Escout

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Escout
Escout
Le dolmen d'Escout.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Sylvie Betat
2020-2026
Code postal 64870
Code commune 64209
Démographie
Population
municipale
438 hab. (2018 en augmentation de 1,39 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 23″ nord, 0° 33′ 00″ ouest
Altitude Min. 234 m
Max. 397 m
Superficie 9,52 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Oloron-Sainte-Marie
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Oloron-Sainte-Marie-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Escout
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Escout

Escout est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

La prononciation est [eskut] (l'accent tonique est sur le [u], prononcé ou, et le [t] final se prononce).

Le gentilé est Escoutois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Escout se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[2].

Elle se situe à 28,7 km par la route[Note 1] de Pau[3], préfecture du département, et à 5,3 km d'Oloron-Sainte-Marie[4], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[5] : Escou (1,4 km), Herrère (2,4 km), Précilhon (2,5 km), Estialescq (3,4 km), Goès (3,5 km), Oloron-Sainte-Marie (4,5 km), Bidos (4,6 km), Gurmençon (5,1 km).

Sur le plan historique et culturel, Escout fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Escout.

La commune est drainée par le gave d'Oloron, l'Auronce, l'Escou, l'Arrigastoû, le Laberou, L'Arrigastou, le Gabarn, le ruisseau Coup, le ruisseau Glacé, le ruisseau Labronze, le ruisseau Ret Caut, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 11 km de longueur totale[8],[Carte 1].

Le gave d'Oloron, d'une longueur totale de 148,8 km, prend sa source dans la commune de Laruns et s'écoule vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave de Pau à Sorde-l'Abbaye, après avoir traversé 64 communes[9].

L'Auronce, d'une longueur totale de 22 km, prend sa source dans la commune de Lasseube et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Saucède, après avoir traversé 10 communes[10].

L'Escou, d'une longueur totale de 16,9 km, prend sa source dans la commune de Buzy et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Estos, après avoir traversé 9 communes[11].

L'Arrigastoû, d'une longueur totale de 11,9 km, prend sa source dans la commune de Buzy et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Ossau sur le territoire communal, après avoir traversé 6 communes[12].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[14],[Carte 2] :

  • « le gave d'Ossau », d'une superficie de 2 300 ha, un vaste réseau de torrents d'altitude et de cours d'eau de coteaux à très bonne qualité des eaux[15] ;
  • « le gave d'Oloron (cours d'eau) et marais de Labastide-Villefranche », d'une superficie de 2 547 ha, une rivière à saumon et écrevisse à pattes blanches[16] ;

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 4]est recensée sur la commune[17],[Carte 3] : le « tourbière de Gabarn » (115,98 ha), couvrant 2 communes du département[18] et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[17],[Carte 4] : le « réseau hydrographique du gave d'Oloron et de ses affluents » (6 885,32 ha), couvrant 114 communes dont 2 dans les Landes et 112 dans les Pyrénées-Atlantiques[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Escout est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[20],[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,4 %), zones agricoles hétérogènes (26,9 %), forêts (23,9 %), prairies (14,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 5].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Gabarn
  • le Hameau
  • la Serre
  • Village

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Escout apparaît[26] sous les formes Escot (1385, censier de Béarn[27]), Escoot et Sent Bisentz d'Escoot (1442, notaires d'Oloron[28]), Esquoot et Scot (respectivement 1538 et 1546, réformation de Béarn[29]).

Plusieurs hypothèses ont été évoquées. Pour certains, ce nom béarnais pourrait signifier écossais ou poste de guet ou être un dérivé du nom de ruisseau « Escou ». L'hypothèse la plus vraisemblable est es coot (le pâturage)[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[26] note qu'en 1385, Escout comptait 16 feux et dépendait du bailliage d'Oloron.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean Renault P.S.  
2001 2014 Gérard Urrustoy    
2014 2020 Michel BARRERE-MAZOUAT    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[31] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Biscarrués (Espagne)[32].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[34].

En 2018, la commune comptait 438 habitants[Note 8], en augmentation de 1,39 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
585437477456546543534538522
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
504506508425403418418409389
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
380354365314322284282260248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
267300314374409394392423434
2018 - - - - - - - -
438--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (polyculture, élevage, pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vincent-Diacre date[37] du XVIIe siècle.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école élémentaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin était le 3e baron de Saint-Castin et fut aussi chef amérindien. Il est né en 1652 à Escout.
  • Charles Laborde connu sous le pseudonyme de Chas Laborde, né à Buenos Aires (1886), mort à Paris (1941), passa son enfance au château Duplaa d'Escout, propriété de son père qui fit fortune en Argentine. Dessinateur, graveur, illustrateur, peintre et écrivain, il laissa ses souvenirs d'enfance dans Théodore et le Petit Chinois, édité par Lacourière en 1943[38].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[13].
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique d'Escout » sur Géoportail (consulté le 10 août 2021)..
  2. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune d'Escout », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  3. « ZNIEFF de type I sur la commune d'Escout », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. « ZNIEFF de type II sur la commune d'Escout », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  5. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. « Métadonnées de la commune d'Escout », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Escout et Pau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. Stephan Georg, « Distance entre Escout et Oloron-Sainte-Marie », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Communes les plus proches d'Escout », sur www.villorama.com (consulté le ).
  6. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 30.
  7. Carte IGN sous Géoportail
  8. « Fiche communale d'Escout », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Aquitaine (consulté le ).
  9. Sandre, « le gave d'Oloron ».
  10. Sandre, « l'Auronce ».
  11. Sandre, « l'Escou ».
  12. Sandre, « l'Arrigastoû ».
  13. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  14. « Liste des zones Natura 2000 de la commune d'Escout », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  15. « site Natura 2000 FR7200793 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « site Natura 2000 FR7200791 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune d'Escout », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  18. « ZNIEFF le « tourbière de Gabarn » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « ZNIEFF le « réseau hydrographique du gave d'Oloron et de ses affluents » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  20. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  22. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  23. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie », sur insee.fr (consulté le ).
  24. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  25. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  26. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  27. Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385..
  28. Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  29. Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  30. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Escòla Gaston Febus, Pau, 1991, p. 274.
  31. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le ).
  32. Annuaire des villes jumelées
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  37. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent-Diacre
  38. « Oloron : des oeuvres rares de l’illustrateur Chas Laborde à la médiathèque », La République des Pyrénées,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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