum des prestations nécessaires à la vie quotidienne de ses habitants : boulangerie, boucherie, supermarché, travaux du bâtiment, une offre de restauration de qualité avec la présence de restaurants et bars ouverts tant aux résidents qu’aux touristes de passage.

L’activité agro-alimentaire est effectivement une source d’emploi essentielle.

L’autre branche importante dans l’activité locale est la filière santé action sociale avec une maison de retraite et un centre médico-social.

L’agriculture représente aussi une partie des actifs non négligeable. Les exploitations agricoles sont essentiellement productrices de culture (maïs, blé, colza), mais aussi de viande de boucherie (blonde d’Aquitaine). L’ensemble de la commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty, concernant le fromage de brebis. Il existe le label rouge bovin viande sur la commune.

La commune a enfin une activité touristique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le pont de la Légende[20]. Autrefois, trois ponts (le Pont de la Légende, le pont du Miéy et le pont de la Réclusy) reliaient la rive droite à la rive gauche du gave d'Oloron. Mais en 1732, une violente crue centennale emporta une partie du Pont de la Légende. Il ne reste désormais plus que la moitié de ce pont fortifié. C'est d'ailleurs sur ce pont que la reine Sancie aurait subi le jugement de Dieu en 1170. Gaston VII de Béarn (1229-1290) et Gaston Fébus (1349-1391) ont ensuite fortifié ce pont en y ajoutant tour, escalier à vis, chambre de manœuvre, bretèche et pont-levis. À l'entrée du pont, se trouvait l'Hôpital Saint-Jacques des pèlerins de Compostelle. ce pont est classé aux monuments historiques depuis 1886.
  • La tour Monréal[21] bâtie au cours du XIIe siècle, haute de 37 mètres, était une tour de défense et d'habitation. Elle servait à surveiller les incursions espagnoles et basques. Cette tour est classée aux monuments historiques depuis 1886.
  • Le pigeonnier de Coulomme, ou maison Montpribat, qui date de 1640. Cette construction est inscrite aux monuments historiques depuis 1981.
  • La maison forte[22] du XVIIe siècle. Il s'agit d'un ancien bastion qui avait pour but de protéger la ville. Des meurtrières étaient disposées sur sa façade, elles sont de nos jours couvertes d'enduit. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1981.
  • L'arsenal[23] qui date du XVe siècle. La tour attenante date quant à elle du XIe siècle.
  • Le monument aux morts réalisé par le sculpteur Ernest Gabard.
  • Les ruines du château vicomtal bâti par Gaston VII de Béarn (1225-1290) et remanié par Gaston Fébus (1349-1391) au XIVe siècle.
  • L’hôtel de ville qui date de 1640.
  • Les portes du Lester et du Datter (XIIe siècle). La porte du Datter est inscrite aux monuments historiques depuis 1937.
  • Les remparts (XIIe - XIXe siècles).
  • L’Hôpital des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • Le Fort Tolose qui a été construit en 1580 lors des guerres de Religion afin de renforcer les remparts nord de Sauveterre. Ses murs font 1,25 m d’épaisseur et sont percés de meurtrières. Il est entouré d'un fossé et il comprend un étage.
Tour Monréal
Pigeonnier de Coulomme
Monument aux morts

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-André (XIIe-XIIIe siècles) qui est fortifiée et de style romano-gothique. Sur le tympan de cette église sont représentés saint Matthieu (en jeune homme), saint Marc (en lion), saint Luc (en taureau) et saint Jean (en aigle). Cette église est classée aux monuments historiques depuis 1912.
  • La chapelle Saint-Martin de Sunarthe qui est une chapelle romane datant du XIIIe siècle. Elle abrite une maquette de la cité médiévale telle qu’elle était aux XIIIe et XIVe siècles.
  • L'ancien couvent des Carmes fondé en 1364 sous la demande de Gaston Fébus.
  • Le temple qui date de 1867.
  • La commune se trouve sur la via Lemovicensis (ou voie limousine ou encore voie de Vézelay), nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Eglise Saint-André
Tympan de l'église Saint-André
Vitrail de l'église Saint-André
Chapelle Saint-Martin de Sunarthe, sur le chemin de Saint-Jacques par la voie de Vézelay
Temple de Sauveterre-de-Béarn
Arrivée des pèlerins de Compostelle par la Via Lemovicensis

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Maquette de Sauveterre-de-Béarn

Un peu à l’écart du village, la chapelle de Sunarthe abrite une reconstitution au 1/100e de la cité médiévale. Cette maquette a été réalisée par un historien local, M. André Joseph Gastellu, au prix de milliers d’heures de travail minutieux ; elle est aujourd’hui mise en valeur par un son et lumière qui retrace les riches heures de la cité du XIIe au XVIe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Vue sur la cité médiévale depuis l'Ile de la Glère
  • L'île de la Glère est un espace classé Espace Naturel Sensible grâce à sa végétation (peupliers noirs, buis très abondants, galets de calcaire, d’ophite, de grès et de granit venus des vallées d’Aspe, d’Ossau, et de Barétous) ;
  • Le gave d'Oloron ;

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  •  : Médiévales ;
  •  : fête de la blonde d'Aquitaine ;
  • Septembre : fêtes de Sauveterre.

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire, d'un collège laïc (le collège Reine Sancie), d'une école et d'un collège privés (le collège Saint-Joseph), ainsi que d'un lycée privé (le lycée privé rural Notre-Dame).

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle des sports, d'une salle de judo, d'un parcours pour canoë kayak. Elle dispose aussi de trois courts de tennis, d'un terrain de pétanque, de trois frontons et d'un stade de rugby.

Plusieurs acitivités sportives sont proposées, dont :

  • le rugby : l’Union stadiste Sauveterre Rugby (USSR) ;
  • le tennis : le Tennis Club Sauveterre de Béarn ;
  • le judo : le Judo Club Sauveterre ;
  • le basket : le Sauveterre Basket Club (SBC) ;
  • le cyclisme : le Vélo Sport Sauveterre ;
  • le canoë/kayak : l'Union sportive Sauveterrienne Canoë Kayak (USSCK) ;
  • la pelote : l’US Sauveterre Pelote.

L’omniprésence de trois poissons, saumon atlantique, alose et truite de mer, constitue le principal attrait de la pêche sportive. La commune dispose aussi des sentiers de randonnée.

Enfin la commune peut compter sur l'Association Sauveterre-de-Béarn Espace Culturel (ASEC) qui propose des cours de musique, de danse et toutes sortes de manifestations culturelles.

Santé[modifier | modifier le code]

La population peut bénéficier des services de la Maison de santé, tandis que, ostéopathes, infirmièr(e)s et pharmaciens renforcent le suivi médical local. Il y a aussi la présence d’une maison de retraite et d’un centre médico-social.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gaston VII de Béarn, (1225-1290). Il fut vicomte de Béarn. Il meurt dans le château vicomtal.
  • Léon Bérard, (1876-1960) avocat né à Sauveterre-de-Béarn, maire de Sauveterre de 1904 à 1908, secrétaire d'État en 1912, ministre de l'instruction publique de 1919 à 1924. En 1940, Laval le nomme ambassadeur de France au Vatican. Il entre à l'Académie Française en 1934. Il meurt à Paris en 1960 et est enterré à St Gladie (4 km de Sauveterre-de-Béarn).
  • Pierre-Henri Teitgen, est né le 29 mai 1908 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Il fut ministre de la Justice en 1945 et 1946 et ministre d'État chargé de l'Information en 1949-1950. Décédé à Paris le 6 avril 1997, il est inhumé à Sauveterre-de-Béarn dans le cimetière à côté de la chapelle Saint-Martin de Sunarthe.
  • Jacques Chiberry est né le 7 septembre 1929 à Sauveterre-de-Béarn. C’est un ancien joueur français de rugby à XV, qui a joué avec l'équipe de France au poste de trois quart aile (1,78 m pour 73 kg), et en club au SO Chambéry.
  • Francis Haget est un joueur français de rugby à XV, né le 1er octobre 1949 à Sauveterre-de-Béarn, ayant évolué au poste de seconde ligne au SU Agen et au Biarritz Olympique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Sauveterre-de-Béarn
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  5. a, b, c, d et e Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  7. a, b et c Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  10. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. Cartulaire d'Orthez, dit Martinet, manuscrit du XIVe siècle au XVIIe siècle - Archives de la mairie d'Orthez
  12. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. La subdivision de Garenx comprenait Abitain, Andrein, Athos, Autevielle-Saint-Martin, Burgaronne, le bois de Laudure (commune de Salies), Orion, les Sept-Bordes (un des trois quartiers de l'Hôpital-d'Orion) et Sunarthe.
  15. La viguerie de Montaston comprenait Campagne (commune de Tabaille-Usquain), Charre, Haute (village de Charre), Lichos et Rivehaute.
  16. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  17. Annuaire des villes jumelées
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  20. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'ancien pont
  21. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur le château de Monréal
  22. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur la maison Montpribat
  23. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'arsenal

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]