Daniel Balavoine

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Daniel Balavoine
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Daniel Balavoine en 1984.

Informations générales
Nom de naissance Daniel Xavier-Marie Balavoine[1]
Naissance
Drapeau de la France Alençon (France)
Décès (à 33 ans)
Drapeau du Mali Gourma-Rharous (Mali)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, producteur de musique
Genre musical Pop rock, rock progressif, synthpop, world music, musique expérimentale, variété française
Instruments Claviers, Fairlight CMI, guitare acoustique, percussions
Années actives 19711986
Labels Disques Vogue
Barclay

Daniel Balavoine est un auteur-compositeur-interprète français, né le à Alençon (Orne) et mort dans un accident d'hélicoptère le , aux environs de Gourma-Rharous (Mali), en marge du Paris-Dakar.

Porté par sa très haute tessiture et sa grande étendue vocale, il connait le succès en 1978 et 1979 avec son titre Le Chanteur et son rôle de Johnny Rockfort dans l'opéra-rock Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon. Issu de divers groupes de rock progressif, Daniel Balavoine s'inscrit dès ces débuts de compositeur dans la mouvance inspirée par le rock et la pop anglaise, compatible avec sa voix androgyne. A l'exception de son ami Michel Berger et sans dénigrer pour autant la tradition littéraire française, il revendique des influences exclusivement anglo-saxonnes : (Genesis et ses chanteurs Peter Gabriel et Phil Collins, Yes, Police, Simple Minds, Tears for Fears, U2, Queen…). Dans les dernières années de sa vie, passionné par la production sonore et les percussions, il évolue vers un pop rock expérimental dont il est en France l'un des pionniers et l'un des rares représentants populaires[2].

Réputé pour ses textes engagés comme pour sa dimension sociale et ses prises de position médiatiques, il n'hésite pas à interpeller les médias ou le monde politique dans des interventions restées célèbres. Durant les années 1985-1986 suite aux grandes famines éthiopiennes, il s'engage personnellement en faveur de l'Afrique par le biais du Dakar et devient l'un des premiers artistes français à s’investir personnellement dans l'humanitaire. C'est au cours d'une opération destinée à acheminer des pompes à eau aux populations locales maliennes qu'il perd la vie dans le crash d'un hélicoptère. À l'annonce de l'accident, le choc est décuplé puisqu'il est alors avec Jean-Jacques Goldman le plus gros vendeur de disques en France[3],[réf. insuffisante].

En dépit de sa courte carrière et d'une mort prématurée, Daniel Balavoine a écrit et composé plus d'une centaine de titres, et demeure aujourd'hui encore l'un des artistes francophones les plus populaires, fort de près de 20 millions d'albums vendus et de tubes comme Mon fils ma bataille, Tous les cris les SOS, L'Aziza ou encore La vie ne m'apprend rien. En 2005, il figure sur la liste des 100 français les plus célèbres établie par sondage BVA ; il y est classé dix-neuvième. À l'instar de Jean-Jacques Goldman, sa ligne mélodique inspirera de manière profonde la chanson française des années 1990 et du début des années 2000[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts (1952-1978)[modifier | modifier le code]

1952-1968 : la jeunesse[modifier | modifier le code]

Daniel Balavoine vit ses premières années au 85, rue de Bretagne à Alençon, où il nait le . Issu d'une famille originaire des Landes et du Pays basque, il est le benjamin d'une famille de six enfants. Il a deux sœurs : Marie-Françoise (née en 1940) et Claire (née en 1943) et trois frères : Bernard (né en 1944), Guy (né en 1946) et Yves (né en 1948). Son frère Xavier meurt d'une méningite foudroyante un an plus tôt, si bien que Daniel pensera être un bébé de remplacement et aura des rapports complexes avec sa famille, jugeant indécents les artistes qui s'épanchent sur leur vie personnelle[5].

Son père Émile est ingénieur en urbanisme et travaille pour le ministère de la reconstruction. Sa mère Élisabeth Lamagdeleine est antiquaire, issue d'une famille aristocratique[réf. nécessaire] du Sud-Ouest de la France. Ils se séparent alors que Daniel a six ans, les enfants restant chez le père. Il passe la majorité de sa jeunesse dans le Sud-Ouest, Bordeaux, Biarritz puis Pau. En 1959, Daniel entre en pension à la suite de la mutation de son père en Algérie à Tizi Ouzou. Il apprécie peu le pensionnat, qui lui fait perdre le goût de la religion et provoque chez lui un profond rejet de la discipline qui y règne. Vers 11 ans, il entend dans l'établissement She Loves You des Beatles ce qui - il le confiera plus tard[Quand ?] - lui donne goût à la musique[6].

Lycéen à Pau, Balavoine est un élève doué, surtout en littérature. Il s'implique de très près dans la révolte étudiante de mai 68 et s'imagine alors faire une carrière politique. Mais la fin du mouvement le déçoit, et il décide de se lancer dans la musique[7].

Après trois mois de terminale, il quitte son établissement en décembre 1969, afin de se consacrer à la musique[8].

1968-1972 : le temps des groupes[modifier | modifier le code]

Il débute chanteur de bal et se produit à Pau, notamment dans le quartier du Hédas, au Chaudron (actuellement Gusto), en interprétant Bob Dylan. Intégrant successivement les éphémères groupes de rock Réveil, Shake's puis Purple Eruption, il acquiert ainsi une petite notoriété locale.

En 1971 il décide de monter à Paris avec ses amis une première fois. Mais de retour à Pau, il est contacté par le groupe Présence, dont le chanteur vient de partir. De nouveau sur Paris, il passe une audition au cours de laquelle un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy, concourt. Balavoine est retenu et commence à côtoyer les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue : il ne s'en vendra que 247 exemplaires. Malgré l'échec de ce disque, Présence se produit un peu partout en France[9]. Entre temps, il se mariera avec une jeune Polonaise rencontrée au Gibus où elle est caissière, Dominique Shroo, mais ils se séparent en 1974 et divorcent en 1979. Il évoque leur relation dans la chanson Couleurs d'automne de son premier album De vous à elle en passant par moi[10].

En 1972, le groupe signe chez Warner Bros et Balavoine le quitte[7].

1972-1978 : les années galère[modifier | modifier le code]

Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant à la musique. En 1973 la maison de disques Vogue le rappelle et l'encourage à entamer une carrière solo. Le 45 tours Viens vite sort mais obtient à peine plus de succès qu'à l'époque de Présence. Il gardera un mauvais souvenir de cette période en raison des exigences du directeur artistique[7]. Daniel quitte Vogue et, accompagné de son frère Guy, devient choriste. La même année, ils sont engagés dans l'opéra-rock La Révolution française de Claude-Michel Schönberg.

À la même période, Patrick Juvet prépare son passage à l'Olympia et recherche un choriste avec une haute tessiture. Contacté par sa productrice, Daniel est engagé et entame avec l'artiste une tournée au cours de l'année 1974. Daniel Balavoine lui compose une chanson Couleurs d'automne pour son prochain album intitulé Chrysalide ; Patrick Juvet, généreux, la lui laisse chanter. Le disque sort chez Barclay. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fait la connaissance d'Andy Scott, ingénieur du son qui ne le quittera plus. Séduit par la voix de Balavoine, Léo Missir, vice-président et directeur artistique de Barclay, lui fait signer sur le champ un contrat de trois albums. Leur collaboration durera bien au-delà.

Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en mars 1975 et s'intitule De vous à elle en passant par moi, enregistré de nuit au Studio Hoche qu'il libère lui et son équipe au matin pour le début des séances de neuf heures[11]. Aucun titre ne se démarque clairement : seul Evelyne et moi, unique extrait à paraître en single, passe timidement en radio[11]. L'album ne rencontre pas le succès (5 000 exemplaires vendus[12]). En 1982, en évoquant ce premier album dans l'émission Aujourd'hui la vie, Balavoine admet que « c'était un album léger, il est gentil mais sans plus », ajoutant que sa « personnalité n'était pas encore précise, même [sa] voix était très différente »[8]. Il affirme que les « sujets traités n'avaient aucun intérêt » vu qu'il parlait de lui et de ses fiancées et que ça lui « arrive de le faire écouter à ceux qui ont envie de rire »[8]. Attristé par l'échec de De vous à elle en passant par moi, Balavoine ne reprendra jamais les titres de l'album en concert, pas plus que le single suivant, Vienne la pluie, sorti la même année, qui passe également inaperçu et qui connaît des problèmes en raison de sa pochette, reprenant sans autorisation la peinture Les Vacances de Hegel de René Magritte[8].

Peu avant, il croise la route de Catherine Ferry dont il tombe amoureux. Il devient par ailleurs le pygmalion de la jeune femme[13]. Elle est choisie pour représenter la France à l'Eurovision 1976 et termine deuxième. Les frères Balavoine chantent les chœurs, bien que Daniel n'aime pas la chanson qui représente la France au concours, 1, 2, 3[8]. Daniel écrira la majeure partie des futures chansons de Catherine Ferry, dont les titres Bonjour, bonjour en 1982 et Vivre avec la musique en 1984.

Au cours d'un voyage en Pologne en accompagnant Catherine Ferry, avec qui il est en couple à l'époque[8], Balavoine, heurté par le climat politique ambiant, imagine un album-concept autour du mur de Berlin, qu'il enregistre avec ses propres musiciens et son ami ingénieur du son, Andy Scott, bénéficiant de moyens qu'aurait obtenu un chanteur déjà célèbre[8]. Intitulé Les Aventures de Simon et Gunther..., le disque sort en et bénéficie d'une promotion plus grande que sur l'album précédent[8]. Malgré le succès d'estime obtenu, les ventes restent faibles (seulement 20 000 exemplaires écoulés) et Eddie Barclay s'impatiente des résultats du chanteur et fait savoir à Léo Missir que le prochain album sera décisif. Parallèlement, Balavoine est choriste sur le premier album d'Alain Bashung, Roman-photos[8].

Entre-temps, Michel Berger, qui est en passe d'achever la composition de l'opéra-rock Starmania, cherche un chanteur pour interpréter le rôle de Johnny Rockfort. Impressionné par une prestation de Balavoine qui interprète à la télévision Lady Marlène (l'unique titre du dernier album ayant réussi à percer), il l'embauche[14]. France Gall, alors compagne de Michel Berger, témoigne :

« La première fois qu'on a vu et entendu Daniel, c'était à la télé : Michel et moi étions assis par terre dans notre chambre de Beauséjour et regardions par intermittence l'émission de Guy Lux. Quand il est entré pour chanter Lady Marlène avec un grand orchestre, nous avons eu un choc. Raide comme un piquet, planté derrière son micro sur pied, il a commencé à chanter d'une voix qu'on n'avait jamais entendue, avec un timbre nouveau et une tessiture tellement large et aiguë qu'on en est restés bouche bée. »

Dès lors débute entre eux une grande et fraternelle amitié[15],[16],[Note 1].

Le Chanteur (1978-1982)[modifier | modifier le code]

1978-1979 : la reconnaissance[modifier | modifier le code]

Daniel Balavoine sur le plateau de l'émission « Midi Première » de TF1, le .

En sort l'album studio de Starmania[17], dont, de nombreux titres deviennent en quelques semaines des hits. Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et le SOS d'un terrien en détresse, composé et taillé sur mesure à sa voix. Le disque demeure la septième meilleure vente française de l'Histoire, cumulant 2 200 000 unités[18]. L'œuvre, plus tard adaptée en anglais, est tout aussi bien accueillie à l'étranger.

En parallèle — et après un 45 tours encore peu rentable : Je suis bien (avec en face B Le français est une langue qui résonne), sorti en , bien que lui permettant de bénéficier de l'interpréter à plusieurs reprises à la télévision[8] — Daniel Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur avec le groupe Clin d'œil[Note 2], dans les bacs quelques semaines avant la sortie de Starmania. Clin d'œil participera aussi aux deux albums suivants. La chanson Le Chanteur qui donne son titre à l'album, obtient un succès fulgurant et se vend à plus d'un million d'exemplaires, entraînant avec lui quelque huit cent mille albums vendus[19]. Avec ce titre (devenu un standard de son répertoire et qui demeure, aujourd'hui encore, une de ses plus célèbres chansons), Balavoine, lucide et amer, chante les ambitions et les craintes d'un artiste en devenir. Il évoque la fulgurance du succès d'un nouveau venu dans le monde de la chanson, « J'me présente/je m'appelle Henri, [...], j'suis chanteur, je chante pour mes copains », qui adulé du public et reconnu par les médias donne « des concerts de cent mille personnes, où même le tout Paris s'étonne », puis passe au terme d'une longue carrière du statut d'idole à celui de vieux chanteur jugé ringard par la jeune génération (« Les nouvelles de l'école diront que j'suis pédé, brûleront mon auréole, saliront mon passé » et s'achève, après l'abandon de toute illusion et le désamour du public, par « J'veux mourir malheureux / pour ne rien regretter »[20]. Extraits du même album, Les Oiseaux et Lucie sont aussi des hits.

Cette double réussite, quasi simultanée, fait passer Daniel Balavoine de chanteur méconnu à vedette en devenir, ce qui, par la même occasion, lui permet de renouveler sereinement son contrat chez Barclay.

Du 10 avril au 3 , Starmania est joué au Palais des congrès de Paris, où 100 000 personnes au total assistent au spectacle. La distribution, outre Daniel, se compose de France Gall, Fabienne Thibeault, Étienne Chicot, Diane Dufresne, Nanette Workman pour ne citer qu'eux. Balavoine marque profondément cette production et cette participation accroit davantage sa notoriété en lui donnant une image de rebelle, voyou et tendre à la fois.

Fort de cette expérience, il enregistre son quatrième album Face amour / Face amère, qui sort en . Le disque se vend moins bien que le précédent, souffrant des ventes de ce dernier qui sont encore très importantes et que Balavoine s'est décidé à promouvoir l'album dans son ensemble[8]. Le disque comprend notamment : Love Linda, dédié à sa nouvelle compagne Linda Lecomte, Rougeagèvre, Ces petits riens (une douce balade pop) et Me laisse pas m'en aller, dont la construction musicale rappelle celle du Chanteur. Sans réel tube, le disque est moyennement accueilli par le public, tout en étant salué par la critique qui lui décerne le prix Raoul-Breton[21]. À Lille au théâtre Sebastopol, au mois de novembre, il donne le premier concert à son nom[8].

1980-1981 : Un autre monde[modifier | modifier le code]

Balavoine se produit à l'Olympia du 31 janvier au , où 1 200 spectateurs par soir viennent le voir[8], obtenant un accueil favorable des critiques professionnels[8]. Toujours en ce début d'année 1980, il apparait dans le film Alors... Heureux ? jouant le rôle d'un brancardier homosexuel, et pour lequel il compose également la musique du film.

Il fait aussi sensation le , lors d'un débat au journal de midi sur Antenne 2[22] au cours duquel il prend à partie François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti socialiste et par la même occasion les journalistes présents sur le plateau, les accusant d'ignorer les problèmes de la jeunesse dans un monologue resté célèbre. Les médias l'érigent alors en porte-parole de cette même jeunesse, un rôle qu'il réfute et dont il désirera toujours se défaire estimant que ce n'était pas du tout son intention[8],[23]. Créant la polémique, il devient désormais un invité incontournable des émissions-débats[24], devenant un « bon client » aux yeux des médias. Après cette intervention, il est catalogué comme chanteur engagé dans l'esprit du grand public[réf. nécessaire].

En bon ami, il soutient à l'époque la candidature de Coluche à l'élection présidentielle de 1981. Après le retrait de ce dernier, François Mitterrand lui demande de se joindre à sa campagne[23]. Balavoine, sensible aux idées de gauche, chante dans la première partie de ses meetings pendant quelques semaines avant de se rétracter, refusant ce qu'il estime être une récupération politique[23]. Il déclarera plus tard : « Je ne fais pas de politique, je fais du sentiment politique[25]. »

En , il revient avec l'album Un autre monde, disque contenant Mon fils ma bataille (inspiré du divorce de son guitariste et ami Colin Swinburne), Je ne suis pas un héros (initialement écrit pour l'album À partir de maintenant de Johnny Hallyday), La vie ne m'apprend rien. Ces tubes deviennent des incontournables de son répertoire, tout comme, dans une moindre mesure, Lipstick Polychrome. L'album rencontre un énorme succès commercial, avec 500 000 exemplaires vendus[26]

Fort du succès de ses nouvelles chansons, Daniel réinvestit la scène de l'Olympia du 10 au 14 mars 1981. Il fait salle comble et enregistre son premier album en public, Balavoine sur scène qui parait en . La Chine est très présente dans ce spectacle[27],[28]. Il entame ensuite une grande tournée et participe, le 22 octobre, au concert 100 artistes pour les prisonniers d'opinions, au profit d'Amnesty International[27].

1982 : Vendeurs de larmes[modifier | modifier le code]

Durant l'hiver 1981, il part à Ibiza enregistrer un sixième 33 tours avec de nouveaux musiciens, dont le batteur américain Joe Hammer[29]. À 30 ans, Balavoine veut entamer un nouveau virage musical, plus rock, plus électronique, s'écartant de plus en plus de l'acoustique[30]. En avril sort Vendeurs de larmes porté par la chanson Vivre ou survivre, qui devient très vite un tube[30]. Dieu que l'amour est triste, Soulève-moi et le titre éponyme de l'album sont aussi notables. Ce disque rencontre un grand succès public et obtient le prix Diamant de la chanson française[30].

Estimant que ses productions sont maintenant dignes de concerts plus imposants, il investit la plus grande salle de spectacle parisienne de l'époque, le Palais des sports, où il joue à guichets fermés du 9 au . Les moyens mis en œuvre sont importants et Balavoine offre au public un grand spectacle[31]. Séduit par l'acoustique du lieu ainsi que son ambiance, il restera fidèle à cette salle.

Balavoine se voit également proposer un second rôle au cinéma dans le film Qu'est-ce qui fait craquer les filles... (1982)[29].

Balavoine sans frontières (1983-1986)[modifier | modifier le code]

1983 : Loin des yeux de l'Occident[modifier | modifier le code]

Passionné de sports mécaniques, Balavoine participe en janvier au Paris-Dakar. Tombé en panne à la première étape, il suit la caravane en touriste et découvre l'Afrique. Électrochoc pour Daniel Balavoine qui prend violemment conscience de la famine et de la pauvreté du continent[27]. Revenant avec des images dures, il déclare : « Lorsqu'on voit au détour d'un village un môme à quatre pattes en train de ramasser des mouches pour les manger, il n'y a plus rien à dire ».

Durant l'été, il part en Écosse composer son septième album Loin des yeux de l'Occident. Sorti en et réputé être son album le plus engagé[32], les textes évoquent les femmes du tiers-monde avec Pour la femme veuve qui s'éveille, la torture avec Frappe avec ta tête, la drogue avec Poisson dans la cage, les dictatures d'Amérique du Sud avec Revolucion. Notons également : Partir avant les miens, dont le texte à l'annonce de sa mort sonnera comme étrangement prémonitoire. Musicalement, le disque, inspiré par Peter Gabriel, mêle sonorités électroniques et ambiances world music avec l'emploi de percussions africaines. Toutefois, l'album se vend moins bien que les précédents (250 000 exemplaires).

Durant l'année, Balavoine participe au conte musical Abbacadabra avec Frida du groupe ABBA, avec laquelle il enregistre le single Belle.

Pendant trois semaines, à 18 h 30, il tient une chronique quotidienne de 2 minutes 30 sur une éphémère radio 95.2[33]. Il réagit à l'actualité en rédigeant des billets d'humeurs. En , il préfigure les Restos du Cœur dans une de ses chroniques en émettant l'idée d'une grande « banque alimentaire »[34]. Certains politiques[Lesquels ?] font comprendre au chanteur qu'il n'a pas à se mêler de tels sujets[35]. L'idée sera reprise par Coluche, à l'origine des Restos du cœur[36]. Selon Fabien Lecœuvre :

« À l'époque, son idée a déclenché un raz de marée médiatique. Politiques, journalistes et même des artistes lui ont reproché son idée et lui disaient: « Qu'il se contente de chanter ». Seul Coluche a pris la défense de Balavoine. D'ailleurs, il reprendra son projet et créera Les Restos du Cœur quelques semaines plus tard. »

Le chanteur est l'invité de l'émission d'information 7 sur 7[37] le , jour de l'attentat du Drakkar au Liban où son frère Yves — militaire — est basé. Il lance sous le coup de l'émotion : « J'emmerde les anciens combattants ! »; phrase adressée à tous ceux qui souhaitent à la jeunesse « une bonne guerre ». Il poursuit avec véhémence et colère dans une diatribe profondément antipolitique et antimilitariste. Son propos fait scandale et deux semaines plus tard, il s'excuse publiquement dans une émission de Michel Drucker, ce qui n'empêche pas l'annulation de certains de ses concerts du fait de manifestations d'anciens combattants, notamment à Avignon[32].

1984 : la scène et la paternité[modifier | modifier le code]

Balavoine entreprend une tournée marathon à travers la France durant l'hiver-printemps 1984. Le 2 avril, il fait une halte au Printemps de Bourges[38],[29].

Le , naît son fils Jérémie. Daniel a rencontré sa mère Corinne pendant l'enregistrement de Vendeurs de larmes. Dans l'émoi et à titre promotionnel pour sa rentrée parisienne, il compose un 45 tours inédit Dieu que c'est beau illustrant d'une manière métaphorique l'accouchement avec des références omniprésentes à la Genèse. Frida Lyngstad, du groupe Abba, est l'une de ses choristes sur cette chanson ; il lui compose d'ailleurs le titre The Face pour son album Shine (1984). Dieu que c'est Beau est le premier titre de Balavoine à entrer au Top 50, nouvellement créé.

Sa tournée se clôture au Palais des sports du 21 au 30 septembre, où est enregistré le double album live Balavoine au Palais des sports. Daniel Balavoine présente au public un spectacle qui utilise les faisceaux Vari-Lite[Note 3] et la technologie HF (sans fil). Le décor est très dépouillé, Balavoine privilégiant largement la lumière et le rendu sonore, qu'il désire irréprochable. La totalité des chansons a été réorchestrée soit dans des ambiances techno-world soit dans un rock très prononcé.

Durant l'année, il compose et écrit l'album Vivre avec la Musique pour Catherine Ferry, où il expérimente pour la première fois l'échantillonneur Fairlight CMI qu'il vient d'acquérir pour un prix exorbitant[39].

1985 : Sauver l'amour[modifier | modifier le code]

Le , Balavoine se lance dans son deuxième Paris-Dakar comme copilote de Jean-Luc Roy à bord d'un Toyota. Ils arriveront à Dakar trentième[40],[41].

Il devient arrangeur musical et ouvre une « cellule artistique » destinée à promouvoir le son reconnaissable de ses albums et sa technique de production réputée « raffinée » chez d'autres artistes[42]. Admirative de Balavoine, Jeanne Mas restera sa première et dernière cliente. Le chanteur lui réalise deux titres : Cœur en stéréo et Oh Mama[43].

L'année 1985 marque l'entrée du showbiz dans le monde de l'humanitaire. Les artistes du monde entier se mobilisent pour l'Éthiopie qui subit alors une famine effroyable. À l'initiative de Bob Geldof qui a créé Band Aid l'année passée, un concert planétaire est donnée le au Wembley Stadium qui est marqué par des performances scéniques, comme celle de Queen. Une délégation française, composée de Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman et Daniel Balavoine, est présente[44]. Attristé que contrairement à plein d'autres pays il n'y ait pas eu de concert solidaire en France à cette occasion, le groupe décide d'en organiser un. Ce sera le concert des Chanteurs sans frontières, coorganisé par Renaud à La Courneuve le . Daniel Balavoine y chante en duo Je marche seul avec Jean-Jacques Goldman[45] et Il jouait du piano debout avec France Gall. Le concert en plein air, dont le prix des places fut jugé trop onéreux, avec seulement quinze mille spectateurs est considéré comme un échec[46], mais le disque SOS Éthiopie se vend bien. Balavoine qualifie le concert de « concert sans spectateur »[40].

Durant l'été, Balavoine retourne en Écosse pour enregistrer son huitième album studio. Sauver l'amour paraît en [47]. Le 33 tours est également diffusé en CD (format d'écoute encore rarissime à cette époque), ce qui, en bon amateur de nouvelle technologie, fait le bonheur de Daniel Balavoine. L'album est marqué musicalement par l'utilisation de l'échantillonneur Fairlight CMI, permettant une large gamme de sonorités nouvelles et encore inédites en France où l'appareil est peu utilisé[39].

Sur les neuf chansons que compte l'album, quatre deviennent des tubes : L'Aziza, en hommage à sa femme juive-marocaine Corinne, le plus grand succès de l'album dont les ventes en single dépassent le million d'exemplaires et lui vaut d'être classé numéro un du Top 50 un mois après sa mort tragique, Sauver l'amour (no 5 au Top 50), Aimer est plus fort que d'être aimé (non classé au Top 50, mais succès radiophonique) et l'hymne de la solitude Tous les cris les SOS. Jamais sorti en single, Ne parle pas de malheur atteint également le numéro un des palmarès au Québec. La quasi-totalité des titres traitent d'un problème politique ou social : une jeunesse incomprise pour Petite Angèle, le sujet grave des enfants soldats avec Petit homme mort au combat, la rupture avec Ne parle pas de malheur et la sécheresse (et a fortiori la famine en Éthiopie) avec Un enfant assis attend la pluie qui clos l'album. Après sa mort, on apprendra que l'artiste avait cédé en secret tous les droits de cette dernière chanson au profit de l'Afrique[réf. nécessaire]. Toute la fin de l'année 1985 est consacrée à la promotion du disque. 1 240 000 exemplaires de l'album sont vendus (et 1 580 000 singles)[48], ce qui en fait la meilleure vente toutes catégories confondues du chanteur.

Il participe à plusieurs manifestations parmi lesquelles, les premières Victoires de la musique, le 23 novembre, qu'il préside pendant une partie en remettant un prix à Jean Michel Jarre et au groupe Téléphone. Le 7 décembre, il reçoit le prix de la chanson anti-raciste pour L'Aziza des mains de Harlem Désir au nom de SOS Racisme[49]. Militant de la première heure au sein de cette association, il était inscrit comme militant de base au comité de Colombes, son lieu de résidence. Quelques jours plus tard, le 14 décembre, il participe au lancement officiel des Restaurants du cœur par son ami Coluche. Balavoine en est le premier parrain[50].

Par sa volonté d'être sur tous les fronts, le chanteur se voit extrêmement médiatisé à cette période.

Paris-Dakar, Paris du Cœur[modifier | modifier le code]

Le représentant en France de Band Aid, Lionel Rotcage, l'encourage ainsi que Michel Berger, France Gall et Richard Berry à s'investir dans l'opération Action Écoles[51] qui consiste à créer des comités d'élèves dans tous les établissements scolaires de France afin de lever des fonds et de financer des projets précis sur le continent africain.

Parmi ces projets, Daniel Balavoine se voit confier la responsabilité de l'opération Pompes à eaux pour l'Afrique, qui l'amène à repartir sur le Paris-Dakar, non pas en tant que concurrent, mais comme ambassadeur des Paris du cœur (une action humanitaire visant à installer des pompes à eaux dans des villages africains, en profitant de la logistique du rallye). Il supervise, avec l'aide du créateur et directeur de la course Thierry Sabine, ce programme en prenant appui sur le rallye[52]. À l'aide d'une caméra et d'un appareil photo, il réalise un reportage au fur et à mesure de ses arrêts dans le but de le présenter sur le plateau de Champs-Élysées peu après son retour[53] (25 janvier). Parallèlement, il rédige des chroniques quotidiennes pour Europe 1. Il part donc le 6 janvier 1986 de Tamanrasset pour rejoindre l'équipe qui se trouve au Rallye Dakar.

Ainsi, le , on le voit assistant à l'installation d'une pompe à eau solaire dans un village voisin d'Agadez. C'est probablement sa dernière apparition télévisée, bien qu'il existe un court film amateur tourné quelques heures avant sa mort.

Le 12 janvier, deux jours avant sa mort, il sauve la vie de la pilote Catherine Caly, alors gravement blessée, en l'évacuant d'urgence à bord de son avion. « Il faut être fou pour faire cette course », lui aurait-il dit[54]. Il rejoint ensuite à Niamey le Rallye Dakar le 13 janvier 1986 pour la journée de repos[55].

14 janvier 1986, l'accident mortel[modifier | modifier le code]

Tombe de Daniel Balavoine à Biarritz.

Présent lors du Paris-Dakar 1986 en tant qu'ambassadeur de l'action humanitaire des Paris du Cœur, Daniel Balavoine meurt dans l'accident de l'hélicoptère (Eurocopter AS350 écureuil) qui l'emmenait de Gao (Mali) au bivouac de Gourma-Rharous (Mali) le soir du , l'avant-veille de son retour en France. Les quatre personnes présentes à ses côtés sont également tuées : le pilote de l'hélicoptère François-Xavier Bagnoud, l'organisateur du rallye Thierry Sabine, la journaliste du Journal du dimanche Nathalie Odent et le technicien radio Jean-Paul Le Fur. En France, l'accident n'est connu que le lendemain, dans la matinée.

Plusieurs journalistes ont ce jour-là échappé à la mort. Patrick Poivre d'Arvor, Yann Arthus-Bertrand ou encore Patrick Chêne se seraient trouvés embarqués si des changements logistiques dans le choix des passagers n'avaient pas eu lieu[56], tout comme Jean-Luc Roy qui cédera sa place au dernier moment au chanteur[57].

Les circonstances sont toujours floues, mais la version la plus communément admise veut que cet accident soit dû aux conditions météorologiques difficiles. Après deux arrêts et un redécollage inexpliqué, l'appareil désorienté par un vent de sable et par la nuit, aurait raclé à haute vitesse le sommet d'une dune par trois fois[Note 4] avant de se désintégrer sur une centaine de mètres. Il heurte dans sa course un ou plusieurs acacias.

Le corps de Daniel Balavoine est, dans les jours qui suivent, rapatrié en France pour y être inhumé. Résident de Colombes, il est exposé un temps au public au funérarium de Nanterre. Ses obsèques furent célébrées le à Biarritz, où il repose désormais, au cimetière de Ranquine.

Le rêve anglais brisé[modifier | modifier le code]

La mort de Daniel Balavoine intervient à un moment charnière où le chanteur bouillonne de projets et rêve d'entamer une carrière internationale. Son seul succès francophone ne lui suffit plus, il désire s'exporter outre-Manche et créer un groupe.

Voulant se remettre en cause et repartir de zéro, il était convenu que, dès , Balavoine aille s'installer à Londres. Son introduction sur le marché du disque anglais se serait réalisée par l'intermédiaire de l'ex-chanteur de Genesis, Peter Gabriel avec qui Daniel Balavoine était en pourparler en vue d'une collaboration artistique et de Peter Hammill, membre fondateur de Van der Graaf Generator. Là-bas était prévue l'admission du chanteur dans un groupe où il n'occuperait pas forcément la place de chanteur ou de leader. Entièrement anglo-saxonne et réservée au marché britannique, du moins dans un premier temps, cette nouvelle production nommée Bicycle (du nom de ses éditions personnelles[Quoi ?]), chantée en anglais, aurait été pour lui non seulement un moyen de convaincre les critiques rocks que sa musique était digne de la Grande-Bretagne mais aussi de renouer avec ses débuts. L'équipe aurait été la même que pour l'enregistrement de Sauver l'amour, composée donc, outre Balavoine, du batteur Joseph Hammer, du guitariste John Wooloff et du claviériste Matt Clifford, le tout accompagné d'Andy Scott à la réalisation. Un 45 tours à titre expérimental serait sorti au cours de l'année 1986, puis selon le succès un premier album en anglais vers fin 1987[58].

En parallèle, Balavoine voulait continuer sa carrière française, mais de manière moins intense que la décennie écoulée. Sa salle fétiche, le palais des Sports, devait à nouveau l'accueillir pour trois semaines de concerts, une durée exceptionnelle, dès la fin [59]. Il n'était d'ailleurs pas exclu que la formation anglaise s'occupe de la première partie du spectacle en interprétant des inédits. Le spectacle aurait inauguré une tournée qui se serait étendue de la France aux Pays-Bas, en passant par l'Allemagne jusqu'en mars 1987. Elle aurait rejoint celle de Jeanne Mas au palais des Sports de Lyon où les deux artistes envisageaient de donner un spectacle en commun.

Le chanteur, estimant que son métier n'est pas une fin en soi, disait vouloir mettre un terme à sa carrière autour de la quarantaine pour pouvoir commencer autre chose — politique, production, cinéma, écriture, etc. — sans savoir encore. Dans une interview en février 1984 sur Europe 1, il déclarait être très intéressé par l'écriture d'un roman[60]. Certaines personnes de son entourage affirment qu'il aurait quand même continué la musique[61].

L'absence (depuis 1986)[modifier | modifier le code]

Succès posthume[modifier | modifier le code]

En à peine huit ans de succès (1978-1986), Balavoine laisse près d'une vingtaine de tubes. Nombre d'artistes ont interprété ultérieurement des chansons de son répertoire, tels que Jeanne Mas, Liane Foly, Léna Ka, Nicole Rieu, Pascal Obispo, Patrick Fiori, Florent Pagny, la troupe des Enfoirés, Grégory Lemarchal ou Marie Denise Pelletier pour ne citer qu'eux.

Daniel Balavoine a vendu près de 20 millions de disques[62] et est de ceux dont la carrière posthume est autant prolifique sinon plus que celle menée de leur vivant. Il est fréquemment diffusé sur les ondes (en 2003, il a été l'artiste le plus diffusé à la radio, en moyenne une fois par heure[63]) et souvent repris à la télévision.

Il jouit encore aujourd'hui d'une grande popularité, en témoignent les ventes de ses principales compilations : L'Essentiel (paru en 1995) vendu à 720 000 exemplaires et Balavoine sans frontières (paru en 2005) atteignant les 150 000 copies[64]. Ses actions humanitaires et prises de positions sont unanimement saluées[51]. Son univers particulier fut boudé durant un temps par la nouvelle génération[65] avant qu'une nouvelle scène hétéroclite ne commence à le saluer ou à s'en réclamer : de rappeurs comme Soprano[66] et Youssoupha[67] à Christine and the Queens[68] ou Mickaël Miro[69] en passant par Justice.

Hommages[modifier | modifier le code]

Quatre jours après sa mort, Jean-Jacques Goldman lui a rendu hommage en direct dans Champs-Élysées en lui dédiant sa chanson Confidentiel, dont les paroles reflètent son état d'âme vis-à-vis du disparu[70].

Alors qu'elle remporte le concours « Tremplin de la musique du Festival de Wallonie » en 1986, Lara Fabian décide de faire figurer sur la face A de son premier 45 tours la chanson écrite et composée en hommage à Daniel Balavoine par Marc Lerchs L'Aziza est en pleurs. Remarquée par Claude Rappé de RTL, elle sera sélectionnée par le producteur Hubert Terheggen pour représenter le Luxembourg à l'Eurovision 1988.

Michel Berger a écrit et composé pour France Gall la chanson Évidemment (sur l'album Babacar, en 1987), en hommage à Daniel Balavoine. Il lui a également fréquemment dédié sa chanson La Minute de silence lors de concerts. Michel Berger écrira sur son dernier disque Double jeu, la chanson La lettre en hommage à Daniel Balavoine et sa compagne, Corinne.

Lors de sa tournée 1986-1987, Jeanne Mas interprète Lucie dans son tour de chant. Elle choisira de reprendre systématiquement une chanson de Daniel Balavoine lors de ses tournées en France[71].

En décembre 1987, Julie Pietri rend à son tour hommage au chanteur lors de ses concerts à l'Olympia, en interprétant La vie ne m'apprend rien.

Dans son album Rocktambule (1988), Catherine Lara inclut sa chanson I.E.O., écrite à partir de titres et paroles de chansons de Daniel Balavoine.

De même, Francis Cabrel enregistre sur son album Sarbacane (1989) la chanson Dormir debout dans laquelle il rend hommage à « l'homme qui courait après Lucie » et « l'homme qui pouvait sauver l'amour ».

En 1990, Johnny Hallyday inscrit pour la première fois à son répertoire Je ne suis pas un héros, qu'il dédie lors de son tour de chant à Daniel Balavoine. Sortie en single, cette version live devient un tube et cela malgré la censure qui l'interdit de radio et de télévision durant la Guerre du Golfe[72]. (voir album live Dans la chaleur de Bercy).

En 1997, les Enfoirés reprendront Sauver l'amour, puis en 2004 Tous les cris les SOS comme hymnes officiels.

En 1999, Liane Foly inclut une reprise de La vie ne m'apprend rien sur son album Acoustique.

En 2000, une sélection d'artistes composée de David Hallyday, Florent Pagny, Francis Cabrel, Hélène Segara, Jean-Louis Aubert, Khaled, Liane Foly, Marc Lavoine, Roch Voisine et Stephan Eicher reprennent ses chansons sur l'album Balavoine hommages....

En 2004, la troupe des Enfoirés fait de Tous les cris les SOS son hymne de l'année.

Le 17 avril 2004, l'astéroïde (214081) Balavoine a été nommé en sa mémoire.

En 2005, dans l'attente du vingtième anniversaire de sa mort, la Star Académy reprend Je ne suis pas un héros et lui rend hommage sur un album de reprises Star Academy chante Daniel Balavoine.

En 2010, le rappeur Soprano lui rend aussi hommage dans sa chanson Hiro en affirmant vouloir remonter le temps pour « boycotter » son décollage.

Marc Lavoine a pour sa part interprété Sauver l'amour en duo avec Joana Balavoine (née le [73]), fille de l'artiste disparu, lors de l'émission Daniel Balavoine, Évidemment diffusée en juin 2011.

En 2015, le rappeur Youssoupha revisite le court titre Pour faire un disque sorti en 1982.

En 2016, à l'occasion des trente ans de la mort du chanteur ce sont Bessa, Cats on Trees, Christophe, Damien Loretta, Emmanuel Moire, Florent Pagny, Jenifer Bartoli, Josef Salvat, Marina Kaye, Nolwenn Leroy, Ours, Raphael, Shy'm, Zaho, Zaz et Christine and the Queens qui lui rendent hommage sur l'album Balavoine(s). Bien qu'ayant obtenu un succès commercial, cet album hommage est très critiqué[74],[75].

Famille[modifier | modifier le code]

Son fils Jérémie Balavoine est devenu producteur de spectacles. Sa fille Joana est chanteuse du groupe de musique Gentle Republic, avec Alexandre Mazarguil, dans lequel elle interprète en anglais des chansons aux fortes résonances des années 1980[73]. Pour la première fois, Joana Balavoine parle de son père dans un documentaire-événement qui lui est consacré J’me présente, je m’appelle Daniel en 2016[76].

Le style Balavoine[modifier | modifier le code]

Compositions[modifier | modifier le code]

« Je ne fais pas de la variété, cela n'a rien à voir avec la musique de Michel Sardou »[77], résumait Daniel Balavoine.

Durant toute sa carrière, il n'a de cesse de blâmer les critiques rock qui, à son sens, censurent son statut de « rockeur » et ne reconnaissent pas à part entière son travail, ou tout simplement ne considèrent pas sa musique comme étant du rock. Cette quête permanente de reconnaissance artistique fut plus ou moins récompensée en 1984, année où l'émission Les Enfants du rock lui consacre un portrait. Il gardera toutefois une profonde amertume envers cette presse spécialisée. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il voulait partir en Angleterre, avec l'ambition de fonder un groupe de rock qui lui aurait assuré une légitimité à long terme.

Grand détracteur de la catégorie « variétés », du moins dans le sens péjoratif qu'on lui donne, il essaie, à la moindre interview et par tous les moyens, d'échapper à cet étau, à son goût hautement réducteur. Balavoine définit la musique comme prioritaire sur les textes, sans pour autant les dénigrer, se distinguant ainsi du modèle français de tradition plutôt littéraire ne voulant en aucun cas être comparé à des poètes tels que Jacques Brel, Georges Brassens ou Léo Ferré. Il désire faire la synthèse entre la musicalité rock anglaise et la langue française à laquelle il reste viscéralement attaché (il chante en 1978 Le français est une langue qui résonne), déplorant le diktat sur les marchés du disque d'une mondialisation linguistique anglo-saxonne : « Pour moi, je suis amoureux de la France et de la langue française. Il est temps que le français soit une langue qui s'assume dans la chanson[25]. »

Daniel Balavoine est l'un des rares chanteurs français à avoir introduit des instrumentaux dans ses albums studios : Un autre monde, (dans l'album éponyme en 1980) et La danse, (dans Vendeurs de larmes en 1982).

Issu de la nouvelle scène française émergeant au milieu des années 1970, à savoir les Michel Berger, Francis Cabrel, Renaud, Alain Souchon, Laurent Voulzy ou Jean-Jacques Goldman, il se distingue par sa volonté de mettre en avant l'instrumentation électronique, et d'utiliser principalement les synthétiseurs (dans la deuxième moitié de sa carrière).

Il n'hésitait pas à critiquer une majorité d'artistes français établis, qu'il accusait alors de faire de la musique de « music hall », pas assez en rapport avec les attentes de la jeunesse tendant à se tourner davantage vers la musique anglo-saxonne[78].

Il prend pour modèle essentiellement le groupe Genesis et ses membres : Phil Collins mais surtout Peter Gabriel, détenteur d'un univers bien particulier, idole du chanteur. Une collaboration entre les deux artistes avait même été envisagée[79]. Balavoine était enthousiaste face à l'arrivée des nouvelles technologies (le CD naissant et l'informatique) motivé par la perpétuelle recherche de sons nouveaux. C'est dans cette optique d'innovation qu'il s'essaye même à la world music avec Pour la femme veuve qui s'éveille dont découle l'album Loin des yeux de l'Occident.

Un Fairlight CMI.

On note que l'achat du Fairlight CMI marque un tournant décisif dans sa carrière. Grâce à ce matériel, il est l'un des premiers à avoir expérimenté le concept du home studio[39] : l'informatisation de la musique lui permet de composer et travailler chez lui. L'échantillonneur Fairlight, permettant d'enregistrer des sons réels puis de les échantillonner pour pouvoir ensuite les jouer, lui octroie un éventail presque infini de possibilités musicales. En découlent des airs inédits, telle l'intro de Tous les cris les SOS matérialisée par un vrai sifflement de train mêlé à des taiko japonais. Les percussions ainsi que les effets synthétiques (synthèse proche de l'orgue ou du violon) occupent un rôle qui ne cessera de croître, devenant ainsi priorité sur Sauver l'amour[80]. Sauver l'amour ne peut pas être non plus réduit à un album de « laboratoire », album dont certains morceaux seraient d'ailleurs qualifiés d'électro-pop aujourd'hui, le solo de guitare de L'Aziza joué en une prise au retour du Live Aid par John Woolloff est un parfait contre-exemple et révèle que certains titres requièrent toujours beaucoup de spontanéité[81].

Compositeur avant d'être auteur, Balavoine passe la majeure partie de son temps à élaborer ses musiques[81]. Les textes sont écrits rapidement et toujours au dernier moment, à l'instar du Chanteur. Balavoine n'est pas musicien de formation : par conséquent il travaille à l'oreille, ne sachant pas écrire la mélodie[82].

Les textes[modifier | modifier le code]

Son écriture, engagée par les sujets traités, dresse le portrait de facettes sensibles de la société : célébrité, divorce, enfance, argent et réussite sociale, travail, guerres, drogue, torture, politique, amour, tolérance et racisme, drames humanitaires, vie et mort, etc. Il inclut dans une grande majorité de ses chansons la notion d'espoir au sein d'un environnement majoritairement désespérant : Vivre ou survivre et Tous les cris les SOS illustrent bien cette idée, autant textuellement que musicalement[83]. Balavoine est fréquemment montré comme appartenant à une certaine mouvance romantique.

Un chanteur à voix[modifier | modifier le code]

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Sa voix reste néanmoins sa principale caractéristique. Puissante et assez singulière, on la reconnait par son timbre haut perché et parfois volontairement éraillé. On lui décerne la plupart du temps une amplitude de trois octaves, généralement représentative de la montée effectuée sur le SOS d'un terrien en détresse qui couvre aussi bien les graves que les aigus. La confusion qu'engendre sa tonalité naturellement plus haute que la normale, aurait tendance à l'oreille, à majorer son étendue vocale. Il n'utilise que peu la voix de tête et reste la majeure partie du temps en voix de poitrine, qui lui suffit pour chanter haut.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Daniel Balavoine.

Albums studio[modifier | modifier le code]

Année Titre Nombre d'albums vendus
1975 De vous à elle en passant par moi 5 000
1977 Les Aventures de Simon et Gunther... 23 000
1978 Le Chanteur 800 000
1979 Face amour / Face amère 130 000
1980 Un autre monde 520 000
1982 Vendeurs de larmes 610 000
1983 Loin des yeux de l'Occident 280 000
1985 Sauver l'amour 1 240 000

Albums live[modifier | modifier le code]

Année Titre Nombre d'albums vendus
1981 Balavoine sur scène 180 000
1984 Balavoine au Palais des sports 300 000

DVD[modifier | modifier le code]

  • 2005 : Le chanteur (double DVD)
  • 2007 : Master Série

Diverses participations[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Association Daniel-Balavoine[modifier | modifier le code]

L'« Association Daniel-Balavoine », loi 1901, a été créée en mars 1986 par les amis et la famille pour répondre à l'appel de ceux qui souhaitaient continuer l'action de Daniel Balavoine et Thierry Sabine en Afrique de l'Ouest. Son but principal est de fournir des motopompes d'irrigation pour la culture du riz au Sénégal, en Mauritanie et au Mali (tracé du Paris-Dakar). Ce matériel est destiné aux coopératives villageoises pour leur permettre d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire. L'association est apolitique, sans position religieuse, et se veut ouverte à tous.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le 1er juin 1992 a été nommé à Alençon (Orne), dans le quartier de Perseigne, le square Daniel Balavoine.
  • Toujours dans cette même ville, le 29 novembre 2008, a été apposée sur la façade de sa première demeure (ou maison natale) une plaque au 85, rue de Bretagne (initialement 63 avant renumérotation), où il n'a résidé que jusqu'en octobre 1952.

Documentaires[modifier | modifier le code]

Émissions hommage[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Afin de célébrer le trentième anniversaire de sa disparition, des émissions hommage lui sont consacrées par différentes chaînes :

  • Je m'présente, je m'appelle Daniel, de Didier Varrod et Nicolas Maupied sur France 3, le mercredi 30 décembre 2015 ;
  • Daniel Balavoine : vivre ou survivre, de Jean-Marie Goix, à 20 h 55 sur W9, le mardi 5 janvier 2016 ;
  • Génération Balavoine : trente ans déjà, à 20 h 55 sur TF1, le 9 janvier 2016 ;
  • Balavoine : l'essentiel, à 20 h 55 sur TMC, le 13 janvier 2016.

Radio[modifier | modifier le code]

Plusieurs stations de radiodiffusion consacrent la journée du 14 janvier 2016 à cette commémoration :

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans cet entretien, France Gall affirme que Daniel Balavoine était un ami doté d'« une force » qui les a « protégés », elle et Michel Berger, « jusqu'à sa mort » ; « Quand nous étions attaqués dans les médias ou autres, personne ne nous a défendus comme lui. Cette force nous réconfortait ». Michel Berger était le premier à qui Daniel Balavoine faisait écouter ses chansons : « Nous passions Noël ensemble, les vacances d'été ensemble dans des maisons louées, on jouait au tennis, on allait au cinéma. Le duo qu'ils formaient était un moment de grâce absolu » ajoute-t-elle, se remémorant également sa mort, « un gouffre qui fera que plus rien ne sera comme avant ».
  2. Clin d'œil est composée de Patrick Dulphy (guitare acoustique), Bernard Serre (basse), Roger Secco (batterie et chant), Hervé Limeretz (claviers), Jean-Paul Batailley (percussions et batterie), Patrick Bourgoin (cuivres), Guy Balavoine (chœurs), Colin Swinburne (guitare).
  3. Projecteurs assistés par ordinateur dont le spectre est quasi infini.
  4. On observera trois traces de patins sur le lieu de l'accident.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://cinememorial.com/acteur_DANIEL_BALAVOINE_336.html
  2. Didier Varrod, Génération Balavoine, p. 92-109
  3. Son titre L'Aziza est en train de détrôner celui de Jean-Jacques Goldman Je te donne : http://www.infodisc.fr/Chanson_Number1_80.php
  4. Didier Varrod, Le Roman de Daniel Balavoine, p. 257
  5. Didier Varrod, Le roman de Daniel Balavoine, Fayard, , p. 27
  6. Clio Weickert, « Balavoine, 30 ans après : Cinq anecdotes que vous ne connaissiez peut-être pas sur le chanteur », sur 20minutes.fr, (consulté le 15 mai 2016)
  7. a, b et c Biographie de Daniel Balavoine du site dbalavoine.com
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Thierry Rouault, Daniel Balavoine : L'inoubliable (Éditions Camions blanc, 16 janvier 2012) (ISBN 978-2357791596)
  9. Livre Il était une fois Balavoine par Fabien Lecoeuvre
  10. Sophie Pelnard, Daniel Balavoine, authentique, City Edition, , p. 67
  11. a et b « Biographie de Daniel Balavoine - Année 1975 », sur dinha.free.fr (consulté le 15 mai 2016)
  12. « Daniel Balavoine - Sa Vie sa bataille (page 5 sur 30) », sur telescoop.tv (consulté le 15 mai 2016)
  13. Article sur la relation de Balavoine avec Catherine Ferry
  14. « Daniel Balavoine : France Gall évoque l'amitié qui les liait avec Michel Berger », article de Jonathan Hamard du 14 janvier 2016 sur Charts in France.
  15. Entretien d'Éric Bureau avec France Gall paru dans le journal Le Parisienle 14 janvier 2016, « Balavoine, une voix qu'on n'avait jamais entendue ».
  16. « Daniel Balavoine : France Gall évoque l'amitié qui les liait avec Michel Berger », article de Jonathan Hamard du 14 janvier 2016 sur Charts in France.
  17. Biographie de Michel Berger
  18. Source : infodisc.fr.
  19. « Daniel Balavoine - biographie (1978) », sur dinha.free.fr (consulté le 15 mai 2016)
  20. Biographie sur le site Tous les cris les SOS
  21. Encyclopédie Bordas 1996, page 525.
  22. Extraits du journal Midi Première sur le site Balavoine.net / Retranscription écrite sur dbalavoine.com
  23. a, b et c « Biographie de Daniel Balavoine (1980) », sur dinha.free.fr (consulté le 15 mai 2016)
  24. Références des participations dans des émissions de télévision sur le site Balavoine.net
  25. a et b Fabien Lecœuvre, Balavoine, la véritable histoire, éd. du Rocher, janvier 2016
  26. Claire Balavoine ; Alain Marouani. Daniel Balavoine. Paris : Flammarion, 2014. (ISBN 978-2-0813-3499-1). Page [76]-79.
  27. a, b et c « Biographie de Daniel Balavoine », sur universalmusic.fr (consulté le 16 mai 2016)
  28. « Biographie de Daniel Balavoine - année 1981 », sur dinha.free.fr (consulté le 16 mai 2016)
  29. a, b et c Marie-Dominique Vandenweghe, « Biographie détaillé Jukebox », sur dbalavoine.com (consulté le 16 mai 2016)
  30. a, b et c http://dinhna.free.fr/biographie/bio82.html
  31. Article sur Vendeurs de larmes, Salut 12 mai 1982
  32. a et b http://www.rfimusique.com/artiste/chanson/daniel-balavoine/biographie
  33. http://www.weloveradio.fr/radio_95.htm
  34. http://www.francesoir.fr/hommage-daniel-balavoine-engage-et-enrage-64040.html
  35. Entretien avec Fabien Lecœuvre sur Europe 1, « Quand Balavoine a parlé politique, tout le monde lui est tombé dessus ».
  36. Entretien d'Alice Develey avec Fabien Lecœuvre paru dans le Figaro le 14 janvier 2016, « Daniel Balavoine a été à l'origine des Restos du cœur ».
  37. Extraits de l'émission Sept sur Sept sur le site Balavoine.net
  38. http://dinhna.free.fr/biographie/bio84.html
  39. a, b et c « Daniel Balavoine : vivre ou survivre », sur 6play.fr
  40. a et b http://dinhna.free.fr/biographie/bio85.html
  41. http://rallye-dakar.radiogenerique.com/1985/rallye_dakar_1985.html
  42. Entretien dans le magazine Salut du 9 mars 1985 réalisé par le journaliste José-Louis Boquet.
  43. Collaboration avec Jeanne Mas
  44. Balavoine parle du Live Aid
  45. (la vidéo [1] ici)
  46. Reportage Antenne 2 du 13 octobre 1985, bilan du concert des "Chanteurs sans Frontières" à La Courneuve au bénéfice de l'Éthiopie, archive INA
  47. Étude de Sauver l'amour dans le magazine Paroles et musiques de janvier 1987
  48. Vente des albums sur InfoDisc
  49. Extrait remise du prix
  50. Daniel Balavoine répond à l'appel de Coluche
  51. a et b Daniel Balavoine, RFI
  52. Interview de Camille Scoffier, VSD, janvier 1986 sur le site Balavoine.net
  53. [2]
  54. Balavoine sauve Caty Caly
  55. www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/daniel_balavoine_intime_327605
  56. [Patrick Poivre d'Arvor, Seules les traces font rêver. Souvenirs et portraits, Robert Laffont, 2013]
  57. http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2015//01/13/27002-20150113ARTFIG00139-j-ai-cede-ma-place-a-balavoine-dans-l-helico-qui-s-est-crashe.php sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2015//01/13/27002-20150113ARTFIG00139-j-ai-cede-ma-place-a-balavoine-dans-l-helico-qui-s-est-crashe.php.
  58. Télé 7 jours du 04/01/86
  59. Daniel Balavoine parle de ses projets pour 1986, sur Dailymotion
  60. https://www.youtube.com/watch?v=a4goWw9rs1Y
  61. Paris Match 29/12/2005
  62. Émission Duel de stars (M6) du 4 mars 2004
  63. Capital du mois de novembre 2004
  64. Chiffres albums
  65. [Le Parisien du 14/01/2006]
  66. [3]
  67. [4]
  68. [5]
  69. [6]
  70. [7]
  71. Jeanne a réalisé plusieurs reprises en hommage à Daniel Balavoine
  72. Daniel Lesueur / 2003 / L'argus Johnny Hallyday : Discographie mondiale et cotations / p. 130-157 / Éditions Alternatives
  73. a et b Sophie Pelnard, Daniel Balavoine, authentique, City Edition, , p. 217
  74. http://www.20minutes.fr/culture/musique/1764707-20160112-album-hommage-daniel-balavoine-reprises-meilleur-pire
  75. http://www.metronews.fr/culture/mais-qu-est-ce-qui-pourrait-sauver-l-album-de-reprises-de-balavoine/mpah!QUkZZJgBMmpuU/
  76. Hélène Pambrun, « Joana Balavoine: "Mon père, ma fierté" », sur parismatch.com,
  77. [8]
  78. Didier Varrod, Le Roman de Daniel Balavoine, pages 181, 194, 198
  79. http://www.dbalavoine.com/hommages/interviews/gilles-verlant/ Balavoine par Gilles Verlant
  80. Magazine Numéro 1er octobre 1985
  81. a et b Balavoine côté studio
  82. DVD Balavoine Le Chanteur vol.1 piste 16
  83. Vivre ou survivre
  84. Les 30 destins de stars, TF1 2007
  85. http://livre.fnac.com/a3118952/Fabien-Lecoeuvre-Balavoine-parmi-nous
  86. http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&ID=392
  87. http://www.amazon.fr/Daniel-Balavoine-Claire/dp/2081334992/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1411133634&sr=8-1&keywords=claire+balavoine

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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