Boeil-Bezing

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Boeil-Bezing
Vue générale.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Vallées de l'Ousse et du Lagoin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Marc Dufau
2014-2020
Code postal 64510
Code commune 64133
Démographie
Gentilé Belvézinois
Population
municipale
1 255 hab. (2014)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 20″ nord, 0° 15′ 55″ ouest
Altitude Min. 218 m
Max. 412 m
Superficie 8,50 km2
Localisation

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Boeil-Bezing (en béarnais Buelh-Vesing) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Belvézinois et les Belvézinoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à l'est du département, à onze kilomètres au sud-est de Pau.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 38, 937 et 938.

La ligne 804 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, qui mène de Pau à Asson, possède trois arrêts à Boeil-Bezing.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situées dans le bassin versant de l'Adour, les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, le ruisseau le Lagoin et les canaux du Baniou et du Lagoin.

Un affluent de l'Ousse, le ruisseau le Lama, traverse également la commune, ainsi qu'un tributaire du Lagoin, la Houn dous Asous.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Boeil[modifier | modifier le code]

Le toponyme Boeil apparaît sous les formes Bolh (1376[3], montre militaire de Béarn[4]) et Boelh (1385[3], censier de Béarn[5]).

Boeil signifierait « petit bœuf » selon certains[Qui ?], mais Albert Dauzat et Charles Rostaing[6] y voient une racine prélatine *bol, « hauteur », que l'on retrouverait dans Beuil (Alpes-Maritimes, Boleo vers 1200), Boule-d'Amont (Pyrénées-Orientales), Bouleternère (ternère < terra nigra) et la formation tautologique Montbolo (Pyrénées-Orientales).

En occitan béarnais ce hameau de la commune se nomme Buelh [bwei][7].

Bezing[modifier | modifier le code]

Le toponyme Bezing apparaît sous les formes la cort de Bezii (1343[3], hommages de Béarn[8]), Besii et Besinch (respectivement 1385[3] et 1402[3], censier de Béarn[5]), Bessincq, Vesin, Besin et Bezincq (respectivement vers 1538[3], 1546[3] et 1675[3] pour les deux dernières formes, réformation de Béarn[9]), Besing (1793[10] ou an II) et Bézing (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]).

Bezing renvoie au besiaü qui était la communauté de voisins, autrefois chargée de la gestion de la commune, terme dérivé du latin viciniu(m), communal, parent du latin populaire *vecinu(s) (latin classique vicinus, dérivé de vicus) qui a donné « voisin » en français.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Batbielle désigne un ensemble de landes et de bois, s’étendant sur le territoire des communes d’Angaïs, Beuste, Boeil, Bénéjacq, Bordères, Lagos et Mirepeix, placé sous la juridiction des jurats de Beuste. C’est également le titre d’un archidiaconé du diocèse de Lescar, correspondant à l’emprise des cantons de Nay et de Clarac. On retrouve ce toponyme sous les graphies Baigbiella (XIIIe siècle[3], fors de Béarn[11]), archidiagonat de Batbilhe (1385[3], censier de Béarn[5]), Batbielhe et l’arsidiagonat de Begbielle (respectivement 1396[3] et 1400[3], notaires de Navarrenx[12]), le conbent de Bagbielhe et les Abbatbielles (respectivement 1538[3] et 1675[3], réformation de Béarn[9]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Auriol Centulle, troisième fils de Centulle IV de Béarn et d'Angèle d'Oloron, était seigneur de Clarac, Igon, Baudreix, Boeil et Auga.

Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Boeil comptait vingt-neuf feux et Bezing quatre. Les deux villages dépendaient du bailliage de Pau.

Un archiprètré du diocèse de Lescar avait Boeil pour siège[3]. Bezing resta sous la juridiction des jurats de Pau jusqu'en 1576[3].

La terre de Boeil fut érigée en baronnie en 1651. Les barons de Boeil étaient seigneurs de Baudreix, Beuste, Clarac, Lagos et à la fin du XVIIIe, barons de Coarraze.

Après la Réforme, le protestantisme est présent surtout à Bezing où les membres de la communauté sont surnommés Lous huganautz de Bezing. À Boeil, village plus catholique, on parle des candélès de Boeil. Aujourd'hui encore, comme dans plusieurs villages de la plaine, mais plus particulièrement à Boeil-Bezing, les maisons des vieilles familles protestantes sont reconnaissables aux piliers du portail surmontés d'une boule alors que chez les catholiques, les piliers sont surmontés d'une coupe.

La commune de Boeil-Bezing est née en février 1868 de l'union de deux villages autrefois séparés, Boeil (plus au sud), et Bezing (au nord). Entre ces deux bourgs, des maisons se sont édifiées de sorte que le village apparaît aujourd'hui comme étiré le long de la route reliant Pau à Lourdes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Boeil-Bezing
Période Identité Étiquette Qualité
  1971 Pierre Fouchet   agriculteur
1971 2001 Jean-Jacques Pèes PS agriculteur
2001 en cours Marc Dufau PS enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Boeil-Bezing appartient à cinq structures intercommunales[13] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d’eau potable et d’assainissement du Pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de défense contre les inondations du bassin du Lagoin ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 255 habitants, en augmentation de 1,87 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510 505 564 591 647 675 690 715 706
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
693 643 786 787 771 787 792 779 689
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
683 655 671 606 576 583 586 562 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
773 791 930 1 009 962 935 1 147 1 236 1 255
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

De 1793 à 1861, la population indiquée ne reflète que celle de Boeil, encore séparé de Bezing, dont la population durant cette même période est décrite ci-dessous[18].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
99 100 - 142 166 147 131 154 150
1856 1861 - - - - - - -
157 139 - - - - - - -
(Sources : Cassini)

Boeil-Bezing fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'Ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les restes de la motte féodale témoignent de l'ancienneté du village.

Le château, vaste édifice carré, domine une partie du village. Il fut édifié au début du XIXe siècle par la famille Bernadotte. Jeanne de Saint-Jean (1728-1809), mère du maréchal Bernadotte, est née à Boeil. Le 20 février 1754, elle épouse Henri Bernadotte à Boeil. Leur fils Jean-Baptiste devient maréchal de Napoléon, puis roi de Suède et de Norvège sous le nom de Charles XIV de Suède. Son neveu est enterré à Boeil-Bezing.

Le village compte deux moulins à eau le long du canal du Baniou, ouvrage construit en dérivation du gave de Pau.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vincent-Diacre[19] a été partiellement édifiée en 1871, à l’emplacement de l’église primitive, détruite lors d’un incendie. L’entrée latérale conserve le tympan[20] roman d’origine (XIIe siècle), mais d'anciennes fresques du XVe siècle, découvertes lors de la reconstruction de l'édifice, ont été perdues.

Le temple est à l'origine l'église de Bezing, l'église Saint-Girons qui date du XVIe siècle. En 1806, elle est mise à disposition des protestants et devient un temple réformé.

Le village comporte également deux lieux de culte évangélique.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le site de la saligue du gave de Pau au niveau de Baudreix et Boeil-Bezing est protégé en tant qu’espace naturel sensible. Cette zone humide occupe 14 hectares sur Baudreix et 50 hectares sur Boeil-Bezing. Y abondent hérons, aigrettes, canards, lapins de garenne et autres libellules et demoiselles.

Le chemin Henri-IV, chemin de randonnée qui relie le château de Franqueville à Bizanos, près de Pau au lac de Lourdes (Hautes-Pyrénées), traverse le bois de Boeil.

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

Boeil-Bezing dispose d'une école primaire (Les Coquelicots).

Transports

La gare de Boeil-Bezing a été en service pendant un siècle, de 1867 à 1967.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Décès à Boeil-Bezing.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Boeil-Bezing, consultée le 14/06/09
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a, b et c Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  7. Joseph Rebenne, « Essai de toponymie non romane de la plaine de Nay (Béarn) », Modèles linguistiques, no 66,‎ , p. 111-135 (lire en ligne).
  8. Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  10. Fiche de Bezing sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  11. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Fiche de Boeil sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  19. « L'église Saint-Vincent-Diacre », notice no IA64000587, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Le tympan de l'église Saint-Vincent-Diacre », notice no PM64000103, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Site officiel ATP consulté le 11/08/09
  22. Site officiel ATP consulté le 11/08/09

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]