Gurs

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Gurs
La mairie
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Le Cœur de Béarn
Intercommunalité Communauté de communes du Béarn des Gaves
Maire
Mandat
Michel Forcade
2014-2020
Code postal 64190
Code commune 64253
Démographie
Population
municipale
436 hab. (2014 en augmentation de 11,22 % par rapport à 2009)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 18″ nord, 0° 45′ 09″ ouest
Altitude Min. 119 m
Max. 254 m
Superficie 10,96 km2
Localisation

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Gurs est une commune française, située exactement au centre du département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arbre de la liberté planté en 2000
Mémorial récent
Mémorial vu de l'intérieur

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le gave d'Oloron (affluent du gave de Pau) et par ses tributaires le Lausset et le torrent l'Arrieu.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Ahitaux

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Gurs est mentionné au XIe siècle[2] (d'après Pierre de Marca[3]), et apparaît sous les formes Gurz (1286[2], titres de Béarn[4]), Gurtz (1385[2], censier de Béarn[5]) et Sent Marti de Gurtz (1396[2], notaires de Navarrenx[6]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Les Ahitaux est un hameau de Barraute-Camu mentionné en 1863, dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2] et qui apparait sous la forme Los Aƒƒitaux en 1560[2] (réformation de Béarn[7]).

Graphie occitane[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Gurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, Gurs comptait 35 feux et dépendait du bailliage de Navarrenx.

Le camp de Gurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Camp de Gurs.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gurs a accueilli un camp d'internement administré par le Régime de Vichy. D'abord destiné aux réfugiés républicains espagnols, il a ensuite accueilli de nombreux Juifs, avant leur départ pour le Camp de Drancy et Auschwitz. Dans une récente étude, le chercheur Jacky Tronel indique qu'avant de servir de lieu d'internement des Juifs, le camp fut la prison militaire de Paris repliée[8].

Parmi les prisonniers de ce camp, il y eut :

Barraque reconstituée
Barbelés pour le départ
Voie ferrée pour l'acheminement
Tombes juives
Républicains espagnols
Sculpture d'une valise d'époque

Les tombes des combattants républicains espagnols et des volontaires de la brigade internationale se situent à droite en entrant dans le cimetière.

En octobre 1940, à la fermeture du camp de Saint-Cyprien près d'Argelès, 3 858 hommes — la plupart arrêtés par les autorités belges[9] le  — furent transférés au camp de Gurs. Ils étaient majoritairement Juifs.

De janvier 1941 à décembre de la même année, des prisonniers de Gurs furent transférés au Camp des Milles dans les Bouches-du-Rhône, dans l'attente de leur émigration vers les États-Unis, la Bolivie, Cuba et d'autres destinations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Louis Costemale RPR puis UMP  
2014 en cours Michel Forcade    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de six structures intercommunales[10] :

  • la communauté de communes du canton de Navarrenx ;
  • le SIVU d’assainissement de Navarrenx ;
  • le syndicat AEP de Navarrenx ;
  • le syndicat de la perception de Navarrenx ;
  • le syndicat intercommunal des gaves et du Saleys ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2014, la commune comptait 436 habitants[Note 1], en augmentation de 11,22 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : +2,6 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
589 684 614 625 642 720 693 657 694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
723 683 661 608 633 624 606 574 553
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
606 580 541 504 514 474 502 537 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
415 395 392 384 381 383 375 374 424
2014 - - - - - - - -
436 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole (élevage et polyculture). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Gurs à Gurs

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin date[15] du XIXe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Gurs
  2. a, b, c, d, e, f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  4. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Censier de Béarn, manuscrit de 1385, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  6. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Réformation de Béarn, collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  8. J. Tronel, « Les îlots du camp de Gurs : prison militaire de Paris repliée », Arkheia, no 21, Montauban, 2009
  9. Traces & empreintes, « Les arrestations du 10 mai 1940 », sur le site jewishtraces.org
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  15. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gracianne Hastoy, Le chêne de Guernica, Éditions Cheminements, 2004 (ISBN 2-84478-220-5) ; ce livre, bien que très bien documenté, n'est qu'un roman retraçant le parcours d'un réfugié basque pendant la guerre civile d'Espagne de 1936-1939.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]