Béarn

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Béarn
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
Le Béarn au sein des Pyrénées-Atlantiques
Le Béarn au sein des Pyrénées-Atlantiques
Administration
Pays Drapeau de la France France
Statut politique Ancien État souverain puis province française
Capitale Beneharnum (jusqu'en 840)
Morlaàs (840-1242)
Orthez (1242-1464)
Pau (1464-)
Démographie
Gentilé Béarnais(e)
Population 365 393 hab. (2013)
Densité 79 hab./km2
Langue(s) français, béarnais
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 00″ N 0° 22′ 00″ O / 43.3, -0.36666743° 18′ 00″ Nord 0° 22′ 00″ Ouest / 43.3, -0.366667
Superficie 4 643 km2
Divers
Monnaie Euro (EUR), Tinda
Hymne Si canti
(de facto)
Devise « Gratia Dei Sum Id Quod Sum »
(Grâce à Dieu je suis ce que je suis)

Le Béarn (en occitan béarnais : Bearn [beˈar] ou Biarn ['bjar]), situé au Nord-Ouest des Pyrénées, est un ancien État souverain puis une ancienne province française à la suite de son rattachement au royaume de France en 1620. Depuis 1790, le Béarn fait partie du département des Pyrénées-Atlantiques. Depuis 2016, il appartient à la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. La ville de Pau est sa capitale depuis 1464. Le béarnais a été remplacé par le français comme langue officielle à la Révolution. La monnaie officielle l’euro côtoie une monnaie locale nommée tinda. La devise du Béarn est en latin, elle signifie « Grâce à Dieu je suis ce que je suis », son drapeau est constitué de deux vaches béarnaises rouges, aux cornes bleues et sur fond d'or. L'hymne de facto est Si canti.

L'histoire béarnaise est millénaire. Le peuple des Venarni peuple la région de Beneharnum (sa première capitale) et Morlaàs à l’époque romaine. Son organisation politique débute au IXe siècle avec l'éclatement féodal du duché de Gascogne et la création de la vicomté de Béarn. Les régions d'Oloron en 1050, Montaner en 1085 et Orthez en 1194 permettent progressivement au Béarn primitif de s'agrandir pour former le Béarn historique. Dès le XIe siècle, le Béarn dispose d'une autonomie importante et construit progressivement une souveraineté totale avec la figure de Gaston Fébus. Celui-ci affirme, en 1347, la neutralité du Béarn dans la guerre de Cent Ans qui oppose les royaumes d’Angleterre et de France. Ce petit État parvient à garder sa souveraineté pendant plusieurs siècles aux côtés de ses puissants voisins français, espagnols et anglais. Le Béarn est alors organisé autour de ses ancestraux fors, de son conseil souverain, de sa langue béarnaise ou encore de sa monnaie nommée vaqueta.

Dès 1479, François Fébus permet aux souverains de Béarn de récupérer la couronne du royaume de Navarre. La plupart de ce territoire est néanmoins occupé par le royaume d'Espagne dès 1512: le Béarn garde alors uniquement le contrôle de la Basse-Navarre. À la suite d'un improbable hasard dynastique, le souverain béarnais Henri III de Navarre accède au trône du royaume de France en 1589 sous le titre d'Henri IV. Il devient par là le premier roi de France et de Navarre. Attachés à leurs fors et coutumes, les Béarnais restent malgré tout indépendants du royaume de France après cet épisode. Il faut attendre le 20 octobre 1620 pour voir Louis XIII mener une expédition militaire en Béarn pour son annexion officielle. À partir de cette date, le Béarn perd sa souveraineté mais conserve une très large autonomie en tant que province française avec la constitution d'un Parlement, le maintien de ses fors ainsi que du béarnais comme langue officielle.

Après la Révolution française, le Béarn perd son autonomie en même temps que ses fors et que sa langue officielle. La création du département des Basses-Pyrénées en 1790 permet au Béarn historique de s'agrandir au Nord par l'ajout d'une vingtaine de communes d'origine gasconne, cet ensemble forme depuis le Béarn moderne. Il constitue désormais la partie orientale du département (renommé) des Pyrénées-Atlantiques, dont il occupe un peu plus de la moitié du territoire au côté de son voisin basque. Il est traversé en diagonale par les gaves de Pau et d'Oloron, dont les vallées parallèles constituent la partie la plus vivante du pays.

Depuis toujours particulièrement marqué par l'activité agricole, l'économie béarnaise s'est également tournée vers l'industrie aéronautique et les géosciences avec la découverte majeure du gisement de gaz de Lacq en 1951. Sa capitale, Pau, représente un pôle central pour le secteur tertiaire et les services administratifs, judiciaires ou encore universitaires du Béarn mais aussi de l'ensemble du bassin de l'Adour. Les vallées béarnaises d'Ossau, d'Aspe et de Barétous sont elles marquées par l'impact du pyrénéisme, du tourisme vert ainsi que de la pratique du ski. En 2013, le Béarn comptait 365 393 habitants répartis sur 4 643 km².

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des communes du Béarn.

Le Béarn est situé en Europe de l'Ouest, sur le versant nord de la chaîne montagneuse des Pyrénées. Le Béarn est limité à l'ouest par la Soule et la Basse-Navarre, au nord par la Chalosse et le Tursan, au nord-est par l'Armagnac, à l'est par la Bigorre et au sud par l'Aragon (Espagne). Au Béarn primitif (vallée du gave de Pau, Soubestre et Vic-Bilh) se sont rajoutés successivement la vicomté d'Oloron vers 1050, puis la vicomté de Montaner vers 1085 et le pays d'Orthez en 1194, enlevé à la vicomté de Dax. Ces quatre territoires forment le Béarn historique qui garde ses frontières jusqu'à la Révolution. Les frontières béarnaises évoluent en 1790 avec la création du département des Pyrénées-Atlantiques (dénommé Basses-Pyrénées jusqu'en 1969[1]). Une vingtaine de communes gasconnes sont ainsi intégrées au département nouvellement créé en plus des trois provinces basques (Labourd, Basse-Navarre et Soule) et du Béarn. Dix-neufs communes étaient totalement gasconnes, quatre communes se partageaient entre Béarn et Gascogne (Saint-Dos, Saint-Médard, Cabidos et Fichous-Riumayou), une commune essentiellement navarraise (Escos) et une commune au statut un peu folklorique[Note 1] (Bédeille). L'ensemble de ces vingt-cinq communes sont aujourd'hui liées à des cantons et à des intercommunalités béarnaises, elles sont donc intégrées au Béarn moderne.

Le Béarn compte en son sein deux enclaves bigourdanes, fruits de l'histoire particulière entre les deux territoires. Ces enclaves sont composées des cinq communes de Gardères et Luquet pour l'une et d'Escaunets, Séron et Villenave-près-Béarn pour l'autre. Cette particularité date de 1085[2] lorsque Gaston IV de Béarn épouse Talèse d'Aragon, vicomtesse de Montaner. En dot, celle-ci donne au souverain de Béarn le pays de Montaner à l'exception de ces cinq paroisses. Ce choix politique féodal a traversé les siècles puisque ces cinq communes font aujourd'hui partie du département des Hautes-Pyrénées.

L'intégration de plusieurs communes au sein du Béarn moderne peut faire l'objet d'un débat pour des raisons historiques et géographiques. Les communes d'Esquiule et de Gestas sont ainsi situées sur le territoire béarnais mais sont parfois intégrées à la Soule voisine. Esquiule est une commune de culture basque, tandis que Gestas est une commune de culture gasconne. Autre élément du débat, ces deux communes font toutes les deux parties d'une intercommunalité et d'un canton béarnais. Cet article a été construit pour présenter un ensemble géographique, et pas uniquement culturel. Il a donc été choisi d'intégrer ces deux communes au territoire du Béarn moderne. À l'inverse, la commune de Lichos est parfois considérée de culture béarnaise mais celle-ci faisant partie d'une intercommunalité et d'un canton basque, il a été choisi de ne pas l'intégrer aux frontières du Béarn moderne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Béarn associe deux zones au relief contrasté : la chaîne montagneuse des Pyrénées et son piémont. La zone montagneuse est marquée par de profondes vallées orientées nord-sud et parcourues par les gaves. Le Béarn compte ainsi trois vallées supérieures qui composent le Haut-Béarn. La vallée d'Ossau débouche au sud par le col du Pourtalet (1 794 m), la vallée d'Aspe par le col du Somport (1 650 m), et la vallée de Barétous s'ouvre sur la vallée navarraise de Roncal par le col de la Pierre Saint-Martin (1 760 m). On doit ajouter une partie de la vallée de l'Ouzom à ce Haut-Béarn, celle-ci débouche sur la Bigorre via Ferrières, Arbéost et le col du Soulor (1 474 m). Cet ensemble montagneux est notamment dominé par la figure symbolique du pic du Midi d'Ossau avec ses 2 884 m, qui se détache fortement au milieu de la chaîne. Le pic Palas est le sommet des Pyrénées béarnaises avec 2 974 m.

Le piémont béarnais est caractérisé par l'alternance d'amples vallées, de coteaux disséqués et de landes très plates[TC 1]. Ainsi, en entrant en Béarn par le nord-est, on trouve une rangée de collines tournées vers la Gascogne avec plusieurs affluents directs ou indirects de l'Adour (l'Ayguelongue, le Luy de Béarn, le Luy de France, le Gabas, etc.). La vallée du gave de Pau arrive ensuite avec les agglomérations d'Orthez, d'Artix, de Pau ou encore de Nay. Il s'agit de la zone la plus peuplée du Béarn. Cette vallée est encadrée par de puissantes collines sur environ 75 km de Montaut à l'est, jusqu'à Orthez à l'ouest. À l'approche de Pau par l'est, la vallée du gave se resserre progressivement entre le Pont-Long et les coteaux de Jurançon[Note 2]. Entre le gave de Pau et le gave d'Oloron plus au sud, les collines qui forment l'entre deux gaves n'excèdent pas 400 mètres d'altitude[3]. Cette zone est donc notamment composée des coteaux du Jurançon, et de son vignoble. L'orientation nord-sud est ici imposée par les vallées étroites et profondes des différents affluents du gave de Pau (le Souste, le Neez, les Hiès, la Juscle, etc.). Enfin, avant d'arriver aux vallées du Haut-Béarn, la vallée du gave d'Oloron se présente avec plusieurs agglomérations dont celles d'Oloron-Sainte-Marie, de Navarrenx et de Sauveterre-de-Béarn.

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Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Béarn est traversé par deux principaux cours d'eau, les gaves de Pau[4] et d'Oloron[5] — gave est le nom donné à un torrent dans les Pyrénées — qui se rejoignent avant Peyrehorade dans les Landes pour former les Gaves réunis et devenir le principal affluent de l'Adour 10 km plus loin. Le gave de Pau prend sa source au cirque de Gavarnie dans les Hautes-Pyrénées, il prend son nom à partir de Luz-Saint-Sauveur, recueillant alors les eaux du gave de Gavarnie et du Bastan. Le cours d'eau est alimenté par de nombreux affluents comme le Soust, l'Ousse ou encore le Néez. Le gave d'Oloron naît lui à partir d'Oloron-Sainte-Marie, lieu de confluence du gave d'Aspe et du gave d'Ossau. Plus en aval, le principal affluent du gave nouvellement formé est le Saison (ou gave de Mauléon). Les gaves sont des torrents montagneux, les crues peuvent donc y être très importantes, notamment en période fonte des neiges. Outre ces deux cours d'eau principaux, d'autres cours d'eau béarnais se jettent eux directement dans l'Adour sans passer par les gaves. Il s'agit par exemple du Luy[6], formé par le Luy de Béarn[7] et le Luy de France, ou encore du Gabas situés au nord du territoire béarnais.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Béarn connaît une variation d'altitude de près de 3 000 m entre le point le plus bas et le plus élevé. Il n'y a donc pas un seul climat. La température moyenne s'abaisse depuis les plaines jusqu'aux sommets les plus élevés, où il peut neiger au milieu de l'été. Les précipitations sont plus importantes à mesure que l'on s'approche du relief. Le Haut-Béarn est, ainsi, marqué par un climat pyrénéen à tendance subocéanique. La zone est sujette à de fréquents « effets de bouchon » lorsque les perturbations de nord-nord-ouest viennent buter contre le massif pyrénéen.

Dans la vallée du gave de Pau, le climat est de type océanique chaud. La moyenne annuelle des précipitations est élevée, de l'ordre de 1 050 mm, sur un nombre de jours moyens (125). La température y est exceptionnellement douce. Le climat du piémont béarnais a plusieurs caractéristiques : faible amplitude des températures (températures moyennes maximales comprises entre 11° et 26 C° à Pau), douceur, abondance des pluies et rareté des vents forts. De plus, il est fréquent que le vent de sud (effet de Foehn sur les Pyrénées) fasse monter les températures hivernales entre 15 et 25 °C en particulier sur le piémont oloronais. La beauté du ciel surtout en automne, est renommée : c'est le bèth cèu de Pau illustré dans une célèbre chanson[8].

Relevé météorologique de Pau et sa région pour la période 1981-2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,1 2,5 4,8 6,9 10,7 13,8 15,6 15,5 12,6 9,6 5,3 2,8 8,6
Température moyenne (°C) 6,6 7,4 10 11,9 15,7 18,8 20,7 20,7 18,2 14,8 9,8 7,2 13,5
Température maximale moyenne (°C) 11 12,2 15,2 16,9 20,6 23,6 25,8 26 23,8 19,9 14,3 11,6 18,4
Record de froid (°C) −15 −17,5 −8,9 −6 −1,3 3,6 1,5 1,7 −1 −2,4 −9,6 −12,6 −17,5
Record de chaleur (°C) 24,5 27,8 31 30,8 34,1 38,1 39,2 41,2 36,3 34 27,1 27,2 41,2
Précipitations (mm) 94,4 83,3 85,4 112,1 98,7 77 56,7 67,5 78,9 99,7 116,9 98,2 1 068,9
Source : Le climat à Pau (en °C et mm, moyennes mensuelles 1981/2010 et records depuis 1956)[9].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le Béarn dispose d'un aéroport, de liaisons TGV, qui lui donnent des atouts, et d'une situation enviable. L'Espagne est proche, le Tunnel du Somport est ouvert (bien que les camions se croisent parfois difficilement dans la route qui y monte). Pau et le Béarn constituent un carrefour intéressant entre Espagne, Italie et la région parisienne, sans parler de l'Europe du Nord industrieuse (Ruhr, Benelux).

Les Pyrénées sont franchissables par des cols peu roulants dans sa partie centrale, ou par les deux extrémités, Différents projets ont abouti en Béarn : l'A64, l'A65 (Pau-Langon) et le Tunnel du Somport, d'autres sont envisagés, tels qu'une liaison entre Pau et Oloron-Sainte-Marie; la ligne ferrée entre Jaca (Aragon) et Pau ainsi que l'arrivée de la LGV depuis Bordeaux.

Par la route, la ville de Pau est à 107 km de Bayonne, 194 km de Bordeaux, 180 km de Toulouse, 756 km de Paris, et à 45 minutes de la première station de ski pyrénéenne.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

L'autoroute française A64, en diminuant les temps de parcours, rapproche les villes de Toulouse et Bayonne. Le tunnel du Somport permet d'offrir une alternative à un passage vers l'Espagne des deux côtés des Pyrénées : Irun-Hendaye et Le Perthus.

L'autoroute française A65 relie Pau à Bordeaux depuis décembre 2010 ce qui permet de réduire le temps de parcours de 50 minutes[10].

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

Le Béarn est traversé d'ouest en est par la ligne Irun-Vintimille, très fréquentée car reliant l'Espagne à l'Italie par Bayonne, Pau, Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice. Une ligne TGV traverse le Béarn du nord-ouest au sud-est, elle relie Paris à Tarbes en desservant Bordeaux, Dax, Orthez, Pau et Lourdes. Une ligne TER locale de Pau à Oloron-Sainte-Marie a été rénovée préfigurant la réouverture de la ligne Pau-Canfranc.

Avion[modifier | modifier le code]

L'Aéroport international de Pau-Pyrénées est situé à Uzein, à 7 km au nord-ouest de la ville. Il assure des liaisons régulières vers Paris (9 vols par jour), Lyon (3 vols par jour), Marseille (12 vols par semaine) ainsi que vers Malte, Madère et la Croatie pendant les vacances d'été.

Le Béarn dispose d'une riche et ancienne tradition dans l'aviation. Il s'agit du berceau de cette pratique en Aquitaine, puisque dès le 3 février 1909 un premier vol eu lieu en terre béarnaise. Il est l'œuvre des frères américains Orville et Wilbur Wright qui, après une tentative infructueuse au Mans, portèrent leur dévolu sur le Béarn. Effectivement, les conditions météorologiques (notamment concernant l'absence de vent) sont particulièrement bonnes pour la pratique de l'aviation. Un terrain est donc accordé pour réaliser des tests près de Pau, sur la lande du Pont-Long. Après des vols concluant en Béarn, les frères Wright y installent la première école d'aviation organisée du Monde[11].

La forte industrie aéronautique présente actuellement en Béarn est le fruit de cette présence historique en Béarn des pionniers de l'aviation. Par ailleurs, cette zone du Pont-Long est toujours pleinement liée au domaine de l'aviation puisque l'aéroport de Pau y est situé. Tandis que l'école des troupes aéroportées y est également présente depuis 1946, elle est chargée de former l'ensemble des parachutistes militaires des quatre corps de l'armée française.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Béarn dérive du nom du peuple protohistorique des Venarni (ou Benearni[12]), dont la capitale antique suivait l'ethnique : Beneharnum (aujourd'hui Lescar). Le nom de cette capitale est solide, mais encore discutée[13], il est possible que le nom de Beneharnum n'ait jamais été utilisé par les Béarnais. Une confusion se serait opérée entre le nom du peuple et le nom de sa capitale. Ainsi, lorsque la localité de Lescar est passée au rang de cité, et donc de capitale, à la fin du IVe siècle il aurait fallu parler de Lascurris Venarnorum soit Lescar des Venarni. Lorsque la cité fut reconstruite au Xe siècle après les invasions normandes, Lescar n'aurait fait que retrouver son nom initial.

L'origine du nom des Béarnais a plusieurs hypothèses. Tout d'abord, il pourrait provenir du mot basque behera qui signifie "terres d'en-bas"[14]. Pierre de Marca fait également écho a une histoire développée au XVe siècle, qu'il qualifie de fable[15], et qui expliquerait l'origine du nom Béarn par la ville suisse de Berne. Charles Martel aurait ainsi récompensé des Bernois, venus combattre les Sarrasins à ses côtés, en leur donnant une portion de territoire aux pieds des Pyrénées en 715[13]. Pierre de Marca souligne que la ville de Berne a été fondée en 1191, donc bien après Charles Martel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Béarn.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Buzy

La plus ancienne présence d'un membre de la lignée humaine (genre Homo) est attestée dans la région dès -800 000 ans (Paléolithique inférieur) avec Homo antecessor à Atapuerca[16] (nord de l'Espagne), puis avec l'homme de Tautavel vers -450 000 ans[17],[18] (commune de Tautavel dans le département des Pyrénées-Orientales). À partir de -30 000 ans, l'apparition des premiers Hommes de Cro-Magnon permet d'observer des reliquats d'armes, d'outils et d'objets artistiques dans la région. La Dame de Brassempouy, -21 000 ans, a ainsi été découverte à proximité immédiate du nord du Béarn.

Vers -4 000 ans, les hommes commencent à travailler les métaux, à domestiquer les animaux, à pratiquer l'élevage et l'agriculture. Ils ont également le culte des morts[19], comme le prouvent des dolmens et tumulus toujours existants en Béarn. Le menhir de Ger[20] ou encore le dolmen de Buzy[21] sont de bons exemples de cette période du Néolithique. Des villages fortifiés apparaissent, dont on retrouvera des restes à Asson, Bougarber, ou encore Lacq[22]. Des cromlechs de l'âge de bronze sont également visibles en Béarn, en particulier au plateau du Benou.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au début du Ier millénaire av. J.-C. le territoire béarnais semble être occupé par le peuple des Ligures[19]. Ces derniers sont repoussés par les Ibères vers 500 av. J.-C., ils franchissent ainsi les Pyrénées pour s'y installer. Certains vocables toponymiques terminés en « os » pourraient être d'origine ibère (comme Gelos, Arros, Urdos)[19]. Le peuple des Venarni pourrait provenir de cette arrivée des Ibères au nord des Pyrénées, certains attribuent leur origine au peuple des Vaccéens, originaire du nord de l'Espagne et qui aurait migré vers la Navarre, le nord de l'Aragon, le Béarn et la Bigorre pour fuir la pression des Wisigoths. Cette origine expliquerait le choix des deux vaches comme emblème du Béarn[23], les Vaccéens vouant un culte à cet animal (dont ils tirent leur nom). Les phocéens pourraient également être venus s'installer sur ce territoire[24], de nombreux vocables toponymiques se terminant en « acq » (comme Lacq, Claracq, Sévignacq).

Les peuples constituant la Novempopulanie

À partir du Ier siècle av. J.-C., la conquête romaine de la Gaule aquitaine vient bouleverser les équilibres en place. La domination de l'Empire romain se prolonge jusqu'au Ve siècle. Le peuple des Venarni est alors intégré à la cité des Tarbelles (actuelle Dax). Au IIIe siècle, la province de l'Aquitaine est séparée en trois entités distinctes par les romains. Ainsi est créée la Novempopulanie, ou « Pays des neuf peuples », qui correspond sensiblement à la zone d'influence du dialecte gascon. Les Venarni ne sont toujours pas distingués lors de la première liste de Vérone, ou Laterculus Veronensis, qui décrit les neuf peuples initiaux de la province. Les Venarni sont finalement détachés en tant que peuple à part entière dans la « Notice des provinces et cités des Gaules » au Ve siècle[25]. Les Illuronenses (actuelle Oloron-Sainte-Marie) et les Vasates (région de Bazas) sont également ajoutés, la province compte désormais douze peuples.

La cité des Venarni, Beneharnum, devient donc à partir du IVe siècle la première capitale de ce peuple désormais reconnu par le pouvoir romain. Durant le Haut Empire romain, la cité atteint une étendue maximale de 10 à 12 ha[26]. Des indices d'occupation sont décelés à partir du Ier siècle, avec des habitations de 300 à 600 m² en rive droite du gave de Pau. Cette cité naissante est encore fragile car une bonne partie de ces habitats est abandonnée dès la fin du siècle[26]. Ce n'est qu'à partir de la deuxième moitié du IVe siècle que l'agglomération semble de nouveau prospérer avec l'aménagement d'un petit hameau dans le quartier actuel du Bialé. La ville-haute est, quant à elle, remparée pour la première fois à partir du Ve siècle. Les fouilles ont montré que Beneharnum était équipée de très larges artères urbaines, signe du caractère semi-urbain de l'agglomération, ces axes devant accueillir la circulation de la ville mais aussi des activités rurales gourmandes en espace (circulation et parcage des troupeaux, marchés etc.)[26]. L'habitat de la cité était fortement hiérarchisé avec de simples campements pastoraux en périphérie, des masures, des maisons de ville d'environ 300 m², des demeures de haut standard de plus de 600 m² et des villas suburbaines comme la villa du quartier Saint-Michel (Sent Miquèu) de 3 000 m² de surface au sol.

À partir du Ve siècle, la région subit l'effondrement de l'Empire romain et les multiples invasions barbares. Les Vandales, les Wisigoths, les Mérovingiens ou encore les Carolingiens se succèdent en tant que maîtres nominaux d'un territoire béarnais malgré tout insoumis[TC 2]. C'est sûrement dans le courant de ce Ve siècle[19] que le christianisme apparaît dans le Béarn. Un sarcophage en marbre blanc, daté du Ve siècle, et présent dans l'église Saint-Vincent de Lucq-de-Béarn passe pour être le monument le plus ancien de l'art chrétien en Béarn. L'arrivée tardive de la religion chrétienne en Béarn est le résultat du caractère rural de cette région, le christianisme ayant d'abord été adopté dans les centres urbains[19]. Avant cela, les béarnais rendaient surtout culte aux astres, aux montagnes, aux arbres, aux sources[19].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le recul de l'aire linguistique du basque depuis 2000 ans

La Vasconie succède à la Novempopulanie à partir du VIe siècle, ce territoire est alors contrôlé militairement et politiquement par les Vascons. Ces derniers, originaires de la Navarre espagnole, ont envahit le nord des Pyrénées à partir de 580. Dès le début du VIIe siècle, les Francs soumettent les Vascons dans le duché de Vasconie (ou duché de Gascogne). La langue communément parlée est apparentée au basque actuel, néanmoins l'aire d'influence du basque ne cesse de reculer avec la romanisation croissante de la région à partir du Ier siècle av. J.-C.. Le peuple des Vascons est ainsi séparé en deux, entre les Gascons (le "v" se transformant en "g" sous l'influence des peuples germains) romanisés au nord des Pyrénées, et les Basques au sud (le "v" se prononçant "b" sous l'influence castillane).

Le duché de Gascogne se morcelle à partir du IXe siècle, permettant la création de la vicomté de Béarn. Les Béarnais s'organisent ainsi pour la première fois dans une entité qui leur est propre. La première dynastie régnante est la famille des Centulle[TC 3]. C'est également à cette même époque, en 841, que Beneharnum est dévastée par les Normands. Morlaàs devient la nouvelle capitale d'un État naissant. Les Centulle permettent au Béarn primitif de s'étendre progressivement au sud et à l'est, plusieurs mariages[TC 3] provoquent l'intégration de la vicomté d'Oloron[Note 3] vers 1050 puis celle de Montaner en 1085. Le pays d'Orthez est lui annexé en 1194 sous la dynastie des Moncade, à la suite d'une série de guerres avec les vicomtes de Dax[TC 3], l'ensemble des ces territoires forment alors le Béarn historique qui garde ses frontières intactes jusqu'à la Révolution française.

Le Béarn est inclus dans les frontières originelles données au royaume franc par le traité de Verdun en 843, néanmoins la création d'une entité politique propre aux béarnais a entraîné une évolution de ce lien de vassalité. Ainsi, l'accession progressive du Béarn à un statut de souveraineté de facto est le thème majeur de cette époque médiévale[TC 4]. Du XIe siècle au XIVe siècle, le Béarn est ballotté entre les zones d'influence des ducs de Gascogne, des rois d'Aragon, des rois d'Angleterre et des rois de France. Le Béarn reste sous la tutelle des ducs de Gascogne après son morcellement du IXe siècle, ce lien est déjà très léger sous Centulle IV et Centulle V dans la deuxième moitié du XIe siècle[TC 4]. La vassalité n'est plus que théorique sous Gaston IV le Croisé, celui-ci participe à la première croisade ainsi qu'à la Reconquista. Il joue un rôle décisif[TC 4] aux côtés d'Alphonse Ier d'Aragon pour la conquête de Saragosse en 1118 et de Cutanda en 1120. Le Béarn devient l'alliée de l'Aragon, rompant les derniers liens avec la Gascogne. Cette alliance est initialement équilibrée, mais l'union de l'Aragon avec la Catalogne en 1137 rompt cette dernière au profit de l'Aragon. Le Béarn devient alors un pays vassal[Note 4] de la couronne aragonaise, qui tente de créer un vaste ensemble sur les deux versants des Pyrénées[TC 5].

En 1213, la défaite aragonaise lors de la bataille de Muret sonne le glas des interventions aragonaises dans la région. Les rois d'Aragon se concentrant désormais sur leurs ambitions méditerranéennes. Les liens de vassalité entre le Béarn et l'Aragon s'amenuisent progressivement puis se rompent, sans heurts[TC 6], durant la première moitié du XIIIe siècle. Cette rupture est l'occasion pour les rois d'Angleterre d'exiger le retour du Béarn dans le giron gascon[Note 5]. Malgré son désir d'indépendance[TC 7], Gaston VII prête hommage au roi d'Angleterre en 1240. Le retour du Béarn dans la mouvance gasconne se traduit également par un changement de capitale, Orthez (plus proche de la Gascogne) remplace Morlaàs en 1242. Gaston VII n'aura, malgré tout, de cesse de se révolter contre cette intrusion dans les affaires d'un pays qui disposait auparavant d'une très large autonomie. Il doit s'avouer vaincu[TC 7] après avoir été fait prisonnier à Winchester par Édouard Ier d'Angleterre en 1276.

Le choix de Gaston VII de léguer le Béarn à sa seconde fille, Marguerite de Béarn, marque de manière décisive le destin du pays. Celle-ci était alors mariée avec Roger-Bernard III, comte de Foix. Ce mariage provoque l'indissoluble union entre les maisons de Foix et de Béarn[TC 7]. Les désormais Foix-Béarn se placent dans une situation délicate, avec d'un côté le Béarn vassal des rois d'Angleterre et Foix vassal des rois de France. Les prémices de la future guerre de Cent Ans entre les deux royaumes arrivent déjà, compliquant d'autant plus l'équilibre fragile au sein de cette nouvelle famille. Jusqu'à Gaston II de Foix-Béarn, la position des souverains de Béarn oscille entre neutralité et suivi des positions françaises (sans rendre hommage malgré tout). Le peuple béarnais est lui réticent à suivre une politique favorable aux rois de France, ce dernier ressent une appartenance à la communauté gasconne et voit le royaume de France comme une terre étrangère[TC 8]. Il faut attendre Gaston III, dit Gaston Fébus, pour voir apparaître peu à peu une nouvelle politique : faire du Béarn un pays souverain et neutre.

La statue de Fébus devant le château de Pau

Le projet de Gaston Fébus se veut être l'aboutissement des longues périodes d'autonomie connues par le Béarn aux époques précédentes[TC 9]. Désormais en pleine guerre de Cent Ans, Gaston Fébus profite de la défaite française de Crécy en 1346 pour prendre ses distances avec le royaume de France. Le 26 septembre 1347, il déclare à un envoyé de Philippe VI « Je ne tiens mon pays de Béarn que de Dieu et de mon épée. ». Par la suite, il évite des représailles françaises avec le désastre que constitue la bataille de Poitiers en 1356. Gaston Fébus parvient, également, à éloigner les intentions anglaises sur le Béarn. Il doit pour cela faire face au Prince Noir, qui revendique le Béarn en tant que prince d'Aquitaine. Gaston Fébus gagne du temps par tous les moyens[TC 10], ce qui empêche le Prince Noir d'intervenir avant son retour d'une expédition en Castille particulièrement coûteuse en hommes et en argent en 1365[TC 10]. Après les échecs français et anglais à obtenir un hommage, la vicomté devient alors de facto une souveraineté. Les vicomtes abandonnent ce titre pour se présenter désormais comme seigneurs du pays souverain de Béarn. En 1464, Gaston IV, après avoir épousé l'infante Éléonore de Navarre et ainsi récupéré le titre de prince héritier du royaume de Navarre, transfère sa cour d'Orthez à Pau[27].

Tout au long de cette époque médiévale, le Béarn se dote progressivement d'institutions avec pour caractéristiques un certain conservatisme et une influence des institutions ibériques[TC 11]. Les fors de Béarn sont directement inspirés des fueros espagnols[TC 12]. Dès 1080, le premier for d'Oloron est créé et passe pour être la plus ancienne législation écrite des actuels territoires français[28]. Ce premier texte est suivi par le for de Morlaàs vers 1117, ces textes serviront de base au for général en 1188[TC 13] qui s'applique à l'ensemble des béarnais[Note 6]. Ces fors réglaient les rapports entre le vicomte et l'ensemble de ses sujets, précisant les droits et les obligations réciproques[TC 13]. Ce caractère réciproque est jugé comme particulièrement anachronique pour le Moyen Âge, formant une combinaison entre aristocratie et démocratie[28]. L'assemblée des États du Béarn[Note 7] ou encore les ateliers monétaires de Morlaàs organisent également la vie du petit État. Ces institutions civiles permettent d'exclure les abus liés à la féodalité, garantissant la protection pour les faibles et la justice pour tous[28].

Renaissance et époque moderne[modifier | modifier le code]

Le petit-fils de Gaston IV et d'Éléonore de Navarre, François Phébus, est couronné roi de Navarre en 1479 à Pampelune. Les seigneurs de Béarn récupèrent dès lors la couronne du royaume de Navarre créant de fait un État Béarn-Navarre à cheval sur les deux versants de la chaîne pyrénéenne[TC 14]. Cette position se révèle particulièrement inconfortable pour les seigneurs béarnais avec la conquête de tout le sud-ouest par les rois de France et l'unification de la péninsule ibérique par les rois catholiques[TC 14]. Afin de garder la neutralité du pays de Béarn, l'éclatement de ce nouvel État pyrénéen devient inévitable. Le mariage de la sœur, et héritière, de François Fébus scelle définitivement l'avenir du Béarn. Ainsi, les États de Béarn réunis à Pau en 1483 se prononcent pour que Catherine de Foix épouse Jean d'Albret sous les conseils du roi de France, au lieu du fils des rois catholiques ibériques[TC 15]. Les seigneurs béarnais deviennent ainsi alliés du roi de France, sans perdre l'indépendance de leur pays. Ce choix provoque, en partie[Note 8], en 1512 la prise de Pampelune par les troupes des rois catholiques, qui ne pouvaient laisser les troupes françaises s'installer durablement au sud des Pyrénées. Pau devient donc à partir cette date la capitale des rois de Navarre. Bien que les seigneurs du Béarn perdent de fait une grande partie du territoire de la Navarre, ne conservant que la Basse-Navarre au prix d'une contre-attaque franco-béarnaise menée en 1513[TC 16].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

Le Béarn est composé de 388 communes, elles-mêmes regroupées dans 15 cantons et 2 arrondissements (Oloron-Sainte-Marie -sous-préfecture- et Pau -préfecture-). Depuis plusieurs années sont venues se superposer à ces entités administratives, les intercommunalités. Ces dernières sont au nombre de 19 communautés de communes et d'une communauté d'agglomération. La commune d'Araujuzon a la particularité d'être la seule à ne faire partie d'aucune intercommunalité, tandis que Lichos fait partie de la communauté de communes de Soule-Xiberoa.

Forme juridique Nom[29] Date de création[30] Siège Nombre de communes Population 2011 Superficie
(km2)
Densité
(hab./km2)
Intercommunalités dont le siège est situé dans le département en Béarn (19)
Communauté d'agglomération CA Pau-Pyrénées 02/03/1999 Pau 14 146 982 182,99

803,20

Communauté de communes CC de la Vallée d'Ossau 29/07/1964 Louvie-Juzon 18 10 138 619,89

16,40

CC du Canton de Garlin 01/01/1973 Garlin 19 3 743 139,47

26,80

CC de la Vallée de Barétous 17/12/1990 Aramits 6 3 208 210,09

15,30

CC du Pays de Morlaàs 01/01/1993 Morlaàs 28 15 500 204,20

75,90

CC Gave et Coteaux 01/01/1993 Assat 7 6 378 58,61

108,80

CC du Canton de Navarrenx 01/01/1994 Navarrenx 18 5 166 144,41

35,80

CC du Josbaig 01/01/1994 Saint-Goin 6 1 637 48,09

34,00

CC du Canton d'Arzacq 01/01/1994 Arzacq-Arraziguet 23 6 444 186,88

34,50

CC de la Vallée d'Aspe 01/01/1995 Accous 13 2 747 489,43

5,60

CC du Canton de Lembeye en Vic-Bilh 01/01/1995 Lembeye 31 5 221 226,50

23,10

CC de Salies-de-Béarn 01/01/1995 Salies-de-Béarn 11 8 062 138,23

58,30

CC de Sauveterre-de-Béarn 01/01/1996 Sauveterre-de-Béarn 23 4 525 159,36

28,40

CC du Miey de Béarn 01/01/1998 Poey-de-Lescar 14 13 002 137,75

94,40

CC du Pays de Nay 01/01/2000 Bénéjacq 24
(EPCI complet : 26
dép2 : Hautes-Pyrénées)
24 679
(EPCI complet : 24 879)
275,25
(EPCI complet : 307,12)

81,00

CC Ousse-Gabas 01/01/2002 Soumoulou 15 12 134 151,95

79,90

CC du Piémont Oloronais 04/11/2002 Oloron-Sainte-Marie 24 24 619 318,33

77,30

CC de Lacq-Orthez 01/01/2014 Mourenx 61 53 228 730,11

72,90

CC des Luys en Béarn 01/01/2014 Serres-Castet 22 15 608 174,35

89,50

Intercommunalité dont le siège est situé dans le département des Hautes-Pyrénées (1)
Communauté de communes CC Vic-Montaner 01/01/1993 Vic-en-Bigorre 11
(EPCI complet : 29
dép2 : Hautes-Pyrénées)
1 822
(EPCI complet : 12 467)
80,85
(EPCI complet : 199,76)

62,40

Pays de Béarn[modifier | modifier le code]

Le 10 juillet 2014[31], le maire de Pau François Bayrou a lancé la réflexion autour de la création d'un "Pays de Béarn". Cette association aurait pour but de rassembler les collectivités locales, les chambres consulaires, les entreprises et les personnes physiques volontaires[32] afin de valoriser les atouts du territoire béarnais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après les données de l'Insee, le Béarn comptait environ 365 650 habitants au 1er janvier 2012. Depuis 1793, l'évolution démographique béarnaise peut être séparée en trois phases bien distinctes:

  • jusqu'en 1848: une phase d'expansion avec +0,5% de croissance chaque année en moyenne
  • de 1848 à 1946: une longue phase de décroissance avec -0,2% de croissance chaque année en moyenne
  • de 1946 à nos jours: le retour à une meilleure dynamique avec +1,0% de croissance chaque année en moyenne
Évolution démographique du Béarn
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
218 896 212 047 246 716 263 937 271 359 280 150 282 296 276 497 276 207
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
270 873 269 837 262 468 264 177 263 594 259 867 256 142 252 499 250 700
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
249 028 246 643 224 276 225 486 224 430 221 270 221 151 223 538 260 261
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2012 - -
288 848 306 537 319 827 329 408 338 400 357 955 365 647 - -
Comptage commune par commune
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2004.)
Article détaillé : Démographie du Béarn.

La ville de Pau regroupe à elle seule 79 798 habitants (deuxième ville d'Aquitaine) et 197 611 habitants (Insee 2010) si l'on compte l'unité urbaine. Orthez avec 10 886 habitants et Oloron-Sainte-Marie avec 10 854 habitants sont désormais dépassées par la banlieue commerciale et résidentielle de Pau : Billère (13 343 hab.), Lons (12 304 hab.) et bientôt Lescar (10 030 hab.).

La vallée d'Aspe souffre de l'émigration; il y avait environ 2 800 habitants en 2009 dans cette splendide vallée contre 3 500 habitants 40 ans plus tôt. D'un autre côté la vallée d'Ossau connaît une meilleure dynamique avec le tourisme des stations de ski (Gourette et Artouste), les stations thermales (Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes) et le tourisme vert (Falaise aux vautours, sports d'eaux vives, tourisme culturel et gastronomique).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

L'offre hospitalière du Béarn se concentre notamment à Pau[33] avec des services de médecine, d’obstétrique, de chirurgie ou encore de soins psychiatriques. Le dispositif du centre hospitalier de Pau est composé de l’hôpital François-Mitterrand, du centre Hauterive (rééducation fonctionnelle, unité de SSR et médecine nucléaire) et du centre Jean-Vignalou pour la gérontologie. Au total, le centre hospitalier comptait 794 lits et places au [34]. L'offre sanitaire paloise se complète de plusieurs cliniques, dont notamment la polyclinique de Navarre[Note 9], la clinique Princess et la clinique des Jeunes Chênes.

Le Béarn compte deux autres centres hospitaliers de plus petite envergure. À Orthez, la capacité hospitalière se compose de 107 lits[35] (médecine et SSR) tandis qu'à Oloron-Sainte-Marie la capacité est de 137 lits[36] (médecine, chirurgie et SSR). Deux cliniques sont également présentes à Orthez, l'une consacrée à la psychiatrie et l'autre à la chirurgie[Note 10], tandis qu'une clinique médicale et cardiologique est présente à Aressy.

Sports et équipements[modifier | modifier le code]

Le Béarn est adepte de plusieurs sports d'origine étrangère mais particulièrement bien implantés dans ce coin du Sud-Ouest de la France:

À l'image de la force basque ou des jeux traditionnels bretons, le Béarn compte différents jeux ayant pour but de prouver la force, l'agilité et l'adresse des participants. Chaque jeu représente un défi que les agriculteurs béarnais se lançaient autrefois lors des récoltes du blé, de la paille, des pommes de terre, du bois ou encore lors des vendanges[38]. Depuis 1974 les jeux béarnais réunissent plusieurs cantons du Béarn qui s'affrontent autour de 10 épreuves. La 44e édition a ainsi eu lieu en 2013 dans les arènes d'Arzacq-Arraziguet[39].

Article détaillé : Jeux béarnais.

Le Béarn est aussi une place forte de la Pelote basque avec la Ligue du Béarn[40] qui existe depuis 1945 et regroupe 40 clubs, près de 2700 licenciés et 5000 joueurs loisir. La Ligue du Béarn organise chaque saison 110 championnats du Béarn dans les différentes spécialités qui débouchent ensuite sur les championnats de France organisés par la FFPB.

Le Béarn est également réputé pour son jeu de quille typique: les quilles de neuf. Il s'agit d'un jeu ancestral qui se jouait déjà du temps d'Henri IV. Le but est d'envoyer une boule de 6 kg sur les quilles pour effectuer l'une des 12 figures prédéfinies par les règles du jeu[41]. Il reste environ 25 plantiers en Béarn (plantiers municipaux ou privés).

Article détaillé : Quilles de neuf.

Médias[modifier | modifier le code]

L'actualité du Béarn est couverte par plusieurs médias de différente nature. Au niveau de la presse écrite, trois quotidiens locaux dépendant du Groupe Sud-Ouest sont actifs : le Sud Ouest (édition Béarn et Soule), La République des Pyrénées, et L'Éclair. Communément appelé La République, ou La Rep, il s'agit du quotidien le plus lu du Béarn et de la Soule avec 143 000 lecteurs au numéro moyen[42].

En matière d'audiovisuel, le Béarn bénéficie quotidiennement d'un décrochage de l'édition télévisée de France 3 Aquitaine qui se nomme Pau Sud-Aquitaine. Enfin, le territoire accueille plusieurs antennes radiophoniques. Dont notamment France Bleu Béarn, qui fournit un programme commun national ainsi que des émissions locales. NRJ, Virgin Radio ou encore RFM disposent chacune d'une antenne béarnaise. Plusieurs autres radios locales sont également disponibles, comme Ràdio País consacrée à la culture occitane, ou encore Atomic, 100% Radio et Radio Inside.

Personnalités liées au Béarn[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités ont eu un attachement particulier au Béarn, notamment celles appartenant à la liste ci-après (classement par année de naissance) :

La statue de Fébus face aux Pyrénées à Pau
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Économie[modifier | modifier le code]

Historique de l'économie béarnaise[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'économie béarnaise est globalement dynamique, cela se traduit par un taux de chômage relativement plus bas que celui observé par l'Insee dans le reste du pays. Ainsi le taux de chômage moyen observé sur la période 2003-2014 (données arrêtées au 3e trimestre 2014) était de 6,7% pour la zone d'emploi d'Oloron-Sainte-Marie[46] et de 7,4% pour la zone d'emploi de Pau[47] contre 8,5% en Aquitaine et 8,6% pour la France métropolitaine sur la même période[48].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Rond-point face au site d'extraction du gaz de Lacq

Aujourd'hui l'activité économique du Béarn s'appuie sur trois grands secteurs : aéronautique, pétrole/gaz/chimie et agro-alimentaire, se greffant autour d'autres secteurs d'activité, comme notamment : le tourisme[49], le bâtiment[50], l'industrie textile[51] et autres[52].

Agroalimentaire

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Aéronautique
  • Turboméca installé à Bordes - Activité : turbines aéronautiques terrestres et maritimes - 2.191 salariés ;
  • Messier-Dowty installé à Bidos - Activité : équipements de trains d'atterrissage - 850 salariés ;
  • Toray Carbon Fibers Europe (ex Soficar) installé à Abidos - Activité : fibre de carbone - 400 salariés ;
  • PCC (en) installé à Ogeu-les-bains - Activité: fonderie de précision pour l'aéronautique - 340 salariés ;

Activités de service[modifier | modifier le code]

Pétrole/gaz/chimie
Centre scientifique et technique Jean Féger de Total
Tourisme
La station de ski de Gourette

Monnaie[modifier | modifier le code]

En partie grâce aux Fors de Béarn et à ses souverains indépendants du trône de France, la monnaie fut battue en Béarn, tels le Sol Morlan au château de la Hourquie à Morlaas, la vaqueta avec Gaston Fébus , ou le teston de Jeanne d'Albret [53]à la tour de la monnaie de Pau.

Aujourd'hui, le Béarn renoue avec la tradition en émettant la Monnaie Locale Complémentaire (MLC) du Béarn : la Tinda (du verbe Tintar = tinter, résonance des cloches attachées au cou des vaches).

Culture locale[modifier | modifier le code]

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason du Béarn avant 1290

Selon la légende, le vicomte du Béarn défia l'archevêque de Morlaàs qui élevait un ours, en lui soutenant qu'une de ses vaches l'emporterait au combat, ce qui se produisit.

Mais vraisemblablement, la présence des vaches sur ce blason remonte à l'époque des Vaccéens, peuple celte vivant au nord du fleuve espagnol le Douro. Conquis par les Romains en 100 av. J.-C., puis chassés en France par les Wisigoths ; ils s'établirent dans les futures provinces de Navarre, Nord-Aragon, Béarn et Bigorre, emportant avec eux leurs traditions. Parmi-elles, leur attention particulière aux vaches, dont la peuplade tire son nom. Ce sera Louis le Pieux qui, transformant le Béarn en vicomté, décida de perpétuer l'image des vaches en l'apposant sur le blason[54].

Symbole de pastoralisme, la vache est reine dans le cœur des Béarnais. Il s'agit d'une vache de pure race béarnaise. Les Béarnais sont satisfaits qu'elle soit représentée sur leur blason et d'y être assimilés, parce que c'est un animal robuste, fier, généreux, ayant un grand esprit d'abnégation.

Le blason du Béarn a été intégré aux armoiries de la principauté d'Andorre. Chaque coprince de l'État pyrénéen dispose ainsi de deux quartiers dans ce blason. Le comte de Foix a intégré le blason du comté de Foix ainsi que celui du Béarn car les deux provinces sont unies dans la même lignée depuis 1290.

L'emblème de la vallée d'Ossau : l'ours et la vache sont représentés sur la façade de la mairie d'Aste-Béon.

Hymne[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Béarnais.
Béarnais et français

Le béarnais est le nom donné aux parlers romans du Béarn. Une forme spécifique, basée sur le parler béarnais de la région d’Orthez, est la seule langue officielle du Béarn depuis les origines de la vicomté jusqu’en 1620, puis concurremment avec le français de 1620 à 1789[55]. Elle a servi de base normative au dialecte gascon (en particulier par le biais de l'Escole Gastoû Febus, école du Félibrige) en raison de son passé littéraire et institutionnel. Le béarnais employé dans les textes juridiques médiévaux (en particulier dans les Fors de Béarn) et par les notaires pendant des siècles pour tous leurs actes, laisse transparaître beaucoup de particularités dialectales reste proche de l'occitan classique désigné sous la nom de scripta ; on y observe des différences pour les scribes béarnais, par exemple comme dans le cas typique des "h" initiaux béarnais par un "f", justifié dans le cas de hilha > filha - "fille" - défaillant dans le cas de hemne > feume - "femme") [56].

Le corps des notaires institué par le Vicomte Gaston VII Moncade en 1256, institua cette langue officiellement pour la Vicomté.

Il est à noter que le béarnais juridique (la scripta béarnaise) fut utilisée hors de Béarn dans le comté de Foix (théoriquement de dialecte languedocien) et également pour transcrire le corpus juridique souletin (dans un pays théoriquement de langue basque souletine) et en Navarre (avant et après son union avec le Béarn).

La langue béarnaise héritière de la scripta fut employée (au côté du français) dans les textes officiels du Parlement de Navarre séant à Pau et pour les actes notariés jusqu'à la Révolution ; le français a été imposé par l'État comme unique langue officielle en 1789. Depuis le XXe siècle, son usage est devenu majoritaire. Comme toutes les langues et parlers régionaux de France, le béarnais a progressivement reculé, mais en l'absence de grande ville en Béarn, ce recul ne s'est guère manifesté avant la seconde moitié du XIXe siècle, pour s'accentuer et gagner les zones rurales après 1945[57].

Le béarnais ne cessa cependant jamais d'être employé littérairement : au XVIIe siècle avec Jean-Henri Fondeville ; au XVIIIe siècle avec la poésie de Cyprien Despourrins et Lou Sermou deu Curé de Bidèren ; au XIXe siècle avec les poète Xavier Navarrot et l'écrivain et homme politique béarno-argentin Alexis Peyret. Le Félibrige (académie de la langue d'oc fondée par l'écrivain provençal et prix Nobel de Littérature Frédéric Mistral) essaima en Béarn sous le nom d'Escole Gastoû Febus ; un de ses principaux auteurs fut Simin Palay (auteur d'un grand dictionnaire du "Béarnais et du Gascon moderne").

Le béarnais compta également sur des érudits et des linguistes pour le théoriser comme l'archiviste Paul Raymond, le philologue Vastin Lespy (tous deux auteurs du premier grand dictionnaire béarnais) et l'hispaniste et grammairien Jean Bouzet (auteur d'une grammaire béarnaise).

En 1963, le linguiste Pierre Bec, spécialiste de la dialectologie du gascon[58], réfute l'existence d'un parler unifié spécifique au Béarn : alors que Jean-Vastin Lespy et Simin Palay faisaient du béarnais un dialecte d'un ensemble plus large, lui nie pratiquement l'existence d'un parler béarnais clairement caractérisé du point de vue dialectologique[59].

Dynamisme des langues locales

Dès la fin du XIXe siècle, le Béarn est l'un des pôles les plus dynamiques du Félibrige, puis à partir des années 1960, voit apparaître un mouvement occitaniste, sans détrôner les solides racines béarnaises classiques. En 2005, le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques a lancé un plan d'action coûteux pour favoriser l'occitan appelé Iniciativa. Les Calandretas (en béarnais, « petites alouettes », surnom des apprentis) sont les écoles bilingues occitanes apparues dans le Béarn en 1979 et répandues aujourd'hui dans tout le Sud-Ouest. C'est l'équivalent occitan des diwan bretonnes, des ikastolak basques ou des bressoles nord-catalanes. Mais le béarnais classique, modernisé par l'école Gaston Fébus, garde toujours la faveur des béarnais. Un sondage de 1982 en Béarn indique que 51 % de la population parle béarnais, 70 % le comprend, 85 % est favorable à la sauvegarde de la langue. Les écrivains béarnais ont une place prépondérante, voire centrale, dans la littérature régionaliste contemporaine.

L'Ostau Bearnés est depuis plus de trente ans la maison de la culture du Béarn, celle-ci rassemble les associations culturelles béarnaises et favorise ainsi la coordination et l’échange pour travailler au soutien et à la promotion de la langue et de la culture occitanes, dans leur expression béarnaise.

Une ancienne expression

Diu Vivant! [ˈdiw βiˈβan], est une expression béarnaise, dont l'initiative revient à Jeanne d'Albret. Elle rendit une ordonnance sur la façon de prêter serment en justice, alors que les Béarnais juraient sur la croix et le missel, ils doivent désormais lever la main et jurer au nom du Dieu vivant. C'est un témoignage d'une volonté forte d'une personnalité à fort caractère. Jeanne de Navarre chercha le redressement des mœurs et une religion plus pure, une vie moins corrompue. Elle transforma le Béarn en un bastion d'une religion réformatrice. Cette expression n'est pas purement anecdotique, c'est aussi avec ces mots qu'Henri IV prit la tête des armées. C'est devenu une interjection courante en béarnais jusqu'à nos jours.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Garbure préparée pendant la Garburade d'Oloron-Sainte-Marie

On retrouve toutes les spécialités gastronomiques du sud-ouest, notamment celles liées au canard : le foie gras, le confit, et le magret.

Les Béarnais ont aussi développé quelques spécialités, notamment : la poule au pot, la garbure, le fromage de brebis Ossau-iraty dont l'appellation d'origine contrôlée se trouve pour plus de la moitié en terre béarnaise. Quant au jambon de Bayonne, il est commun au Béarn et au Pays basque car il est préparé à partir des sources de sel de Salies de Béarn et des marais salants de l'ensemble du bassin hydrographique de l'Adour. Il faut noter que la sauce béarnaise n'est pas originaire du Béarn, mais de la région parisienne.

Le Béarn est une terre viticole de premier ordre avec plusieurs appellations regroupées dans l'AOC Béarn, dont le Jurançon qui est un vin blanc sec ou moelleux. On élabore également des vins rouges appelés "rouges du Béarn" autour de la commune de Bellocq. La zone AOC du Madiran comprend 28 communes béarnaises (dans le territoire du Vic-Bilh), elle permet la production de vins rouges mais aussi de vins blancs avec le pacherenc.

Côté sucré, le Béarn compte quelques spécialités dont notamment le gâteau Russe de la maison Artigarrède à Oloron, ou encore le Pastis bourrit (commun avec les Landes). Le bonbon appelé la coucougnette, fait avec des amandes, de la pâte d'amande et du chocolat, est également devenu une spécialité béarnaise depuis plusieurs années.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Festivals[modifier | modifier le code]

 Le Carnaval Biarnés de Pau.
Le Carnaval Biarnés de Pau.
 Lo Primtemps de l'Arribèra à Saint-Pé-de-Léren.
Lo Primtemps de l'Arribèra à Saint-Pé-de-Léren.

La vie culturelle et sociale béarnaise est ponctuée de différentes manifestations spécifiques à ce territoire. Elles s'attachent à mettre en valeur le terroir béarnais, principalement autour de sa langue, sa gastronomie et son hospitalité. Une liste de quelques manifestations annuelles en Béarn :

  • Le carnaval biarnés, qui part de Jaca en Espagne puis traverse le Béarn pour arriver à Pau durant Mardi gras ;
  • Lo primtemps de l'Arribèra de Saint-Pé-de-Léren, festival qui se déroule en avril ;
  • Le festival des vallées et des bergers à Oloron-Sainte-Marie, en avril ;
  • Le festival des transhumances musicales, à Laàs en mai ou juin ;
  • Les fêtes taurines d'Orthez en juillet ;
  • La fête du fromage de la Vallée d'Aspe à Etsaut en juillet ;
  • Le festival Hestiv'òc, qui célèbre la culture occitane à Pau en août ;
  • La fête de l'agneau à Escot en août ;
  • Les championnats du monde de garbure (ou garburade), au mois de septembre à Oloron-Sainte-Marie ;
  • La fête du sel, se déroule en septembre à Salies-de-Béarn ;
  • La foire du béret, en septembre à Nay ;
  • La fête des bergers, en septembre à Aramits ;
  • Le festival de culture béarnaise de Siros en septembre ;
  • La fête des vendanges en Jurançon en octobre ;
  • La foire au fromage de Laruns, qui se déroule en octobre.

Contrairement à ces voisins basques, landais, ou gersois, les béarnais n'ont pas été pris de l'engouement pour la corrida espagnole. Importée du sud des Pyrénées au début du XXe siècle, les corridas ne se sont développées que tardivement en Béarn. Trois arènes sont situées dans la partie nord-ouest du territoire: à Orthez, Garlin et Arzacq-Arraziguet. Sous l'influence directe de la Chalosse, ces villes ont donc développé une culture des corridas espagnoles récente mais désormais bien ancrée.

Le reste du Béarn n'est pas dépourvue de culture taurine, effectivement des courses de vaches étaient déjà organisée il y a plus de 500 ans[60]. Le Béarn a également choisi pour emblème deux vaches béarnaises, prouvant ainsi l'attachement des béarnais à cette espèce. Les béarnais, notamment dans la partie Nord, sont plus historiquement adeptes des courses landaises.

Costumes[modifier | modifier le code]

Costume traditionnel de la vallée d'Ossau.
Le béret

Le béret est le couvre-chef traditionnel des béarnais. Bien que qualifié, à tort, de « béret basque » il est bel et bien d'origine béarnaise, le mot français béret, provient lui-même du béarnais berret. La méprise est l'origine de Napoléon III qui en voyage à Biarritz qualifia le béret de basque. Les journalistes de l'époque n'ont pas souhaité contredire la parole de l'empereur et répandirent l'information[61]. Porté à l'origine par les bergers de la vallée d'Ossau, il s'est ensuite répandu dans tous les coins du Béarn puis dans l'ensemble du Sud-Ouest. Bien que son port soit moins généralisé de nos jours, il est toujours porté par une frange importante des béarnais pour le quotidien ou bien pour des occasions particulières (marché, match de rugby, etc.). Le dernier fabricant 100% français de bérets est situé en Béarn, il s'agit de l'entreprise Laulhère située à Oloron-Sainte-Marie.

Le costume traditionnel ossalois

Le costume traditionnel de la vallée d'Ossau constitue l'un des marqueurs essentiel de la tradition ossaloise. Il est toujours revêtu pour des fêtes ou pour des mariages notamment[62].

Architecture[modifier | modifier le code]

Mur en galets d'une maison béarnaise typique

L’oustau (se prononce oustaou) béarnais, la case dans les vallées, est la pierre angulaire de l’identité de la famille. Chaque vie est tendue vers un but: assurer la pérennité. La hiérarchie sociale s'établit sur la base de l'oustau ou la case transmise avec l’ensemble de la propriété à l’aîné.

La maison béarnaise est bâtie avec des galets du gave gris dans le mortier. L’une des caractéristiques essentielles de la maison béarnaise est sa toiture : la pente peut atteindre 50°, ou même plus, couverte de tuiles plates ou plus fréquemment d'ardoises. Dans le Béarn, les maisons varient selon les vallées, selon les aires géographiques. Il faut également ajouter l'architecture des granges, les bordes et les cabanes de montagne, les cujalars.

Article connexe : Maison béarnaise.

Musique et chant[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de monuments béarnais.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le parc national des Pyrénées

Le parc national des Pyrénées est l'un des dix parcs nationaux français, il est situé à cheval entre la Bigorre et le Béarn depuis 1967. Il s'étend sur 50 000 ha et abrite une riche diversité en faune et flore. On y retrouve notamment quelques espèces symboliques des Pyrénées comme l'isard, l'ours brun, le vautour fauve ou encore l'aigle royal. En Béarn il débute en vallée d'Aspe et s'étend ensuite jusqu'aux limites bigourdanes à l'est. De nombreux sentiers de randonnées (à pied ou à VTT) sont balisés, des zones d'escalade sont praticables et la pêche est autorisée dans les lacs et les gaves. La parapente est également pratiqué, notamment à Accous en vallée d'Aspe.

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Le pays des gaves

Un gave est le nom générique donné aux cours d'eau en Béarn. Les deux principaux gaves du Béarn sont le gave de Pau et le gave d'Oloron. Ces cours d'eau ont largement façonné le paysage béarnais en tant que voie de communication et de commerce. Les gaves contiennent également une faune et flore particulière. Les saligues du gave de Pau constituent, par exemple, les dernières zones humides pour les oiseaux migrateurs avant la traversée des Pyrénées. Ces zones correspondent à l'espace de divagation du gave : bancs de graviers, chenaux, bras secondaires, fourrés et boisements inondables les composent. L'eau est omniprésente en Béarn au travers des lacs et des gaves, elle permet la pratique de nombreuses activités aquatiques comme le canoë-kayak, le rafting, le canyonisme ou le stand up paddle.

Le pic du Midi d'Ossau
Pic du Midi d'Ossau et lac Gentau

La vallée d'Ossau est la plus orientale des vallées béarnaises, il s'agit d'une vallée glaciaire qui offre son emblème au Béarn : le pic du Midi d'Ossau. Il est surnommé Jean-Pierre (Ian-Per en béarnais), qui est une déformation du qualificatif le géant de pierre à moins qu'il ne s'agisse de l'association des deux prénoms Jean et Pierre, prénoms traditionnels donnés aux deux premiers fils dans les familles béarnaises habitant la vallée d'Ossau.

D'après la légende[63], deux bergers jumeaux vivaient en haut de la montagne: Jean le petit d'humeur joyeuse et Pierre le colosse taciturne. Une nuit, Pierre entend un bruit épouvantable grondant des profondeurs. Alors qu'il patrouille avec son frère autour de la cabane, une sorcière (brouche pour les béarnais[64]) surgit et entraîne les bergers dans son monde souterrain. Les barbares en profitent alors pour attaquer et anéantir la vallée. Soudain, Jean et Pierre jaillissent du volcan, immenses, côte à côte, brandissant leurs épées de feu avec lesquelles ils embrochent les envahisseurs. Les brouches pétrifient l'exploit des deux jumeaux dans l'éternité devenant indissociables au sein du pic d'Ossau.

Le cirque de Lescun

Cirque naturel façonné par les glaciers au fil des millénaires, il est situé en vallée d'Aspe près de la commune de Lescun. Le cirque est délimité par des cimes calcaires aux noms légendaires telles que la Table des Trois Rois ou les Aiguilles d’Ansabère, orgues de Camplong etc. Le cirque est également appelé "Dolomites des Pyrénées".

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bédeille revendiquait une indépendance depuis 1412.
  2. La vallée du gave de Pau s'élargit ensuite après Lescar.
  3. Territoire qui correspond à la zone de peuplement des Illuronenses, partie prenante de la Novempopulanie antique.
  4. Cette vassalité se traduit notamment par le mariage de la vicomtesse Marie de Béarn avec Guillaume de Moncade, issue de l'une des plus puissantes familles de Catalogne. Leurs enfants, Gaston VI de Béarn et Guillaume Ier, héritent successivement du titre de vicomte.
  5. Les rois d'Angleterre ont obtenu le titre de duc de Gascogne en 1152, suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt.
  6. Des fors particuliers sont également concédés aux trois vallées des Pyrénées béarnaises, en 1221 pour la vallée d'Ossau, en 1222 pour la vallée d'Aspe et en 1247 pour la vallée de Barétous.
  7. Les États du Béarn sont fondés à la mort de Gaston Fébus par la fusion de la Cour majour et de la Cour des communautés.
  8. En parallèle, un conflit judiciaire puis politique avait fait s'affronter les souverains béarnais au roi de France. Dans une question de droits de succession, le Parlement de Toulouse finit par trancher en 1510 que le Béarn devait porter hommage au roi de France. Louis XII voulu faire appliquer cette décision en intervenant militairement. Le roi de France finira par reculer suite à la rupture de son alliance avec la Castille et la menace des souverains béarnais de laisser passer les troupes castillanes par la Navarre et le Béarn. Un compromis est finalement trouvé à Blois en 1512, qui casse le jugement du Parlement de Toulouse, reconnait donc la souveraineté de facto du Béarn mais obtient en échange l'alliance du Béarn.
  9. La polyclinique Marzet, située boulevard Alsace-Lorraine, a été rachetée par la polyclinique de Navarre en 2013. Le nouvel ensemble compte 400 lits et emploi près de 700 personnes.
  10. Cette clinique a été vendue par le groupe Kapa Santé à Claude Bernard début 2016[37].

Références[modifier | modifier le code]

  • Pierre Tucoo-Chala, Petite histoire du Béarn : du Moyen-Âge au XXe siècle, 2000
  1. Tucoo-Chala 2000, p. 5.
  2. Tucoo-Chala 2000, p. 8.
  3. a, b et c Tucoo-Chala 2000, p. 9.
  4. a, b et c Tucoo-Chala 2000, p. 12.
  5. Tucoo-Chala 2000, p. 13.
  6. Tucoo-Chala 2000, p. 14.
  7. a, b et c Tucoo-Chala 2000, p. 16.
  8. Tucoo-Chala 2000, p. 18.
  9. Tucoo-Chala 2000, p. 19.
  10. a et b Tucoo-Chala 2000, p. 21.
  11. Tucoo-Chala 2000, p. 28.
  12. Tucoo-Chala 2000, p. 29.
  13. a et b Tucoo-Chala 2000, p. 31.
  14. a et b Tucoo-Chala 2000, p. 24.
  15. Tucoo-Chala 2000, p. 25.
  16. Tucoo-Chala 2000, p. 26.
  • Amédée Saupiquet, Petite histoire de Pau : la ville de Pau aux trois phases de son histoire, 2004
  1. Saupiquet 2004, p. 17.
  • Autres sources
  1. Décret du 10 octobre 1969 portant changement de nom du département des Basses-Pyrénées, JORF no 243 du 16 octobre 1969, p. 10257, sur Légifrance.
  2. « Les enclaves des Hautes-Pyrénées disent non au 64 », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 23 mai 2016).
  3. « Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager de la ville de Pau, partie "Introduction" » [PDF] (consulté le 29 mai 2015).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le gave de Pau (Q---0100) » (consulté le 24 mai 2016).
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le gave d'Oloron (Q---0150) » (consulté le 24 mai 2016).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Luy (Q3--0250) » (consulté le 24 mai 2016).
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Luy de Béarn (Q33-0400) » (consulté le 24 mai 2016).
  8. « Partition et paroles de la chanson Bèth céu de Pau » [PDF] (consulté le 24 mai 2016).
  9. « MétéoStats - normales 1981-2010 », sur meteo-climat-bzh.dyndns (consulté le 28 avril 2015).
  10. La République des Pyrénées du 17 décembre 2010 [1].
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  12. (la) Pline l'Ancien, Histoire naturelle, IV, 19
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  17. Lumley, H. de, Fournier, A., Park, Y.C., Yokoyama, Y. et Demouy, A. (1984) - « Stratigraphie du remplissage pléistocène moyen de la Caune de l'Arago à Tautavel - Étude de huit carrotages effectués de 1981 à 1983 », L'Anthropologie, t. 88, no 1, p. 5-18.
  18. Lebel, S. (1992) - « Mobilité des hominidés et système technique d'exploitation des ressources au Paléolithique ancien : la Caune de l'Arago (France) », Canadian Journal of Archaeology, vol. 16, p. 48-69.
  19. a, b, c, d, e et f « Le Béarn aux époques préhistoriques » [PDF] (consulté le 27 mai 2016).
  20. « Menhir de Ger », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 27 mai 2016).
  21. « Dolmen de Buzy », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 27 mai 2016).
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  25. Jean-Louis Davant (préf. Lorea Uribe Etxebarria), Histoire du peuple basque, Bayonne; Donostia, Elkar argitaletxea, coll. « Collection Histoire »,‎ , 11e éd. (1re éd. 1970), 352 p. (ISBN 9788497835480 et 8497835484, OCLC 49422842)
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  39. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/09/09/des-arenes-de-feu-pour-la-44e-finale-des-jeux-bearnais,1153126.php.
  40. http://www.liguebearnpelote.fr.
  41. http://www.quilles.net/fr/decouvrir/le-jeu.html.
  42. « Qui sommes nous », sur le site du journal (consulté le 23 avril 2016).
  43. Les historiens ne sont pas d'accord sur ce point, les registres ayant été détruits lors des guerres de religion.
  44. Simin Palay, Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes, Paris, Éd. du Centre national de la recherche scientifique,‎ (ISBN 2-222-01608-8, notice BnF no FRBNF37386897).
  45. « JO : Tony Estanguet premier français triple Champion Olympique ! », sur rtl.fr (consulté le 26 avril 2015).
  46. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/zonages/zone.asp?zonage=ZE2010&zone=7213 Zonage Insee de la zone d'emploi d'Oloron-Sainte-Marie, plusieurs communes souletines y figurent
  47. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/zonages/zone.asp?zonage=ZE2010&zone=7214 Zonage Insee de la zone d'emploi de Pau, plusieurs communes landaises y figurent
  48. http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?reg_id=99&ref_id=chomage-zone-2010 Taux de chômage par zone d'emploi, en moyenne trimestrielle, Insee
  49. Tourisme, consulter le site du Comité départemental du tourisme Béarn Pyrénées Pays basque.
  50. Voir : Mas et Cancé.
  51. Industrie textile : Autrefois florissante, cette activité a subi de plein fouet la crise de l'industrie textile. Il restait 39 sociétés en 2011 pour un effectif total de 297 personnes dont le fabricant de bérets Laulhère installé à Oloron-Sainte-Marie, employant environ 40 personnes site Laulhère.
  52. Consulter CCI de Pau.
  53. « teston de Jeanne d'Albret ».
  54. "Pourquoi%20y%20a-t-il%20deux%20vaches%20sur%20le%20blason%20du%20Béarn?"%20-%2031%20juillet%202010 http://www.sudouest.fr/2010/07/31/pourquoi-y-a-t-il-deux-vaches-sur-le-blason-du-bearn-151086-4621.php.
  55. Michel Grosclaude, Le Béarn: témoignages sur mille ans d’histoire, 70 textes historiques des origines à 1979, Per Noste, s. d., Orthez.
  56. Michel Grosclaude, Le Béarn, témoignages sur 1000 ans d'histoire, Per Noste, s. d., Orthez.
  57. Voir le béarnais.
  58. Sa thèse porte sur les interférences entre languedocien et gascon dans le Couserans.
  59. « On voit par exemple qu'on oppose traditionnellement béarnais et gascon, alors que celui-ci n'est qu'un sous-dialecte, assez mal caractérisé, de celui-ci. Il est évident que c'est le cadre historico-géographique du Béarn qui a imposé cette vision erronée des faits », écrit Pierre Bec dans La langue occitane, Paris, P.U.F., coll. Que sais-je ?, p. 33-34, n. 1. Les soulignés sont de nous. La position de Pierre Bec est amplement corroborée par l'Atlas Linguistique de Gascogne alors en cours de publication.
  60. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/07/12/la-corrida-une-histoire-bearnaise,203185.php Article de La République des Pyrénées sur la culture taurine du Béarn.
  61. http://www.sudouest.fr/2012/08/11/le-beret-basque-landais-ou-bearnais-792129-4608.php Article du Sud-Ouest sur l'origine du béret.
  62. http://www.ossau-pyrenees.com/fr/article/41/le-costume-ossalois#.UpqHVcRLN9U Description du costume ossalois.
  63. http://www.pyrenees-passion.info/legende_ossau.php La légende du Pic du Midi d'Ossau
  64. http://www.bearnaisdeparis.org/PatrimoineBearnaisImmateriel.html La sorcellerie en Béarn

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Issartel (coordinateur de l'ouvrage), Henri IV, les clés d'un règne, éditions Gascogne (Orthez), 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]